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Philadelphia Union

29 August 3:37 pm

De nombreux gardiens de but se sont illustrés lors de la dernière Coupe du monde. Parmi eux, Raïs M’Bohli, qui a défendu avec brio les filets de l’Algérie. Quelques semaines plus tard, il a signé à Philadelphie où il a effectué ses débuts officiels dimanche dernier, ouvrant un nouveau chapitre d’une carrière qui l’a mené un peu partout sur la planète.

Après avoir évolué en Europe de l’Ouest, en Europe de l’Est et en Asie, l’international algérien découvre l’Amérique du Nord. Avons-nous là un voyageur dans l’âme ? « Ce sont plutôt des circonstances de carrière, explique le portier formé au RC Paris et à Marseille. J’aurais pu m’installer quelque part, ça m’aurait procuré plus de stabilité, mais ce sont les aléas du football. Maintenant, j’espère m’établir à Philadelphie pour un long moment. »

France, Écosse, Grèce, Japon, Russie, Bulgarie : son parcours est parsemé de destinations exotiques. La dernière en date, le CSKA Sofia, dans la capitale d’un pays où il a signé son premier contrat en 2009 et qui semble le laisser circonspect. « Que dire au sujet de la Bulgarie… ? Elle m’a aidé à me faire connaître, si je peux dire ça comme ça. J’y ai vécu de bonnes et de mauvaises expériences, et j’en avais fait le tour. C’était juste un passage dans ma carrière et je souhaitais vivre autre chose rapidement. »

Et quelle meilleure scène pour se mettre en valeur et vivre de nouvelles émotions fortes que la plus grande compétition sportive de la planète ? Au Brésil, l’Algérie a atteint les huitièmes de finale, où l’Allemagne, future championne du monde, a eu toutes les peines à l’éliminer. Lors de chaque match des Fennecs, notamment en raison de ses arrêts, de ses sorties ou de son entente avec ses défenseurs, M’Bolhi a mené la vie dure aux attaquants adverses. Il a défendu avec honneur les couleurs d’un des trois pays pour lesquels il pouvait être international, puisqu’il est né en France d’un père congolais et d’une mère algérienne. Ça, c’est la théorie. Car en pratique, à ses yeux, il n’y avait pas la moindre hésitation possible. « Je n’ai grandi qu’avec ma mère, et pour moi, en fait, il n’y avait pas de choix à faire : c’était comme ça, la question ne se posait même pas. »

Si bien du monde croit que ces brillantes prestations à la Coupe du monde ont attiré l’attention de son nouveau club, le principal intéressé précise que les discussions datent en fait d’il y a bien plus longtemps que cela. Et on comprend dans ses propos que dès les premiers pourparlers, il était confiant de rejoindre la Pennsylvanie tôt ou tard.  « Je suivais l’équipe depuis 7 mois car nous étions en contact depuis ce moment-là. Je me suis intéressé au championnat, j’ai découvert des ambiances dignes de l’Europe ainsi que des joueurs de qualité. Dans le futur, il faudra compter avec la MLS, elle grandit rapidement. Ce sont les gens qui s’occupent de moi qui ont tout réglé. Quand ils m’ont dit que Philadelphie pouvait être intéressé, de mon côté, j’ai immédiatement été intéressé également. Ensuite, ils se sont occupé de tout avec Nick (Sackiewicz), le président. »

Le 30 juillet dernier, tout était réglé. Mais en raison de problèmes de visa, notamment de lenteurs en France, et d’un petit accident de circulation sans gravité, il a fallu attendre dimanche dernier pour le voir à l’œuvre pour la première fois en match officiel, lors du succès de Philadelphie contre San José. S’il a dû se retourner deux fois sur de belles réalisations des visiteurs, il a beaucoup apprécié son baptême du feu sous ses nouvelles couleurs. « Ça s’est très bien passé, surtout avec la victoire, se réjouit le néo-unioniste. Le stade était plein, il y avait une super ambiance, c’était une bonne première expérience. »

Contrairement à d’autres joueurs étrangers qui découvrent les États-Unis en signant en MLS, M’Bolhi y était déjà venu plusieurs fois avant de s’y installer pour jouer. Une des raisons qui, selon lui, va faciliter son adaptation. Mais ce n’est pas la seule. « C’est un pays qui m’a toujours attiré. Je n’arrivais donc pas dans l’inconnu. Avec les joueurs, tout se passe très bien, je parle anglais donc il n’y a pas de problème de communication. On apprend à se connaître et on s’entend bien. De toute façon, le football est un langage universel, et il n’est pas toujours nécessaire de maîtriser une langue étrangère pour le parler. On parle tous le même langage : celui du terrain. Mais il faut quand même aussi s’adapter et apprendre la langue du pays, et c’est ce que j’ai fait dans le passé. J’ai donc par exemple appris le Bulgare. C’est bien de découvrir de nouveaux endroits et d’apprendre une nouvelle langue, ça enrichit ! »

Certes, mais chaque ligne de défense a ses préférences, chaque gardien a son propre style. Et il faut marier les deux. « Mais il n’y a pas besoin d’adaptation, le football est un langage universel, insiste-t-il. Il faut y ajouter un travail quotidien : avec les entraînements, nous allons apprendre à mieux nous connaître. Les défenseurs sauront que quand Raïs joue, que quand Zac (McMath) joue ou que quand Andre (Blake) joue, il faut plus ça, ça ou ça, car chacun ne joue pas de la même façon. Mais tout le monde doit s’adapter : pas seulement les défenseurs au gardien, pas seulement le gardien aux défenseurs. C’est un travail d’équipe. »

Parmi les tâches qui incomberont au nouveau dernier rempart de l’Union, il y aura certainement celle d’empêcher les adversaires de marquer de la tête, puisque son équipe est particulièrement friable défensivement dans cet aspect du jeu. « Ce sont des faits de jeu qui arrivent, que ce soit sur coup de pied arrêté ou dans le cours du jeu. C’est un point à améliorer », se contente de préciser celui qui s’était pourtant fait remarquer par ses bonnes sorties aériennes durant la Coupe du monde.

Oui mais voilà, demander à Raïs M’Bohli de vanter ses forces est un exercice pour le moins périlleux. « Je n’aime pas parler de mes qualités. J’essaye de faire mon travail, et ce n’est pas à moi de les dire… À la limite, je suis plus à l’aise de parler de mes défauts. Je suis un garçon rarement satisfait de moi-même, un perfectionniste qui porte plus attention à ses erreurs qu’à ce qu’il fait bien. J’ai encore beaucoup de choses à travailler, mais les gardiens ont généralement une longue carrière alors j’ai le temps devant moi. »

Et quand on tente de le rendre quelque peu plus loquace en parlant des bonnes choses qu’on a vues de lui pendant la Coupe du monde, il baisse la voix et répond : « Euh, bon, merci, mais c’est vous qui le dites, pas moi. » (Et encore, j'ai été sage pendant l'entrevue, je n'en ai pas dit autant que pendant l'émission Coup Franc après Algérie - Allemagne, où je le voyais d'ailleurs déjà très bien en MLS. Ça commence à 9'40.)

