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MLS Regular Season

13 November 1:06 pm

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

03 November 12:26 pm

Une pluie de buts à Columbus, un sommet qui se termine sur un nul vierge mais nous offre peut-être le plus beau des spectacles, New York qui étouffe DC United et Seattle en bonne position avant le match retour : les demi-finales de conférence ont offert un visage bien différent les unes des autres, chacune présentant son intérêt particulier.

Le seul match sans but a peut-être été le plus haut en couleurs. Rimando et, surtout, Penedo n’ont pas chômé lors d’un Salt Lake - LA Galaxy haletant (résumé vidéo) où les occasions ont plu du début à la fin. La défense locale a confirmé son extrême solidité dans son stade et plus les minutes avançaient, plus on passait de temps devant le but californien. Mais le gardien visiteur, au prix de certains réflexes de haute voltige, a tout arrêté. Conscients d’être passés à côté de la montre en or, les joueurs de Salt Lake se consolent en disant qu’un nul avec buts suffira au match retour. Outre l’adversaire, le LA Galaxy a dû affronter l’altitude et, en deuxième mi-temps, le vent de face. Heureux d’avoir bien défendu, ses joueurs déclarent que gagner à domicile pour passer au tour suivant est bien la moindre des choses.

New York est la seule équipe jouant chez elle à s’être imposée, 2-0 contre DC United (résumé vidéo), un résultat qui lui ouvre de belles perspectives avant son déplacement à Washington. Il est la récompense de son match très abouti des deux côtés du terrain. Impliqué dans les deux buts, Thierry Henry s’est mis en évidence 90 minutes durant par des gestes qui ont surpris presque tout le monde, à commencer par ses adversaires, mais pas ses équipiers qui en ont profité. Au fout et au moulin, Sam, à la base du premier but, a réalisé un important travail de sape. Présents au bon endroit, au bon moment et avec le bon geste, Luyindula et Wright-Phillips ont parachevé leur travail de deux buts. En face, DC United, qui s’est désolé d’avoir joué son plus mauvais match au pire moment de la saison, n’avait presque aucune solution : il n’arrivait pas à s’installer dans le camp adverse, ses espaces de prédilection étaient fermés. Ça ne l’a pas empêché de tenter sa chance de loin assez souvent, exercice lors duquel il est généralement plutôt adroit, mais ce fut sans succès cette fois.

On attendait beaucoup de Dallas - Seattle, qui s’est soldé sur un partage 1-1 (résumé vidéo) paraissant contenter tout le monde. Comme à son habitude, le détenteur du Supporters Shield a commencé en douceur, ce qui a permis à Dallas de s’installer dans son camp. L’équipe reine des phases arrêtées s’est procuré celle la plus régulièrement couronnée de succès quand Pappa a accroché Escobar dans le rectangle : Michel, de son pied gauche impérial, n’a pas raté le penalty. Au retour des vestiaires, alors que les deux équipes semblaient encore s’observer, une faute d’inattention dans la défense texane a permis à Alonso de reprendre victorieusement un coup franc, un but sorti d’un peu nulle part très frustrant pour les joueurs locaux. En saison régulière, Seattle aurait certainement poussé pour aller chercher les trois points, qu’il a souvent conquis en fin de match, mais avec le match retour à l’horizon, il s’est satisfait de ce résultat, alors que Dallas était moins fringant même s’il a obligé Frei à sortir un grand réflexe dans les derniers instants.

Mettant aux prises deux équipes aimant la vitesse, tirer de loin et dans tous les sens, Columbus - New England avait les ingrédients d’un feu d’artifice, et on a vu une explosion de buts : 2-4 (résumé vidéo). Deux coups francs ont mis le feu aux poudres : le premier de Rowe repris victorieusement par la tête de Davies, le second envoyé directement dans le but par Tierney, donnant deux buts d’avance aux visiteurs face à une équipe médusée et incapable d’exécuter son plan de match. Columbus a poussé, est revenu au score grâce à Meram, mais, cherchant à égaliser, a permis à son adversaire de sortir ses contre-attaques explosives. Nguyen et Davies (auteur du premier doublé en phase finale de l’histoire du club) ont tour à tour trouvé le chemin des filets de superbe manière, avant qu’Higuain ne réduise sur penalty la sévérité des chiffres.

