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La MLS sera très bien représentée à la Coupe du monde

03 March 7:00 pm

La MLS sera très bien représentée à la Coupe du monde

By Matthias Van Halst

Le coup d’envoi de la saison 2014 de MLS sera donné ce samedi. Cette semaine, les articles de Coup Franc (vous allez voir, ils vont souvent s’allonger cette année) seront consacrés à sa présentation. En plus de cinq textes, il y aura le premier épisode de l’année de l’émission Coup Franc, dont vous avez été très nombreux à nous demander le retour (un grand merci).

Le grand évènement de l’année dans le monde du ballon rond sera évidemment la Coupe du monde. La MLS pourrait y être très bien représentée, tant par des internationaux américains qu’étrangers. C’est un signe que la compétition est de plus en plus forte. C’est pourquoi, cette présentation de la saison commence par la liste des joueurs qui brillent en MLS et ont des chances d’aller au Brésil cet été. Accrochez-vous, elle est longue !

LES RETOUR DE VEDETTES AMÉRICAINES

Parmi les 23 joueurs que Jürgen Klinsmann sélectionnera, y en aura-t-il plus ou moins de la moitié évoluant en MLS ? La question est on ne peut plus légitime depuis qu’un fort contingent d’internationaux américains est revenu jouer au pays. Et la tendance n’a fait que s’accentuer cet hiver.

Le transfert dont tout le monde a parlé est celui de Michael Bradley à Toronto : incontournable en équipe nationale, le médian défensif est venu chercher le temps de jeu dont il ne bénéficiait plus à l’AS Rome. Mais il n’est pas le seul à rentrer au bercail. Transféré à Augsburg il y a un an, le défenseur central Michael Parkhurst (24 sélections) y jouait à peine alors qu’il avait passé plusieurs saisons comme titulaire à Nordsjælland. Le voilà désormais à Columbus afin de gagner sa place pour le Brésil. C’est à Philadelphie que Maurice Edu, milieu défensif, tentera d’en faire autant : son départ des Glasgow Rangers pour Stoke en 2012 a coïncidé avec une baisse de sa cote en équipe nationale.

D’autres sont revenus dans un passé récent mais jouaient déjà en MLS la saison dernière. Un nom a fait couler plus d’encre que les autres : l’attaquant Clint Dempsey, dont la demi-saison à Seattle a tourné au vinaigre. Prêté pendant la trêve à Fulham, où cela n’a guère mieux été, il a intérêt à retrouver le même sens du but qu’en équipe nationale. Le retour de l’arrière central Clarence Goodson a été bien plus discret : et pour cause, il n’a joué que 9 rencontres de championnat, mais a contribué à la stabilisation d’une défense de San José très poreuse en première moitié de saison. Il y a deux ans, c’est Eddie Johnson qui avait signé un retour remarqué : après une première saison très réussie, il a surtout fait parler de lui pour ses exigences salariales l’an dernier. Du coup, Seattle l’a laissé partir à DC United.

VALEURS SÛRES DU CHAMPIONNAT

Parallèlement à ces revenants, Jürgen Klinsmann peut aussi compter sur un contingent de fidèles, dont les plus célèbres représentants sont des duos provenant de trois clubs différents. Longtemps considéré comme le meilleur joueur américain évoluant au pays, Landon Donovan retrouve la pleine mesure de ses moyens après une pause en début de saison dernière : buteur et passeur complet, le meilleur buteur de son équipe nationale en est aussi le deuxième joueur le plus sélectionnés (155 capes pour 164 à Cobi Jones). Son coéquipier Omar Gonzalez est à l’autre bout du spectre : parce qu’il est bien plus jeune et évolue de l’autre côté du terrain, en défense centrale. Ce qui ne l’empêche pas de marcher sur les traces de son partenaire, signant l’an dernier un contrat de joueur désigné.

Gonzalez émarge pour le moment à une autre catégorie : les joueurs peu connus sur la scène internationale mais dominants en MLS. Un de leurs plus illustres représentants est le médian défensif de Salt Lake, Kyle Beckerman, pas toujours à l’aise avec les États-Unis contre les meilleures nations mais un des meilleurs joueurs à son poste en championnat : non seulement, il protège parfaitement sa défense, mais il est aussi capable d’orchestrer le jeu devant lui. Son coéquipier Nick Rimando fait partie des gardiens les plus spectaculaires et doté des meilleurs réflexes de la compétition. Quant on parle de talents fidèles, le nom de Matt Besler est incontournable : né non loin de Kansas City, le joueur évolue pour le Sporting local depuis ses débuts professionnels où son duo avec Aurélien Collin constitue une des meilleures paires de défenseurs centraux de MLS. Graham Zusi a éclos sur le tard mais ce milieu offensif qui peut jouer à droite n’est pas étranger aux progrès de Kansas City depuis 2011 et ne manque pas d’impressionner tous ceux qui découvrent la MLS, dont il est une vedette incontournable.