Une de ces choses frappantes pendant le Mondial, c’était sa communication fréquente avec ses défenseurs (ce qui est de bon augure pour son passage en MLS, car les gardiens américains sont réputés pour parler beaucoup avec leurs coéquipiers) sans toutefois leur hurler dessus à tout bout de champ. « Sur le terrain, un gardien doit montrer une image positive pour que le prochain fait de jeu se déroule bien. Ça ne sert à rien d’engueuler ses défenseurs au risque des les paralyser pour l’action suivante. Pour moi, un gardien doit faire preuve de sérénité et la transmettre à ses défenseurs. »

Cette sérénité semble bien nécessaire à Philadelphie cette saison, alors que l’équipe alterne les hauts et les bas, est dirigée par un entraîneur intérimaire dans une ambiance qui, de l’extérieur, flaire la transition à plein nez. De l’intérieur, en revanche, l’optimisme semble de rigueur. « Mon premier ressenti en arrivant dans l’équipe a été qu’on y retrouvait de nombreux jeunes avec des qualités et que tout le monde s’entendait très bien. C’est dommage qu’il manque des résultats, mais avec une aussi bonne ambiance dans le groupe, ils ne peuvent qu’arriver à un moment ou l’autre. »

Si en championnat, ils sont encore en dents de scie, l’équipe s’est récemment qualifiée pour la finale de la Coupe des États-Unis. « La gagner est un de nos objectifs de fin de saison, tout comme accrocher les play-offs. J’espère qu’on va y arriver », conclut le gardien, qui ne cache pas son bonheur de jouer à Philadelphie. « Je suis très heureux d’être ici et de découvrir un championnat pareil. Tout le monde, y compris les supporters, m’a accueilli à bras ouvert, et je les remercie. »

Nul doute que ce merci, Raïs M’Bolhi souhaiterait le matérialiser en contribuant activement à la conquête du premier trophée officiel du club et à une première qualification pour la Ligue des champions. Ce qui lui permettrait aussi de se produire encore dans de nouveaux pays.

22 July 3:52 pm

Ça y est, tous les clubs ont joué 17 rencontres, soit la moitié de leur programme en saison régulière. C’est donc le moment de faire un bilan à la mi-parcours, par rapport tant à l’évolution de chacune des équipes qu’aux pronostics de début de saison. Et aussi de les comparer dans des circonstances (plus) similaires, parce qu’un classement n’est pas franchement simple à lire quand le nombre de duels disputés par chacun est très aléatoire. Reste qu’il faut quand même prendre ces tableaux avec des pincettes, notamment en raison du déséquilibre entre les matchs joués à domicile et à l’extérieur, mais ils n’en demeurent pas moins des indicateurs très intéressants.

CLASSEMENT 2014 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts
1. Seattle 17 35
2. DC United 17 28
. Salt Lake 17 28
4. LA Galaxy 17 27
5. Kansas City 17 26
. Colorado 17 26
. Toronto 17 26
8. Vancouver 17 25
9. New England 17 23
10. Dallas 17 22
11. Portland 17 20
. New York 17 20
. Chivas USA 17 20
. Columbus 17 20
15. Chicago 17 19
16. Philadelphie 17 18
17. Houston 17 17
. San José 17 17
19. Montréal 17 14

J’avais aussi envie de voir à quel point les équipes en étaient par rapport au même stade il y a douze mois. J’ai donc comparé le classement ci-dessus avec celui de leurs 17 premiers duels l’an dernier pour voir leurs progressions / régressions respectives. On voit que les progressions majeures sont réalisées par le leader actuel, Seattle, et les trois cancres de l’an dernier. Outre la dégringolade montréalaise, deux équipes peuvent s’inquiéter : San José et Chicago, dont on déplorait le mauvais départ en 2013 et qui font encore moins bien cette année.

COMPARAISON 2014 / 2013 APRÈS 17 MATCHS
    J 2014 2013 Diff.
1. DC United 17 28 9 +19
2. Toronto 17 26 13 +13
3. Seattle 17 35 24 +11
4. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Colorado 17 26 20 +6
6. LA Galaxy 17 27 24 +3
7. Kansas City 17 26 26 =
. Columbus 17 20 20 =
9. Vancouver 17 25 26 -1
. New England 17 23 24 -1
. San José 17 17 18 -1
12. Salt Lake 17 28 30 -2
. Chicago 17 19 21 -2
14. New York 17 20 25 -5
15. Houston 17 17 23 -6
16. Dallas 17 22 30 -8
. Philadelphie 17 18 26 -8
18. Portland 17 20 30 -10
19. Montréal 17 14 31 -17

J’entends déjà certains rétorquer : « Oui mais, c’est bien beau de comparer avec le début de saison dernière, mais pour voir si les équipes ont poursuivi sur un élan, ce serait mieux de comparer avec la fin, non ? » D’accord ! Revoilà donc l’exercice précédent, mais avec les 17 derniers duels de la saison régulière 2013. Cela confirme le regain de forme des ex-cancres et de Seattle, mais aussi un réveil de Dallas, coutumier des bons débuts de saison. San José a de plus en plus de raisons de s’inquiéter, alors que l’on constate aussi des effondrements du côté de New York et de Houston. Alarmant aussi : Philadelphie et Montréal, qui avaient raté leur deuxième moitié d’année 2013, font encore moins bien lors de la première moitié de la saison actuelle.

COMPARAISON 2014 / FIN 2013 (17 MATCHS)
    J 2014 Fin 2013 Diff.
1. DC United 17 28 7 +21
2. Toronto 17 26 16 +10
3. Dallas 17 22 14 +8
4. Seattle 17 35 28 +7
. Chivas USA 17 20 13 +7
5. Vancouver 17 25 22 +3
7. Salt Lake 17 28 26 +2
8. Columbus 17 20 21 -1
9. LA Galaxy 17 27 29 -2
. Philadelphie 17 18 20 -2
11. New England 17 23 27 -4
. Montréal 17 14 18 -4
13. Colorado 17 26 31 -5
14. Kansas City 17 26 32 -6
. Portland 17 20 27 -7
16. Chicago 17 19 28 -9
17. Houston 17 17 28 -11
18. New York 17 20 34 -14
19. San José 17 17 33 -16

Difficile évidemment de réaliser un tableau qui compare le classement actuel et les pronostics de début de saison de la plupart des spécialistes. Mais quand on fait le tour, on se rend compte qu’à ce stade-ci de la saison, les surprises sont nombreuses. À commencer par DC United, que personne ne voyait à pareille fête, et annoncé bien moins fort que ce qu’il montre jusqu’à présent, tout comme Chivas USA, Colorado et Vancouver voire, dans une moindre mesure, Seattle et Columbus. À l’inverse, les observateurs prévoyaient de bien meilleurs résultats pour Portland, Houston, New York, San José et Philadelphie. Kansas City ne caracole pas non plus en tête comme certains le croyaient. Par contre, ceux qui s’attendaient à une très mauvaise saison de Montréal avaient vu juste.

