blog

Montreal Impact

17 December 10:07 pm

Place à la suite des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Voici un bref résumé de ce qui a été écrit.

Vainqueur du Supporters Shield en 2012, San José a connu une saison semée d’embûches. Blessures, suspensions, manque d’efficacité tant derrière que devant et même perte d’identité de l’équipe ont provoqué le départ de Frank Yallop. Malgré un redressement par la suite, ce ne fut pas suffisant pour se qualifier pour la phase finale. Le scénario fut inverse à Montréal, avec un départ en fanfare et même une qualification pour la Ligue des champions, avant de terminer à bout de souffle. Alors qu’on ne sait pas encore qui entraînera l’équipe en 2014, la liste des besoins, elle, s’allonge.

Colorado a sans nul doute été une des agréables surprises de l’année, notamment grâce à ses jeunes joueurs. L’équipe a trouvé son style, et avec des solutions de rechange de meilleure qualité tant devant que derrière, elle a le potentiel pour réussir sa difficile saison de la confirmation. Le bilan est sans doute identique à New England, qui a vécu une véritable renaissance sur le terrain et a déjà la tête à 2014. Le club souhaite cibler très précisément les renforts nécessaires, ce qui lui a bien réussi l’hiver dernier.

La saison de Houston a été en dents de scie et, surtout, ne s’est pas terminée par une place en finale de la Coupe MLS comme les deux précédentes. Pour éviter autant d’inconstance l’année prochaine, le club cherche du renfort devant, sur les ailes et en défense centrale. Atteindre la finale et la jouer à domicile : tel était l’objectif avoué de Seattle en début de championnat, mais un départ laborieux et un crash final l’ont fait partir en fumée. Malgré les très bonnes choses montrées entre temps et le maintien de Sigi Schmid au poste d’entraîneur, l’équipe est révisée de fond en comble en vue de 2014.

Je recommencerai cet exercice une dernière fois lorsque le tour d’horizon de tous les clubs sera terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

12 December 5:39 pm

Moins d’une semaine s’est écoulée depuis la finale de la Coupe MLS, mais le marché des transferts est déjà en pleine effervescence. Entraîneurs, gardiens, joueurs de renom, départs, retraites, échanges et j’en passe : voilà un point de la situation.

Deux postes sont susceptibles de provoquer une cascade de dominos au moindre changement important quelque part : ceux de gardien et d’entraîneur. Il y aura pas mal de nouveaux visages la saison prochaine à la tête des clubs, mais personne n’a été « voler » le coach d’un concurrent. Pour 2014 du moins, puisque Jason Kreis a quitté Salt Lake pour prendre la direction de New York City, qui fera son entrée dans la compétition en 2015. L’entraîneur des finalistes malheureux a expliqué que pour une fois dans sa carrière, il ne voulait pas faire le choix de la facilité.

Kansas City, le champion en titre, est touché par la valse des portiers puisque Jimmy Nielsen a annoncé sa retraite. Il y a donc une place à prendre. Ce n’est pas le cas à New England, où Matt Reis raccroche lui aussi les crampons (pour devenir entraîneur des gardiens du LA Galaxy), puisque le club a immédiatement embauché Brad Knighton (Vancouver) qui sera en concurrence avec Bobby Shuttlweorth, longtemps titulaire cette saison. Seattle n’a pour sa part pas levé l’option sur Michael Gspurning, très solide pendant un an avait de connaître une fin de saison 2013 particulièrement difficile. Là aussi, le poste a été rapidement comblé puisque Stefan Frei quitte Toronto pour rejoindre les bords du Pacifique. Parmi les joueurs de champ, Pablo Mastroeni (Colorado) s’est joint à la liste des retraités sur laquelle figuraient déjà Brian Ching (Houston) et Ramiro Corrales (San José).

