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Real Salt Lake

17 December 9:56 am

Certes, on pouvait légitimement s’attendre à voir Salt Lake réaliser une saison plus qu'honorable et DC United se retrouver en meilleure position que l’année dernière. N’empêche, ces deux clubs ont fait bien davantage que répondre aux attentes, ce qui leur vaut de figurer en bonne place dans mon top 10 de la saison.

6. Salt Lake confirme encore

Perdre plusieurs vedettes de l’équipe début 2013 ? Bah, ça n’empêche pas de réaliser une bonne saison par la suite. Perdre au début de cette année l’entraîneur qui avait mis tout le système en place ? La relève est tout aussi prête sur le banc que sur le terrain ! Et Salt Lake, que bien du monde attendait au tournant, confirme son statut d’équipe de haut de classement.

On avait vanté par le passé cette formation au jeu offensif construit dans le camp de l’adversaire. Cette année, l’arme fatale est venue des corners, avec de nombreux joueurs à la conclusion et, souvent, Morales à la source. Le meneur de jeu argentin a même combiné les deux en nous gratifiant d’un superbe corner direct.

S’installer dans la moitié de terrain adverse aide évidemment l’équipe à ne pas subir le même sort dans son camp. Mais même quand cela arrive, la défense bien organisée de Salt Lake ne se laisse pas démonter dans le cours du jeu : il vaut quasiment mieux chercher la faute pour la surprendre sur un coup de pied arrêté que de tenter de construire une action pour tromper Rimando.

5. Le renouveau de DC United

Lamentable dernier il y a un an, DC United a bouclé cette saison à la troisième place du classement général, ce qui en a fait le meilleur membre de la Conférence Est. Ce renouveau a eu plusieurs visages, arrivés lors d’une campagne de transferts pour le moins animée. En effet, parmi les joueurs régulièrement utilisés en 2013, seuls Kitchen, Hamid, DeLeon, Silva et à la limite Kemp (qui commençait seulement à s’affirmer) étaient encore des valeurs sûres cette année. Pour remonter la pente, le club a fait appel à beaucoup d’expérience et un peu de jeunesse.

La défense, qui par le passé n’avait de salut que quand elle n’avait pas de travail, a quasiment été redessinée au complet. Les jeunes Birnbaum (23 ans) et Kemp (24 ans) ont tenu le fort en compagnie de Boswell, titulaire en MLS depuis 10 ans, et de l’ancien arrière droit du LA Galaxy, Sean Franklin. Ce dernier peut être crédité d’une saison exceptionnelle, tant il était difficile de passer sur son flanc.

Avec Espindola, Johnson, Silva et Rolfe, Ben Olsen possédait un arsenal offensif diversifié comme il les aime. Le premier nommé s’est particulièrement mis en valeur, non seulement grâce à son sens du but, tant sur des tirs de loin que sur des actions construites près du but adverse, mais aussi à ses bons services, notamment quand il se déportait sur le flanc gauche.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

08 December 11:11 am

Le lever du soleil est particulièrement joyeux ce matin à Los Angeles, et plus particulièrement dans le cœur des supporters du LA Galaxy, qui célèbrent leur troisième Coupe MLS en quatre ans, la cinquième de l'histoire du club.

Relisez le compte-rendu, avec vidéos des faits saillants, de cette rencontre serrée, pas toujours de haut vol, mais riche en suspense et dont le dénouement est tombé après prolongation. À l’analyse, il y a eu beaucoup de déchet technique et peu de risques, les vedettes n’ont pas été dans leur meilleur jour et ce fut donc tout sauf académique. Quels joueurs se sont démarqués à vos yeux ? Voici les notes de la rédaction de MLSsoccer.com.

Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Surtout lors d’une finale. Et les finales gagnées, Landon Donovan connaît ça, lui qui a mis la main sur sa sixième Coupe MLS, ce qui lui permet d’allonger la liste des records dont il est seul détenteur. Si vous êtes féru de statistiques individuelles isolées, voyez les chiffres de sa finale, comparés à ceux des joueurs arrivant en tête de liste hier. Il serait surprenant que le principal intéressé s’y replonge, lui qui a déjà la tête à son avenir.

Si le jeune retraité était évidemment célébré de toutes parts, les éloges allaient surtout du côté de Robbie Keane. Il faut dire que l’Irlandais a marqué le but de la délivrance à moins de 10 minutes d’un coup de sifflet synonyme de loterie des tirs au but. S’il faut souligner sa conclusion, c’est surtout son appel de balle qui fut décisif, mais il n’aurait pas pu surprendre la défense sans la superbe passe de Sarvas. Sarvas et Juninho ont d’ailleurs eu des rôles cruciaux dans cette rencontre : outre la passe décisive précitée, ils ont mis Nguyen et Jones sous l’éteignoir. La journée a aussi été très particulière pour Robbie Rogers, qui mesurait l’évolution de sa vie depuis la Coupe MLS qu’il a remportée en 2008, deux succès entre lesquels il avait pris une brève retraite anticipée et annoncé publiquement son homosexualité.