Le bilan de cette première moitié de saison est facile à tirer pour certains clubs, surtout ceux cités souvent plus haut dans ce texte. Mais je vais essayer de faire un tour complet, avec un bulletin basé à la fois sur les progrès chiffrés et les pronostics de début de saison des spécialistes. Les meilleures notes reviennent à DC United, Seattle et Chivas USA, juste devant Toronto car tout le monde en attendait une forte remontée. La satisfaction peut aussi être de mise à Vancouver, Colorado, Salt Lake voire Dallas. Sans être génial, ni dans la manière ni dans les chiffres, Columbus fait mieux que ce qui prédisaient bien des spécialistes qui le voyaient en fond de classement. Le LA Galaxy est peut-être l’équipe la plus conforme aux attentes et à son rythme de l’an passé. Quant à Kansas City, il avait tellement bien terminé 2013 et on en attendait tellement, qu’il n’a pas (encore) pu atteindre une barre très haut placée.

Tous les autres, sans exception, déçoivent et/ou inquiètent et n’ont donc pas la note de passage en milieu d’année. La situation est moins critique à Chicago (à qui bien du monde prévoyait une saison difficile) et New England (qui a eu de bons moments). Philadelphie et San José voulaient se relancer après une saison 2013 en dents de scie mais montrent encore leur plus triste visage de l’an dernier. Montréal ferme la marche avec moins de points que lors de sa déplorable fin de saison 2013 mais personne n’en attendait beaucoup mieux en dehors du Québec. New York est très loin de l’équipe qui a remporté le dernier Supporters Shield, Houston n’a plus rien d’un habitué du haut du tableau et Portland n’a pas du tout l’allure du favori que plusieurs voyaient en lui. Évidemment, les attentes étaient plus élevées pour ces clubs, mais ce sont les trois déceptions majeures de cette première moitié de saison.

Et vous, quelles sont vos satisfactions et vos déceptions à la mi-parcours ?

15 May 1:35 pm

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

24 April 10:41 am

Les mots stades et affluences sont à la mode cette semaine. Que ce soit en raison de l'annonce de New York City de jouer au Yankee Stadium, des débuts de Montréal au stade Saputo ou des délais de construction de la nouvelle enceinte à Orlando. Pour l'occasion, je vous ai préparé ce graphique avec la moyenne de spectateurs de chaque club de MLS à domicile (y compris les rencontres de phase finale) depuis les débuts de la compétition, en 1996.

Les affluences visibles au chargement de la page sont celles des clubs qui n'ont eu ni pic ni creux important et sont en MLS depuis suffisamment longtemps, afin de commencer avec quelque chose de lisible et de se faire une bonne idée de ce qu'est être dans la moyenne (cliquez sur Seattle, vous verrez directement la différence). Cliquez sur le nom d'un club à droite pour faire apparaître ou disparaître ses chiffres. Rendez-vous ici pour les mettre en perspective avec ceux des grands championnats européens.

 

21 March 12:28 pm

Il a fallu un peu plus de dix ans pour voir les clubs de MLS confier le poste d’entraîneur à d’anciens joueurs du championnat. La première partie de cette série, consacrée aux précurseurs, vous raconte comment cela est arrivé. La seconde, aujourd’hui, s’intéresse au renforcement de cette tendance, plus forte que jamais puisque désormais, 15 équipes premières sur 19 sont dirigées par un homme qui, plus tôt dans sa carrière, a défendu les couleurs d’un club de Major League Soccer.

En 2007, pour la première fois, plus de la moitié des entraîneurs en poste en début de saison étaient d’anciens joueurs de MLS. Sept sur treize, rejoints par Jason Kreis en milieu de championnat. En 2008, ils seront encore huit à avoir foulé les pelouses de MLS à entamer la compétition sur le banc. L’indéboulonnable Dominic Kinnear (Houston), Preki (Chivas USA), Curt Onalfo (Kansas City) classent leur équipe en ordre utile à l’issue de la saison régulière, tout comme Jason Kreis, confirmé dans ses fonctions à Salt Lake. Premier du classement général un an plus tôt, DC United ne termine que dixième (sur 13) mais Tom Soehn conserve son emploi jusqu’au bout.

C’est plus mouvementé à Dallas où Steve Morrow, en poste l’année précédente, entame la saison mais perd rapidement sa place. Il est remplacé par Schellas Hyndman, qui ne fait pas partie de la confrérie des ex-joueurs, après un bref intérim de Marco Ferruzzi, qui avait porté le maillot de Tampa Bay en 1997. Le retour d’un club à San José marque aussi le retour de Frank Yallop (à qui Ruud Gullit a succédé au LA Galaxy) sur les terres de ses premiers exploits, qu’il ne reproduit pas puisque son équipe termine cette fois dernière. Il faut retirer un nom de la liste : Mo Johnston, remplacé par John Carver à Toronto. Et donc en rajouter un autre : Denis Hamlett, défenseur de Colorado au tout début de la MLS, qui mènera Chicago à la troisième place et en demi-finales. Il y perd contre Columbus, entraîné par le vénérable Sigi Schmid, qui dame le pion à tous ces jeunes loups en offrant le doublé à son équipe et en ravissant le titre d’entraîneur de l’année.

Pas de valse des entraîneurs lors de l’hiver 2008-2009, mais plutôt un slow aux rares changements, avec une exception notable : Sigi Schmid a cédé aux sirènes d’un nouveau club ambitieux, Seattle. La place laissée vacante à Columbus est prise par son ancien adjoint Robert Warzycha, qui y avait déjà assuré un bon intérim en 2005. Cette fois, il est officiellement titulaire du poste, avec succès puisque le club remporte le Supporters Shield. Les sept autres anciens joueurs qui avaient un emploi quelques semaines plus tôt l’ont tous conservé, sans exception. Un seul d’entre eux le perdra en cours de saison : Onalfo, remplacé par son directeur technique Peter Vermes au courant du mois d’août. Ancien joueur du club ayant aussi joué pour les MetroStars et Colorado après avoir milité en Hongrie et aux Pays-Bas, il est toujours en poste actuellement.

Le record est battu fin août, avec 9 anciens joueurs au poste d’entraîneur lorsque Juan Carlos Osorio démissionne à New York et est remplacé jusqu’en fin de saison par Richie Williams, qui assure son deuxième intérim après une première pige en 2006. Pour sa troisième saison à la tête de Salt Lake, Kreis offre la Coupe MLS au club. Kinnear (Houston), Hamlett (Chicago) et Preki (Chivas USA) peuvent aussi s’enorgueillir d’une bonne saison, alors que ce fut plus difficile pour Soehn (DC United) et Yallop (San José).

