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Philadelphia Union

27 March 12:10 pm

L’annonce de l’arrivée de Minnesota en MLS en 2018 confirme une tendance lourde depuis des années : les clubs qui font leur entrée en MLS sont de plus en plus rarement créés de toutes pièces à cette fin. Ils existent déjà depuis plusieurs années au moment de l’annonce, et leur supporters apprennent donc, en quelque sorte, leur promotion officielle parmi l’élite du soccer canado-américain quelques années à l’avance. Durant ce laps de temps, leur équipe continue-t-elle d’être performante ? Et cela constitue-t-il un avantage au moment d’entrer en MLS ? C’est ce que j’ai voulu vérifier.

Saison Division Class. Points Phase finale Spectateurs
           
NOUVEAUX CLUBS
           
TORONTO (annonce en novembre 2005)
2007 MLS 13/13 25/90 non 20120
           
SAN JOSÉ (annonce en juillet 2007)
2008 MLS 14/14 33/90 non 13713
Cette situation est particulière car à l’issue de la saison 2005, les San Jose Earthquakes ont déménagé à Houston. Le club qui a vu le jour en 2008 en a repris le nom et le palmarès, mais était quand même, à peu de choses près, une nouvelle entité.
           
PHILADELPHIE (annonce en février 2008)
2010 MLS 14/16 31/90 non 19254
           
NEW YORK CITY (annonce en mai 2013)
2015 MLS en cours
           
Les deux clubs qui commenceront à jouer en MLS en 2017 (Atlanta et Los Angeles FC) seront également des nouveaux clubs.
           
CLUBS EXISTANTS
           
SEATTLE (annonce en novembre 2007)
2007 USL (D2) 1/12 54/84 champion 3396
2008 USL (D2) 6/11 40/90 ¼ de finale 3386
2009 MLS 4/15 47/90 ¼ de finale 30897
           
VANCOUVER (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 7/11 42/90 finale 5312
2010 D2 5/12 45/90 ½ finale 5152
2011 MLS 18/18 28/102 non 20153
           
PORTLAND (annonce en mars 2009)
2009 USL (D2) 1/11 58/90 ½ finale 9734
2010 D2 4/12 49/90 ¼ de finale 10727
2011 MLS 12/18 42/102 non 18827
           
MONTRÉAL (annonce en mai 2010)
2010 D2 6/12 43/90 demi-finale 11464
2011 NASL (D2) 7/8 35/84 non 11554
2012 MLS 12/19 42/102 non 22772
           
ORLANDO (annonce en novembre 2013)
2013 USL Pro (D3) 2/13 54/78 champion 8053
2014 USL Pro (D3) 1/14 62/84 ¼ de finale 4743
2015 MLS en cours
           
MINNESOTA (annonce en mars 2015)
Les supporters du Minnesota United FC devront être patients puisque l’annonce de leur entrée en MLS est faite trois ans avant les débuts du club parmi l’élite, ce qui constitue une première pour un club déjà existant. Ils se consoleront en se disant que leurs prédécesseurs ont généralement connu de bonnes saisons de transition dans les divisions inférieures et ont, surtout, souvent mieux réussi leurs débuts en MLS que les clubs partant de zéro.

06 March 2:32 pm

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

18 February 2:12 pm

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat. Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 18 au 28 février)

TOURNOI SUNCOAST PRO (Floride, 18 au 28 février)

Demain, l’état des lieux des équipes joueront en Ligue des champions la semaine prochaine, de celles qui participent au tournoi de Portland ou à la Carolina Challenge Cup ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

10 February 2:08 pm

Les renforts de choix continuent d’affluer en MLS et si la folie de fin janvier s’est atténuée, il y a eu suffisamment de signatures intéressantes au cours des derniers jours pour faire un nouveau point de la situation.

La francophonie a (encore) un représentant de plus en MLS depuis que l’ancien Marseillais Benoît Cheyrou a signé à Toronto, où il sera associé à Michael Bradley dans l’entrejeu. Mais aussi à Sebastian Giovinco puisque l’Italien, qui devait seulement rallier le club lors du mercato estival, a quitté la Juventus prématurément et jouera dès le début de la saison à Toronto, où il a été accueilli en grandes pompes.

