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Portland Timbers

07 January 11:01 am

Nous voilà donc au sommet de mon classement des satisfactions de l’année. Chacun ses goûts, direz-vous, et il a évidemment sa part de subjectivité. N’hésitez pas à nous faire part de ce que vous avez aimé en 2013 ! Voilà ce qui m’a le plus réjoui :

1. Le nouveau Portland
Quelle métamorphose ! Quelle joie de regarder cette équipe jouer (et pas seulement dans son stade, où l’ambiance ajoute une dose de plus au bonheur) ! Portland, version 2013, nous a offert un jeu abouti aussi bien offensivement que défensivement, et ce dans toutes les configurations. Que l’équipe prenne le jeu à son compte ou attende son adversaire, elle trouve toujours le moyen de lui faire mal, aussi bien au sol que dans les airs. Sans oublier de magnifiques coups de patte sur phases arrêtées.

Sa défense, sans réelle vedette, sait aussi bien empêcher l’adversaire de bâtir une action de but que se reconvertir pour parer à une perte de balle. Si cette équipe sait presque tout faire (voyez ici son énorme défaut), elle le doit entre autres à son entraîneur Caleb Porter, qui a fait émerger des vedettes comme Diego Valeri, Darlington Nagbe ou les Johnson (Will et Ryan, sans lien de parenté) au sein d’un collectif bien huilé dont une des grandes réalisations fut la série de 15 rencontres sans défaite de mars à juillet. Pour en savoir plus sur le jeu de Portland, je ne puis que vous conseiller le focus qui y a été consacré dans l’émission Coup Franc.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
2. Un rouleau compresseur qui ne manque pas de sel
3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

27 December 8:56 pm

Voilà le dernier résumé des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Ils concernent le top 5, où figurent de nombreuses agréables surprises.

Rien d’étonnant cependant à y retrouver le LA Galaxy, qui n’a pas remporté la Coupe MLS pour une troisième année de suite notamment en raison de problèmes défensifs sur les phases arrêtées et en fin de match. Rappelons toutefois qu’il y a douze mois, David Beckham prenait sa retraite, alors que Landon Donovan a commencé à préparer sa saison longtemps après tout le monde. L'année a été marquée par l’éclosion de quelques jeunes, et pour retrouver la tête du classement, l’équipe devra gagner en maturité la saison prochaine.

Le mot reconstruction était sur toutes les lèvres à Salt Lake l’hiver dernier et après le départ de pions majeurs, même ses dirigeants les plus ambitieux se seraient satisfaits d’une qualification de justesse pour la phase finale. On connaît la suite : une saison convaincante, avec des places en finale de la Coupe MLS et de la Coupe des États-Unis. L’objectif sera de confirmer en 2014, avec un groupe qui ne devrait guère changer mais à la tête duquel Jeff Cassar relaiera Jason Kreis. La pression sera également plus forte, notamment sur les jeunes qui se sont révélés cette année.

Portland est sûrement le club qui a reçu le plus d’éloges cette saison. Même s’il a raté de peu tant le Supporters Shield qu’une place en finale de la Coupe MLS, son recrutement, sa manière de jouer et sa série de rencontres sans défaite ont marqué les esprits, valant entre autres le titre d’entraîneur de l’année à Caleb Porter. Si l’équipe compte plusieurs vedettes, on y a aussi retrouvé de nombreux titulaires qui ne font pas partie des tout meilleurs de la MLS. Sans casser le collectif, Portland pourrait donc être plus performant la saison prochaine s’il va chercher des renforts aux bonnes positions.

Après avoir été toujours placé mais jamais gagnant durant plusieurs années, Kansas City a remporté la Coupe MLS en battant entre autres Houston, son bourreau habituel sur le chemin de la gloire. Le Sporting a réussi à conserver intacte la défense la plus solide du championnat mais a quand même dû procéder à de nombreux essais pour trouver la bonne formule offensive. Les attentes sont élevées pour la saison prochaine, mais on peut s'attendre à voir la politique de stabilité se poursuivre, accompagnée de retouches aux postes nécessaires, comme celui de gardien de but.