Le bal des entraîneurs a été bien plus animé à la veille de la saison 2010 où, pour la première fois, ils sont neuf anciens joueurs à entamer la saison sur le banc. Si l’intérim de Williams a pris fin (il est remplacé par le Suédois Hans Backe), on retrouve une vieille connaissance, Piotr Nowak, à la tête d’un nouveau club, Philadelphie, qui termine sa première saison en antépénultième position. Dans le jeu des plus et des moins, il faut aussi retirer Chicago, où Hamlett a laissé sa place à Carlos de los Cobos, et ajouter Toronto, qui a été chercher Preki à Chivas USA, sans succès puisqu’il est remplacé par Nick Dasovic (qui n’a pas joué en MLS) en cours de saison. Le club de Los Angeles s’est rabattu sur Martin Vasquez, non pas l’ancien international espagnol mais un Americano-Mexicain qui a joué à Tampa Bay et San José. C’est un flop et une avant-dernière place.

Seul DC United fait pire, et enchaîne les entraîneurs : Onalfo a succédé à Soehn mais ne termine pas la saison puisque Ben Olsen, adjoint depuis qu’il a pris sa retraite l’automne précédent, enfile le survêtement de T1 début août. Les cinq autres restent en poste toute la saison : elle n’est pas simple pour Kinnear (Houston) et Vermes (Kansas City), se passe mieux pour Warzycha (Columbus), Yallop (San José) et Kreis (Salt Lake). Malgré tout, les prix les plus convoités reviendront tous à des entraîneurs n’ayant pas de passé de joueur en MLS : le Supporters Shield au LA Galaxy (Bruce Arena), la Coupe MLS à Colorado (Gary Smith) et le titre d’entraîneur de l’année à Hyndman (Dallas).

Les changements d’entraîneur ne sont pas la norme en MLS, et les mois précédant le début de la saison 2011 le confirment. Sept des huit ex-joueurs en poste ont conservé leur place : seul Vasquez a perdu la sienne, et est remplacé à Chivas USA par Robin Fraser qui, plus jeune, avait porté les maillots de Los Angeles, Colorado et Columbus. Il ne parvient pas à extirper l’équipe du bas du classement. Il faut ajouter un neuvième nom : John Spencer, ancien joueur de Colorado et premier entraîneur de Portland, qui termine sa première saison 12e sur 18.

Cette année-là, la barre symbolique des 10 clubs entraînés par un ancien joueur de MLS est franchie pour la première fois. Il ne faut pas attendre longtemps puisque dès la fin mai, l’autre nouveau club, Vancouver, congédie Teitur Thordarsson et le remplace par son patron, Tom Soehn, ce qui ne l’empêche pas de terminer lanterne rouge. Le même jour, Chicago remplace Carlos de los Cobos par l’ancien joueur du club devenu directeur technique, Frank Klopas. Le club termine 11e.

Les plus anciens se font encore une fois damer le pion, par Bruce Arena : l’entraîneur de l’année offre le doublé Coupe MLS - Supporters Shield au LA Galaxy. Kreis, Vermes, Kinnear et Nowak réussissent toutefois une bonne saison à la tête respectivement de Salt Lake, Kansas City, Houston et Philadelphie. Celle de Warzycha à Columbus est en demi-teinte. Olsen, à DC United, et Yallop, à San José, regardent le haut du classement de loin.

L’arrivée de Montréal en 2012 marque le passage du championnat à son total actuel de 19 clubs. Les Québécois embauchent Jesse Marsch, dont la carrière de joueur a pris fin en 2009 à Chivas USA, avec qui ils réussissent une première saison honorable. Il n’est pas le seul nouvel entraîneur à avoir joué en MLS. Deux autres sont embauchés par des clubs en reconstruction qui termineront dans le dernier tiers du classement : après deux saisons dans les médias, Jay Heaps revient à New England où il avait passé l’essentiel de sa carrière, alors qu’Oscar Pareja quitte Dallas, où il avait joué de 1998 à 2005 avant de devenir adjoint, pour Colorado.

De onze entraîneurs à avoir un passé de joueur dans la compétition, on est passé à treize. Dix des onze hommes en poste à la fin de la saison précédente sont toujours là, seul Soehn a repris ses prérogatives de directeur technique à Vancouver et embauché Martin Rennie. Ils seront cependant à nouveau onze à la fin de la compétition. Le courant ne passe plus entre Philadelphie et Nowak, remplacé par John Hackworth qui, malgré ses 44 ans, n’a jamais joué en MLS. Spencer accumule les mauvais résultats à Portland et le Néo-Zélandais Gavin Wilkinson prend sa place.

Si le LA Galaxy d’Arena conserve la Coupe MLS, San José et Yallop reviennent au premier plan, avec à la clef le Supporters Shield et le trophée d’Entraîneur de l’année. La saison est également fructueuse pour Vermes (Kansas City), Olsen (DC United), Kreis (Salt Lake), Klopas (Chicago) et Kinnear (Houston). Elle est plus frustrante pour Warzycha (Columbus) et Fraser (Chivas USA).

Ils passent de onze à douze anciens joueurs de MLS à la tête d’une équipe au début de la saison 2013. Neuf sont les mêmes qu’à la fin de la saison précédente. Chivas USA et Montréal se séparent respectivement de Fraser et Marsch pour faire appel au coloré Chelis et à Marco Schällibaum, venus de l’étranger. Toronto embauche l’ancien international néo-zélandais Ryan Nelsen, qui a joué cinq ans à DC United mais ne peut empêcher les Canadiens de finir en bas de classement. Bien plus fructueuses, les arrivées de Caleb Porter à Portland et de Mike Petke à New York. La réputation du premier tient surtout à ses qualités sur le banc, qu’il a bien connu lors de ses trois saisons de joueur à ce niveau où il n’a été qu’onze fois sur le terrain. Il métamorphose l’équipe et est élu entraîneur de l’année. Quant à Petke (photo), il ne semble qu’un deuxième choix pour diriger la formation pour laquelle il a longtemps joué. Ça ne l’empêche pas de lui permettre de remporter le Supporters Shield, premier trophée officiel de l’histoire du club.

Parmi les neuf ayant conservé leur emploi, deux le perdront en cours de saison. Très décevant sur le terrain, Columbus est en outre racheté par un nouveau propriétaire : Warzycha cède son poste au directeur technique Brian Bliss, qui avait déjà opéré un intérim d’une demi-saison à Kansas City en 2006. San José est méconnaissable, ce qui provoque une séparation à l’amiable avec Yallop, remplacé par son adjoint et compatriote Mark Watson, bourlingueur dont un des nombreux chapitres de la carrière de joueur a été écrit à DC United.

Les ex-joueurs ont fait un carton plein la saison dernière, puisque la Coupe MLS est revenue au Sporting Kansas City de Vermes. Kreis (Salt Lake), Heaps (New England), Pareja (Colorado) et Kinnear (Houston) peuvent également se féliciter d’un championnat réussi. Klopas (Chicago) et Olsen (DC United) ne peuvent pas en dire autant.

Nous voilà donc au début de la saison 2014 avec un total de 15 entraîneurs ayant un passé de joueur en MLS, soit 3 de plus qu’à l’issue du défunt championnat et un nouveau record. Il faut dire que l’hiver a été marqué par une valse à mille temps. Commençons avec les huit qui sont restés en place : l’indéboulonnable Kinnear est toujours à Houston ; forts de leur trophée, Porter, Vermes et Petke comptent encore jouer les premiers rôles avec Portland, Kansas City et New York ; malgré les résultats médiocres en 2013, DC United et Toronto ont renouvelé leur confiance en Olsen et Nelsen ; Heaps doit confirmer les progrès de New England alors que Watson a convaincu San José de le conserver.

