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Saison 2014 : les forces en présence (2/3)

06 March 9:42 am

Saison 2014 : les forces en présence (2/3)

By Matthias Van Halst

Après avoir présenté hier les équipes qui ont terminé 2013 en fond de classement (lire texte ici), voici celles qui ont bouclé la dernière saison régulière dans le ventre mou. Hormis Houston, toujours aussi stable, toutes ont quelque chose à prouver ou à confirmer – pour celles d’hier, on était davantage dans le renouveau – mais elles n’emploieront pas forcément les mêmes moyens pour y parvenir. Ne manquez pas non plus notre podcast avec les pronostics de l’équipe de l’émission Coup Franc plus tard dans la journée !

CHICAGO

La deuxième moitié de la saison 2013 a été fantastique à Chicago, avec une incroyable remontée, toutefois insuffisante pour disputer la phase finale de la saison. L’équipe est-elle capable de poursuivre sur cet élan ? Entre temps, elle a changé d’entraîneur, Frank Klopas cédant le relais à Frank Yallop, ce que beaucoup considèrent comme le meilleur coup du club cet hiver. Bien du monde se demande surtout si Magee va confirmer la meilleure année de sa carrière et s’affirmer comme un des meilleurs attaquants de MLS, ou s’il a connu une période hors-norme. À ses côtés, le joueur désigné Anangono, arrivé en cours de saison dernière, doit commencer à justifier son statut. Il sera aussi intéressant de voir la production par les flancs, chère à Yallop mais déficiente l’an passé et encore compliquée par le départ de Lindpere.

Mais les transferts sortants qui font le plus mal sont ceux des défenseurs centraux Berry et Anibaba, qui ont reçu beaucoup d’éloges l’an dernier après un début de championnat difficile. Hurtado, une valeur sûre à ce poste, arrive de Seattle. Les observateurs à Chicago ne sont pas très optimistes et doutent du 4-1-4-1 mis en place et de la capacité de Larentowicz à évoluer seul devant la défense. Les résultats pendant la préparation ont toutefois été encourageants, mais ce n’était pas non plus contre des foudres de guerre.

MONTRÉAL

Cette équipe a montré deux visages en 2013 : l’un radieux, en début de saison, qui lui a permis d’être en tête du championnat pendant quelques semaines, l’autre déconfit en fin d’année, avec des résultats très décevants. Lequel reflète la réalité ? Les dirigeants du club pensent que c’est le premier et n’ont dès lors quasiment rien changé de l’effectif, mais remplacé l’entraîneur Marco Schällibaum par Frank Klopas. Il doit composer avec deux joueurs expérimentés de moins que son prédécesseur : Arnaud, parti à DC United, et le retraité Nesta, mais avec un groupe qui se connaît et est quasiment intact depuis un an et demi. Autre atout : Bernardello, joueur désigné arrivé en cours de saison dernière, est cette fois présent depuis le début.

Offensivement, le mélange idéal serait celui des buts à profusion marqués par Di Vaio l’an dernier et de la production diversifiée de 2012. Pour cela, il faudra corriger les déficiences sur les ailes et mieux poser le jeu. En outre, il n’y a pas de réel buteur en cas d’absence de l’Italien. La défense, qui encaissait beaucoup, dépendra des progrès rapides de jeunes comme Lefèvre ou Miller, qui pourraient la revigorer. Le retour de préceptes qui fonctionnaient bien sous Jesse Marsch il y a deux ans peut aider. Le manque d’efficacité, tant devant que derrière, risque de faire vivre au club une saison de transition.

SAN JOSÉ

Après un départ catastrophique, le vainqueur du Supporters Shield 2012 faisait partie des meilleures équipes de la deuxième moitié de saison 2013. On ne veut plus connaître la même mésaventure dans le nord de la Californie, et on s’est départi des joueurs décevants tout en transférant pour ne plus avoir un effectif trop court. Les départs de Beitashour et, dans une moindre mesure, de Morrow (qui avait perdu sa place au profit de Stewart) enlèvent certains automatismes derrière, mais Barklage et Göritz pourraient corriger ça rapidement.

