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New York City FC

25 August 11:21 am

Deux sujets principaux sont au centre de l’émission de la semaine (également disponible ici) : les dernières semaines de la saison régulière et le tourbillon autour des débuts de Didier Drogba à Montréal. En détails :

LES DERNIÈRES SEMAINES DE LA SAISON RÉGULIÈRE

  • Combien des 12 équipes actuellement du bon côté de la ligne rouge le seront encore dans 2 mois ?
  • Qui a le calendrier le plus facile / le plus difficile ?
  • Qui court le plus de risques de s’effondrer ?
  • Qui pourrait effectuer une remontée spectaculaire ?
  • Qui peut déjà se préparer pour 2016 ?
  • Matchs de retard et adversaires abordables : Montréal peut-il être serein ?
  • Qui entre New York City, Orlando et Philadelphie a les meilleures chances de succès ?
  • Portland peut-il dormir sur ses deux oreilles ?
  • Dallas, qui n’avance plus, va-t-il finir sur une panne sèche ?
  • Seattle : un parcours semé d’embûches qui finira bien ?
  • San José profitera-t-il de l’avantage du terrain (plus que deux déplacements) pour émerger ?

LES DÉBUTS DE DROGBA À MONTRÉAL

  • Comment qualifier ces débuts ?
  • À quel point ont-ils constitué une distraction ?
  • La promesse de le faire jouer : choix marketing ou choix sportif ?
  • Son silence médiatique, une tempête dans un verre d’eau ?
  • Que retenir du match contre Philadelphie ?
  • Direction le Québec pour l’ex-président de Salt Lake Bill Manning ?

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21 August 1:19 pm

Didier Drogba disputera plus que probablement ses premières minutes en MLS ce samedi contre Philadelphie. Si la seule promesse effectuée par le staff technique montréalais est sa présence dans le noyau de 18 joueurs pour le match, tout indique qu’il foulera le terrain, reste à savoir combien de temps. Au passage, si vous voulez chanter en son honneur, oubliez l’ersatz sans rythme entonné à l’aéroport, et reprenez l’original de « Didier Drogba shalalalala » (où il y a une mélodie, et deux phrases différentes, la premières avec un shalala à 5 syllabes, la seconde à 6 ou 7 syllabes - la dernière étant souvent mâchée), doit voici quelques exemples : à Marseille, des supporters de Chelsea au stade et hors du stade.

Donc, disions-nous, le grand Didier va découvrir la MLS, à 37 ans bien tassés. Il ne sera pas la première grande vedette internationale à jouer dans notre compétition. D’autres avant lui s’y sont essayés et s’y essayent encore, souvent avec pas mal de réussite. Comment s’est passé leur premier match ? Souvenirs, plus ou moins lointains…

David Beckham : Celui qui avait temporairement et officieusement donné son nom à la règle du joueur désigné est arrivé au LA Galaxy à 32 ans en droite ligne du Real Madrid, où il avait passé quatre saisons après plus de dix ans à Manchester United. Blessé à la cheville puis au genou, il a d’abord participé à des duels amicaux, mais ses débuts en match officiel ont eu lieu le 9 août 2007 à DC United, où il est entré pour les 20 dernières minutes lors d’une défaite 2-0 de ses couleurs. Sa première demi-saison n’a pas laissé de souvenirs impérissables, puisque ses pépins physiques l’ont limité à cinq rencontres de championnat. Ça ne l’empêchera pas de rester cinq ans de plus en Californie et d’aider le club à retrouver les sommets.

Thierry Henry : Après huit saisons à Arsenal et trois à Barcelone, l’attaquant français est arrivé à New York quelques semaines avant de fêter ses 33 ans. Il a d’abord disputé deux duels amicaux contre des clubs étrangers, mais attendait surtout de se produire « quand ça comptait ». Et il n’a pas raté ses débuts ! Pour son premier match, le 31 juillet 2010 à Houston, il a joué 90 minutes et été à la base des deux buts de son équipe, qui a partagé l’enjeu 2-2 au Texas, faisant la sale besogne pour les offrir sur un plateau à Juan Pablo Angel. Ce jour-là, son bilan n’a pas été parfait, puisqu’il a aussi raté d’énormes occasions. Il a joué son premier match officiel à domicile le 11 août contre Toronto, avec une autre passe décisive à la clef, et a inscrit son premier but en MLS le 28 août, devant ses supporters face à San José.