Trois clubs changent leur fusil d’épaulent et font à nouveau appel à un ancien joueur de la compétition pour les entraîner. Dallas, où Hyndman est parti, rapatrie - voire débauche - Pareja de Colorado. Vancouver dit à Rennie qu’il n’a plus besoin de ses services et le remplace par son adjoint Carl Robinson, ancien international gallois qui a joué à Toronto et New York. Montréal préfère dire au revoir à Schällibaum et engager Klopas, que Chicago avait prié de s’en aller.

Quatre autre clubs sont toujours entraînés par un ancien joueur de MLS, mais plus le même qu’il y a quelques mois. Chicago a remplacé Klopas par Yallop, qui n’a donc pas tardé à retrouver de l’embauche. Salt Lake a vu son entraîneur fétiche Kreis relever le défi de New York City, qui commencera à jouer en 2015, et l’a remplacé par son adjoint Jeff Cassar, qui a joué une trentaine de rencontres pour Dallas entre 2003 et 2006. Columbus a voulu marquer son renouveau en allant chercher Gregg Berhalter, en quête d’un club après une expérience en Suède qu’il avait rejointe quelques mois après sa retraite de joueur au LA Galaxy. Et donc, le dernier en date, Pablo Mastroeni, emblématique joueur de Colorado qui y dirigeait les entraînements depuis la reprise mais n’a obtenu officiellement le poste qu’à quelques heures du début de la saison.

Chaque année ou presque, un record du nombre d’entraîneurs ayant joué en MLS est battu, soit en début de saison, soit en cours de compétition. Ils sont aujourd’hui 15 sur 19, mais à moyen terme, le championnat sera composé de 24 clubs. Si la tendance se maintient, on peut donc imaginer que le record va encore tomber au cours des années à venir.

14 March 11:31 am

Le français est parlé de plus en plus couramment dans le vestiaire de Philadelphie. Sébastien Le Toux et Antoine Hoppenot ont été rejoints par le milieu de terrain Vincent Nogueira qui, en pleine force de l’âge, a décidé de donner un nouveau cap à sa carrière.

Titulaire à Sochaux depuis 2011, il ne voulait pas tant quitter son ancien club que franchir l’Atlantique. « J’étais attiré par le football aux États-Unis, explique Nogueira. J’ai donc effectué les démarches nécessaires en demandant à mon agent de prospecter pour moi. La MLS était une possibilité et Philadelphie a fait part de son intérêt. » Celui-ci s’est matérialisé par un contrat officialisé en janvier dernier, un beau cadeau d’anniversaire pour le joueur qui fêtait ses 26 ans.

Arrivé à temps pour effectuer l’essentiel de la préparation à Philadelphie, il a quitté en pleine saison une équipe en lutte pour son maintien en D1 française, et qui aurait peut-être eu besoin de lui. « C’est ce qui m’a gêné le plus. Mais la direction était au courant : ça faisait un an que je voulais partir en MLS, ce qui aurait d’ailleurs pu arriver avant le début de la saison en France. Mais c’était en plein milieu du championnat ici, ce qui compliquait le transfert en raison des règlements liés aux salaires. J’ai même un peu prolongé mon séjour à Sochaux en raison de la situation du club, il n’y a donc eu aucun souci. »

Lui qui a toujours vécu dans un rayon de 100 km de Sochaux, où se trouve aussi toute sa famille, et a toujours joué dans cette région de l’est de la France, le voilà désormais dans un tout nouvel environnement. Et il ne demande pas mieux. « Ah oui, c’est dépaysant… et c’est bien le but ! Je n’ai pas fait un tel pas pour rien : c’est ça que je cherchais. Et pourtant, je n’ai pas encore vraiment vécu ici, car depuis mon arrivée, je séjourne à l’hôtel et on a eu deux stages. Je n’ai donc pas eu le temps d’avoir des surprises. »

S’il n’a pas encore été surpris, c’est aussi parce qu’il s’est préparé à sa nouvelle situation. « On ne parle pas beaucoup de la MLS en France, alors je me suis renseigné auprès de joueurs qui y évoluent, d’entraîneurs qui ont vécu aux États-Unis, j’ai communiqué avec beaucoup de monde du milieu du football et j’ai regardé des matchs. »

À la télévision c’est une chose, sur le terrain, c’en est une autre. Après la première journée de championnat et un gros mois de préparation, Nogueira a déjà pu se faire une idée du jeu en MLS. « Sur le terrain, ce qui m’a marqué, c’est le niveau similaire entre toutes les équipes. Que ce soit notre premier match de championnat ou durant la préparation, ça a toujours été le même genre de match contre des adversaires qui se ressemblent. Le style est direct, avec une pression constante sur le porteur du ballon. On veut toujours jouer vers l’avant, c’est très porté vers le but. En Europe, il y a davantage de phases de préparation. » Hors du terrain, il voit plus de similitudes entre les deux continents. « On est chez les pros, tant ici qu’en Europe, alors tout est très professionnel. Il est quand même vrai qu’ici, le marketing et la communication sont très développés. »

Pour ses débuts officiels en championnat, il a eu droit à un beau baptême : un déplacement à Portland, révélation de la saison dernière sur le terrain et toujours parmi les meilleurs dans les tribunes. « Je savais qu’il y avait des stades comme Portland, et c’est bien dommage d’y avoir joué en début de championnat car maintenant je vais espérer voir pareil ailleurs. C’est dans le top 10 des ambiances que j’ai connues dans ma carrière. Si je devais comparer avec la France, je dirais que c’est comme Valenciennes ou Lens : les spectateurs ne sont pas aussi nombreux qu’au PSG ou à Marseille, mais ils font beaucoup de bruit. Si je pouvais, je jouerais tous les week-ends dans une telle ambiance. Les tifos étaient vraiment chouettes et beaux, les supporters très bruyants. C’est un des meilleurs publics de MLS et j’espère que dans tous les stades, ça va prendre une telle direction. J’ai hâte de jouer à Philadelphie et je souhaite que ce soit comme ça à chaque match. »

Pour couronner le tout, la rencontre s’est soldée par un partage 1-1, excellent résultat pour Philadelphie, surtout après une préparation qui a été cahin-caha. « Certaines de nos prestations n’étaient pas récompensées mais souvent, nous n’avions pas été à la hauteur de ce qu’on pouvait montrer. On commence à jouer ensemble, à se connaître. Il faut dire qu’en milieu de terrain, qui est le cœur du jeu, il y a beaucoup de nouveaux. Le match à Portland était vraiment un cran au-dessus de ceux que nous avons joués durant la préparation, c’était le plus abouti depuis le début de l’année. J'aimerais qu’il ne reste pas un cas isolé et qu’il y ait des suites positives. »