27 October 5:45 pm

Être entraîneur de l’équipe qui a terminé à la dernière place de classement et arriver devant les journalistes pour le bilan de la saison n’est pas un exercice simple. Frank Klopas s’y est livré ce lundi, et a, comme à son habitude, tenu un discours très lisse, lors d’une conférence de presse où il était accompagné de Richard Legendre, vice-président en charge des opérations sportives.

Question que se posent généralement tant les supporters que les observateurs d’un club qui finit lanterne rouge : pourquoi maintenir la confiance en l’entraîneur ? Elle a été posée directement à Klopas, qui y a largement répondu en vantant son bilan à Chicago et sa connaissance de la MLS.

« J’ai fait mes preuves en MLS, a-t-il répondu d’emblée. Après 5 bonnes années comme directeur sportif, je suis devenu entraîneur car j’ai senti que c’était le moment pour faire le pas à Chicago. On aurait pu changer tous les joueurs, mais c’était plus facile de mettre en place un entraîneur qui connaissait les joueurs et croyait en eux. J’ai pris une équipe en mauvaise posture et on a pris 50% des points. L’année suivante, nous avons gagné 17 matches et nous sommes qualifiés pour la phase finale. L’année passée, après un mauvais départ, nous avons fait une belle remontée en deuxième moitié de saison et n’avons raté la phase finale qu’à cause de la différence de buts avec Montréal. J’ai l’expérience de travailler dans la compétition, de connaître les contraintes du budget salarial, de connaître les joueurs. Comme entraîneur, en deux ans et demi, j’ai montré de la constance, j’ai montré que je savais gagner. »

Il n’a commencé à parler de son club actuel que dans la deuxième partie de sa réponse, contenant aussi un mea culpa et vantant avant tout la continuité. « Mais vous avez raison, et je ne suis pas du genre à blâmer tout le monde. Je suis l’entraîneur et je suis responsable. C’est très bien pour moi que l’organisation ait montré son engagement, car je crois fermement que la continuité est nécessaire pour avoir du succès. Pas seulement avec les joueurs, mais aussi avec le staff. C’est très difficile de changer chaque année. Mais nous sommes dans un domaine où il faut obtenir des résultats, et ils n’ont pas été au rendez-vous. J’en accepte entièrement la responsabilité. Maintenant que j’ai le soutien du club, j’ai la responsabilité de trouver les solutions et de prendre les bonnes décisions. Mais partout ailleurs dans le monde, vous avez raison : vous perdez cinq rencontres et vous n’avez plus de continuité. Elle est pourtant importante pour construire quelque chose. »

Klopas a aussi dû justifier certains problèmes récurrents de l’équipe cette saison, notamment son incapacité à marquer sur phase arrêtée. « Nous avons travaillé dessus mais parfois il faut la bonne personne pour faire la bonne passe. Nous avons fait des changements. Nous allons continuer de travailler, c’est une partie cruciale du jeu qui peut faire la différence. »

Il a aussi été interrogé sur l’incapacité de son équipe à conserver une avance. « Je ne peux pas blâmer les joueurs car en bout de ligne, c’est moi qui suis responsable de résoudre ces problèmes. Durant la deuxième moitié de saison, cela ne s’est plus produit souvent, nous avons davantage pris des points quand nous les méritions. Les changements que nous avons effectués, la mentalité différente et la continuité ont aidé. Cela reste un problème que nous devons évaluer sérieusement et auquel nous devons trouver des solutions pour qu’il ne se reproduise pas la saison prochaine. »

Avant de répondre aux questions des médias, l’entraîneur avait dressé son propre bilan, parlant évidemment d’une saison difficile, mais soulignant aussi quelques bons moments. Il est parfaitement résumé dans la déclaration suivante : « La victoire en Coupe du Canada et notre parcours en Ligue des champions sont des points très positifs. Mais le plus important est d’être constant, de disputer la phase finale et d’avoir la possibilité de gagner quelque chose. » Klopas a ajouté aussi que c’est dans les moments difficiles qu’on apprend et qu’on devient meilleur.