Robbie Keane : Ancienne gloire de Tottenham, qui venait de le prêter à West Ham, Keane sentait qu’il devait relancer sa carrière en prenant la direction de Los Angeles (pour y remplacer un certain… Juan Pablo Angel). Il savait aussi qu’à 31 ans à peine, il avait encore beaucoup de buts sous les crampons et de belles années devant lui. Il n’a pas tardé à le démontrer. Titulaire à sa première apparition, le 20 août 2011 contre San José, soit quelques jours seulement après son arrivée en Californie, il trouvait le fond des filets après 21 minutes, concrétisant un caviar offert par David Beckham. Après 72 minutes, il était remplacé par Mike Magee, qui allait fixer les chiffres à 2-0. Cinq jours plus tard, Keane découvrait la Ligue des champions de notre coin du monde en étant titularisé contre Alajuelense.

Alessandro Nesta : Neuf saisons à la Lazio, dix à l’AC Milan (où il avait moins joué la dernière année), puis direction Montréal pour un des défenseurs centraux les plus élégants de son époque, qui voulait relever un nouveau défi à 36 ans. Son premier match a été à l’image de son passage au Québec : très discret, sans être mauvais. Il fait dire que ce 28 juillet 2012, les bleu-blanc-noir maîtrisaient leur sujet contre New York, s’imposant 3-1 grâce au premier but tant attendu de Marco Di Vaio, sur qui se sont braqués tous les projecteurs. Associé à Nelson Rivas dans l’axe de la défense, Nesta a largement contribué à mettre à l’aise une arrière-garde qui avait gagné en assurance grâce à lui, et a complètement éteint l’attaque adverse emmenée par Thierry Henry.

Obafemi Martins : Vedette de l’Inter Milan alors qu’il avait 20 ans à peine, avant de planter des buts pour Newcastle par la suite, l’attaquant nigérian restait sur trois saisons et demie en dents de scie avant de signer à Seattle alors qu’il n’avait pas encore soufflé ses 30 bougies. Contrairement aux joueurs évoqués plus haut dans ce texte, il est arrivé en début de saison, quelques jours cependant après la reprise du championnat. Son premier match en MLS, le 16 mars 2013, ne lui laisse pas de souvenirs impérissables puisqu’il est monté au jeu à 20 minutes de la fin et que Seattle a été tenu en échec 1-1 chez lui par son rival Portland. Oba a inscrit son premier but le 20 avril, seul but d’une victoire à Colorado. Blessé dans un premier temps, il a dû attendre le mois de mai pour commencer à jouer et à marquer régulièrement.

David Villa : Buteur d’une efficacité redoutable tant avec Valence qu’avec le Barça et en équipe nationale espagnole, Villa a été champion d’Espagne avec l’Atletico Madrid avant d’effectuer un détour par Melbourne en attendant de rejoindre New York City pour les débuts du club. Âgé de 33 ans, il était fin prêt à porter son nouveau maillot le jour-même du premier match de ses nouvelles couleurs, le 8 mars 2015 à Orlando. Ayant un rôle dans le but d’ouverture de Mix Diskerud, il n’a pas été des plus flamboyants, et a craint le pire lors d’un tackle dur d’Aurélien Collin, qui a valu l’exclusion du Français. Le duel s’est soldé par un partage 1-1. Une semaine plus tard, New York City effectuait ses débuts à domicile, une victoire 2-0 contre New England lors de laquelle Villa a ouvert la marque.

Kaka : Après six brillantes saisons à l’AC Milan, quatre belles années au Real Madrid, et un ultime crochet d’un an en Lombardie, Kaka a passé quelques mois à Sao Paulo avant de rejoindre Orlando qui effectuait ses débuts en MLS cette saison. Comme Villa, il était prêt pour le premier match de son club. Même lieu, même jour (et forcément même score), 1-1 contre New York City. Lui aussi titulaire aligné d’un bout à l’autre de la rencontre, il a mis 20 minutes à rentrer dans son match, dont il a finalement été le héros local. Il a en effet égalisé dans les tout derniers instants, d’un coup franc, certes dévié, mais qui a fait bondir de joie le public floridien, qui avait massivement répondu à l’appel de ce premier rendez-vous.