Si tous les joueurs cités ci-dessus peuvent sérieusement espérer aller au Brésil cet été, d’autres internationaux Américains ont davantage l’air d’un plan B pour Jürgen Klinsmann, malgré leurs états de service. Ainsi, Mike Magee, élu meilleur joueur de la défunte saison et dont les nombreux buts ont permis à Chicago de réaliser une deuxième moitié de saison régulière tonitruante, devra encore empiler les buts s’il espère être sélectionné. Même chose pour Chris Wondolowski, le buteur opportuniste par excellence qui a fait trembler les filets plus de 50 fois au cours des 3 dernières saisons pour San José et a bien plaidé sa cause en marquant deux fois contre la Corée du Sud il y a un mois. Quant à Brad Davis, il a la plus belle patte gauche du championnat et c’est lui qui a donné la dernière passe sur le plus du buts au cours des trois dernières années. Ça ne lui garantit pas pour autant de quitter la canicule de Houston en juin prochain. Un cran derrière, Brad Evans ne fait pas d’étincelles dans l’entrejeu de Seattle mais convainc Klinsmann de le sélectionner trois ou quatre fois par saison. Comptant 41 sélections, Benny Feilhaber, milieu central de Kansas City, a retrouvé l’équipe nationale en février après 2 ans d’absence.

Ils ne sont pas les seuls joueurs de MLS à avoir été appelés par Klinsmann l’an dernier, et tous les autres sont soit déjà des valeurs sûres de MLS, soit des vedettes en devenir, mais n’ont pas (encore) l’aura de ceux cités plus haut. Il s’agit de Dax McCarty, Sean Johnson, Tony Beltran, Eric Alexander, Will Bruin, Bill Hamid, DeAndre Yedlin, Justin Morrow, Alan Gordon, Tally Hall, Michael Harrington, Chris Klute, Chance Myers, Shane O'Neill, Seth Sinovic, Corey Ashe et Jack McInerney.

BEAUCOUP D’INTERNATIONAUX ÉTRANGERS

S’il pourrait y avoir une douzaine de joueurs américains de MLS à la prochaine Coupe du monde, il est tout à fait envisageable d’en compter tout autant d’étrangers. Parmi eux, le roi du jeu aérien, l’Australien Tim Cahill, un des grands artisans du Supporters Shield remporté par New York l’an dernier. Toronto a engagé deux autres grands noms au cours des dernières semaines : le gardien brésilien Julio Cesar, prêté par QPR mais plus connu pour sa période à l’Inter Milan, et l’attaquant anglais Jermain Defoe arrivé en droite ligne de Tottenham où il faisait régulièrement trembler les filets. Autres seuls internationaux de leurs pays en MLS, l’Iranien Steven Beitashour, qui après avoir fait les beaux jours de San José au poste d’arrière droit a pris la direction de Vancouver cet hiver, et l’attaquant Juan Luis Anangonó, joueur désigné de Chicago qui ne compte toutefois que deux sélections avec l’Équateur.

Après les États-Unis, le Costa Rica pourrait être le pays à sélectionner le plus de joueurs de MLS pour la prochaine Coupe du monde. Il y a déjà quelques valeurs sûres (tant pour leur pays que dans leur club), comme Alvaro Saborio, auteur de 31 buts en 92 sélections et buteur très régulier avec Salt Lake, l’arrière gauche de New York Roy Miller, qui est passé complètement à côté de son début de saison 2013 avant de regagner sa place, et Giancarlo Gonzalez, arrière central arrivé à Columbus cet hiver. Les noir et or ont également transféré l’arrière gauche Waylon Francis et avaient déjà en leurs rangs Jairo Arrieta, mais aucun des deux n’est appelé à chaque match de l’équipe nationale, sort identique à celui du flanc gauche de Portland Rodney Wallace.

Le Honduras est l’autre nation de la Concacaf dont les internationaux sont très prisés en MLS. Les plus connus sont Victor Bernardez, arrière central de San José élu meilleur défenseur du championnat en 2012, et Oscar Boniek Garcia, joueur désigné qui anime le flanc droit à Houston. L’attaquant Jerry Bengtson a le même statut à New England, joue régulièrement pour son pays mais peine à s’illustrer positivement pour son club. Le sélectionneur du Honduras suit également de près Marvin Chavez, qui arpentera l’aile de Colorado cette saison après avoir quitté San José, et l’arrière gauche Johnny Leveron, qui défend les couleurs de Vancouver depuis un an.

La liste des joueurs de MLS qui pourraient aller à la prochaine Coupe du monde est bien plus longue que ce que beaucoup de monde pense… et ces joueurs sont loin d’être les seules vedettes du championnat ! De ces autres, on parlera demain.