En remportant le Supporters Shield, New York a enfin garni sa vitrine de trophées : s'il est difficile de considérer la saison comme négative, ceux qui suivent le club de près rappellent qu'elle a été faite de hauts et de bas, avec par exemple le transfert raté de Juninho. Mais il y a aussi, et surtout, eu un Olave qui a consolidé la défense, un Cahill qui a pris une nouvelle dimension grâce à ses buts et à son travail, ainsi que les débuts réussis de l'entraîneur Mike Petke. L'objectf est désormais de construire un noyau avec plus de solutions de rechange tout en tenant compte des contraintes salariales.

Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

16 December 1:20 pm

Retour aujourd'hui sur mes bilans de saison : on atteint le dernier carré du flop 10, avec deux équipes qui avaient de nombreux atouts pour aller jusqu'au bout mais ont vu leur route s'arrêter en raison d'un point faible récurrent tout au long de la saison.

4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
Portland a émerveillé bien du monde cette saison, et je fais partie de ceux qui sont conquis (vous le verrez plus tard dans la rubrique « Pleine lucarne »). Cette équipe sait tout faire ou presque. On pourrait même dire qu’elle n’a qu’un défaut… Mais quel défaut ! Dès que son adversaire bénéficie d’une phase arrêtée, il faut rester attentif car il y a des chances que ça se termine en but. Corner, coup franc, touche : tout est source de danger pour le but de Ricketts, gardien de MLS qui s’est le plus souvent retourné suite à de telles situations. On peut même dire que ce fut fatal à l’équipe, qui a encaissé deux buts sur corner en finale de Conférence à Salt Lake. Si vous cherchez une explication à cela, on en a discuté dans l’émission Coup Franc qui faisait un gros plan sur Portland.

3. Les tares défensives du LA Galaxy
Le LA Galaxy avait la troisième meilleure défense de la compétition. Et pourtant, celle-ci avait d’immenses travers, qui lui ont coûté très cher. Ainsi, aucune arrière-garde en MLS n’a plus mal défendu son petit rectangle et aucune ne fut plus friable dans le jeu de tête que celle emmenée par Omar Gonzalez. Vous n’avez qu’à penser aux deux buts encaissés lors de son élimination à Salt Lake. Sur les phases arrêtées, ce n’était pas terrible non plus. Et que dire des fins de rencontre, avec près de la moitié des buts encaissés cette saison tombés dans le dernier quart d’heure. Une accumulation de défauts trop importante pour briguer une troisième Coupe MLS consécutive.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

12 December 5:39 pm

Moins d’une semaine s’est écoulée depuis la finale de la Coupe MLS, mais le marché des transferts est déjà en pleine effervescence. Entraîneurs, gardiens, joueurs de renom, départs, retraites, échanges et j’en passe : voilà un point de la situation.

Deux postes sont susceptibles de provoquer une cascade de dominos au moindre changement important quelque part : ceux de gardien et d’entraîneur. Il y aura pas mal de nouveaux visages la saison prochaine à la tête des clubs, mais personne n’a été « voler » le coach d’un concurrent. Pour 2014 du moins, puisque Jason Kreis a quitté Salt Lake pour prendre la direction de New York City, qui fera son entrée dans la compétition en 2015. L’entraîneur des finalistes malheureux a expliqué que pour une fois dans sa carrière, il ne voulait pas faire le choix de la facilité.

Kansas City, le champion en titre, est touché par la valse des portiers puisque Jimmy Nielsen a annoncé sa retraite. Il y a donc une place à prendre. Ce n’est pas le cas à New England, où Matt Reis raccroche lui aussi les crampons (pour devenir entraîneur des gardiens du LA Galaxy), puisque le club a immédiatement embauché Brad Knighton (Vancouver) qui sera en concurrence avec Bobby Shuttlweorth, longtemps titulaire cette saison. Seattle n’a pour sa part pas levé l’option sur Michael Gspurning, très solide pendant un an avait de connaître une fin de saison 2013 particulièrement difficile. Là aussi, le poste a été rapidement comblé puisque Stefan Frei quitte Toronto pour rejoindre les bords du Pacifique. Parmi les joueurs de champ, Pablo Mastroeni (Colorado) s’est joint à la liste des retraités sur laquelle figuraient déjà Brian Ching (Houston) et Ramiro Corrales (San José).