Dans l’entrejeu, le Français Pierazzi amène de la stabilité et son rôle sera d’aller au charbon pour récupérer des ballons et les redistribuer sur les ailes, qui devraient redevenir un point fort de l’équipe, tout comme les phases arrêtées, avec de la taille dans tous les secteurs de jeu. Finalement, Mark Watson est un digne héritier de Frank Yallop, avec peut-être davantage de prudence défensive. Harris est un renfort intéressant, Salinas pourrait percer cette saison et on ne présente plus le duo Lenhart - Wondolowski (qui ne jouera plus avec un orteil fracturé durant presque toute l’année). Ajoutez-y la motivation de la Ligue des champions, et vous avez une équipe qui ne compte pas se laisser aller en début de saison.

HOUSTON

Vous n’avez rien suivi de ce qu’il s’est passé à Houston pendant l’hiver ? Rassurez-vous, vous ne serez pas dépaysés. On connaît l’équipe de Dominic Kinnear et son visage ne devrait une nouvelle fois pas changer. Ching a pris sa retraite et ému les chaumières, mais un seul titulaire est parti, en la personne de Boswell, remplacé par Horst. Il était quand même le patron de la défense centrale, un rôle à reprendre pour, aussi, améliorer un des gros points faibles de l’équipe (comme l’axe dans l’ensemble, d’ailleurs). Ses forces seront encore les ailes, avec Sarkodie et Ashe derrière, Garcia et Davis au milieu.

Du talent pour amener le danger, Houston n’en manque pas ; en revanche, on se demande qui va marquer les buts. Révélation en 2012, Bruin reste sur une saison plus difficile et sent la pression sur ses épaules. À ses côtés, Barnes doit composer avec la concurrence de Cummings, revenu de blessure en fin de saison dernière où il transformait en or tout ce qu’il touchait. Ces quelques changements ne devraient toutefois en rien changer le style de l’équipe, ni son niveau d’ensemble, et il n’y a ni amélioration sensible ni effondrement spectaculaire à prévoir.

COLORADO

Équipe surprise l’an dernier, Colorado n’a pas perdu énormément de monde, mais ce sont des départs qui pourraient faire mal. Il y a tout d’abord le duo d’entraîneurs (Oscar Pareja et son adjoint Wilmer Cabrera) qui avaient tout mis en place. L’équipe n’a toujours officiellement personne à la barre et est dirigée par Pablo Mastroeni depuis la reprise. Un entraîneur qui en sera à ses débuts à ce niveau et devra entourer pléthore de jeunes qui se sont révélés l’an dernier et ont tous la difficile mission de confirmer, tels O’Neill, Klute, Powers et Brown. Les deux derniers devront encore amener des étincelles offensives, tout comme le joueur désigné Torres dont on espère mieux après une demi-saison d’adaptation.

L’autre perte notable est celle de Thomas, véritable garde-chiourme dans l’entrejeu et qui s’imposait pour récupérer le ballon et le céder à ses partenaires plus créatifs. Son départ vient d’être compensé par l’arrivée de l’Espagnol José Mari, qui a quelques années en Liga au compteur. C’est le seul renfort important avec Chavez, venu de San José et qui ne sera peut-être pas titulaire. Si les individualités reconnues ont presque toutes un rôle offensif, il ne faut pas oublier que la défense avait pris de très bonnes habitudes l’an dernier. Si elle les perd, la glissade risque d’être vertigineuse.

NEW ENGLAND

Personne n’attendait cette équipe au niveau qu’elle a atteint l’an dernier, principalement grâce à la fougue de ses jeunes. Seront-ils tous capables de confirmer ? La mission est d’autant plus difficile que deux figures de proue sont parties : le gardien Reis, retraité, et l’attaquant vedette Agudelo. Leurs remplaçants Shuttleworth et Bunbury doivent affirmer leurs qualités dans la durée, tout comme Kobayashi, arrivé de Vancouver. Fagundez, Rowe et Nguyen devront conserver leur niveau de 2013 pour que les pièces offensives continuent de s’emboîter.

Si l’attaque devait un peu bien moins marcher, Jay Heaps pourrait le compenser en détectant et en corrigeant certaines faiblesses défensives qui ont coûté cher l’an dernier. Il devra aussi compter sur un Gonçalves dans de bonnes dispositions, lui qui a jugé que ses excellentes prestations méritaient un meilleur contrat et a fait part de son mécontentement. Attention aussi aux cartes cachées : le club a laissé partir beaucoup d’éléments qui jouaient très peu et les a remplacés par, encore, des jeunes.