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New England Revolution

12 December 10:40 am

Après le flop 10 hier, c’est au tour de mon top 10 de la saison d’effectuer son retour aujourd’hui, avec deux équipes qui ont connu une saison bien meilleure que ce que la plupart des observateurs prévoyaient. Toutes deux ont en leurs rangs un joueur qui, à lui seul, incarne leurs maîtres atouts.

8. Pause. Dallas. Boum !

Ce n’est un secret pour personne, la saison dernière, Dallas avait une arme fatale, sa redoutable efficacité sur phases arrêtées. Ça a fonctionné. Un temps. Et puis, l’équipe a reculé. Cette saison, elle a remis le couvert. En plus dévastateur encore. Avec cette fois une régularité de tous les instants, d’un bout à l’autre de la saison. Et sans que personne ne trouve la parade.

Un homme incarne parfaitement cette force : le Brésilien Michel Garbini, et son pied gauche magique. Il peut faire à la fois preuve de précision et de puissance. Il a marqué à lui seul autant de buts sur coup franc direct cette saison que les meilleures équipes de MLS à cet exercice, hormis la sienne évidemment (car en plus, Dallas a d’autres bons tireurs). Il allie la précision et la puissance, comme en témoigne la superbe frappe ci-dessus.

Tant qu’à être dans les mérites concernant la force offensive de Dallas, il convient de souligner l’éclosion du jeune Tesho Akindele, un attaquant qui adore la vitesse, le jeu au sol et les espaces.

7. New England confirme, Nguyen s’affirme

La saison de New England a été en montagnes russes, avec une alternance de séries sans défaite et de séries sans victoire, mais l’équipe a terminé sur la pente ascendante pour se rendre en finale de la Coupe MLS. L’arrivée de Jermaine Jones a eu son rôle à jouer, ça ne fait aucun doute, mais l’homme qui s’est mis en évidence, c’est Lee Nguyen. Le style de l’équipe n’a pas changé : partir de loin, lancer des contres (personne en MLS n’y arrive avec autant de maestria) et jouer au sol. Avec, en plus, de la force de frappe à distance.

Nguyen, qui était considéré comme le maître à jouer de l’équipe, s’est transformé en redoutable buteur. Toujours disponible, que le bloc tente d’acculer son adversaire à son but ou en soit plus éloigné, bon manieur de ballon, il n’a pas son pareil pour conclure victorieusement les reconversions offensives de son équipe. Ajoutez à cela qu’il possède un bon tir de loin dont il n’a pas hésité à se servir et que c’est lui qui s’avançait lors de chaque penalty, et vous obtenez le quatrième meilleur buteur de la saison régulière, avec 18 réalisations, soit deux fois plus que lors de ses deux premières saisons en MLS réunies. Ce qui a aussi valu à son numéro de téléphone d’apparaître dans le répertoire de Jürgen Klinsmann.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

08 December 11:11 am

Le lever du soleil est particulièrement joyeux ce matin à Los Angeles, et plus particulièrement dans le cœur des supporters du LA Galaxy, qui célèbrent leur troisième Coupe MLS en quatre ans, la cinquième de l'histoire du club.

Relisez le compte-rendu, avec vidéos des faits saillants, de cette rencontre serrée, pas toujours de haut vol, mais riche en suspense et dont le dénouement est tombé après prolongation. À l’analyse, il y a eu beaucoup de déchet technique et peu de risques, les vedettes n’ont pas été dans leur meilleur jour et ce fut donc tout sauf académique. Quels joueurs se sont démarqués à vos yeux ? Voici les notes de la rédaction de MLSsoccer.com.

Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Surtout lors d’une finale. Et les finales gagnées, Landon Donovan connaît ça, lui qui a mis la main sur sa sixième Coupe MLS, ce qui lui permet d’allonger la liste des records dont il est seul détenteur. Si vous êtes féru de statistiques individuelles isolées, voyez les chiffres de sa finale, comparés à ceux des joueurs arrivant en tête de liste hier. Il serait surprenant que le principal intéressé s’y replonge, lui qui a déjà la tête à son avenir.