La campagne des transferts a été lancée par Toronto, qui a été chercher Jackson à Dallas, club qui annonce un grand ménage. À Seattle aussi, il devrait y avoir beaucoup de changement. Le transfert le plus marquant pour le moment est celui de Mauro Rosales à Chivas USA. Tristan Bowen effectue le chemin inverse et Sigi Schmid a aussi attiré l’arrière central Chad Marshall (Columbus). Autre mouvement notable : le passage du capitaine de Montréal, Davy Arnaud, à DC United. Le club de la capitale américaine a continué de se renforcer ce jeudi, profitant de la première étape du Processus de repêchage pour aller chercher Sean Franklin (LA Galaxy) et Bobby Boswell (Houston) pendant que Portland mettait le grappin sur Steve Zakuani (Seattle). Quelques heures plus tôt, l’équipe de Caleb Porter avait effectué un échange Jorge Vallafaña - Andrew Jean-Baptiste avec Chivas USA et avait appris que le Bayern Munich affronterait les vedettes de la MLS lors du Match des étoiles 2014 à Jeld-Wen Field.

Rendez-vous ici pour avoir la liste complète des transferts déjà effectués en vue de la saison prochaine mais aussi des joueurs que les clubs ne souhaitent pas conserver.

11 December 3:54 pm

Après une semaine occupée en grande partie par l’actualité autour de la Coupe MLS, je continue de remonter le classement de mes tops et flops de la saison. Aujourd’hui, place à ceux qui ont fait le plus souvent trembler les filets adverses.

6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
Si leurs buts n’ont pas été aussi spectaculaires que ceux de Camilo, Marco Di Vaio et Mike Magee ont eux aussi trouvé le chemin des filets très facilement. L’Italien a d’autant plus de mérite que, contrairement aux deux autres, il ne tirait pas les penalties de son équipe. Après quelques mois d’adaptation, il s’est parfaitement ajusté à la MLS et à ses coéquipiers. Quant à Magee, même s’il s’était déjà mis en valeur en début de saison avec le LA Galaxy, la manière dont il a permis à Chicago de se redresser a grandement contribué à le faire élire Joueur de l’année.

5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
Il est difficile de départager les trois meilleurs buteurs du championnat cette année. Si Camilo a finalement remporté la palme, il a également de nombreux autres mérites qui nous ont tous valu de superbes buts. Ainsi, il nous a gratifié de quelques magnifiques efforts personnels qui ont abouti au fond des filets, il constitue une arme redoutable sur les coups francs directs ainsi que sur les tirs de loin, spécialité vancouvéroise cette saison. Mais la palme revient certainement à la reprise acrobatique en vidéo ci-dessus, que vous avez sans surprise élue But de l’année.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

 

10 December 11:43 am

La saison s’est terminée en apothéose avec une finale riche en suspense, sur laquelle nous revenons longuement dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Parmi les sujets qui alimentent le débat :

  • La qualité de la rencontre
  • Le match d’Aurélien Collin
  • Les individualités qui se sont mises en valeur
  • L’arbitre, ses décisions et sa clémence
  • La séance de tirs au but
  • L’influence de la météo
  • La carte de visite que représente une telle finale pour la MLS

Une partie de l’émission est aussi consacrée à l’Impact de Montréal, plus particulièrement à la situation de l’entraîneur et au fait que son équipe -21 ans jouera en PDL la saison prochaine. Pour cette dernière de l’année, chaque animateur dit également ce qu’il a particulièrement aimé en 2013 et fait un vœu pour 2014.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

29 November 3:37 pm

Même s’ils se disputeront la Coupe MLS la semaine prochaine, Kansas City et Salt Lake ont connu quelques ratés cette saison. Le hasard faisant bien les choses, leurs défauts les plus criants sont dans le même épisode de ma série « Droit dans le mur ». Tous deux concernent leurs défenses, que Simon Borg compare par ailleurs.

6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
Alors que bien du monde s’attendait à ce que le club vive une saison de transition, Salt Lake a largement dépassé les attentes. L’équipe n’est cependant pas dénuée de défauts. Le plus criant nous vient de son flanc gauche, où Wingert et ses partenaires font preuve de trop de complaisance, laissant l’adversaire s’installer et centrer encore et encore. On pourrait croire que c’est compensé par une prise de risques offensive payante, mais ce n’est même pas le cas. Coïncidence ou non… on constatait le même défaut défensif la saison dernière du côté du LA Galaxy. De bon augure pour les hommes de Jason Kreis ?