Outre le mot continuité, le terme évaluation est revenu très souvent dans son discours. « Il y aura beaucoup de travail durant l’entre-saison pour vraiment réaliser une évaluation de haut en bas : de l’équipe, de nous, du staff, afin de voir ce que nous avons mal fait, ce que nous pouvons apprendre afin d’effectuer les ajustements appropriés. L’important actuellement est d’évaluer toute la saison, les bons et mauvais points, l’effectif, où nous en sommes par rapport au budget salarial. Il n’y a que quatre joueurs en fin de contrat. Il y aura des changements, c’est certain, ils sont nécessaires pour que l’équipe s’améliore. Mais il faut aussi de la continuité. »

Parmi les joueurs en fin de contrat, le capitaine Patrice Bernier, que Klopas veut « évidemment voir encore faire partie de l’organisation » et le gardien Troy Perkins, « un bon gars, un pro, pour qui il faut évaluer la situation, notamment en ce qui concerne les questions de budget salarial, et avec qui il faut parler ». Si Bernier a déclaré qu’il n’avait « jamais eu en tête de ne pas être là l’an prochaine », Perkins, irrité, s’est demandé si le club le voulait vraiment : « Un jour c’est oui, un jour c’est non. Je ne mérite pas le blâme pour le mauvais début de saison, mais il m’est tombé dessus. » Les deux autres joueurs en fin de contrat sont Heath Pearce et Mamadou Danso.

Le seul départ officiellement acté à ce jour est celui du néo-retraité Marco Di Vaio. Klopas s’est évidemment fait interroger sur son remplacement. « Nous avons effectué le changement durant l’année en amenant un jeune attaquant, Jack McInerney, a répondu l’entraîneur qui porte aussi le titre de directeur du personnel des joueurs de l’équipe première. Il a marqué 9 buts sans jouer régulièrement. Les autres joueurs arrivés en cours de saison vont aider. Il ne faut pas concentrer toute l’attention sur un seul joueur, nous en avons quelques-uns capables d’être dangereux en zone de conclusion. Mais nous devons aussi chercher à augmenter nos options. »

De son côté, même s’il a été muté aux opérations sportives cet été, Richard Legendre a répondu aux questions sur l’administration, dont il s’occupait des dossiers depuis de nombreuses années. La grosse déception vient de la baisse de 15% des affluences. « On l’a notamment sentie durant la période estivale, durant les trois mois où, l’année dernière, le stade était quasiment plein à chaque match. »

Si selon lui, les résultats sont partiellement la cause de cette désaffection, il n’a pas caché que le club avait également d’autres responsabilités. Les abonnés seront consultés pour « amener de nouvelles manières de faire ». Agrandir le toit du stade pour mieux protéger les supporters de la pluie ne sera pas une des solutions mises sur pied, en raison du coût de tels travaux.

Si sur le terrain, la saison de l’Impact a rarement volé bien haut, dans les médias, on a eu droit aux montagnes russes, avec certaines périodes de très faible visibilité même si on était en pleine saison. « Il y a actuellement trois clubs professionnels à Montréal. Parfois, quand on vous lit et qu’on vous écoute, on n’a pas l’impression qu’il y en a trois, on a l’impression qu’il y en a un », a insisté Legendre, avant d’ajouter plus tard : « Je suis d’accord que de notre côté, il y a place à amélioration : comment on se comporte comme organisation, pas seulement côté administratif mais aussi technique. On se doit d’être extrêmement accessible. On a encore du développement à faire auprès des amateurs. Bien qu’on ait plus de 20 ans, c’est notre troisième année en MLS et il ne faut pas perdre de vue qu’on est encore tout jeune. Il faut qu’on fasse le maximum pour être irréprochable. On a des mea culpa à faire, des choses à améliorer. On va les améliorer et j’espère que ça va améliorer la couverture. »

Le club montréalais est conscient qu’il a du travail à faire tant sur le terrain qu’en dehors. Ses supporters espèrent de tout cœur qu’il identifiera les bonnes solutions afin de retrouver le chemin du succès au plus vite.

27 October 10:23 am

Seattle a battu le LA Galaxy pour s’adjuger le premier Supporters Shield de son histoire et Vancouver a réussi à conserver son point d’avance sur Portland lui permettant de se qualifier pour la phase finale. Dallas n’échappera pas au premier tour, alors que Columbus a grillé la politesse à ses concurrents pour en être exempt. Quant à Bradley Wright-Phillips, il a égalé le record de Lassiter et Wondolowski. Dès mercredi, place aux confrontations directes !