La joie n’était pas seulement de mise à Los Angeles. La victoire du LA Galaxy arrange aussi les bidons de Salt Lake, qualifié pour la Ligue des champions puisqu’il était le mieux placé au classement général à ne pas avoir encore un billet que le vainqueur de la Coupe MLS avait déjà assuré auparavant. La défaite de ce dimanche est donc double pour New England, où la peine est perceptible et où les joueurs ne cachent pas qu’ils mettront du temps à s’en remettre.

11 November 12:40 pm

Il ne reste plus que quatre prétendants à la Coupe MLS : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) revient sur les demi-finales de conférence – sans oublier les battus – et préface le prochain tour de la compétition.

En écartant DC United, New York a prouvé une fois de plus qu’il pouvait hausser son niveau de jeu. Henry a porté l’équipe, Luyindula a brillé et Wright-Phillips était encore au bon endroit au bon moment. Par contre, la défense n’a pas été des plus rassurantes. On se demande aussi si, après son élimination, DC United peut être satisfait ou déçu de sa saison.

New England a éliminé Columbus à l’issue de 180 minutes lors desquelles il n’y a guère eu de suspense. L’équipe la plus impressionnante offensivement en contre-attaque n’a fait qu’une bouchée de celle dont il s’agit de la principale carence défensive. On parle aussi des absents à Columbus et du recrutement.

On peut s’attendre à beaucoup de spectacle lors de New York - New England, avec une équipe capable de changements de rythmes soudains grâce à Henry (que tout le monde espère voir jouer sur synthétique) et Wright-Phillips face à la vitesse d’exécution de Nguyen et sa bande qui pourraient mettre à mal une défense fébrile.

Le LA Galaxy a donné une leçon à Salt Lake au match retour. La qualité du jeu des Californiens fait l’unanimité. Les vedettes offensives balaient leurs adversaires mais sont bien aidées par une défense qui tient le fort et des joueurs plus effacés qui apportent tous une importante pierre à l’édifice. Si Salt Lake a passé une soirée cauchemardesque, c’est aussi parce que son adversaire a parfaitement exploité ses faiblesses.

Seattle a éliminé Dallas grâce à la règle des buts à l’extérieur, qui a montré son utilité en animant le match retour, un 0-0 (résumé vidéo) qui, sans cela, aurait été encore moins spectaculaire. La défense a tenu le coup, emmenée par un Chad Marshall qui a pu se mettre en valeur face à un adversaire lui convenant parfaitement. Cela met fin à la saison de Dallas, parsemée de nombreuses bonnes surprises.

Le duel LA Galaxy - Seattle sera une finale avant la lettre. Malgré le résultat des deux dernières rencontres de saison régulière entre eux, le vainqueur du Supporters Shield ne part pas favori, surtout si Alonso, sorti sur blessure contre Dallas, n’est pas rétabli. La variété du jeu et des options mises en place par Bruce Arena offre un éventail de possibilités qui suscite l’unanimité dans les pronostics des animateurs de l’émission.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

10 November 11:55 am

New York, New England et le LA Galaxy sont les trois premiers membres du carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2014 et seront rejoints ce soir par Dallas ou Seattle. Les équipes en position favorable après le match aller se sont toutes qualifiées, sans énorme difficulté.

En s’imposant 5-0 contre Salt Lake (résumé vidéo), le LA Galaxy a fait très forte impression. Il faut dire que les visiteurs l’ont bien aidé, eux qui ont un incontrôlable désir de s’installer dans le camp adverse. Et quand Donovan a ouvert la marque après 10 minutes, l’obligation d’égaliser a encore fait croître la tentation. Sauf que devant la défense californienne parfaitement organisée, ils n’ont jamais réussi à faire circuler le ballon convenablement, multipliant les pertes de balle et subissant les contre-attaques les unes après les autres.

En outre, en mettant beaucoup de monde haut sur le terrain, ils permettaient au LA Galaxy, quand ce dernier était en possession de balle, de placer des accélérations fulgurantes. Les vedettes locales s’en sont donné à cœur-joie, Donovan (auteur d’un triplé) et Keane étant impliqués, seuls ou ensemble, dans tous les buts. Ce qui conforte la théorie que pour remporter la Coupe MLS, les meilleurs joueurs de l’équipe doivent être bons. Outre son triplé, Donovan a été intenable, ce qui lui a valu les éloges de ses coéquipiers. « Il m’a maltraité », sportivement parlant, se lamentait après la rencontre l’infortuné Beltran, l’arrière droit qui s’est retrouvé dans une zone où le danger revenait par vagues incessantes. Mais c’est toute son équipe qui a été submergée.

Au tour suivant, le LA Galaxy affrontera le vainqueur du duel Seattle - Dallas, qui se jouera ce soir à partir de 22h30 (HE). Après le partage 1-1 à l’aller, les Texans ont l’obligation de marquer pour éviter l’élimination, ce qui renforce la croyance qu’ils pourraient prendre des risques et s’exposer à des contre-attaques. Sigi Schmid a cependant parfaitement prévenu ses hommes du piège que cette idée constitue, et que la meilleure manière de se qualifier sera de jouer comme d’habitude.