Autre arrivée qui a fait grand bruit, le retour de Juan Agudelo à New England après une aventure en Europe qui ne s’est pas passée comme espéré par l’attaquant. Si les supporters qui se rendront à Foxborough verront des visages familiers dans un vieux stade, ce sera l’inverse pour ceux de San José. La nouvelle enceinte (qui nous promet le plus grand bar à ciel ouvert des États-Unis) accueillera une équipe remodelée, et dont la dernière pierre ajoutée à l’édifice est l’attaquant suisse Innocent Emeghara, qui aura le statut de joueur désigné.

Du neuf, rien que du neuf dans le noyau de New York City, avec l’arrivée de l’international slovaque Adam Nemec. Cet attaquant expérimenté au grand gabarit (1,90 m) évoluait à l’Union Berlin (D2 allemande). L’entrejeu de l’équipe a également été renforcé par le Colombien Javier Calle, prêté pour un an par l’Independiente Medellin. De l’autre côté du fleuve Hudson, on a acté un départ attendu, celui de Tim Cahill vers Shanghai.

Si vous avez suivi la dernière Coupe d’Afrique des nations, vous avez peut-être vu à l’œuvre le dernier renfort de Columbus, l’ailier gauche Cedrick Mabwati, qui s’est rendu jusqu’en demi-finale avec la République démocratique du Congo. Et si vous suivez la MLS depuis plusieurs années, vous connaissez le visage d’Eric Avila, que Santos Laguna a prêté à Orlando. Autres prêts, celui du milieu de terrain argentin Lucas Pittinari de Belgrano à Colorado, et celui de l’arrière central canado-portugais Steven Vitoria de Benfica à Philadelphie.

02 February 3:00 pm

Après leur longévité… leur jeunesse. Voici la photo des entraîneurs actuels des 20 clubs de MLS (liste complète ici), il y a de cela quelques années. Parvenez-vous à tous les reconnaître (franchement, ce n’est pas facile) ? Amusez-vous bien ! Je vous donnerai les réponses demain.

28 January 1:37 pm

Ça y est, les 20 clubs de MLS ont commencé leur préparation de la saison 2015. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

  • Chicago : Comment permettre au gardien Johnson de faire un pas supplémentaire dans sa carrière ? En allant chercher Jon Busch.
  • Colorado : La concurrence accrue pour le poste de gardien de but, au plus grand plaisir de l’entraîneur.
  • Columbus : L’acclimatation en MLS de deux hommes venus du froid, le Suédois Saeid et l’Islandais Steindorsson.
  • Dallas : L’arrivée d’un nouveau préparateur physique, Fabian Bazan, qui a travaillé en D1 mexicaine et avec l’équipe nationale vénézuélienne.
  • DC United : Le cas Eddie Johnson, absent trois semaines pour des raisons médicales non divulguées, et probablement forfait en Ligue des champions.
  • Houston : Les préceptes du nouvel entraîneur Owen Coyle, qui préconise la conservation du ballon peu importe la disposition de l’équipe sur le terrain.
  • Kansas City : Un effectif qui a beaucoup changé, à un point tel que Peter Vermes pourrait délaisser son traditionnel 4-3-3.
  • LA Galaxy : La retraite de Landon Donovan laisse une place à prendre, convoitée notamment par Jose Villarreal.
  • Montréal : Les supporters ne reconnaîtront pas beaucoup de titulaires dans l’équipe solidement renforcée, et seront heureux de la voir prendre un virage francophone.
  • New England : Le retour possible de Juan Agudelo, dont le passage en Europe ne se passe pas comme il l’espérait.
  • New York City : Mix Diskerud, un joueur qui veut mieux se faire connaître du grand public et prendre ses responsabilités pour progresser dans sa carrière.
  • New York RB : Le club est très actif sur le marché des transferts ces jours-ci, et les questions ne manquent pas (Marsch, Cahill, défense centrale, etc.)
  • Orlando : Tous les yeux sont tournés vers Kaka, y compris ceux de ses nouveaux coéquipiers admiratifs.
  • Philadelphie : L’entraîneur Jim Curtin rassure les supporters inquiets de la légèreté de l’effectif et annonce des renforts à venir bientôt.
  • Portland : Après une saison 2014 aussi riche en attentes qu’en déceptions, Caleb Porter dit qu’il a désormais appris à être efficace.
  • Salt Lake : Les malheurs de Joao Plata, qui s’est cassé le pied au premier entraînement et sera absent pendant trois ou quatre mois.
  • San José : Un nouvel entraîneur, un effectif méconnaissable et la décision du Gruenebaum de mettre un terme à sa carrière au lieu d’aller en Californie.
  • Seattle : Alors, cette Coupe MLS, c’est pour quand ? Sigi Schmid est optimiste.
  • Toronto : Qui sera le vrai leader dans le vestiaire ? Steven Caldwell doit-il garder le brassard de capitaine ?
  • Vancouver : Une préparation entamée dans de meilleures conditions que l’an dernier, mieux planifiée et avec 22 joueurs qui étaient déjà dans l’effectif en 2014.