14 August 11:59 am

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

21 July 11:28 am

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

29 May 1:19 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

12 May 11:52 am

On replonge cette semaine (émission également disponible ici) dans de nombreuses réalités quotidiennes du championnat, avec un retour sur quelques rencontres de la dernière journée, le derby new-yorkais, le nouveau stade de Toronto, mais aussi la retraite de Dwayne de Rosario, le Franco du mois d’avril ou encore un livre consacré aux San José Earthquakes.

  • Le derby new-yorkais a-t-il tenu ses promesses sur le terrain et en dehors ?
  • Columbus - Seattle : un match de haute voltige entre deux très bonnes équipes ?
  • Y a-t-il un problème d’individualisme dans l’équipe de Montréal ?
  • Les équipes de tête sont-elles celles qui ont le meilleur rendement depuis le début de la saison ?
  • Après 10 semaines, peut-on déjà dire que les équipes de la Conférence Ouest sont bien meilleures que celles de la Conférence Est ?
  • À quel point Toronto a-t-il déçu pour son premier match à domicile ?
  • Rénovation de BMO Field : visionnaire ou folie des grandeurs ?
  • Quelle place Dwayne de Rosario a-t-il dans le soccer canadien et la MLS ?
  • Qui a été élu Franco du mois d’avril ?
  • Quels arguments en faveur du changement de calendrier de la Coupe du Canada ?
  • Comment les Earthquakes ont-ils marqué l’histoire de San José (club de lecture - Gagnez le livre) ?

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03 April 12:38 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous ferai un tour d’horizon similaire chaque mois. On recommence aujourd’hui !

06 March 2:32 pm

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

19 February 1:42 pm

Il reste un peu plus de deux semaines avant le premier match de championnat (et moins d’une avant les quarts de finale de la Ligue des champions). Les équipes ont peaufiné leur condition physique depuis le début de la reprise, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 21 au 28 février)

TOURNOI DE PORTLAND (Portland, 22 au 28 février)

LES AUTRES

Rendez-vous ici pour l’état des lieux des équipes qui disputent actuellement la Desert Diamond Cup et le tournoi Suncoast Pro.

10 February 2:08 pm

Les renforts de choix continuent d’affluer en MLS et si la folie de fin janvier s’est atténuée, il y a eu suffisamment de signatures intéressantes au cours des derniers jours pour faire un nouveau point de la situation.

La francophonie a (encore) un représentant de plus en MLS depuis que l’ancien Marseillais Benoît Cheyrou a signé à Toronto, où il sera associé à Michael Bradley dans l’entrejeu. Mais aussi à Sebastian Giovinco puisque l’Italien, qui devait seulement rallier le club lors du mercato estival, a quitté la Juventus prématurément et jouera dès le début de la saison à Toronto, où il a été accueilli en grandes pompes.

Autre arrivée qui a fait grand bruit, le retour de Juan Agudelo à New England après une aventure en Europe qui ne s’est pas passée comme espéré par l’attaquant. Si les supporters qui se rendront à Foxborough verront des visages familiers dans un vieux stade, ce sera l’inverse pour ceux de San José. La nouvelle enceinte (qui nous promet le plus grand bar à ciel ouvert des États-Unis) accueillera une équipe remodelée, et dont la dernière pierre ajoutée à l’édifice est l’attaquant suisse Innocent Emeghara, qui aura le statut de joueur désigné.

Du neuf, rien que du neuf dans le noyau de New York City, avec l’arrivée de l’international slovaque Adam Nemec. Cet attaquant expérimenté au grand gabarit (1,90 m) évoluait à l’Union Berlin (D2 allemande). L’entrejeu de l’équipe a également été renforcé par le Colombien Javier Calle, prêté pour un an par l’Independiente Medellin. De l’autre côté du fleuve Hudson, on a acté un départ attendu, celui de Tim Cahill vers Shanghai.

Si vous avez suivi la dernière Coupe d’Afrique des nations, vous avez peut-être vu à l’œuvre le dernier renfort de Columbus, l’ailier gauche Cedrick Mabwati, qui s’est rendu jusqu’en demi-finale avec la République démocratique du Congo. Et si vous suivez la MLS depuis plusieurs années, vous connaissez le visage d’Eric Avila, que Santos Laguna a prêté à Orlando. Autres prêts, celui du milieu de terrain argentin Lucas Pittinari de Belgrano à Colorado, et celui de l’arrière central canado-portugais Steven Vitoria de Benfica à Philadelphie.