Une attention particulière sera portée à Mauro Diaz, absent lors du match aller, mais à chaque coup de sifflet de l’arbitre en faveur de Dallas dans la moitié de terrain adverse, tous les regards se tourneront vers Michel Garbini, menace permanente sur les phases arrêtées. Toutefois, pour son entraîneur Oscar Pareja, une des clefs du match sera son efficacité dans le cours du jeu. En ajoutant aux noms précités ceux, entre autres, de Dempsey, Martins, Yedlin ou Castillo, ces deux équipes ont leur pléthore de vedettes. Mais si le héros du match était un joueur davantage dans l’ombre ? Comme le gardien Stefan Frei, qui a réalisé un arrêt crucial au match aller et n’a pas encore manqué la moindre minute en championnat cette saison ?

Seule équipe qualifiée à avoir perdu une de ses rencontres, New York s’est certes incliné 2-1 à DC United (résumé vidéo) mais n’a pas tremblé longtemps. Quelques jours après avoir gagné son premier (puis son deuxième) match de phase finale à la Red Bull Arena, New York a donc vaincu un autre signe indien, en éliminant DC United, sa bête noire à ce stade de la compétition. À vrai dire, la rencontre a longtemps été très stérile en occasions, jusqu’à ce que DeLeon n’ouvre la marque de la tête en fin de première mi-temps.

Si l’ouverture du score a relancé le suspense, il s’est arrêté peu avant l’heure de jeu, quand un centre d’Henry côté gauche était repris victorieusement par Luyindula. Un buteur dont Mike Petke s’était privé l’an dernier au même stade de la compétition : « Ma plus grande erreur », reconnaît aujourd’hui l’entraîneur. DC United devait donc marquer trois buts pour se qualifier, mais n’a trouvé le fond des filets qu’une fois en fin de match, par Franklin qui lui permettait de remporter une victoire pour l’honneur, ce qui a à peine atténué d’immenses regrets. Un but sans conséquence pour New York, contrairement à l’exclusion de Miller, qui manquera les deux rencontres du tour suivant.

Un tour suivant que New York jouera contre New England, qui a confirmé sa victoire du match aller en battant Columbus 3-1 (résumé vidéo). Obligés d’ouvrir la machine à marquer, les visiteurs avaient la tâche d’autant plus difficile qu’ils étaient privés de trois éléments offensifs. Le match pouvait partir dans tous les sens, mais a pris une tournure définitive quand l’inévitable Nguyen a ouvert la marque juste avant la mi-temps. Il prolongeait au fond des filets un centre de Bunbury : lui et Rowe avaient permuté de flanc quelques minutes plus tôt, un changement tactique dont Jay Heaps est particulièrement fier.

Par la suite, New England a marqué deux buts supplémentaires grâce à son arme favorite, la contre-attaque. Entre temps, Tchani avait prolongé victorieusement un coup franc plein axe pour atténuer la lourdeur des chiffres. Un résultat cependant sans appel, qui couronne une prestation impeccable de toute une équipe, dont un membre a eu une récompense particulière et attendue ce lundi matin, puisque Lee Nguyen a été convoqué en équipe nationale, sept ans après sa dernière sélection.

07 November 11:27 am

Les membres du carré d’as de la phase finale de la saison 2014 seront dévoilés au compte-gouttes, avec un match retour des demi-finales de conférence samedi, deux autres dimanche, et Seattle - Dallas lundi. Quatre duels où les équipes sont toutes dans des positions assez différentes.

DC United - New York ouvrira le bal samedi à 14h30 (HE). Les joueurs locaux auront la lourde mission de remonter leur défaite 2-0 du match aller. Un but de New York, et ils devront en marquer quatre ! Mais ça ne les empêche pas de faire preuve de confiance et de ne pas être inquiets outre mesure. « On peut difficilement être plus mauvais que lors du match aller, et on les imagine mal mieux jouer que ce jour-là », clame-t-on à l’unisson à l’ombre de la Maison Blanche.

À la recherche du bon équilibre entre l’attaque et la défense, les hommes de Mike Petke se préparent à un affronter un adversaire qui amènera du monde à l’attaque. Ils devront résoudre les problèmes d’espace et de communication qui leur ont causé des soucis plus tôt dans la saison. New York pourra compter sur le soutien d’un millier de supporters qui effectueront le déplacement dans un stade qui, espère-t-on, sera bientôt remplacé par une enceinte davantage aux normes actuelles de la MLS. Le projet a récemment reçu des signes encourageants des élus du District de Columbia.

Le duel qui opposera New England à Columbus dimanche dès 17h (HE) sera a priori le plus déséquilibré, suite à la victoire 2-4 de Nguyen, Jones et compagnie au match aller dans l’Ohio. Un succès plantureux qui pousse certains à se demander si New England ne serait pas le grand favori de la Coupe MLS. Conscient que son équipe est passée à côté de son premier match, Gregg Berhalter tentera de lui faire retrouver ses sensations sans lui imposer de changements drastiques.

Une partie de l’aspect mental du discours à l’entraînement des deux équipes a été identique cette semaine : le match aller n’a jamais eu lieu ! À New England, on veut jouer comme s’il fallait repartir à zéro, afin d’éviter de s’asseoir sur ses lauriers. Du côté de Columbus, il sera quand même difficile de ne pas songer au résultat à obtenir pour passer au tour suivant, mais Meram et ses partenaires jurent qu’ils vont prendre tous les risques pour retourner la situation. Spectacle garanti !