Le match que tout le monde attendait opposait évidemment Seattle au LA Galaxy. Forte de l’avantage du terrain contre un adversaire privé d’Omar Gonzalez, l’équipe locale a néanmoins été en état de siège 90 minutes durant. « On pouvait difficilement mieux jouer », déclaraient d’ailleurs les Californiens à l’issue des débats, avec beaucoup d’amertume car ils n’ont pas réussi à marquer, alors que leur adversaire, grâce à une des accélérations dont il a le secret puis à un contre, a trouvé le chemin des filets à deux reprises par l’entremise de Marco Pappa. Le Supporters Shield prend donc la direction de Seattle, où ils étaient plusieurs à souligner l’importance de ce trophée, qui récompense la meilleure équipe d’un bout à l’autre de la saison. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il se pourrait que le club annonce bientôt une prolongation de trois ans du contrat d’Obafemi Martins.

Les cris de joie ont remonté le Pacifique pour se faire entendre quelques heures plus tard à Vancouver, vainqueur sans surprise de Colorado, ce qui lui a permis de valider sa place pour la phase finale à un moment où l’équipe respire la forme. Le sprint final de Portland a été encore plus spectaculaire, et ponctué d’une victoire à Dallas aussi belle qu’inutile, puisque l’équipe est éliminée, mais elle sort néanmoins la tête haute. En perdant, les Texans n’ont pas réussi à dépasser Salt Lake et ne seront donc pas exempts lors du premier tour : ils sont désormais pleinement concentrés sur la venue de Vancouver mercredi.

Si dans l’Est, on connaissait les cinq qualifiés, plusieurs équipes avaient coché cette liste dans cet ordre de priorité : ne pas jouer en milieu de semaine ou, au pire, y avoir un match à domicile. Columbus est celui qui a tiré son épingle du jeu en faisant preuve de jusqu’au-boutisme pour s’imposer sur le fil à Philadelphie. Quelques heures plus tard, New York effectuait à son tour sa bonne opération, en allant gagner à Kansas City grâce à deux buts de Wright-Phillips, meilleur buteur du championnat avec 27 réalisations et codétenteur du record de buts en une saison régulière, une performance individuelle qui ne doit pas faire d'ombre à la prestation très aboutie de toute l'équipe. Le Sporting, tenant de la Coupe MLS, devra donc commencer par s'imposer à New York jeudi pour espérer réaliser le doublé. Ce sera d'autant plus compliqué que les Ciel et Marine déplorent fatigue et blessures.

En plus de s’assurer de l’avantage du terrain pour sa demi-finale de conférence, en battant Toronto, New England s’est rassuré défensivement en n’encaissant pas pour la première fois depuis deux mois. Sans paraître sous son meilleur jour, DC United a bataillé jusque dans les dernières minutes pour arracher un point à Montréal, qui n’avait d’yeux et d’applaudissements que pour les adieux de Marco Di Vaio.

La phase finale commencera mercredi, avec le déplacement de Vancouver à Dallas. Le vainqueur de ce duel aura la lourde tâche de se mesurer à Seattle au tour suivant, alors que l’autre match mettra aux prises Salt Lake et le LA Galaxy. Dans la Conférence Est, le premier tour verra New York accueillir Kansas City jeudi soir. Le gagnant jouera contre DC United au tour suivant, pendant que New England fera face à Columbus.

LES RÉSULTATS
Chicago - Houston
Seattle - Los Angeles
Montréal - DC United
Dallas - Portland
New England - Toronto
Vancouver - Colorado
Chivas USA - San José
Columbus - Philadelphie
Kansas City - New York

 
2-1
2-0
1-1
0-2
1-0
1-0
1-0
2-1
0-2

Classement général final
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24 October 10:19 am

La saison régulière qui s’achève ce week-end aura été pour le moins clémente pour les entraîneurs. En effet, il n’y a eu qu’un seul limogeage en cours d’année, celui de Ryan Nelsen, remplacé par Greg Vanney fin août. L’objectif des Torontois en réalisant cette manœuvre était clair : voir leur équipe donner le coup de rein nécessaire pour une qualification en phase finale. Sans succès.

L’ancien international néo-zélandais était le 19e entraîneur sacrifié en cours d’année depuis 2007 – donc en 8 saisons. Cela confirme la réputation de magnanimité en MLS. Ou alors… le bon sens des clubs ? Car certaines études internationales ont montré que le fameux choc psychologique fonctionnait rarement. J’ai voulu voir de quoi il en retournait sous nos latitudes.