La campagne des transferts a été lancée par Toronto, qui a été chercher Jackson à Dallas, club qui annonce un grand ménage. À Seattle aussi, il devrait y avoir beaucoup de changement. Le transfert le plus marquant pour le moment est celui de Mauro Rosales à Chivas USA. Tristan Bowen effectue le chemin inverse et Sigi Schmid a aussi attiré l’arrière central Chad Marshall (Columbus). Autre mouvement notable : le passage du capitaine de Montréal, Davy Arnaud, à DC United. Le club de la capitale américaine a continué de se renforcer ce jeudi, profitant de la première étape du Processus de repêchage pour aller chercher Sean Franklin (LA Galaxy) et Bobby Boswell (Houston) pendant que Portland mettait le grappin sur Steve Zakuani (Seattle). Quelques heures plus tôt, l’équipe de Caleb Porter avait effectué un échange Jorge Vallafaña - Andrew Jean-Baptiste avec Chivas USA et avait appris que le Bayern Munich affronterait les vedettes de la MLS lors du Match des étoiles 2014 à Jeld-Wen Field.

Rendez-vous ici pour avoir la liste complète des transferts déjà effectués en vue de la saison prochaine mais aussi des joueurs que les clubs ne souhaitent pas conserver.

26 November 12:15 pm

L’émission de cette semaine (à écouter ici) fait la part belle aux trois clubs en fête ces derniers jours : Kansas City et Salt Lake, évidemment en raison de leur qualification pour la finale de la Coupe MLS, mais aussi Orlando, qui effectuera son entrée dans la compétition en 2015.

Au menu de la discussion sur les finales de conférence :

  • Les mérites des deux vainqueurs
  • L’influence de la météo du match le plus froid de l’histoire de la MLS
  • Le rôle de Feilhaber dans la victoire de Kansas City
  • Dwyer devant Bieler dans la hiérarchie des attaquants de Peter Vermes
  • À quel point les absences de Bruin et Clark ont été préjudiciables aux Texans.
  • Les choix étonnants de Caleb Porter
  • Le manque de fraîcheur physique de Portland
  • L’influence de la pause de deux semaines entre le match aller et le match retour
  • Une finale de Coupe MLS alléchante ? Même pour les pontes de la MLS ?

L’annonce de l’arrivée d’Orlando en 2015 a été l’autre évènement de la semaine écoulée. Cela nous amène à parler du risque que la Floride constitue une peau de banane, de la santé financière de la MLS, du climat, du niveau de la compétition et du bassin de joueurs ainsi que de l’obligation de gagner et du nombre plus élevé d’équipes qui finiront la saison sans prix.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

25 November 12:31 pm

Salt Lake disputera la finale de la Coupe MLS 2013 à Kansas City : vainqueur 4-2 à l’aller, il a conservé son avance de main de maître en remportant 0-1 le match retour de sa finale de conférence à Portland (résumé vidéo).

À vrai dire, l’équipe de Caleb Porter n’est jamais complètement rentrée dans son match et a peiné à inquiéter Rimando. Essayant de jouer au sol dans l’axe, elle trouvait toujours un pied adverse pour la contrer. Ses principales menaces ont été sur phases arrêtées, deux d’entre elles se terminant même par un but, à chaque fois annulé. S’il y avait clairement hors-jeu sur le deuxième, l’entraîneur local ne comprend pas le coup de sifflet sur le premier, tournant du match à ses yeux. Il pourrait aussi invoquer les blessures de Piquionne et Wallace, l’obligeant à remplacer deux joueurs avant même la mi-temps.

Pendant ce temps, Salt Lake tenait parole et ne se recroquevillait pas devant son but. Au contraire, Beckerman et ses coéquipiers faisaient tout pour maîtriser l’entrejeu. Dans un duel entre deux équipes qui aiment jouer loin dans le camp de l’adversaire, cela ne débouchait pas sur de nombreuses occasions. Un scénario rêvé pour les visiteurs, qui ont fait preuve d’efficacité quand un dégagement de Rimando a fini dans les pieds de Gil dont le tir à distance était mal maîtrisé par Ricketts : Findley, à l’affût, n’en demandait pas tant pour inscrire un autre but très important. Ce fut le seul du match, dont Portland passa la suite à chercher la clef, en vain. Salt Lake est sa bête noire, mais même les vainqueurs ont du mal à en expliquer la raison.