Une fois ce duel terminé, il ne faudra pas attendre longtemps avant d’en voir un autre peut-être aussi riche en spectacle, et sûrement davantage en suspense : le coup d’envoi de LA Galaxy - Salt Lake sera donné à 19h30 (HE) et rien n’est dit après le 0-0 du match aller. Favoris chez eux, les Californiens ? C’est ce que voudrait la logique. Mais leur adversaire tente de semer le doute dans les esprits, et pas seulement en raison de la règle des buts à l’extérieur. Et Omar Gonzalez doit se défendre : « Non, nous ne sommes pas en méforme », après quatre rencontres sans victoire.

Alors que Jeff Cassar met en garde ses hommes de ne pas viser le nul avec buts, synonyme de qualification, ceux-ci sont partagés quand on leur demande sur qui est la pression. « Sur tout le monde », pense Grabavoy. « Sur leurs épaules », estime Luis Gil. Deux joueurs qui devront par ailleurs être départagés pour une place dans le onze de départ dimanche. Et pendant ce temps, à Los Angeles, on évoque les plans pour contrer Plata et éviter de commettre des fautes stupides. Peut-être pour mieux faire oublier à Salt Lake qu’il aura fort à faire pour défendre face au trio Donovan - Zardes - Keane ? Si le match n’a pas encore commencé, le duel psychologique, lui, est déjà bien entamé.

04 November 1:16 pm

Trois sujets sont au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) : le début de la phase finale qui n’a pas manqué de spectacle, un retour sur les débats concernant le leadership et la communication à Montréal, ainsi que la fin de Chivas USA et l’annonce de l’arrivée d’un nouveau club à Los Angeles.

La phase finale nous a déjà offert quelques rencontres de haut vol. En quoi la victoire de New York contre DC United est-elle surprenante : son résultat ou la prestation d’un des deux clubs ? Après le 0-0 au match aller, qui est en meilleure position entre Salt Lake et le LA Galaxy ? New England était-il trop fort ou Columbus est-il passé à côté de son match ? Ceux qui sont restés sur leur faim lors de Dallas - Seattle ont-ils raté quelque chose ?

Chivas USA a mis la clef sous la porte et sera remplacé sur le terrain par un autre club à Los Angeles en 2017. On parle de la manière dont ce dossier difficile a été géré et on se demande quelles sont les conditions de la réussite d’une rivalité fructueuse entre deux clubs dans la plus grande ville de Californie.

On revient sur la situation de Montréal, en abordant des aspects extra-sportifs : la communication, particulièrement celle venant des responsables techniques, les contradictions, ce que les joueurs ont voulu dire en parlant de problèmes de leadership et la manière dont ce dernier est géré, notamment par l’attribution des rôles. Sans oublier la conférence de presse de Matteo Ferrari.

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03 November 11:26 am

Une pluie de buts à Columbus, un sommet qui se termine sur un nul vierge mais nous offre peut-être le plus beau des spectacles, New York qui étouffe DC United et Seattle en bonne position avant le match retour : les demi-finales de conférence ont offert un visage bien différent les unes des autres, chacune présentant son intérêt particulier.

Le seul match sans but a peut-être été le plus haut en couleurs. Rimando et, surtout, Penedo n’ont pas chômé lors d’un Salt Lake - LA Galaxy haletant (résumé vidéo) où les occasions ont plu du début à la fin. La défense locale a confirmé son extrême solidité dans son stade et plus les minutes avançaient, plus on passait de temps devant le but californien. Mais le gardien visiteur, au prix de certains réflexes de haute voltige, a tout arrêté. Conscients d’être passés à côté de la montre en or, les joueurs de Salt Lake se consolent en disant qu’un nul avec buts suffira au match retour. Outre l’adversaire, le LA Galaxy a dû affronter l’altitude et, en deuxième mi-temps, le vent de face. Heureux d’avoir bien défendu, ses joueurs déclarent que gagner à domicile pour passer au tour suivant est bien la moindre des choses.

New York est la seule équipe jouant chez elle à s’être imposée, 2-0 contre DC United (résumé vidéo), un résultat qui lui ouvre de belles perspectives avant son déplacement à Washington. Il est la récompense de son match très abouti des deux côtés du terrain. Impliqué dans les deux buts, Thierry Henry s’est mis en évidence 90 minutes durant par des gestes qui ont surpris presque tout le monde, à commencer par ses adversaires, mais pas ses équipiers qui en ont profité. Au fout et au moulin, Sam, à la base du premier but, a réalisé un important travail de sape. Présents au bon endroit, au bon moment et avec le bon geste, Luyindula et Wright-Phillips ont parachevé leur travail de deux buts. En face, DC United, qui s’est désolé d’avoir joué son plus mauvais match au pire moment de la saison, n’avait presque aucune solution : il n’arrivait pas à s’installer dans le camp adverse, ses espaces de prédilection étaient fermés. Ça ne l’a pas empêché de tenter sa chance de loin assez souvent, exercice lors duquel il est généralement plutôt adroit, mais ce fut sans succès cette fois.