Le tableau ci-dessous regorge de données intéressantes. L’une d’entre elles est le seuil en-dessous duquel un entraîneur est en danger. Il apparaît clairement qu’en-dessous de 40% des points (donc 1,2 point par match), son siège devient instable. Seuls deux entraîneurs ayant un meilleur bilan ont perdu leur place au cours des 8 dernières saisons : Ryan Nelsen cette année, et John Carver, en 2009, à… Toronto.

Onze de leurs dix-neuf successeurs n’ont pas réussi à engranger 40% des points à partir de leur prise de pouvoir. Ce qui peut laisser croire que s’ils avaient commencé la saison… ils ne l’auraient pas forcément terminée. L’objectif d’un changement d’entraîneur est, généralement, d’obtenir de meilleurs résultats dans un premier temps. C’est le cas environ deux fois sur trois, puisque 12 des 19 entraîneurs arrivés en cours d’année ont fait mieux que leur prédécesseur, ce qui n’était parfois pas bien difficile.

Était-ce suffisant ? Parce que faire mieux que ne pas répondre aux attentes, ce n’est pas assez : il faut que la marche de l’équipe accélère suffisamment pour lui permettre de terminer la saison régulière en ayant atteint son objectif qui, en MLS, est souvent une place en phase finale. Pour y arriver, il y a évidemment un retard à rattraper, et donc le rythme de l’équipe doit considérablement accélérer.

Soyons justes : trois entraîneurs ont été limogés en fin de saison alors que leur équipe n’avait plus aucune chance de terminer en ordre utile au classement (Osorio à New York en 2009, Preki à Toronto en 2010 et Warzycha à Columbus il y a un an). Ils étaient donc 16 à pouvoir emmener leur équipe en phase finale : seuls deux d’entre eux y sont parvenus ! Il s’agit d’Osorio à Chicago en 2007 et de Watson à San José l’an dernier. Ce dernier est d’ailleurs, et de très loin, l’entraîneur à présenter le meilleur bilan lors de la saison au cours de laquelle il est arrivé, devant Brian Bliss… la même année. Ils sont les deux seuls à avoir pris au moins 50% des points mis en jeu !

Pour être honnête, ils sont en fait 5 (sur 19) à avoir fait évoluer leur équipe à un rythme qui, appliqué sur une saison complète, leur aurait vraisemblablement permis de finir du bon côté de la ligne rouge. Mais généralement, l’objectif du limogeage était bien d’aller plus vite pour rattraper le retard accumulé…

À court terme, donc, changer d’entraîneur en cours de saison est pour le moins inefficace. Et ça reste une nomination à risques, puisqu’ils n’étaient que 8 sur 18 (Vanney n’entre évidemment pas en compte) à toujours entraîner l’équipe lors de la première journée de la saison suivante. Il convient de relativiser, car certains ont eu le poste par intérim… ce qui ne veut pas forcément dire grand-chose, comme en témoigne la situation de John Hackworth à Philadelphie.

À moyen terme et à long terme, il y a d’autres constatations intéressantes. La première est que seuls 3 des 18 entraîneurs engagés en cours de saison ont mené leur équipe en phase finale l’année suivante : Bruce Arena, Jason Kreis et Frank Klopas (qui était cependant déjà directeur technique de Chicago avant de prendre la fonction d’entraîneur). Pour certains néanmoins, si le succès n’a pas été immédiat, le club ne s’est pas mordu les doigts de sa décision. Le meilleur exemple est Peter Vermes à Kansas City, mais on peut aussi noter les liens de confiance qui se sont renforcés entre Dallas et Schellas Hyndman ainsi qu’entre DC United et Ben Olsen. Il faut évidemment y ajouter les cas d’Arena au LA Galaxy et de Kreis à Salt Lake.

Les supporters de Toronto peuvent donc amèrement regretter le remplacement en cours de saison de Ryan Nelsen par Greg Vanney : les chances de succès étaient très limitées. Par contre, qu’ils se consolent : cela n’exclut pas qu’à l’avenir, Vanney parvienne à mettre l’équipe sur les bons rails pour une longue période. Quant à ceux qui doutent de la pertinence de commencer la saison avec un entraîneur mais préfèrent courir le risque en se disant qu’ils pourra toujours être remplacé en cours d’année, les chiffres présentés ici ont de quoi les refroidir, et ils doivent admettre qu’un mauvais choix mettrait toute la saison en péril.