5. Des forteresses redevenues petits châteaux
Invincible chez lui en 2012, Houston ne présentait que le 12e bilan à domicile cette saison. Nombreux sont aussi ceux qui ont déploré que Kansas City n’était plus aussi souverain chez lui. Idem à Montréal, où les déconvenues au stade Saputo ont été plus nombreuses. Ces trois équipes ont un point commun sur leur terrain : trop de pertes de balle qui ont mal tourné. Une reconversion défensive déficiente, des dégagements ratés, des erreurs individuelles, et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, les visiteurs avaient marqué un but d’une façon peu commune dans ces stades l’an dernier. Et voilà comment une forteresse se métamorphose en petit château.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

27 November 12:41 pm

Retour aujourd’hui à mon flop 10 de l’année, dont on remonte le classement en parlant de deux équipes qui ont eu une fin de saison très difficile. Ce n’est toutefois pas ça que j’ai retenu, plutôt les problèmes de l’une devant et ceux de l’autre derrière.

8. Seattle incapable de conclure
Après un début de saison raté, Seattle semblait avoir trouvé le chemin vers la gloire. L’équipe était en position idéale pour remporter le Supporters Shield à quelques journées de la fin de la saison régulière… qu’elle a bouclée avec 3 points sur 21. Même dans ses meilleurs moments, elle a manqué de réalisme devant le but : la sixième plus mauvaise attaque de la compétition (alors qu’elle en était la cinquième meilleure l’an dernier et la plus prolifique il y a 2 ans) n’a en outre pas bénéficié de l’arrivée de Clint Dempsey au cours de l’été, que du contraire.

7. Les agonies défensives de Montréal
De loin la défense la plus perméable des équipes qualifiées pour la phase finale, Montréal a multiplié les carences dans ce domaine. Et pourtant, l’arrivée de Perkins l’an dernier avait mis fin aux problèmes dans les airs et sur phases arrêtées… Mal protégée dans l’axe, elle a souvent été submergée par l’adversaire quand celui-ci posait son jeu. Multipliant les erreurs, parfois en raison d’un manque de solutions, elle a été extrêmement friable au moment de repousser les contre-attaques. Sa passivité occasionnelle a permis à trop d’adversaires lui passer au travers. Et pour couronner le tout, il y eut le « syndrome de la 4e à la 7e minute », laps de temps durant lequel Montréal a encaissé 8 buts.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

12 November 1:13 pm

La phase finale de la MLS bat son plein en ce moment : on vient de disputer le match aller des finales de conférence, point d’orgue d’une série de 10 rencontres en 12 jours. Ce blitz est évidemment au cœur de notre émission de cette semaine (à écouter ici) :

  • Les mérites de Salt Lake, dont tous les joueurs savent ce qu’ils ont à faire une fois sur le terrain
  • L’étiolement de la confiance de Portland et sa faiblesse sur les phases arrêtées
  • Le non-match entre Houston et Kansas City
  • Faut-il prendre en compte les buts à l’extérieur ?
  • L’élimination de New York : hara-kiri ! Les limites de Mike Petke
  • Le LA Galaxy sorti en raison de ses faiblesses défensives… et de l’échange Magee - Rogers ?
  • L’importance, ou non, de respecter le calendrier international
  • Quelques mots aussi sur la situation de Marco Schällibaum à Montréal

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

06 November 6:20 pm

24 heures après les dirigeants du club, ce fut au tour de Marco Schällibaum de rencontrer les médias montréalais. Questionné sur l’incertitude autour de sa situation, il a fait preuve de beaucoup de placidité. « Quand on voit l’ensemble de la saison, c’était très bon. Mais les derniers mois, ça ne l’était pas, il faut être réaliste, a-t-il expliqué. Il y a donc des questions auxquelles il faut répondre pour s’améliorer l’année prochaine et voir si on peut aller ensemble dans la même direction. L’important n’est pas ma personne mais bien que le club progresse. »