Si le jeune retraité était évidemment célébré de toutes parts, les éloges allaient surtout du côté de Robbie Keane. Il faut dire que l’Irlandais a marqué le but de la délivrance à moins de 10 minutes d’un coup de sifflet synonyme de loterie des tirs au but. S’il faut souligner sa conclusion, c’est surtout son appel de balle qui fut décisif, mais il n’aurait pas pu surprendre la défense sans la superbe passe de Sarvas. Sarvas et Juninho ont d’ailleurs eu des rôles cruciaux dans cette rencontre : outre la passe décisive précitée, ils ont mis Nguyen et Jones sous l’éteignoir. La journée a aussi été très particulière pour Robbie Rogers, qui mesurait l’évolution de sa vie depuis la Coupe MLS qu’il a remportée en 2008, deux succès entre lesquels il avait pris une brève retraite anticipée et annoncé publiquement son homosexualité.

La joie n’était pas seulement de mise à Los Angeles. La victoire du LA Galaxy arrange aussi les bidons de Salt Lake, qualifié pour la Ligue des champions puisqu’il était le mieux placé au classement général à ne pas avoir encore un billet que le vainqueur de la Coupe MLS avait déjà assuré auparavant. La défaite de ce dimanche est donc double pour New England, où la peine est perceptible et où les joueurs ne cachent pas qu’ils mettront du temps à s’en remettre.

07 December 6:16 pm

Le LA Galaxy a battu le New England Revolution 2-1 après prolongation pour remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire. La délivrance est venue de Robbie Keane à la 111e minute, alors que le marquoir affichait 1-1 après 90 minutes suite à des buts de Gyasi Zardes et Chris Tierney.

Après à peine plus de 60 secondes, un beau slalom de Robbie Rogers lui permettait de se créer la première occasion du match, un tir contré puis repoussé juste devant la ligne par Scott Caldwell. Cela donnait le ton d’un LA Galaxy dominateur, mais rarement dangereux. Keane l’illustra bien après 20 minutes : disposant de tout le temps nécessaire pour contrôler le ballon et frapper, il a envoyé un tir de loin droit sur Bobby Shuttleworth.

Passant le plus clair du temps dans son camp, New England misait sur les contre-attaques, mais les défenseurs du LA Galaxy posaient toujours le geste nécessaire, parfois spectaculaire, pour barrer la route menant à Jaime Penedo. Un tir à côté de Zardes après un beau travail de Landon Donovan n’empêcha pas les deux équipes de regagner les vestiaires sur le score de 0-0.

La donne a rapidement changé en deuxième mi-temps. À la 52e minute, Stefan Ishizaki envoyait un centre de la droite vers Zardes qui, du petit rectangle et malgré les deux adversaires devant lui, a placé un tir croisé au fond des filets (1-0).

Un peu plus d’un quart d’heure après le but d’ouverture, Keane, lancé en contre, aurait pu doubler l’avance des siens mais a hésité au moment de conclure et envoyé le ballon sur Shuttleworth. La réplique des visiteurs n’a pas tardé : quelques instants plus tard, un tir brossé de Kelyn Rowe échouait peu à côté.

Il restait un peu plus de 10 minutes au temps réglementaire quand le remplaçant Patrick Mullins était lancé sur la gauche et glissait un petit ballon en retrait à Tierney qui contrôlait pour effacer Leonardo et enchaînait par un tir qui trompait Penedo (1-1).

Déjà médusé, le stade a failli tomber dans la stupéfaction totale quand Teal Bunbury, sur la gauche du rectangle, a envoyé un ballon piqué qui ressemblait à un centre-tir et s’est écrasé sur la barre transversale. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager après 90 minutes, il a fallu recourir à la prolongation.

Malgré quelques sueurs froides, notamment sur un tir croisé de Mullins repoussé par Penedo, le LA Galaxy a fini par émerger quand Marcelo Sarvas a accéléré le jeu et surpris toute la défense de New England en envoyant un long ballon de la ligne médiane vers Keane qui s’est retrouvé seul face à Shuttleworth et a gagné son face à face pour fixer les chiffres à 2-1. Un but qui a également valu à l’Irlandais de recevoir le trophée de Joueur du match.