CHANGEMENTS D’ENTRAÎNEUR EN COURS DE SAISON DEPUIS 2007
Saison Club 1er entraîneur Points Remplaçant Points
2007 Salt Lake John Ellinger 2/12 Jason Kreis 25/78
2007 Chicago Dave Sarachan 14/36 Juan Carlos Osorio 26/54
2008 Dallas Steve Morrow 9/24 Schellas Hyndman* 27/66
2008 LA Galaxy Ruud Gullit 22/57 Bruce Arena 11/33
2008 Colorado Fernando Clavijo 24/60 Gary Smith 14/30
2009 Toronto John Carver 8/18 Chris Cummins 31/72
2009 Kansas City Curt Onalfo 21/54 Peter Vermes 12/36
2009 New York Juan Carlos Osorio 10/66 Richie Williams 11/24
2010 DC United Curt Onalfo 12/54 Ben Olsen 10/36
2010 Toronto Preki 28/72 Nick Dasovic 7/18
2011 Chicago Carlos de los Cobos 9/33 Frank Klopas 34/69
2011 Vancouver Teitur Thordarson 9/36 Tom Soehn 19/66
2012 Toronto Aron Winter 3/30 Paul Mariner 20/72
2012 Philadelphie Piotr Nowak 8/33 John Hackworth 28/69
2012 Portland John Spencer 19/51 Gavin Wilkinson 15/51
2013 Chivas USA Chelis 11/36 José Luis Real 15/66
2013 San José Frank Yallop 14/45 Mark Watson 37/57
2013 Columbus Robert Warzycha 29/78 Brian Bliss 12/24
2014 Toronto Ryan Nelsen 33/72 Greg Vanney 8/27

* Inclut l’intérim de Marco Ferruzzi
Gras = équipe en phase finale

21 October 12:02 pm

L’émission de la semaine (que vous pouvez écouter ici) est bicéphale, avec d’un côté des sujets sur lesquels bien du monde aimerait ne plus jamais revenir, et de l’autres certains qui resteront encore pour un moment à la une de l’actualité footballistique.

À une semaine de la fin de la saison régulière, il ne reste qu’une place à attribuer en phase finale et on connaît déjà presque tous les éliminés. On se penche donc sur les grandes déceptions de la saison : outre l’évidence à cent millions, il y en entre autres Colorado, cher à Olivier Tremblay, San José, qui n’a pas confirmé sa bonne deuxième moitié de saison 2013, voire Portland qui n’est pas éliminé à ce jour mais que bien du monde attendait en haut de classement.

Retour sur le sommet LA Galaxy - Seattle : un match agréable à regarder lors duquel les Californiens ont semblé s’endormir et ont laissé filer une situation pourtant bien à leur avantage. Qui émergera lors de leur affrontement en fin de semaine ? On parle aussi de la victoire de Columbus à New York et des progrès de l’équipe de Gregg Berhalter depuis le début de la saison, ainsi que du dernier match de Dominic Kinnear à Houston.

Don Garber a réagi fortement à certaines déclarations maladroites de Jürgen Klinsmann : un gros malentendu ou un problème plus profond ?

On met la table pour l’émission de la semaine prochaine, un bilan de la saison de Montréal. Pour vous y préparer, réécoutez l’émission qui a suivi la réorganisation de la direction sportive du club.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

20 October 11:19 am

Si le suspense a pris fin dans l’Est, avec la qualification de Columbus au détriment de Toronto, il reste entier tant dans la lutte pour le Supporters Shield, après le retour spectaculaire de Seattle au LA Galaxy, que dans celle pour la dernière place qualificative dans l’Ouest, Vancouver et Portland restant sur leurs positions.

On le sait depuis belle lurette, la tête du classement général sera occupée soit par Seattle soit par le LA Galaxy, dont la première des deux confrontations directes prévues en fin de saison régulière a eu lieu ce dimanche en Californie. Tout semblait bien se dessiner pour l’équipe locale qui avait pris deux buts d’avance mais elle s’est soudainement déconcentrée, laissant trop de marge de manœuvre à son adversaire qui, en l’espace de trois minutes, a égalisé, se plaçant en position de force avant le duel de la semaine prochaine à Seattle. En effet, un point suffira aux hommes de Sigi Schmid pour être couronnés.