On attendait beaucoup de Dallas - Seattle, qui s’est soldé sur un partage 1-1 (résumé vidéo) paraissant contenter tout le monde. Comme à son habitude, le détenteur du Supporters Shield a commencé en douceur, ce qui a permis à Dallas de s’installer dans son camp. L’équipe reine des phases arrêtées s’est procuré celle la plus régulièrement couronnée de succès quand Pappa a accroché Escobar dans le rectangle : Michel, de son pied gauche impérial, n’a pas raté le penalty. Au retour des vestiaires, alors que les deux équipes semblaient encore s’observer, une faute d’inattention dans la défense texane a permis à Alonso de reprendre victorieusement un coup franc, un but sorti d’un peu nulle part très frustrant pour les joueurs locaux. En saison régulière, Seattle aurait certainement poussé pour aller chercher les trois points, qu’il a souvent conquis en fin de match, mais avec le match retour à l’horizon, il s’est satisfait de ce résultat, alors que Dallas était moins fringant même s’il a obligé Frei à sortir un grand réflexe dans les derniers instants.

Mettant aux prises deux équipes aimant la vitesse, tirer de loin et dans tous les sens, Columbus - New England avait les ingrédients d’un feu d’artifice, et on a vu une explosion de buts : 2-4 (résumé vidéo). Deux coups francs ont mis le feu aux poudres : le premier de Rowe repris victorieusement par la tête de Davies, le second envoyé directement dans le but par Tierney, donnant deux buts d’avance aux visiteurs face à une équipe médusée et incapable d’exécuter son plan de match. Columbus a poussé, est revenu au score grâce à Meram, mais, cherchant à égaliser, a permis à son adversaire de sortir ses contre-attaques explosives. Nguyen et Davies (auteur du premier doublé en phase finale de l’histoire du club) ont tour à tour trouvé le chemin des filets de superbe manière, avant qu’Higuain ne réduise sur penalty la sévérité des chiffres.

31 October 10:27 am

Ce jeudi soir, New York a battu Kansas City 2-1 grâce à un but inscrit à la toute dernière minute du temps réglementaire (résumé vidéo). À peine le premier tour terminé, place ce week-end aux demi-finales de conférence avec quatre duels qui s’annoncent serrés.

Si le score était toujours vierge à la pause hier dans le New Jersey, l’équipe locale semblait effectuer un bon travail de sape qui allait finir par payer, notamment sur le flanc droit où Sam était très actif. Mais elle a changé son plan au retour des vestiaires, Kansas City a bien défendu et a puni une approximation défensive d’un contre bien placé pour faire 0-1 par Dwyer. Mike Petke ne semblait pas trouver la solution avec les hommes présents sur le terrain, et ce sont ses remplaçants qui ont apporté la délivrance.

Luyindula a d’abord fait office de chaînon manquant pour à la fois libérer Henry et le servir à un endroit d’où il a pu envoyer un centre que Wright-Phillips a repris victorieusement (1-1). Le meilleur buteur de la compétition, célébré avant le match, a fait honneur à sa réputation en trouvant le fond des filets une deuxième fois suite à un centre de la droite d’Oyongo, bien lancé par Luyindula. Le tenant du titre est donc éliminé, son entraîneur Peter Vermes se dit à la fois déçu et fier.

« Nous n’avons encore rien fait », prévenait Thierry Henry après le coup de sifflet final, déjà concentré sur le match du tour suivant contre DC United (dimanche, 16h00). L’équipe de la capitale américaine s’y prépare dans le calme depuis une semaine, et compte sur des joueurs chevronnés pour décrocher la Coupe MLS.

L’autre rencontre de dimanche (21h00 HE) opposera Dallas à Seattle. Auréolés de leur victoire de mercredi contre Vancouver, les Texans vantent encore les mérites de jeune Akindele, pas seulement pour son but d’ouverture, mais aussi pour son match abouti, à la hauteur de celui joué par les vedettes de l’équipe. Être déjà dans une ambiance de duels à élimination directe est-il un avantage pour les équipes qui doivent passer par le 1er tour ? Certains le pensent. Le vainqueur du Supporters Shield ne se pose pas la question : Seattle dit déjà être dans l’élan menant à la Coupe MLS depuis deux semaines et sa double confrontation avec le LA Galaxy.

Ce week-end riche en suspense s’ouvrira en fait samedi dès 16h00 avec l’affrontement entre Columbus et New England, deux équipes discrètes mais qui ont réussi une superbe deuxième moitié de saison régulière (32 points chacun lors de leurs 17 dernières rencontres, seul le LA Galaxy a fait mieux). Ça ne les empêche pas de parler de l’adversaire, pour mieux lui mettre la pression, avant le match. Ainsi, les hommes en jaune soutiennent que le joueur à surveiller du côté de New England n’est pas Jermaine Jones mais bien Lee Nguyen. Alors que les résidents du Massachusetts estiment qu’un de leurs principaux avantages est la familiarité qu’ils ont avec leur adversaire.