22 January 2:23 pm

Ça y est, c’est reparti ! Certains clubs de MLS ont repris le chemin des terrains ce jeudi, pour leur premier entraînement de l’année. Afin de mieux suivre qui fera quoi au cours des prochaines semaines, voilà le programme de chacun des clubs, selon les informations qu’ils ont communiquées.

CHICAGO
Reprise des entraînements :
dimanche 25 janvier (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : 1er au 13 février, à Norwich et Londres (Angleterre)
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

COLORADO
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

COLUMBUS
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : Floride, du 24 janvier au 6 février
Tournois de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février ; tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

DALLAS
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Floride, du 1er au 8 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

DC UNITED
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stages : Floride, du 24 janvier au 6 février ; Dallas, du 16 au 22 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 26 février, Alajuelense - DC United (Ligue des champions)

HOUSTON
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Tucson, du 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

KANSAS CITY
Reprise des entraînements :
23 janvier
Stages : Tucson, du 25 janvier au 10 février et du 15 février au 1er mars
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

LA GALAXY
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stage : Irlande et Suède, du 11 au 22 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

MONTRÉAL
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : Mexique, à partir du 8 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 24 février, Pachuca - Montréal (Ligue des champions)

NEW ENGLAND
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Casa Grande (Arizona), du 26 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

NEW YORK CITY
Reprise des entraînements :
samedi 24 février
Stage : Floride, du 24 février au 2 février ; Manchester (Angleterre), du 6 au 16 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

NEW YORK RB
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Orlando, 26 janvier au 6 février ; Brandeton (Floride), 16 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

ORLANDO
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : aucun
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

PHILADELPHIE
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Clearwater (Floride), 2 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

PORTLAND
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Tucson, du 28 janvier au 11 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SALT LAKE
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Californie, 3 au 12 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SAN JOSÉ
Reprise des entraînements :
25 janvier
Stage : Arizona, du 2 au 10 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

SEATTLE
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Californie, du 29 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

TORONTO
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

VANCOUVER
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Tucson, 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

20 January 4:45 pm

Les 20 clubs de MLS entameront leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes à quelques jours de la reprise. Pour commencer, les équipes qui ont terminé à la queue du classement la saison dernière et ont donc une importante pente à remonter.

Montréal déploie les grands moyens pour ne plus terminer lanterne rouge de la compétition. Tant l’axe de l’entrejeu (Donadel, Reo-Coker) que celui de la défense (Soumare, Cabrera et probablement Ciman) ont reçu du renfort. Dans le même temps, Ferrari, Pearce, Perkins (remplacé numériquement par Kronberg) et Di Vaio sont partis. McInerney pourrait reprendre le rôle du joueur désigné italien, mais le club cherche au moins une solution de rechange devant. L’arrière gauche Toia est pour le moment le seul nouveau venu sur les flancs.

Pour se relancer, San José a misé jusqu’à présent sur deux cartes principales : un changement d’entraîneur, avec l’arrivée de Dominic Kinnear, et le repêchage de joueurs que les autres clubs ne souhaitaient pas conserver (Gruenebaum, Wynne, Sanna Nyassi). Ajoutons-y l’arrivée de jeunes et du créatif Barrera (ex-Chivas USA), alors que les principales pertes sont celles de Busch et Harris. Cela paraît léger mais le staff semble vouloir évaluer son effectif avant de voir s’il y a besoin d’autres renforts.