Nogueira commence aussi à connaître son rôle sur le terrain, lui dont la mission est de revigorer l’entrejeu de son équipe en compagnie de Maurice Edu, également arrivé cet hiver. « J’ai toujours évolué comme milieu de terrain axial, tantôt plus offensif, tantôt plus défensif. Relayeur est le mot qui convient le mieux s’il faut en choisir un. Il m’est aussi arrivé de dépanner sur le côté. Ici, l’entraîneur me fait jouer haut, avec un rôle plus offensif que celui que j’occupais dernièrement. Mais ça va, j’ai connu ça plus tôt dans ma carrière. Et il me donne la possibilité d’être assez libre, ça me plaît bien. »

Le joueur qui porte le numéro 5 apprécie sa nouvelle vie et son nouvel environnement. Il sait comment entamer du bon pied cette nouvelle étape de sa carrière, mais ne va pas se limiter à mesurer son succès en fonction d’objectifs chiffrés. « Je ne suis pas quelqu’un de quantitatif, même si je sais que les Américains sont très portés sur les statistiques. Si l’équipe gagne et que je peux y contribuer, c’est cool. Si à la fin de l’année, je me suis éclaté sur le terrain en livrant de bonnes prestations, je considérerai ma saison comme réussie. »

11 March 12:10 pm

Enfin, ils ont joué ! Ça fait un moment qu’on attendait ça, et on peut parler de ce qu’on a vu sur le terrain. Les rencontres de la première journée sont donc au centre des conversations de l’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici). Au sommaire, entre autres :

  • Seattle - Kansas City, premier match et premier sommet de l’année, entre deux équipes qui semblaient en rodage aidées par des « remplaçants fiables ».
  • La défaite de Montréal à Dallas, avec deux défenses inquiétantes (et surprenante dans sa composition chez les Québécois) mais quelques points encourageants chez les joueurs offensifs.
  • Les débuts réussis de Chivas USA contre Chicago, la popularité et l’avenir du club que les anglophones appellent avec humour CSKA (Club Still Known As) Chivas.
  • La victoire impressionnante de Vancouver contre New York, avec des nouveaux joueurs déjà bien intégrés.
  • Portland tenu en échec par Philadelphie, avec de la nonchalance coûteuse et une sauce qui a pris soudainement à l’Union.
  • Le niveau des arbitres de substitution qui étaient sur le terrain suite au lock-out de la PRO.

On ne parle pas que de la première journée de championnat, mais également des sujets suivants :

  • Les quarts de finale de la Ligue des champions, avec trois clubs de MLS encore en lice.
  • Le sondage qui place la MLS et la MLB (base-ball) à égalité dans leur popularité auprès des 12-17 ans.
  • L’appel du pied effectué par Olivier Occean à Montréal.
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

05 March 7:22 pm

Après un début de semaine consacré aux individualités, place maintenant à la présentation des équipes pour cette présentation de la saison qui commence samedi. Cela se passe dans l’ordre inverse du classement à l’issue de la dernière saison régulière. Pour les pronostics (sans complaisance), ce sera dans le podcast ce jeudi.

DC UNITED

Il n’est évidemment pas surprenant de constater que l’équipe qui avait battu des records de médiocrité la saison dernière a complètement remodelé son effectif, tant devant que derrière. Exit les Pajoy, De Rosario, Riley, Woolard, Jakovic. Bienvenue à Fernandez, Johnson, Espindola, Franklin et de nombreux autres. En manque d’options offensives en 2013, l’équipe perdait les pédales et la défense, pas plus friable qu’en 2012, s’effondrait. Le recrutement a été effectué pour à nouveau offrir à Ben Olsen une abondance de choix devant et la possibilité de brasser les cartes régulièrement.

DC United a été chercher des joueurs expérimentés de MLS et souvent avides de revanche, au même titre que ceux qui sont restés. Ainsi, le jeune DeLeon n’a pas répondu aux attentes l’an dernier et veut prouver que c’était en raison des déboires collectifs. Mais celui sur qui seront projetés tous les regards, c’est Eddie Johnson, arrivé de Seattle. Derrière, la ligne défensive est toute neuve. La pente à remonter reste toutefois importante et la mayonnaise doit avoir le temps de prendre. Les joueurs pourraient se décourager rapidement en cas d’échecs répétés mais constituer une toute bonne surprise s’ils retrouvent tous la confiance.

CHIVAS USA

Même ceux qui suivent Chivas USA de près ont des points d’interrogation plein les yeux quand on leur parle tant du produit sur le terrain qu’en dehors. Le club vient d’être racheté par la MLS, qui lui trouvera un repreneur cette année… peut-être demain, peut-être après la saison. Si une des rares satisfactions de la saison dernière, Villafaña, a pris la direction de Portland, le club n’a pas lésiné sur le recrutement et a été chercher au moins deux valeurs sûres : Rosales et Jean-Baptiste. Le premier nommé a sûrement apprécié de quitter la pluie et le gazon artificiel de Seattle, qui ont peut-être participé à ses pépins physiques la saison dernière.

Les autres renforts sont méconnus mais tellement nombreux qu’il y aura à coup sûr des bons coups et des échecs. On surveillera également le gardien Kennedy, paradoxe de stabilité dans ce club, et le jeune Torres, qui a maltraité les défenses adverses après son arrivée l’été dernier. Le nouvel entraîneur Wilmer Cabrera a une tâche difficile et devra apprendre à ses hommes à être moins passifs quand l’adversaire a le ballon. Malgré tout, l’équipe semble plus solide que l’an dernier et elle n’a perdu aucune de ses quatre rencontres de préparation contre des adversaires de MLS.

TORONTO

Les Ontariens n’en peuvent plus de la cave du classement, et ils ont allongé les millions pour en sortir… eux qui faisaient déjà partie des clubs les plus dépensiers de la compétition, sans succès. Sauf que là, ils ont frappé fort : Defoe, qui a empilé les buts en Premier League avec Tottenham pendant plusieurs saisons, Bradley, que certains considèrent comme le meilleur joueur américain et doit apporter de la stabilité dans l’entrejeu (qu’il risque toutefois de porter seul sur ses épaules) et Julio Cesar, gardien titulaire en équipe nationale du Brésil, sans oublier un autre joueur désigné, l’attaquant Gilberto. La défense laisse néanmoins beaucoup de signes d’inquiétudes, même si le club a embauché Orr (droite) et Morrow (gauche). Le tournoi d’Orlando a montré que la pente restait ardue à remonter.

Autre problème : Ryan Nelsen manque de solutions de rechange. Qui remplacerait Caldwell dans l’axe de la défense en cas d’indisponibilité, ou Bradley qui ira probablement à la Coupe du monde et n’a déjà pas de partenaire fiable à côté de lui dans l’entrejeu ? Neslen devra aussi supporter la pression de gérer cette abondance de biens, et ceux qui veulent des résultats immédiats devront se montrer patients car il y a un projet de jeu tout nouveau à mettre en place. Question parallèle : le BMO Field va-t-il se remplir comme dans ses premières saisons ?