La soirée de samedi offrira certainement le match au sommet de ces demi-finales de conférence : Salt Lake - LA Galaxy (20h00 HE). Dans le camp californien, tous les regards sont tournés vers un seul homme : Robbie Keane, qui a repris le chemin de l’entraînement, ce qui pousse à l’optimisme quant à sa présence sur le terrain. L’Irlandais a aussi prévenu qu’il répondra à l’appel de son équipe nationale à la mi-novembre. Les deux équipes s’affronteront pour une deuxième année de suite au même stade de la compétition. L’an dernier, cela avait tourné à l’avantage des pensionnaires des Rocheuses : les deux équipes se ressemblent, mais ils sont plus familiers avec l’altitude. Il est vrai qu’on aura droit à deux formations qui aiment poser leur jeu dans le camp de l’adversaire et ont beaucoup de qualité en possession de balle. Mais elles devront compter avec une donne nouvelle en MLS cette année : les buts à l’extérieur feront désormais la différence en cas d’égalité après 180 minutes.

02 October 12:32 pm

Il ne reste que quatre semaines à ce qu’on peut appeler la phase classique de la compétition, et les luttes sont on ne peut plus serrées tant pour le Supporters Shield que pour les qualifications en phase finale, aussi bien dans la Conférence Ouest que dans la Conférence Est. Voilà donc le point de la situation et les programmes de chacun, histoire d’avoir une vue globale de la situation.

SUPPORTERS SHIELD
Seattle
(57 pts) : En tête actuellement grâce à ses 18 victoires (contre 16 au LA Galaxy), Seattle n’a aucun droit à l’erreur à Colorado (15e, qui reste sur 10 rencontres consécutives sans victoire) et contre Vancouver (11e et dans une chaude lutte contre Portland, mais battu lors de ses trois derniers déplacements, et sans victoire à l’extérieur depuis quatre mois) avant le double choc contre Donovan et consorts, d’abord à Los Angeles, ensuite à Seattle.

LA Galaxy (57) : La mission est claire : prendre un point de plus que Seattle lors des quatre dernières rencontres. Avant la double confrontation contre leur adversaire direct, les Californiens devront négocier deux duels théoriquement plus difficiles que celles de leur concurrent. Il y aura d’abord la visite de Toronto (10e, qui alterne les hauts et les bas), et ensuite un déplacement à Dallas (5e et surtout vainqueur de ses 7 dernières rencontres à domicile).

DC United (51) : Avec un maximum possible de 63 points, DC United n’a quasiment aucune chance de remporter le Supporters Shield, et doit espérer qu’aucun des deux leaders ne gagne plus d’un de ses quatre derniers duels. De son côté, il doit faire un sans-faute contre Kansas City (7e), à Houston (14e), contre Chicago (16e) et à Montréal (18e), ce qui reste dans la mesure du possible.

CONFÉRENCE OUEST
À toutes fins pratiques, Salt Lake (49) et Dallas (48) n’ont plus réellement d’espoir de terminer en tête du classement à l’issue de la saison régulière, mais il faudrait une véritable catastrophe pour que l’une de ces deux équipes passe en-dessous de la ligne rouge puisqu’à supposer que leurs poursuivants gagnent tout, il leur suffira de 52 points pour poursuivre leur saison. Le calendrier de Salt Lake est très favorable, avec un déplacement à Portland mais surtout la venue de San José et une double confrontation (un match à domicile, l’autre à l’extérieur) contre Chivas USA. Dallas aura un rôle d’arbitre à jouer puisqu’il se déplacera à Vancouver ce week-end et accueillera Portland lors de la dernière journée avec, entre temps, la venue du LA Galaxy et un déplacement à Colorado.

Vancouver (40) : Il reste deux équipes pour une place, et la formation canadienne est actuellement la mieux placée, avec un point d’avance sur son concurrent direct. Son calendrier commence par deux duels coriaces : un match contre Dallas (5e, mais battu lors de ses trois derniers déplacements) puis une visite au leader Seattle. La fin s’annonce théoriquement plus facile : un déplacement à San José (17e) et la visite de Colorado (15e et dont les deux victoires à l’extérieur ont été acquises début avril… lors de ses deux seuls déplacements de l’année au Canada).

Portland (39) : Avec un même nombre de victoires et une différence de buts légèrement favorable, Portland doit prendre au moins un point mais idéalement deux de plus que Vancouver. Il peut difficilement se permettre autre chose qu’un 6/6 lors de sa double confrontation avec San José (17e, un match sur le terrain de chaque équipe) avant de recevoir Salt Lake (4e, qui peine en déplacement depuis quelques semaines) et de se rendre à Dallas (5e, où plus personne n’a pris le moindre point depuis le mois de mai).

CONFÉRENCE EST
En prenant pour acquis que DC United est qualifié, il reste quatre places à distribuer. Cinq équipes semblent dans le feu de la bataille pour les décrocher : New England (45 pts), Kansas City (45), Columbus (43), New York (41) et Toronto (40, mais a joué un match de moins). Philadelphie (38) et Houston (36, un match de plus à jouer) demeurent en embuscade.