Cette victoire permet au LA Galaxy de remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire, après ses victoires en 2002, 2005, 2011 et 2012. Landon Donovan, qui disputait le dernier match de sa carrière professionnelle, a fêté ses adieux en soulevant le trophée pour une sixième fois : il a participé aux quatre derniers succès en date du LA Galaxy, après avoir remporté la Coupe MLS avec San José en 2001 et en 2003.

05 December 1:27 pm

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

02 December 4:33 pm

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

01 December 11:19 am

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera la LA Galaxy au New England Revolution ce dimanche 7 décembre. Vainqueurs 1-0 à l’aller, les Californiens ont réussi à inscrire un but important à Seattle, qui leur permet de se qualifier malgré leur défaite 2-1. Contre un New York très accrocheur, New England est revenu deux fois à la marque, et le partage 2-2 suffit à son bonheur puisqu’il s’était imposé 1-2 à l’aller.

Le duel entre Seattle et le LA Galaxy (résumé vidéo) était une finale avant la lettre. Disputé dans un froid de canard, il a tenu toutes ses promesses en matière de suspense. Il y a quand même eu de longs temps morts, comme la moitié initiale de la première mi-temps : habituée des départs lents et s’attendant à voir un adversaire qui penserait avant tout à défendre, l’équipe locale semblait assoupie mais a surtout endormi son adversaire qui n’arrivait plus à sortir du faux rythme qui lui avait suffi pour dominer jusqu'alors. Le réveil a été pour le moins soudain : deux accélérations et deux buts en 7 minutes. La qualification avait changé de camp.

À la pause, Bruce Arena a su trouver les mots qu’il fallait pour réorganiser sa formation. L’axe de l’entrejeu, qui s’était fait manger tout cru dès le réveil de Seattle, a dès lors cadenassé le terrain et, moins de 10 minutes après la reprise, Juninho faisait oublier son match très moyen jusque-là en reprenant victorieusement un corner. Avec Sarvas, ils ont ensuite fermé la porte devant la défense, et Seattle n’est jamais parvenu à trouver de solution pour menacer Penedo. Le vainqueur du Supporters Shield est donc éliminé, avec un sentiment de déception au bout d’une saison très réussie. Quant à Landon Donovan, il disputera le dernier match de sa carrière devant ses supporters, avec un trophée à la clef. Il y pensait déjà, et tenait des propos lucides en déclarant : « Nous n’avons encore rien gagné. »

Pour soulever la Coupe MLS, le LA Galaxy devra se défaire d’une tenace équipe de New England qui, contre New York, a été davantage poussée dans ses derniers retranchements que ce que les observateurs prévoyaient (résumé vidéo). Mike Petke était au pied du mur : privé de Wright-Phillips, il avait aligné en pointe un Cahill souvent irrégulier cette saison. L’Australien a toutefois parfaitement suppléé son coéquipier en ponctuant victorieusement une accélération et une sublime passe d’Henry. Mais juste avant la pause, Davies égalisait suite à un corner joué en deux temps.

Dès le retour des vestiaires cependant, New England a plié et a semblé au bord de la rupture lorsque Luyindula a profité d’un centre de Sam mal contrôlé par Farrell pour donner l’avantage à ses couleurs, et rétablir l’égalité parfaite au total des deux rencontres. L’équipe locale n’avait toutefois pas abdiqué, loin de là : un ballon relâché par Robles lui a permis de développer une nouvelle action, lors de laquelle un centre de Tierney trouvait la tête de Davies, qui égalisait. Cinq ans après l’accident qui a failli lui coûter la vie, l’ancien attaquant de Sochaux a retrouvé les sommets. En reprenant l’avance, New York aurait été qualifié : il a tout fait pour gagner, mais n’a pas réussi à trouver le fond des filets. Cette élimination a été suivie des adieux de Thierry Henry, qui a officiellement annoncé son départ du club.