COLUMBUS

Une ère nouvelle commence dans l’Ohio, avec une nouvelle direction et un nouvel entraîneur. Cependant, il n’y a pas eu de révolution des genres dans les transferts effectués malgré la retraite du charismatique Gaven et le départ de Gruenebaum. Après avoir raté son recrutement dans l’axe défensif l’an dernier, Columbus a cette fois été chercher des valeurs plus sûres : Parkhurst (réputé pour son placement et sa relance) et Gonzalez, respectivement international américain et costaricien. On les dit faibles dans le jeu aérien, ce qui risque d’être problématique sur les phases arrêtées et obligera les arrières latéraux Williams et Francis (autre renfort, lui aussi international pour le Costa Rica) à ne pas laisser centrer.

Offensivement, l’équipe ne manque pas de talent, avec Higuain, un des joueurs les plus créatifs de MLS, Oduro, rapide et qui sait marquer dans de nombreuses configurations de jeu, et Arrieta, lui aussi… en équipe nationale du Costa Rica. L’attaque a eu de bonnes sensations durant la préparation mais manque parfois de régularité : qu’en sera-t-il durant la saison ? Ce n’est pas la seule interrogation. Le flanc gauche, calamiteux l’an dernier, saura-t-il amener le danger ? Trapp va-t-il avoir le niveau devant la défense ? Peut-on réussir en MLS avec des joueurs de petite taille dans tous les secteurs ? Et si tous les internationaux sont convoqués pour la Coupe du monde, qui prendra la relève ?

DALLAS

Une nouvelle ère commence dans ce coin du Texas. Ferreira, patron sur le terrain, est parti. Oscar Pareja, patron sur le banc, arrive. Il y a de nombreux bons joueurs, mais pas de collectif efficace. Les interrogations offensives peuvent se résumer en une question : qui va faire la différence ? Perez, qui effectuera bien moins de voyages que d’habitude pour jouer avec le Panama ? Castillo, ailier doué mais très irrégulier ? Texeira, qui marquait à Groningen face aux faibles défenses néerlandaises ? Escobar, qui ne jouait pas à Evian ? Et si Diaz, arrivé en milieu de saison dernière pour succéder à Ferreira, arrivait à faire jouer tout ce monde-là ensemble ?

Si la plupart des renforts sont offensifs, l’arrivée de Thomas pour jouer devant la défense comble un besoin criant depuis plusieurs saisons. Derrière lui, pas grand-chose n’a bougé et il y a des problèmes à résoudre sur les flancs et les centres. Qu’adviendra-t-il de Michel Garbini, pas toujours efficace dans le cours du jeu mais dont les coups de pied arrêtés sont incroyablement dangereux ? Des questions et encore des questions. Reconstruction sera sûrement un des maîtres mots de la saison. Pareja va observer : s’il arrive à emboîter toutes les pièces du puzzle, tant mieux. Sinon, il sera patient et attendra le bon moment pour effectuer les retouches nécessaires, comme il l’avait fait à Colorado.

PHILADELPHIE

Bâtir une équipe à son image : John Hackworth s’y attelle depuis qu’il a succédé à Piotr Nowak et à son héritage très lourd en cours de saison 2012. Il a pu enfin dépenser comme il le souhaitait après avoir été soumis à des contraintes en raison de lourds contrats signés sous le règne de son prédécesseur. Avec ces nouveaux joueurs, il va faire évoluer l’équipe en 4-3-3 car pour lui, avoir la main sur l’axe de l’entrejeu, c’est avoir la main sur le match. Il devra aussi veiller à améliorer son équipe en possession de balle et sa défense dans le jeu aérien.

Derrière, le départ de Parke a été compensé par l’arrivée de Berry, qui composera une charnière centrale talentueuse mais inexpérimentée en compagnie d’Okugo, avec un à leur droite un autre jeune, Williams, meilleur offensivement que défensivement. L’entrejeu a changé de visage et sera dirigé par Edu, dans un rôle de box to box épaulé par le médian défensif Nogueira, arrivé de France, et Carroll, lui aussi au profil défensif. Le lien avec les joueurs offensifs n’a pas été simple durant la préparation, malgré les efforts de Le Toux, Maidana (autre nouveau venu, ailier gauche et joueur désigné) ainsi que de McInerney, qui compte marquer 20 buts cette saison. L’ambition est claire : passer de l’autre côté de la ligne rouge, mais la préparation n’a pas été très encourageante… comme l’an dernier, où tout s’est amélioré dès le coup d’envoi de la saison.

VANCOUVER

Le départ de Camilo, meilleur buteur du dernier championnat, a fait couler beaucoup d’encre et certainement occulté les nombreux changements en Colombie-Britannique. Sur le banc, le Gallois Carl Robinson succès à l’Écossais Martin Rennie, souvent décrié par les supporters pour le manque d’audace dans le jeu. Lee Young-Pyo a pris sa retraite, et il faut ajouter le départ de deux autres titulaires, Davidson et Kobayashi. Le départ du Coréen est compensé par l’arrivée de l’international iranien Beitashour qui, à San José, faisait partie des meilleurs arrières droits de la compétition.

Au milieu et devant, Robinson aura le choix : le duo de pare-chocs Laba - Reo-Coker ne manque pas de talent mais doit apprendre à se connaître. Devant eux, il y a quatre places et pléthore de candidats : Teibert, Manneh, Mattocks, Miller ainsi que les nouveaux Fernandez, Mezquida et Morales. Ajoutez à cela une défense centrale DeMerit – O’Brien qui vieillit et il est probable que le jeu sera davantage orienté vers l’avant. Plus de spectacle ? C’est fort probable. Plus de résultats ? Ça reste à voir.

28 February 3:47 pm

La valse des entraîneurs a été une des danses à la mode cet hiver en MLS puisque pas moins de 8 clubs ont changé l’homme à la tête de leur équipe.

Leurs choix se sont portés sur des solutions internes, puisque trois nouveaux T1 occupaient le même poste dans un autre club de MLS la saison dernière, que deux autres étaient déjà au club en tant qu’entraîneur adjoint, et il faut encore en ajouter un qui était adjoint dans un autre club.

Le seul vrai nouveau est donc Gregg Berhalter à Columbus. Si vous faites bien le calcul, il en manque un : Pablo Mastroeni n’est pas officiellement entraîneur de Colorado, mais il dirige les entraînements depuis la reprise alors que ses patrons cherchent toujours un titulaire au poste. Il est candidat et ne partira pas dans l’inconnu s’il est retenu puisqu’il a défendu les couleurs du club pendant 12 saisons.

Ces nombreux changements font baisser la moyenne de longévité des entraîneurs avec un même club, qui est de deux saisons et une petite poussière. L’an dernier, on s’approchait des 3 saisons. Ils étaient 9 à en être au moins à leur quatrième saison, contre 6 cette année. Dominic Kinnear reste le plus longtemps en poste de la liste, en haut de laquelle ne figurent plus Jason Kreis, Schellas Hyndman et Frank Yallop.