New England (45) : L’équipe reste sur un 22/30 et doit recevoir Columbus (8e, contre qui elle a perdu deux fois cette saison), se déplacer à Montréal (18e), puis à Houston (14e, invaincu chez lui depuis 7 rencontres) avant de boucler contre Toronto (10e, et battu lors de ses deux duels contre New England cette année).

Kansas City (45) : Il faut espérer pour eux que les Ciel et Marine soient requinqués par leur visite à la Maison Blanche, car ils restent sur 6 défaites en 8 rencontres et doivent affronter quatre adversaires qu’ils ont déjà rencontrés deux fois mais jamais battus cette saison : DC United (3e) et Philadelphie (13e) en déplacement, Chicago (6e) et New York (9e) à domicile.

Columbus (43) : Certes, il reste sur cinq victoires consécutives sur son terrain… mais ne doit plus y jouer qu’un match, contre Philadelphie (13e) où il doit également se déplacer (l’Union reste sur 8 rencontres sans défaite consécutives à domicile). Columbus doit également jouer à New England (6e, adversaire en forme mais qui lui a bien réussi cette année) et à New York (9e et vainqueur de ses 5 derniers duels à domicile).

New York (41) : Seule équipe à avoir marqué lors de chaque match à domicile, où elle a gagné ses cinq dernières confrontations, la formation de Thierry Henry a l’avantage de jouer trois de ses quatre dernières rencontres de saison régulière devant ses supporters : face à Houston (14e), Toronto (10e) et Columbus (8e), trois adversaires cependant accrocheurs à l’extérieur, avant de se déplacer à Kansas City (7e, mais plus du tout impérial sur ses terres).

Toronto (40/29 m.) : Même s’il leur reste cinq rencontres, les Ontariens n’ont pas un programme des plus faciles. Ils commenceront au LA Galaxy (2e, invaincu depuis 9 rencontres et qui a concédé sa seule défaite à domicile lors de la 1re journée), avant d’accueillir Houston (14e, mais en gain de forme), de se rendre à New York (9e et qui gagne tout chez lui depuis deux mois), de recevoir Montréal (18e, qui a juré de lui mener la vie dure) et de terminer à New England (6e et très en forme en ce moment).

Philadelphie (38) : L’Union n’a plus tout à fait son sort en mains, mais elle peut aider à favoriser sa tournure car, après un match à domicile contre Chicago (16e), elle affronte plusieurs concurrents directs : d’abord Columbus (8e) chez elle, avant d’accueillir Kansas City (7e, plus fringant en déplacement qu’à domicile ces derniers temps) avant de retrouver Columbus, cette fois à l’extérieur.

Houston (36/29) : Avec un match de plus à jouer, les Texans pourront caresser tous les espoirs s’ils négocient bien leurs deux premiers duels, des déplacements respectifs à New York (9e, dont on a déjà évoqué la forme à domicile) et Toronto (10e et capable du meilleur comme du pire). Ensuite, ils accueilleront DC United (3e, qui peine en déplacement depuis peu) et New England (6e, en toute grande forme) avant d’aller à Chicago (16e).

Alors que Montréal et Chivas USA sont déjà officiellement éliminés, la saison de Colorado, Chicago et San José ne devrait pas se prolonger au-delà du 26 octobre, sauf retournement de situation on ne peut plus spectaculaire. Ces équipes peuvent déjà songer à l’avenir, mais ont également un important rôle d’arbitre à jouer, notamment dans le chef de San José qui doit affronter deux fois Portland et une fois Vancouver.

22 July 2:52 pm

Ça y est, tous les clubs ont joué 17 rencontres, soit la moitié de leur programme en saison régulière. C’est donc le moment de faire un bilan à la mi-parcours, par rapport tant à l’évolution de chacune des équipes qu’aux pronostics de début de saison. Et aussi de les comparer dans des circonstances (plus) similaires, parce qu’un classement n’est pas franchement simple à lire quand le nombre de duels disputés par chacun est très aléatoire. Reste qu’il faut quand même prendre ces tableaux avec des pincettes, notamment en raison du déséquilibre entre les matchs joués à domicile et à l’extérieur, mais ils n’en demeurent pas moins des indicateurs très intéressants.

CLASSEMENT 2014 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts
1. Seattle 17 35
2. DC United 17 28
. Salt Lake 17 28
4. LA Galaxy 17 27
5. Kansas City 17 26
. Colorado 17 26
. Toronto 17 26
8. Vancouver 17 25
9. New England 17 23
10. Dallas 17 22
11. Portland 17 20
. New York 17 20
. Chivas USA 17 20
. Columbus 17 20
15. Chicago 17 19
16. Philadelphie 17 18
17. Houston 17 17
. San José 17 17
19. Montréal 17 14

J’avais aussi envie de voir à quel point les équipes en étaient par rapport au même stade il y a douze mois. J’ai donc comparé le classement ci-dessus avec celui de leurs 17 premiers duels l’an dernier pour voir leurs progressions / régressions respectives. On voit que les progressions majeures sont réalisées par le leader actuel, Seattle, et les trois cancres de l’an dernier. Outre la dégringolade montréalaise, deux équipes peuvent s’inquiéter : San José et Chicago, dont on déplorait le mauvais départ en 2013 et qui font encore moins bien cette année.