Malgré une déception évidente, les supporters locaux ont soutenu leurs joueurs jusqu’au bout. Ces derniers ne cachaient pas leur peine tout en soulignant la très belle saison du club, où s’est installée la culture de la victoire. Sportifs, les visiteurs n’ont pas manqué de souligner les mérites d’un adversaire coriace. Avant de fêter la qualification qui couronne une saison qui a largement surpassé les attentes. Ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, mais bien soulever la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

23 November 11:26 am

On connaîtra le nom du second finaliste de la Coupe MLS dimanche à l’issue de Portland - Salt Lake, dont le coup d’envoi est prévu à 21h00 et qu’il sera possible de suivre à la télévision sur ESPN et ESPN Deportes. Un match haut en couleurs en perspective, l’équipe locale devant combler le déficit de sa défaite 4-2 à l’aller.

La mission s’annonce périlleuse pour Portland, puisqu’il n’est jamais parvenu à battre Salt Lake cette saison. Et pourtant, Caleb Porter ne prévoit aucun changement tactique pour retourner la situation : « Nous jouons toujours bien à domicile, même contre eux », insiste l’entraîneur local. En fait, pour lui, le principal danger est de voir son équipe rouillée après deux semaines sans match : avoir plus de temps pour se préparer, c’est bien, mais Porter aime aussi avoir l’occasion de mettre ses préceptes en application.

Avec la Timbers Army qui jouera son rôle habituel de douzième homme, les visiteurs s’attendent à un match difficile mais ne sont pas impressionnés par la foule, qui « ne donne pas seulement de l’énergie à l’équipe locale ». Décourager Salt Lake n’est pas simple, et ce n’est pas l’absence de Saborio et Wingert, deux titulaires habituels, qui va inquiéter la troupe de Jason Kreis. Après tout, leur attaquant vedette n’était pas là au match aller non plus…

S’il y a une faille psychologique dans leur chef, elle pourrait venir des regrets suite au but de Piquionne en fin de match il y a deux semaines, qui a réduit leur avance de trois à deux buts et ravive d’inquiétants souvenirs. Et remonter deux buts, c’est tout à fait possible : Jack Jewsbury, héros d’un tel renversement lorsqu’il portait le maillot de Kansas City, peut en témoigner.

Quoi qu’il en soit, un affrontement entre ces deux équipes, deux des plus agréables à regarder cette saison, est bien plus qu’une bataille mentale, le jeu y prend toujours le dessus. Surtout quand on a sur le terrain Diego Valeri et Javier Morales, deux des meilleurs régisseurs du championnat. Même s’il sait que son adversaire doit protéger son avance, Portland s’attend à ce que Salt Lake ne change pas son approche offensive habituelle. Le discours d’avant-match des visiteurs est d’ailleurs clair : « Quand on reste derrière à attendre l’adversaire, généralement, on joue mal », disent-ils. Pas de doute : pour eux, la meilleure défense, c’est l’attaque.

Deux équipes spectaculaires qui monteront sur le terrain avec des intentions offensives : il y a de quoi s’en régaler d’avance !

12 November 1:13 pm

La phase finale de la MLS bat son plein en ce moment : on vient de disputer le match aller des finales de conférence, point d’orgue d’une série de 10 rencontres en 12 jours. Ce blitz est évidemment au cœur de notre émission de cette semaine (à écouter ici) :

  • Les mérites de Salt Lake, dont tous les joueurs savent ce qu’ils ont à faire une fois sur le terrain
  • L’étiolement de la confiance de Portland et sa faiblesse sur les phases arrêtées
  • Le non-match entre Houston et Kansas City
  • Faut-il prendre en compte les buts à l’extérieur ?
  • L’élimination de New York : hara-kiri ! Les limites de Mike Petke
  • Le LA Galaxy sorti en raison de ses faiblesses défensives… et de l’échange Magee - Rogers ?
  • L’importance, ou non, de respecter le calendrier international
  • Quelques mots aussi sur la situation de Marco Schällibaum à Montréal

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 November 12:46 pm

Les finales de conférence aller ont été pour le moins contrastées : dans l’Est, Houston et Kansas City n’ont pu se départager et le nul blanc reflète parfaitement la qualité de la rencontre, alors que dans l’Ouest, six buts et le spectacle étaient au rendez-vous à l’occasion de Salt Lake - Portland.