Dans l’autre duel, Vancouver occupe la position la plus favorable. Elle aurait pu l’être encore davantage si les Canadiens s’étaient imposés à San José, mais ils étaient bien heureux de revenir avec une unité de ce match piège, d’autant qu’ils conservent la maîtrise de leur sort. Ils ont en effet gardé leur point d’avance sur Portland, qui a tout tenté contre Salt Lake mais a buté sur un Rimando des grands soirs. Deux points perdus qui obligeront peut-être les pensionnaires du lac salé à jouer un tour supplémentaire en phase finale, où ils signeraient les yeux fermés pour des nuls blancs à l’extérieur. Lors de la dernière journée, il suffira à Vancouver de faire aussi bien contre Colorado que Portland à Dallas, qui est remonté au classement ce week-end grâce à sa victoire à Colorado et ne compte pas perdre de place.

Dans l’Est, il n’a pas fallu attendre longtemps avant que le dernier verdict ne tombe. Obligé de remporter ses deux dernières rencontres, Toronto a été tenu en échec par Montréal : déçus, les joueurs prônaient la stabilité dans l’équipe et demandaient la confiance des supporters. Ce résultat assure aussi la qualification de Vancouver pour la Ligue des champions 15/16, où il sera accompagné de Seattle, DC United, du LA Galaxy et du vainqueur de la Coupe MLS. Déjà auréolé de sa qualification pour la phase finale, Columbus n’était pas rassasié et a ajouté la cerise sur le gâteau en allant s’imposer à New York, passé complètement à côté de son sujet et battu pour la première fois depuis onze rencontres à domicile.

DC United s’est assuré de finir équipe la mieux classée de la conférence Est en battant Chicago grâce à un Eddie Johnson qui retrouve la forme au moment opportun. On ne peut pas en dire autant de Kansas City, qui a promis de retenir les leçons de sa défaite à Philadelphie. Enfin, Lee Nguyen a été l’artisan de la victoire de New England à Houston, où Dominic Kinnear a fait ses adieux, un départ qui plonge les joueurs dans l’incertitude.

LES RÉSULTATS
Houston - New England
Portland - Salt Lake
Toronto - Montréal
Colorado - Dallas
DC United - Chicago
Philadelphie - Kansas City
San José - Vancouver
New York - Columbus
LA Galaxy - Seattle

 
1-2
0-0
1-1
0-1
2-1
2-1
0-0
1-3
2-2

Classement général
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15 October 12:32 pm

L’éclectisme est encore une fois au programme de l’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) puisqu’on y navigue entre l’avenir de Patrice Bernier à Montréal et la bonne sortie du Canada contre la Colombie en passant par la fin de la saison régulière ou encore les conflits d’horaire entre le championnat et les équipes nationales.

Le Canada s’est incliné 1-0 contre la Colombie, à l’issue d’un match beaucoup plus serré que prévu. Pour la première fois depuis très longtemps, il y avait un positivisme unanime autour de l’équipe nationale, qui a dégagé de la sérénité et a bien tenu le coup contre un adversaire capable de faire mal aux défenses regroupées mais qui a dû user de son expérience pour émerger en fin de match.

Comme d’autres, ce match était joué lors d’une date prévue pour les rencontres internationales, et a forcé plusieurs joueurs de MLS à choisir entre leur club et leur pays. Certains disent que cette situation ne peut plus durer, comme en fait foi cet article. De nombreux arguments laissent penser que respecter le calendrier Fifa serait bénéfique pour la MLS.

En fin de contrat à Montréal, Patrice Bernier n’a pas encore entamé les discussions avec le club qui préfère attendre la fin de la saison pour négocier en vue de 2015. A-t-il raison de mettre tous les joueurs à la même enseigne ou Bernier, capitaine et joueur local, devrait-il bénéficier de certains privilèges ? Ou au contraire, apprend-il de ses erreurs en attendant de faire un point global avant de se lier ?

À deux journées de la fin de la saison régulière, il reste trois duels, plus ou moins serrés. Qui sortira vainqueur du double affrontement entre Seattle et le LA Galaxy ? Portland peut-il dépasser Vancouver alors que le calendrier favorise largement l’équipe canadienne ? Quelles sont les chances de voir Toronto gagner ses deux dernières rencontres et Columbus perdre les siennes ?