L’entraîneur a clairement fait comprendre son intention de rester en poste mais qu’à la place de ses patrons, il agirait comme eux. « Qu’est-ce que je dois faire, pleurer toute la journée ? Si je suis Joey Saputo ou Nick De Santis, je dois me poser la question de ce qu’il s’est passé ces derniers mois, c’est tout à fait normal. Je n’ai pas peur de les affronter. Mais ça fait 10 mois que je suis bien ici, alors si je perds ça, je ne suis pas content. Mais c’est la vie de coach. »

La question lancinante concerne la fin de saison difficile de l’équipe. Schällibaum a reconnu qu’il aurait pu faire certaines choses autrement (sans entrer dans les détails) mais préfère désormais regarder de l’avant. « Quand on a de tels résultats, on a bien sûr des regrets. On peut toujours tomber dans la vie, mais il faut se relever. Il reste un goût amer mais ce sont des choses qu’on ne peut plus changer. L’important, c’est maintenant et ce qu’on peut améliorer. »

Sa première saison en MLS lui a aussi permis de découvrir une réalité différente, et il a principalement épinglé « les voyages, les fuseaux horaires, le côté physique de la MLS qui est aussi bien organisée et le fait d’être à 100 à l’heure tous les jours sans congé pendant 10 mois ». Notre compétition est en effet une des rares à ne pas avoir de trêve de mi-saison.

ÉCOUTEZ COUP FRANC, SPÉCIAL BILAN DE L’IMPACT DE MONTRÉAL

Les joueurs se sont également exprimés. Parmi eux, Marco Di Vaio, élu joueur de l’année par les abonnés. À ses yeux, prendre une décision sans en être certain serait la pire erreur à commettre : « C’est normal que le statut du coach soit incertain. On a beaucoup travaillé mais tout le monde peut faire mieux : les joueurs, le coach mais aussi le club. Il faut prendre le temps d’analyser car on doit commencer l’année prochaine avec des garanties, pas dans le doute. »

Certitude : Alessandro Nesta ne sera pas sur le terrain, puisque sa carrière de joueur est terminée. Il en a profité pour dire quelques mots au sujet de la MLS et de faire le lien avec celui qui restera son dernier entraîneur chez les pros. « Cette compétition, chaque équipe qui y prend part doit s’améliorer tactiquement. Ici, l’entraîneur Schällibaum a fait un bon travail pour aller dans la bonne direction. »

Les autres joueurs sont ensuite passés tour à tour devant les médias. Vous pouvez voir ici la conférence de presse dans son intégralité.

06 November 1:01 pm

New York pourra-t-il confirmer à domicile son nul 2-2 du match aller à Houston ? Devant ses supporters, Kansas City pourra-t-il remonter son but de retard face à New England ? Les demi-finales retour de la Conférence Est se jouent ce soir, et les protagonistes sont loin d’avoir leur qualification en poche.

Le spectacle commencera aux alentours de 20h00 (HE), sur RDS2 et Univision Deportes, avec New York - Houston. La pression est forte sur le vainqueur du Supporters Shield, qui a un rôle de favori à assumer. Privé d’Olave suspendu, il comptera sur la paire centrale Sekagya - Holgersson qui pourrait être mise à mal par de bonnes combinaisons entre Garcia et Bruin. Mais les Texans sont aussi dans l’obligation de gagner et déclarent qu’ils adopteront une approche offensive : l’équipe locale pourrait donc bénéficier d’espaces dans le dos de leur défense centrale, déjà béants en temps normal.

Au moment du coup d’envoi de la deuxième mi-temps sur les bords de la Passaic, le choix des téléspectateurs neutres sera difficile puisque Kansas City - New England commencera vers 21h00 (HE). Peter Vermes dit que ses joueurs sont affamés et que son équipe fera le nécessaire si l’arbitre ne contrôle pas le match à son goût (sans donner plus de détails). Mais elle devra surtout contenir un adversaire solide défensivement et éviter de se faire prendre en contre-attaque, ce qui lui est trop souvent arrivé cette saison à domicile. Vainqueurs 2-1 à l’aller, les visiteurs s’attendent à un match très difficile mais voudront semer le doute dans la tête de leurs hôtes en prenant le dessus sur leur défense et son pressing haut. Et pour faire baisser la pression, ils font montre d’une grande confiance : en eux-mêmes et en chacun de leurs coéquipiers.