Voilà donc la liste classée par longévité dans leur club, avec leur nationalité, leur année de naissance et l’occupation des nouveaux venus en 2013 :

  • Houston : Dominic Kinnear (É-U / 1967 / 11e saison, incluant les deux avant le déménagement de l’équipe de San José à Houston)
  • LA Galaxy : Bruce Arena (É-U / 1951 / 7e saison)
  • Seattle : Sigi Schmid (É-U / 1953 / 6e saison)
  • Kansas City : Peter Vermes (É-U / 1966 / 6e saison)
  • DC United : Ben Olsen (É-U / 1977 / 5e saison)
  • New England : Jay Heaps (É-U / 1976 / 4e saison)
  • Philadelphie : John Hackworth (É-U / 1970 / 3e saison)
  • Portland : Caleb Porter (É-U / 1975 / 2e saison)
  • New York : Mike Petke (É-U / 1976 / 2e saison)
  • Toronto : Ryan Nelsen (N-Z / 1977 / 2e saison)
  • San José : Mark Watson (Can / 1970 / 2e saison)
  • Montréal : Frank Klopas (É-U / 1977 / 1re saison - entraîneur Chicago)
  • Dallas : Oscar Pareja (Col / 1968 / 1re saison - entraîneur Colorado)
  • Chicago : Frank Yallop (Can / 1964 / 1re saison - sans club après son départ de San José en juin)
  • Salt Lake : Jeff Cassar (É-U / 1974 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Vancouver : Carl Robinson (PdG / 1976 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Chivas USA : Wilmer Cabrera (Col / 1967 / 1re saison - adjoint Colorado)
  • Columbus : Gregg Berhalter (É-U / 1973 / 1re saison - sans club après son renvoi d’Hammarby en juillet)
  • Colorado : Pablo Mastroeni (É-U / 1976 / 1re saison à confirmer - joueur LA Galaxy)

27 February 1:13 pm

Avec une kyrielle de rencontres de préparation, ce mercredi était la journée la plus occupée depuis la reprise puisque seuls Dallas et le LA Galaxy n’ont pas joué. Cela devient d’autant plus important qu’à dix jours du coup d’envoi de la saison, les entraîneurs veulent aligner un onze qui s’approche de leur équipe-type. Vous n’avez pas pu suivre toute l’action sur les terrains ? Ne vous en faites pas, nous l’avons fait pour vous.

Philadelphie - Toronto 0-0. Si les deux gardiens ont sorti l’un ou l’autre bel arrêt, le résultat reflète bien la rencontre. Ce manque de créativité aux yeux de certains était, pour les deux entraîneurs, dû au bon jeu défensif de joueurs dont ils soulignent les progrès. Berry a effectué ses débuts pour Philadelphie tandis que Toronto apprenait avec inquiétude la blessure de Defoe, par ailleurs convoqué en équipe nationale anglaise.

Columbus - Orlando 4-4. Orlando a chaque fois pris l’avance avant que Columbus n’égalise. La fin de match a été complètement folle, puisque les Floridiens menaient 2-1 à un quart d’heure du terme. Gregg Berhalter a davantage vanté le caractère de ses joueurs que leur jeu défensif parfois chancelant, mais son équipe avait gagné ses deux première rencontres et termine en tête du groupe devant Orlando, Philadelphie et Toronto.

New York - Fluminense (-23) 1-0. Les pensionnaires de MLS ont été malmenés dans cette rencontre qui a mis du temps à prendre du rythme et doivent une fière chandelle à leur gardien Meara ainsi qu’à McCarthy qui a dégagé un ballon chaud à même la ligne. À un quart d’heure du terme, Bover inscrivait son deuxième but du tournoi d’un joli coup franc direct pour leur donner la victoire. Le comportement des jeunes et la réaction en deuxième mi-temps sont leurs principales satisfactions du jour.

Kansas City - Montréal 3-2. Malgré un but à la première minute et une avance reprise plus tard dans le match, les Québécois ont encore montré un beau visage en début de chaque mi-temps avant de flancher, contre un adversaire qui avait déjà joué plus tôt dans la journée. Zizzo et le gardien Kempin ont certainement marqué des points aux yeux de Peter Vermes dont l’équipe termine en tête de son groupe devant New York, Montréal et les espoirs de Fluminense.

Chivas USA - Colorado 0-0. Quelques jours après avoir été racheté par la MLS, le club californien a un nouveau président en la personne de Nelson Rodriguez. Sur le terrain, ça se passe bien puisqu’il est toujours invaincu lors de la préparation. Colorado, qui avait jusque-là marqué lors de toutes ses rencontres, n’a pas encaissé pour la quatrième fois en sept sorties.

New England - Chicago 1-0. Malgré la défaite, l’équipe de Frank Yallop prend de plus en plus ses aises avec le 4-1-4-1 de son nouvel entraîneur et termine en tête de la première phase du tournoi, ce qui lui vaut d’affronter les espoirs de Chivas (version mexicaine) en finale. Le but à la dernière minute a soulagé la formation du Massachusetts où il y a beaucoup de nouveaux joueurs offensifs, qui commencent à peine à trouver leurs marques et auront bientôt la compagnie de Daigo Kobayashi, cédé hier par Vancouver.

Salt Lake - Tucson 3-1. Jeff Cassar a profité de ce match contre un adversaire plus faible pour faire tourner son effectif, ce qui n’a pas empêché les titulaires habituels comme Saborio de se mettre en évidence. Le match de classement samedi contre Chivas USA sera plus riche en enseignements. L’autre match de classement de la Desert Diamond Cup opposera New England à Colorado.

Seattle - Houston 1-1. Obafemi Martins a marqué son troisième but de la préparation pour une équipe qui respire la forme en ce moment et est particulièrement menaçante sur phases arrêtées. La première mi-temps a été très intéressante, avec deux équipes alignant ce qui pourrait ressembler à leur onze de base (elles ont remplacé presque tout le monde à la pause). Davis, lui aussi en bonne forme, avait ouvert la marque pour les Texans au quart d’heure.

DC United - Charleston 1-1. Pour l’occasion, Ben Olsen avait laissé au repos ses vétérans et il a fallu une demi-heure à ses jeunes joueurs pour entrer dans le match. À 20 minutes de la fin, il les a tous fait sortir pour les remplacer par les titulaires habituels et il n’a pas fallu longtemps pour voir Davy Arnaud ouvrir la marque. Charleston a cependant égalisé sur corner dans les arrêts de jeu.

Vancouver - San José 2-0. Si tout le monde parlait de Vancouver hier soir, ce n’est pas en raison de cette victoire mais parce que le club est allé chercher le joueur désigné Matias Laba à Toronto pour, apparemment, pas grand-chose. Les deux équipes ont aligné beaucoup de jeunes et San José a dominé une grande partie du match. Cependant, l’efficacité était Vancouvéroise avec un but contre le cours du jeu en première mi-temps et un penalty dans les dernières minutes.

Portland - Portmore United 1-1. Caleb Porter avait laissé ses gros canons au repos, ce qui n’a pas empêché son équipe de dominer son adversaire jamaïcain, sans toutefois arriver à prendre une avance suffisante pour éviter une mauvaise surprise sur penalty en fin de rencontre. Pour tirer plus d’enseignements, rendez-vous samedi contre Vancouver.