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13 October 11:08 am

Tous deux battus, Seattle et le LA Galaxy restent à égalité de points à deux journées de la fin, lors desquelles… ils s’opposeront tour à tour. En milieu de classement, ça s’est sérieusement décanté puisque Dallas, Salt Lake, Kansas City, New England et New York ont assuré leur place en phase finale, où ils devraient être accompagnés par Columbus sauf retournement de situation spectaculaire en faveur de Toronto.

Dès vendredi, on a eu droit à une surprise de taille : Manneh a confirmé son statut de bourreau de Seattle, inscrivant l’unique but de la victoire de Vancouver sur le terrain du leader, dans des circonstances floues pour certains joueurs locaux. Un résultat qui ne fait pas les affaires de Portland, au repos ce week-end, et dont n’a pas profité le LA Galaxy, qui se rassure en se disant qu’il a toujours son sort en mains après sa défaite dans une ambiance des grands soirs à Dallas. Les Texans ont mathématiquement assuré leur place en phase finale, tout comme Salt Lake, vainqueur de San José malgré l’absence de ses meilleurs artilleurs.

Les célébrations ont aussi été nombreuses plus à l’Est, à commencer par celles de Kansas City qui, en battant Chicago, s’est non seulement rassuré sur son sort mais a aussi fait le plein de confiance. Qualification également pour New England, qui a souffert pour arracher un nul à Montréal, obtenu grâce à un but aussi libérateur que spectaculaire de Nguyen (il faut quand même souligner que son tir a été dévié). Qui dit classement serré et grandes joies dit aussi grandes déceptions : Houston a vécu une triste journée d’automne, sa première défaite à domicile contre DC United mettant fin à ses derniers espoirs.

Et puis, il y a eu des rencontres entre concurrents directs, jouées simultanément, qui ont fait battre les cœurs dans tous les sens. Toujours aussi dominateur chez lui, New York a confirmé qu’il ne se satisferait pas d’une place en phase finale en battant Toronto, où malgré la situation plus que compromise Greg Vanney a fait une profession de foi envers ses joueurs. Pendant ce temps, Philadelphie a longtemps mené 2-0 avant de s’effondrer et de « laisser tomber le club » contre Columbus, qui s’est finalement imposé 2-3 en ne paniquant pas quand les circonstances étaient difficiles. L’Union éliminée, la dernière place en phase finale dans l’Est se jouera entre Columbus et Toronto, qui ne se qualifiera que s’il gagne ses deux dernières rencontres et que son concurrent fait un zéro pointé.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Chicago
Seattle - Vancouver
Montréal - New England
New York - Toronto
Philadelphie - Columbus
Salt Lake - San José
Chivas USA - Colorado
Houston - DC United
Dallas - LA Galaxy

 
2-0
0-1
2-2
3-1
2-3
2-0
2-1
1-3
2-1

Classement général
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07 October 2:20 pm

Au menu de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), un programme varié et chargé :

À trois journées de la fin de la compétition, qui sortira vainqueur de luttes qui sont encore à couteaux tirés ? Le Supporters Shield se jouera entre Seattle et le LA Galaxy, et son issue déterminera peut-être aussi le nom du Joueur de l’année. Dans l’Ouest, qui émergera entre Vancouver et Portland ? Dans l’Est, il reste beaucoup de places à prendre… et des tonnes de candidats. Regardez leur programme (incluant celui de la semaine dernière) pour faire vos propres pronostics.

Marco Di Vaio a annoncé sa retraite. Une annonce qui n’a pas surpris grand-monde et a été suivie d’un concert d’éloges. L’équipe de Coup Franc pense qu’elles sont méritées, revient sur son apport sportif et extra-sportif à Montréal, ses responsabilités sur les réussites et les échecs du club et les raisons de sa brillante saison 2013, avant de se demander comment il sera remplacé.

Ça pourrait bouger à Los Angeles et New York selon Sports Illustrated : Chivas USA disparaîtrait pour être remplacé par une autre équipe jouant près du centre-ville à partir de 2017, alors qu’il y a des rumeurs de départ de Thierry Henry des New York RB dont le propriétaire ne serait pas fermé à une offre d’achat du club.

Pour finir, nos habituels conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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