Ce mercredi matin, Columbus a annoncé le nom de son nouvel entraîneur et directeur sportif : Gregg Berhalter, qui en 2012 est devenu le premier américain à entraîner un club européen (Hammarby, en Suède). Quelques heures plus tôt, lors de la conférence de presse de fin de saison des dirigeants de Montréal, on apprenait que le sort de Marco Schällibaum demeurait incertain.

05 November 4:43 pm

On ne sait pas encore si Marco Schällibaum sera entraîneur de l’Impact de Montréal la saison prochaine. Au cours de sa conférence de presse de fin de saison, le club a expliqué qu’il avait encore besoin de temps. « Il est trop tôt pour dire si Marco Schällibaum est l’homme de la situation pour 2014, a expliqué le président Joey Saputo. Nous allons continuer d’analyser la situation au cours des prochaines semaines. »

Une analyse qui ne portera pas uniquement sur les résultats, et qui se fera en compagnie de l’entraîneur. « On a bien commencé et on a mal fini. C’est important de savoir pourquoi. Aujourd’hui, je ne suis pas à l'aise de prendre une décision car il doit encore y avoir beaucoup de discussions avec Marco, avec les joueurs, avec le staff technique, avec tout le monde. Il faut faire une analyse complète, ça va prendre le temps qu’il faut. »

Le principal intéressé a déjà rencontré ses patrons hier. S’il ne parlera aux médias que demain, on connaît déjà son intention de rester. « C’est bon de savoir que Marco veut être de retour, il aime bien la ligue, il aime bien l’équipe », a ainsi déclaré le président, avant de poursuivre « mais nous devons considérer le bien de l’équipe à long terme. » En outre, Schällibaum est sous contrat pour la saison prochaine, puisqu’une clause le prolongeait automatiquement en cas de participation à la phase finale. Ça n’aura néanmoins aucune influence sur la suite des choses : « L’important pour moi est d’avoir la bonne personne à la bonne place (…) Le nombre d’entraîneurs que l’on paye n’est pas important. »

ÉCOUTEZ COUP FRANC, SPÉCIAL BILAN DE L’IMPACT DE MONTRÉAL

Un départ en fanfare, une arrivée douloureuse : pourquoi ? Il est évident que la question turlupine les hautes sphères du club. Le directeur sportif Nick De Santis, après avoir donné un 7/10 à la saison, a tenté de l’expliquer. « Au début, on voyait une équipe qui avait tellement de choses à prouver. La seule façon d’y arriver était de bien défendre. Et la confiance a commencé à grandir. Est-ce l’incapacité d’assumer la pression d’être premier, l’inexpérience d’être là, est-ce que ça a commencé à mettre trop de pression sur les joueurs, sur l’entraîneur, sur nous ? C’est quelque chose qu’il faut évaluer. Mais il ne faut pas écarter la chute libre des 10 derniers matchs et on se demande pourquoi. Il faut trouver les bonnes réponses. » Évolution positive néanmoins à ses yeux : le comportement de son entraîneur en bord de terrain, qui a eu moins souvent maille à partir avec les arbitres au fil des mois.

Saputo, qui s’est excusé pour le comportement de l’équipe à la fin du match à Houston, « pas digne de l’Impact de Montréal », a également commenté avec étonnement la rumeur annonçant Alessandro Nesta à la tête de l’équipe. « Premièrement, Sandro n’a pas ses diplômes d’entraîneur. Je ne pense pas qu’il souhaite directement passer du rôle de joueur à celui d’entraîneur et nous n’avons jamais parlé de ce poste-là avec lui. »

Se félicitant aussi de l’atteinte de l’objectif de participer à la phase finale, de la victoire en Coupe du Canada, du bilan chiffré (points, buts, succès à l’extérieur), de l’appui des supporters, de Marco Di Vaio ou encore de la solidarité entre les joueurs, déplorant la « fin de la campagne inacceptable » et soulignant le besoin important d’embaucher certains joueurs à des postes clefs, les dirigeants du club ont surtout montré que pour le moment, les questions étaient plus nombreuses que les réponses quant à l’avenir immédiat et ont envoyé le message qu’ils ne voulaient pas précipiter leurs décisions.