28 November 11:59 am

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ouvriront le match retour des finales de conférence en position avantageuse, mais leurs adversaires ont encore bon espoir de disputer la finale de la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

New England semble être l’équipe dont les chances de qualification sont les plus grandes, lors d’un match dont le coup d’envoi sera donné à 15h00 ce samedi. Non seulement elle fait preuve de solidité défensive sur son terrain, mais en outre New York peine en déplacement. Il lui faudra pourtant marquer au moins deux buts, et ce sans Wright-Phillips dont la suspension hante toujours les esprits et a été évoquée sur Twitter par Mike Petke lors d’une séance de questions-réponses improvisée ce jeudi.

New York devra donc prendre des risques. Mais comment ? New England ne s’attend à rien de très original, et pense qu’il lui suffira de contrôler un adversaire qui jettera toutes ses forces à l’attaque. De quoi évidemment réjouir ces amoureux de la reconversion offensive, qui veulent aussi passer par les ailes grâce à Bunbury. Mais New York devrait modifier son système de jeu pour tenter de déstabiliser son adversaire : établir et appliquer un plan de match totalement inhabituel pour eux cette saison, voilà certainement la seule chance de salut pour Mike Petke et ses joueurs.

Seattle aussi doit gagner, mais sera chez lui dans un stade plein à ras-bord certainement bien avant le coup d’envoi prévu pour 21h20 (HE) dimanche. Sa mission n’est cependant pas simple : avec la règle des buts à l’extérieur, s’il encaisse un but, il devra trouver le fond des filets à trois reprises en 90 minutes. Pour tenir le fort derrière, il comptera donc sur Chad Marshall, fraîchement élu Défenseur de l’année et particulièrement touché d’avoir été plébiscité par les joueurs. Devant, le duo Dempsey - Martins devra une fois de plus faire preuve de complicité pour tromper la solide arrière-garde californienne. Si Neagle rentre dans le jeu, il pourrait leur prêter main forte afin d’amorcer des accélérations tranchantes.

Dans l’autre camp, les vedettes offensives seront également observées de près : Zardes, Keane et Donovan ne sont toutefois pas seuls à pouvoir apporter la menace. On l’a vu lors du seul but du match aller, dessiné par DeLaGarza et conclu par Sarvas, mais depuis quelques semaines, Ishizaki a aussi pris une nouvelle dimension dans l’équipe. Avec un adversaire qui doit prendre des risques, le LA Galaxy pourrait miser sur la qualité de passes et la vitesse pour envoyer des ballons dans l’axe et dans le dos de la défense : cela ferait inévitablement penser à la période, pas si lointaine, où David Beckham était dans une équipe qui a pourtant bien évolué depuis le départ de l’Anglais, il y a deux ans à peine.

25 November 2:38 pm

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

24 November 11:31 am

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ont pris une option sur une place en finale de la Coupe MLS après le match aller des finales de conférence.

Même s’il n’y a eu qu’un but, le match au sommet a tenu toutes ses promesses (résumé vidéo). Comme le prévoyaient Donovan et ses coéquipiers, Seattle a pensé avant tout à défendre. On a donc eu, durant de longues minutes, un siège du but de Frei mais l’arrière-garde emmenée par Marshall a mis les vedettes californiennes sous l’éteignoir. Elles ont néanmoins réussi à se créer de nombreuses possibilités, mais seul un centre à ras-de-terre de De La Garza repris par Sarvas a pu être transformé en but. Malgré les occasions ratées, les vainqueurs du jour pensent que leur avance est suffisante. Leur tâche aurait été facilitée si Scott, averti en fin de première mi-temps, n’avait pas échappé à un deuxième carton jaune suite à une de ses nombreuses fautes à la limite de la correction.

Jouer la plupart du temps dans son camp n’a pas empêché Seattle de menacer le but de Penedo à quelques reprises. Il faut souligner les bonnes interventions du gardien et des défenseurs du LA Galaxy, mais cela accentue les questions au sujet d’une équipe qui n’a marqué qu’un seul but en 270 minutes. Ce constat n’inquiète guère une formation qui devra être plus prolifique si elle compte inverser la tendance au match retour dans une semaine, où elle devrait récupérer Alonso et Neagle, deux pions importants absents ce dimanche.