La donne sera d’autant plus compliquée que la Conférence Ouest a l'air particulièrement relevée cette année. On peut tenir le même raisonnement en regardant les changements effectués par Colorado jusqu’à présent. Sarvas sera un réel renfort, les autres (Cronin, MacMath, Burling, Imbongo, Harrington) doivent à nouveau prouver leur capacité à améliorer une équipe en difficulté, qui a en outre perdu du beau monde avec LaBrocca, Wynne, Klute, Piermayr et José Mari.

Roi du nul en 2014, Chicago ne lésine pas sur les moyens pour retrouver le chemin de la victoire. L’équipe de Frank Yallop a beaucoup recruté à l’étranger, avec les arrivées des attaquants Igboananike et Accam (tous deux à titre de joueur désigné) et Do Prado, de l’international trinidadien Joevin Jones, de l’arrière central bourlingueur Adailton, sans oublier le retour au bercail de Michael Stephens et l’arrivée de Gehrig qui a contribué à la bonne deuxième moitié de saison 2014 de Columbus. Les emplettes ne sont pas terminées, comme en témoigne l’intérêt pour l’ailier écossais Shaun Maloney. De quoi rapidement faire oublier les départs de Segares, Alex et Soumare et permettre à Yallop d’imposer sa griffe à l’équipe.

Quand on parle de grandes manœuvres pour espérer finir du bon côté de la ligne rouge, il faut évidemment inclure Toronto dans l’équation. L’arrivée qui a fait couler le plus d’encre est celle d’Altidore, qui doit compenser le départ de Defoe. Confirmée, celle de Giovinco ne se matérialisera cependant que cet été. Le secteur offensif a été priorisé, comme en témoigne le recrutement de Robbie Findley. L’équipe doit cependant encore se solidifier derrière, surtout après les départs d’Orr et Henry ; le nom de Damien Perquis a été cité. De Rosario quitte aussi le club, mais il ne jouait presque plus.

Après avoir eu le même entraîneur depuis ses débuts en 2006, Houston entamera la dixième saison de son histoire en entrant dans une nouvelle ère marquée par l’arrivée d’un directeur sportif (Matt Jordan) et le remplacement de Dominic Kinnear par Owen Coyle. Malgré les départs de Driver, Cummings et Hall, le cœur du noyau reste intact, et reçoit même quelques renforts intéressants avec l’arrière droit Inkoom, le jeune milieu offensif argentin Miranda et l’arrière central espagnol Raul Rodriguez. Erick Torres, lui, n’arrivera que cet été.

C’est beaucoup plus calme pour le moment à Philadelphie, dont le renfort le plus sérieux à ce jour est CJ Sapong. S’il y a assez de gardiens de qualité pour compenser le départ de MacMath, Okugo n’a pas encore été remplacé en défense centrale. Casey pourrait lui aussi s’en aller. S’il n’y a pas d’autres renforts, ce ne sera guère rassurant pour les supporters d’une formation qui avait terminé à sept points de la dernière place qualificative pour la phase finale de la Coupe MLS 2014.

28 November 10:00 am

L’hiver dernier, deux Français au sommet de leur art ont quitté leur club formateur et la Ligue 1 pour la Major League Soccer.

Il faut parfois faire des sacrifices pour saisir une occasion. Pour une aventure en Amérique, Vincent Nogueira et Jean-Baptiste Pierazzi sont partis des clubs qui les avaient aidés, eux, garçons du coin, non seulement à se rendre en première division, mais aussi à y exceller. Après 293 matchs de Ligue 1, ils ont quitté leurs clubs chéris, imprimés dans la fibre de leurs êtres, pour l’inconnu : Philadelphie et San José.

À 26 ans, Nogueira était cadre au Football Club Sochaux-Montbéliard. Né à Besançon, à une heure du Stade Auguste Bonal, il était adolescent lorsqu’il a intégré le centre de formation de Sochaux. Au moment de son départ vers la MLS, cinq saisons de régularité avaient fait de lui le métronome que tentait de dérégler l’adversaire.