L’objectif de Kansas City était clair : ne pas encaisser, et il a été atteint. Même quand l’équipe avait une mini-chance d’aller menacer Hall, elle évitait le moindre risque, d’autant qu’il n’y a pas de « double bénéfice » au but marqué à l’extérieur en MLS. Houston, qui disputait son quatrième match en dix jours, son sixième en moins de trois semaines, était quelque peu sur les rotules et affrontait un adversaire contre qui il n’a jamais marqué en trois confrontations au Texas cette saison.

Si ce 0-0 (résumé vidéo) n’a rien de surprenant, certains annonçaient un « combat de chiens ». Ce fut laid, mais encore plus qu’on ne le croyait. Oui, il y a eu des coups salauds, oui, de nombreux joueurs ont des plaies à panser (le calendrier chargé y est pour beaucoup) mais on a aussi longtemps assisté à un simulacre de combat : on grogne pour gagner la bataille de l’entrejeu, mais on ne prend ensuite pas le risque d’attaquer. La concentration pour éviter de prendre des buts était plus importante que la volonté d’en marquer et il n’y eut guère de menaces sérieuses durant 90 minutes.

Ce fut une histoire bien différente dans l’autre duel, lors duquel Salt Lake a battu Portland 4-2 (résumé vidéo). Tout avait bien commencé pour les visiteurs, qui avaient profité d’une approximation de Rimando pour prendre l’avance sur un superbe coup franc de Will Johnson. Mais ils ont payé leurs carences défensives sur phases arrêtées au prix fort. Après avoir concédé l’égalisation sur corner, le doute les a envahis. Salt Lake l’a immédiatement senti et les a pris à la gorge, sans relâcher. Portland est sorti de son match : les ingrédients du désastre étaient réunis, et une bourde de Danso a permis à Findley de donner l’avance à ses couleurs.

Sandoval a porté l’écart à deux buts juste après le repos, et Morales a profité d’une erreur de Ricketts sur corner pour faire 4-1. En toute fin de rencontre, Piquionne reprenait un centre de la droite de Jewsbury pour fixer les chiffres à 4-2. Un but ô combien important, car tout Portland croit qu’il est possible de remonter un écart de deux buts à domicile dans deux semaines. La position de Salt Lake est évidemment enviable, mais ne comptez pas sur Jason Kreis et ses hommes pour dire que leur avance est confortable.

09 November 12:35 pm

Pas le temps de se reposer, pas le temps de célébrer, voilà déjà le moment des finales de conférence. Plus on avance, plus les duels s’annoncent serrés… ce qui n’est pas peu dire quand on voit comment il a été difficile de départager les protagonistes au tour précédent !

Ce samedi dès 14h30 (HE) sur RDS2, NBC et Univision Deportes, Houston accueillera Kansas City. Pour une troisième saison consécutive, les deux équipes s’affrontent en phase finale. Par deux fois, les Texans se sont imposés et, avide de revanche, leur adversaire est ravi de retrouver son bourreau. « Il en est malade », déclare Bobby Boswell qui ne prévoit pas un match académique mais bel et bien un combat de chiens.

Suspendu, Corey Ashe restera à la niche et Dominic Kinnear n’a pas de remplaçant attitré : il optera sans doute pour l’option qui a le plus de mordant. De son côté, Peter Vermes sait qu’il peut à nouveau compter sur Claudio Bieler, qui a montré qu’il n’avait pas perdu son flair en marquant en prolongation contre New England.

Dimanche à 21h00 (HE), RDS2, ESPN et ESPN Deportes retransmettront Salt Lake - Portland. Considéré par certains comme une finale avant la lettre entre les équipes les plus constantes depuis le début de la saison, ce duel opposera deux solides défenses, deux entrejeux riches et deux attaques puissantes avec de multiples options. À Portland, Ryan Johnson semble avoir retrouvé la préséance, alors qu’à Salt Lake, on a vu que quand Saborio ne marquait pas, ses équipiers prenaient le relais.

Ce sera également une histoire de bêtes noires, puisqu’en quatre confrontations cette saison, les hommes de Caleb Porter n’ont jamais battu ceux de Jason Kreis. Mais, selon leur entraîneur, ils ont eu une bonne répétition face à Seattle, et affronteront un adversaire qui a les mêmes failles. Son vis-à-vis estime que ses hommes, qui jouent leur deuxième match de suite à domicile, ne sont pas forcément avantagés par le fait de ne pas voyager, mais surtout par celui de dormir dans leur propre lit. Il est certain que dimanche soir, ils vous feront passer le goût de rejoindre le vôtre.