COMPARAISON 2014 / 2013 APRÈS 17 MATCHS
    J 2014 2013 Diff.
1. DC United 17 28 9 +19
2. Toronto 17 26 13 +13
3. Seattle 17 35 24 +11
4. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Colorado 17 26 20 +6
6. LA Galaxy 17 27 24 +3
7. Kansas City 17 26 26 =
. Columbus 17 20 20 =
9. Vancouver 17 25 26 -1
. New England 17 23 24 -1
. San José 17 17 18 -1
12. Salt Lake 17 28 30 -2
. Chicago 17 19 21 -2
14. New York 17 20 25 -5
15. Houston 17 17 23 -6
16. Dallas 17 22 30 -8
. Philadelphie 17 18 26 -8
18. Portland 17 20 30 -10
19. Montréal 17 14 31 -17

J’entends déjà certains rétorquer : « Oui mais, c’est bien beau de comparer avec le début de saison dernière, mais pour voir si les équipes ont poursuivi sur un élan, ce serait mieux de comparer avec la fin, non ? » D’accord ! Revoilà donc l’exercice précédent, mais avec les 17 derniers duels de la saison régulière 2013. Cela confirme le regain de forme des ex-cancres et de Seattle, mais aussi un réveil de Dallas, coutumier des bons débuts de saison. San José a de plus en plus de raisons de s’inquiéter, alors que l’on constate aussi des effondrements du côté de New York et de Houston. Alarmant aussi : Philadelphie et Montréal, qui avaient raté leur deuxième moitié d’année 2013, font encore moins bien lors de la première moitié de la saison actuelle.

COMPARAISON 2014 / FIN 2013 (17 MATCHS)
    J 2014 Fin 2013 Diff.
1. DC United 17 28 7 +21
2. Toronto 17 26 16 +10
3. Dallas 17 22 14 +8
4. Seattle 17 35 28 +7
. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Vancouver 17 25 22 +3
7. Salt Lake 17 28 26 +2
8. Columbus 17 20 21 -1
9. LA Galaxy 17 27 29 -2
. Philadelphie 17 18 20 -2
11. New England 17 23 27 -4
. Montréal 17 14 18 -4
13. Colorado 17 26 31 -5
14. Kansas City 17 26 32 -6
. Portland 17 20 27 -7
16. Chicago 17 19 28 -9
17. Houston 17 17 28 -11
18. New York 17 20 34 -14
19. San José 17 17 33 -16

Difficile évidemment de réaliser un tableau qui compare le classement actuel et les pronostics de début de saison de la plupart des spécialistes. Mais quand on fait le tour, on se rend compte qu’à ce stade-ci de la saison, les surprises sont nombreuses. À commencer par DC United, que personne ne voyait à pareille fête, et annoncé bien moins fort que ce qu’il montre jusqu’à présent, tout comme Chivas USA, Colorado et Vancouver voire, dans une moindre mesure, Seattle et Columbus. À l’inverse, les observateurs prévoyaient de bien meilleurs résultats pour Portland, Houston, New York, San José et Philadelphie. Kansas City ne caracole pas non plus en tête comme certains le croyaient. Par contre, ceux qui s’attendaient à une très mauvaise saison de Montréal avaient vu juste.

Le bilan de cette première moitié de saison est facile à tirer pour certains clubs, surtout ceux cités souvent plus haut dans ce texte. Mais je vais essayer de faire un tour complet, avec un bulletin basé à la fois sur les progrès chiffrés et les pronostics de début de saison des spécialistes. Les meilleures notes reviennent à DC United, Seattle et Chivas USA, juste devant Toronto car tout le monde en attendait une forte remontée. La satisfaction peut aussi être de mise à Vancouver, Colorado, Salt Lake voire Dallas. Sans être génial, ni dans la manière ni dans les chiffres, Columbus fait mieux que ce qui prédisaient bien des spécialistes qui le voyaient en fond de classement. Le LA Galaxy est peut-être l’équipe la plus conforme aux attentes et à son rythme de l’an passé. Quant à Kansas City, il avait tellement bien terminé 2013 et on en attendait tellement, qu’il n’a pas (encore) pu atteindre une barre très haut placée.

Tous les autres, sans exception, déçoivent et/ou inquiètent et n’ont donc pas la note de passage en milieu d’année. La situation est moins critique à Chicago (à qui bien du monde prévoyait une saison difficile) et New England (qui a eu de bons moments). Philadelphie et San José voulaient se relancer après une saison 2013 en dents de scie mais montrent encore leur plus triste visage de l’an dernier. Montréal ferme la marche avec moins de points que lors de sa déplorable fin de saison 2013 mais personne n’en attendait beaucoup mieux en dehors du Québec. New York est très loin de l’équipe qui a remporté le dernier Supporters Shield, Houston n’a plus rien d’un habitué du haut du tableau et Portland n’a pas du tout l’allure du favori que plusieurs voyaient en lui. Évidemment, les attentes étaient plus élevées pour ces clubs, mais ce sont les trois déceptions majeures de cette première moitié de saison.

Et vous, quelles sont vos satisfactions et vos déceptions à la mi-parcours ?