Pierazzi avait 28 ans lorsqu’il a quitté son île méditerranéenne, la Corse. Son soccer, il l’a joué sur la principale ville de l’île, Ajaccio – bien connue à titre de lieu de naissance de l’empereur Napoléon Bonaparte et moins célèbre à titre de lieu de naissance de la chanteuse Alizée. Dévoué à la cause de l’AC Ajaccio, Pierazzi en est devenu le capitaine au cours de la saison 2011-2012, quelque 15 ans après s’être joint à l’ACA.

Sochaux et Ajaccio sont tous deux descendus en Ligue 2 quelques mois après le départ de ces deux hommes en MLS. En vérité, le mal était fait : ensemble, Sochaux et Ajaccio n’ont gagné que trois rencontres de Ligue 1 dans la dernière demi-saison qu’y ont passé Nogueira et Pierazzi.

Comme d’autres avant eux, le duo a suivi les traces du tout premier représentant de l’Hexagone en MLS, Youri Djorkaeff, champion du monde en 1998 et pilier de l’équipe de New York en 2005 et 2006. Certains, comme Djorkaeff, se sont promenés avant de rejoindre la MLS – les Thierry Henry, Aurélien Collin et autres Peter Luccin. D’autres, comme Sébastien Le Toux et Hassoun Camara, n’avaient connu que le foot français.

Nogueira et Pierazzi ont connu un nouveau départ.

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Vincent Nogueira pourrait être canadien : « Je suis vraiment, vraiment désolé ! »

Malheureusement pour les partisans des Rouges, il ne l’est pas. Il m’explique poliment que son ordinateur recevait mes appels Facetime à la place de son téléphone, ce qui a retardé notre rendez-vous. L’attente en vaut la peine. Nogueira revient de quelques jours dans les Alpes ; il s’exprime bien, il est drôle, et il est honnête.

Pierrazi, pour sa part, prend du bon temps dans le sud de la Californie. Quelques semaines encore le séparent d’un retour en Corse, qu’il appelle « l’une des plus belles îles du monde », mais il cache bien son impatience. Il ne peut s’empêcher d’échapper un petit rire de temps à autre au cours de cette conversation avec un reporter francophone, ce qui ne lui est probablement pas arrivé depuis un certain temps.

« Vincent, je le connais en tant qu’adversaire. Il y a un grand respect entre nous. Chaque fois que mon équipe jouait contre Sochaux, il a toujours été le joueur auquel nous devions faire attention. Il a beaucoup de talent. C’est toujours un plaisir de jouer contre lui. J’espère qu’il ne nous fera pas trop de misères en 2015, parce que c’est vraiment un bon joueur ! » Jean-Baptiste Pierazzi

Ils méritent leur congé. Ni l’un ni l’autre n’a vraiment pris de repos entre la France et ce déménagement aux États-Unis.

Avec une demi-saison dans les jambes, les deux joueurs ont filé jusqu’à la préparation de leurs équipes respectives pour quelque 10 mois de soccer. Pierazzi s’est vite fait mal au pied et a joué malgré la douleur jusqu’en avril. Nogueira a senti son corps – ses adducteurs tout particulièrement – le supplier de ralentir au cours de l’été, lorsque la saison prend fin en Europe.

Ils ont joué pendant 18 mois sans vraiment s’arrêter. Mais la fatigue n’allait pas leur donner le mal du pays.

« Je m’étais dit que je voulais faire toute ma carrière dans mon club formateur, se rappelle Pierazzi. Mon rêve le plus fou était de porter mon club formateur dans une Coupe d’Europe. Après, c’était un choix de vie. J’ai eu la possibilité de réaliser des rêves grâce à mon métier. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je passe à côté. On ne vit qu’une fois. »

Nogueira est du même avis.

« J’ai fait preuve d’un peu d’impatience, parce que la plupart des joueurs viennent en MLS un petit peu plus tard car on estime que le niveau est un peu moins bon et que c’est plutôt un choix de fin de carrière, concède-t-il. Mais ça commence à être un petit peu différent. Je voulais voir autre chose, et j’ai pris l’aspect vie personnelle un peu plus en considération que l’aspect sportif. En un rien de temps, on se retrouve à l’autre bout du monde, mais on fait quand même le sport qu’on aime. C’est génial.