Plus tôt dans la journée, New England a posé les jalons de se qualification en s’imposant à New York (résumé vidéo) grâce à ses armes favorites : les tirs de loin et la contre-attaque, origines respectivement de son premier et de son deuxième but. Auteur de ce dernier, Jones a fait preuve d’une compétitivité de tous les instants, parfois à la limite de la sportivité, mais il a tiré ses nombreux jeunes coéquipiers dans le sillage de son engagement. Parmi eux, Bunbury, impliqué dans les deux buts, a eu un rôle crucial grâce à son efficacité.

Mené à la marque, New York avait égalisé et semblait en mesure de prendre le dessus. Cependant, l’équipe a souvent péché par précipitation, oubliant de faire courir son adversaire après le ballon (ce que New England déteste) pour frapper au bon moment. Son seul but était pourtant un bon exemple de la tactique à adopter. Il doit désormais marquer au moins deux buts au match retour, et ce, sans Wright-Phillips, suspendu pour abus de cartons jaunes suite à un avertissement stupide : le buteur a avoué ne pas connaître le règlement et ne pas avoir su ce qui lui pendait au nez. Carton jaune au délégué qui a oublié de l’avertir… Henry sera bel et bien présent, ce qui était incertain vu que le joueur français n'a jamais disputé la moindre rencontre sur le terrain synthétique de Foxborough.

21 November 12:03 pm

Ils ne sont plus que quatre à briguer la Coupe MLS et ils vont commencer à en découdre ce dimanche. Sur la côte Pacifique, le LA Galaxy recevra Seattle sous les coups de 14h00 heure locale (17h00 HE). Avant cela, à l’autre bout des États-Unis, New York aura affronté New England, match dont le coup d’envoi est prévu pour 13h30.

Le duel entre les deux premiers du classement général à l’issue de la saison régulière a des allures de finale avant la lettre. On peut légitimement espérer un match très offensif entre un LA Galaxy impérial chez lui, contre une équipe de Seattle dont la défense souffre beaucoup à l’extérieur mais qui possède de très loin l’attaque la plus prolifique en dehors de ses bases. Un scénario que réfutent toutefois les Californiens, qui s’attendent à voir leur adversaire jouer très défensivement.

Une éventualité confirmée par Clint Dempsey qui, quand il parle du match, n’évoque pas les moyens de battre Penedo mais bien de contenir Keane et Donovan… L’état d’esprit de Seattle ne changera pas malgré l’incertitude entourant Osvaldo Alonso, même si les chances de voir jouer le pare-chocs défensif sont relativement grandes. La comparaison ligne par ligne des protagonistes donne un avantage au LA Galaxy, qui a tout intérêt à profiter de l’avantage du terrain avant le match retour. Seattle pourra compter sur ses fidèles supporters, qui enchantent jusqu’en Angleterre. Autre sujet magazine à lire, celui sur Landon Donovan et les problèmes de santé mentale des joueurs de haut niveau.

Le duel entre New York et New England ne sera pas moins alléchant. Les supporters l’ont bien compris : il n’y a plus aucun billet disponible dans une Red Bull Arena qui peine pourtant souvent à faire le plein. Les supporters visiteurs seront en nombre, puisque 20 autocars effectueront le déplacement. Il faut dire que leurs joueurs partent favoris, et recueillent aussi les faveurs des pronostics des observateurs comparant les deux équipes ligne par ligne. Même à New York, on ne parle pas tant des prouesses potentielles d’Henry et Wright-Phillips que de la manière de contenir le trio infernal de l’entrejeu visiteur.

Tous les yeux seront rivés sur Lee Nguyen, hyper motivé après avoir retrouvé l’équipe nationale et grillé la politesse au meilleur buteur de la compétition pour faire partie des finalistes au titre de Joueur de l’année. Il est le joueur le plus emblématique d’une équipe qui vise les sommets après une reconstruction de trois ans, et d’un rajeunissement illustré par le fait que le joueur le plus utilisé soit Andrew Farrell, qui n’en est qu’à se deuxième saison professionnelle. Pendant que New England vit dans l’insouciance, New York se pose des questions au sujet du poste d’arrière gauche, entre la suspension de Miller et le retour tardif d’Oyongo suite à ses obligations internationales.