« C’est de la découverte. C’est un pays attractif comme on en voit peu dans le monde. C’est un pays immense où on peut vivre des choses géniales. »

Mais il fallait d’abord jouer au soccer. Le style de jeu de la MLS ne les a pas déstabilisés, mais Nogueira, naturellement porté à jouer plus en retrait, a dû faire quelques compromis. La présence des Amobi Okugo, Maurice Edu, Brian Carroll et Michael Lahoud sur l’effectif de l’Union a replacé Nogueira en numéro 10 pour de nombreux matchs.

Nogueira se souvient d’avoir joué « à tous les postes possibles au milieu de terrain ». Il n’en a donc pas fait de cas, même s’il accepterait volontiers une place régulière de numéro 6.

« Je fais des performances un peu plus complètes en étant plus numéro 6 que numéro 10, soutient-il. C’est le poste que j’affectionne le plus. Et c’est le poste où je pense être le plus performant.

« Le patron, c’est l’entraîneur. Il me met où il veut, et je n’ai rien à dire. Il m’a fait jouer un petit peu plus haut. C’était son choix. S’il l’a fait, c’est qu’il estimait que c’était la meilleure solution pour l’équipe. »

Un poste de milieu en retrait, voilà aussi la préférence de Pierazzi. Dossier prioritaire de l’entre-saison de l’ancien entraîneur en chef des Quakes, Mark Watson, Pierazzi a assumé de grandes responsabilités, surtout défensives, au milieu. Il se rappelle avec bonheur de récupérations de balle ayant directement mené à des buts. Il a aussi marqué un sacré but sur la pelouse du FC Dallas (« Je ne sais même pas si je vais en marquer un autre comme ça un jour. »)

« Jean-Baptiste, je l’ai rencontré une ou deux fois en professionnel quand il jouait à Ajaccio. J’ai joué à Ajaccio peu de temps après qu’il soit parti, une semaine avant que je signe à Philadelphie. C’est son club formateur, il était capitaine, et il y avait une grande banderole pour lui. J’ai trouvé ça très touchant. Il est Corse, et il faut savoir que les Corses sont vraiment très attachés à leur île, à leur ville. C’est encore plus dur pour lui d’avoir quitté Ajaccio et la Corse. Je trouve ça étonnant qu’il ne joue pas tous les matchs comme titulaire à San José. » Vincent Nogueira

 

Mais pour Pierazzi comme pour Nogueira, la notion de réussite passe par les partenaires. Hélas, leurs deux équipes ont raté la phase finale. La dernière victoire des San Jose Earthquakes remonte à début août. Ils ont terminé bons derniers de l’Ouest, derrière des Rapids en reconstruction et une équipe qui n’existe même plus. Les Earthquakes, eux, continueront d’exister dans un nouveau stade.

Le Philadelphia Union de Nogueira a frôlé les séries, ce qui rend le tout plus cruel encore. Sixièmes de l’Est, ils ont aussi perdu la finale de la Coupe des États-Unis. « Ce sont les deux places qui ne servent à rien, en fait, ajoute Nogueira en rigolant. Elles ne sont pas trop mal, mais elles ne servent à rien. C’est difficile, comme compétiteur, d’avaler ça. »

Les ratés ont mené à l’inévitable : un changement d’entraîneur. Nogueira a vu John Hackworth perdre son emploi en juin. Avec Jim Curtin à la barre, Philadelphie a presque repris la bonne direction – presque.

« C’est un échec par rapport à ça, et tout le monde est concerné, tout le monde est coupable, moi le premier, admet Nogueira. C’est regrettable quand même qu’il y ait eu autant de changement pour, au final, ne pas atteindre nos objectifs. »

San José a relevé Mark Watson de ses fonctions à deux journées avant la fin de la saison régulière, ce qui a mis des bâtons dans les roues de Pierazzi. L’entraîneur par intérim, Ian Russell, l’a exclu de la liste des 18 pour la première de ces journées et l’a laissé sur le banc pour la seconde. Sans rancune, maintient Pierazzi, qui ajoute que sa relation avec Russell est intacte.

« Ian a fait ses choix. Il avait deux matchs pour sa nouvelle carrière d’entraîneur. Il a fait des choix qu’il pensait être bons. Après, je n’ai pas à discuter de ces choix-là. Je n’ai pas eu de blessure ou quoi que ce soit. »

Pierazzi n’a pu discuter que brièvement avec le nouvel entraîneur des Earthquakes, Dominic Kinnear. Il ignore pour l’instant les plans de ce dernier, mais une chose est sûre : Pierazzi a un contrat en poche pour 2015. Nogueira aussi, à Philadelphie.

Tous deux voulaient vivre cette aventure américaine un jour. Aucun ne savait quand ça arriverait. Aucun ne sait quand ça se terminera.

« Je ne sais pas du tout combien de temps j’y resterai, confie Nogueira. C’est une chose à laquelle je n’ai pas envie de réfléchir. C’est pour ça que je suis arrivé en MLS ; si je ne raisonnais pas comme ça, je ne serais pas en MLS. »

« J’espère y rester le plus longtemps possible et réaliser ce rêve de gagner le championnat, ajoute Pierazzi. Ce serait magnifique. En tant que Corse, je serais peut-être le premier Corse à gagner un championnat aux États-Unis dans un sport collectif. Ce serait un moment magique. »

14 November 1:03 pm

Après les flops hier, j'inaugure aujourd'hui le classement « Pleine lucarne », mon top 10 de la saison.

10. Philadelphie : à l’abordage !

Quelques semaines après son arrivée à Montréal, Jack McInerney se plaignait de voir trop peu de joueurs de son équipe en zone de finition. Si on ne peut pas lui donner tort, il ne doit pas s’attendre non plus à retrouver la situation qu’il a connue à Philadelphie, où la tendance était complètement opposée. En effet, John Hackworth puis Jim Curtin, qui se sont succédé à la tête de l’équipe, ont misé sur un système où, en possession de balle, l’Union tentait de développer son jeu le plus près possible du but adverse.

Ce ne fut pas toujours couronné de succès, et en perte de balle, la défense a passablement souffert. Mais de l’autre côté du terrain, quand Philadelphie arrivait à s’installer, ses supporters étaient enchantés de ses intentions offensives. Il y avait toujours des joueurs disponibles pour les ballons envoyés en zone dangereuse, pas seulement pour y conclure des actions mais également pour en être à la base. Maidana, malheureusement assez inconstant, y était un atout majeur dans ses bons jours : présent sur toute la largeur du terrain, il distillait de très bonnes passes, tant au sol que dans les airs.

9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé

Columbus avait bien commencé sa saison, avec trois victoires consécutives, mais ça s’est rapidement compliqué. L’équipe de Gregg Berhalter n’a gagné qu’une seule de ses 16 rencontres suivantes. Elle éprouvait toutes les peines du monde à construire des actions dangereuses dans le cours du jeu. Et surtout, il manquait cruellement d’un joueur à la conclusion. Encore plus après le départ du rapide Oduro à Toronto.

Mais l’entraîneur a su trouver la parade, et a justement moins basé son jeu sur la vitesse. Des joueurs plus près les uns des autres, davantage de combinaisons, d’implication et de mouvement : la transformation a pris et s’est matérialisée en deuxième moitié de saison, avec un bilan de 32 points sur 51. Des éléments peu connus ont pris de l’importance, comme Meram, spécialiste pour surgir dans le dos des défenses, ou Finlay, roi du tir enroulé.

On a aussi apprécié les montées de l’arrière gauche Francis, qui laissait toutefois de l’espace dans son dos. Une lacune à corriger pour la saison prochaine, tout comme cette propension générale à se faire surprendre en contre-attaque. Un défaut qui a été payé au prix fort en phase finale contre New England. Malgré tout, si le « Nouveau Columbus » avec son nouvel écusson et sa nouvelle image est programmé pour la saison prochaine, on peut légitimement dire que sur le terrain, il est arrivé avec quelques mois d’avance.