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MLS Regular Season

02 September 10:37 am

Après un mois d’août on ne peut plus chargé, certains clubs ayant disputé pas moins de six rencontres, voici le moment d’annoncer les noms des trois finalistes du Franco du mois. Le système est très simple : chaque mois, nous vous proposons trois candidats, et vous votez. Rarement les candidats entrés en considération n’ont été aussi nombreux, mais il y a déjà une certitude : nous aurons un vainqueur inédit.

Deux des candidats au titre cette fois-ci ont toutefois déjà été finalistes depuis le début de l’année : Soni Mustivar (Kansas City), qui était déjà monté sur le podium en mai et en juillet, de même que Toni Tchani (Columbus), qui s’était mis en évidence plus tôt dans la saison. Le troisième candidat est un des francos les plus établis en MLS, Sébastien Le Toux (Philadelphie), finaliste pour la première fois cette année. Les milieux de terrain sont donc à l’honneur !

Vous pouvez voter dans le sondage ci-contre, sur Twitter ou sur Facebook. Seules les prestations en championnat au cours du mois d’août sont à prendre en compte au moment de voter (il y en a eu beaucoup, n’oubliez pas de remonter jusqu’au début du mois). Vos choix s’ajouteront à ceux des animateurs de l’émission Coup Franc (Frédéric Lord, Olivier Tremblay et moi-même), durant laquelle nous vous annoncerons le nom du vainqueur.

Sébastien Le Toux
Philadelphie a marqué lors de trois des cinq rencontres qu’il a jouées en août. À chaque fois, Le Toux a inscrit un but. Contre New York, il a égalisé mais son équipe s’est écroulée en fin de match. Face à Chicago, il a donné l’avance aux siens 3-2 dans les arrêts de jeu… ce qui n’a pas empêché Philadelphie d’être tenu en échec. Et à Montréal, il a inscrit le seul but de la rencontre, offrant les trois points à ses couleurs. Particularités de ces trois buts : ils concluaient une action patiemment construite, et ont tous été inscrits dans les 20 dernières minutes du match.

Soni Mustivar
Parmi les nombreux candidats à une place de finaliste, il a émergé en raison de ses matches… mais aussi de son absence. En effet, le médian défensif haïtien a commencé par confirmer tout le bien qu’on pensait de lui, non seulement dans son rôle devant la défense, mais aussi en contribuant à la construction de deux buts lors de la fabuleuse remontée contre Vancouver (victoire 4-3 après avoir été mené 1-3). Il a passé la deuxième partie du mois dans l’infirmerie bien remplie de son club. Bilan de Kansas City : 7/9 quand il était là, trois défaites après sa blessure…

Toni Tchani
Certes, il joue devant la défense, mais comme presque tout le monde à Columbus, il reçoit des missions offensives, et a encore davantage de latitude depuis le retour de Will Trapp. Tchani s’est mis en valeur de la sorte au cours des dernières semaines, offrant à ses équipiers quelques occasions de but, donnant une passe décisive à Colorado et trouvant lui-même le fond des filets face à Kansas City. Columbus a marqué au moins deux buts lors de ses cinq rencontres en août, mois durant lequel l’équipe a pris 10 points sur les 15 mis en jeu.

01 September 6:04 pm

Le congédiement de Frank Klopas et son remplacement par Mauro Biello sont évidemment au centre de l’émission de cette semaine (également disponible ici). Matthias et Olivier en parlent avec Olivier Brett et Christian Schaekels, discutant du passé, du présent et de l’avenir sous tous les angles, en répondant entre autres aux questions suivantes :

  • Fallait-il congédier Frank Klopas ?
  • Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
  • Comment Klopas se compare-t-il avec ses prédécesseurs ?
  • Un entraîneur doit-il être principalement évalué sur les résultats ?
  • Remplacer son entraîneur à ce stade-ci de la saison est-il opportun ?
  • Comment Biello peut-il corriger la situation en peu de temps ?
  • Passer d’adjoint à entraîneur principal en pleine saison, une transition facile ?
  • Quel avenir pour Mauro Biello après 2015 ?
  • Les dirigeants sont-ils compétents pour choisir des entraîneurs ?
  • Le club a-t-il une philosophie de jeu et se connaît-il lui-même ?
  • Qui fait quoi au club : question cruciale pour sa crédibilité ?

En fin d’émission, nous vous dévoilons également les noms des finalistes du Franco du mois.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

31 August 12:10 pm

Cette deuxième Semaine des rivalités aura été, comme prévu, marquée par des duels intéressants entre rivaux, mais ce sont surtout les défaites des trois premiers du classement, le LA Galaxy, Vancouver et DC United, ainsi que le remplacement de Frank Klopas comme entraîneur de Montréal qui retiennent l’attention.

En ouverture de la journée, San José - LA Galaxy n’opposait pas seulement les deux clubs californiens, mais deux des équipes en forme du moment : la première en raison de sa défense imperméable, la seconde pour son attaque en furie. La clef du match ? Mettre Robbie Keane sous l’éteignoir : les instructions de Dominic Kinnear ont été suivies à la perfection, Shea Salinas s’est chargé du seul but du match, et même s’ils n’étaient pas satisfaits de l’arbitrage, les visiteurs admettaient qu’ils méritaient de perdre.

Pour clore le beau programme de la semaine, New York a une nouvelle fois montré sa propension à élever son niveau de jeu face à ses rivaux. Vainqueur de chacune de leurs confrontations contre New York City, les hommes de Jesse Marsch ont cette fois mangé DC United tout cru, se faisant du même coup pardonner leur revers de mercredi à Chicago. Une troisième défaite consécutive pour l’équipe de la capitale américaine, qui ne panique pas mais assure que l’inquiétude est à 100%...

Aussi en déplacement, mais pas sur le terrain d’un rival naturel, Vancouver n’a pas profité des défaites de ses concurrents directs. Il faut dire qu’il était à Houston et que le Texas a toujours été une terre hostile à l’équipe de Colombie-Britannique, qui s’est inclinée après avoir vu deux de ses joueurs se faire expulser. Après avoir été écarté des terrains un mois sur blessure, Ricardo Clark a fêté son retour en offrant trois points précieux à ses couleurs.

New York fait partie des équipes réalisant une juteuse opération en haut de classement, puisque seuls trois des huit premiers ont gagné, les cinq autres s’inclinant tous. À la liste des équipes victorieuses, il faut ajouter Dallas (2-0 contre Salt Lake), où Akindele a tenu sa promesse de marquer s’il retrouvait sa place de titulaire, et Columbus, qui a confirmé son récent réveil à l’extérieur en allant battre New York City au Yankee Stadium.

Portland aurait pu se rapprocher de ce petit groupe, mais s’est incliné à Seattle alors qu’il a fait jeu égal avec son adversaire, voire mieux, pendant tout le match. Caleb Porter pense que les décisions arbitrales ont fait pencher la balance en faveur de l’équipe locale, dans les rangs de laquelle on reconnaît que les visiteurs ont mieux joué, mais que seuls les trois points comptent, surtout après une période difficile marquée par les blessures et les mauvais résultats.

Les mauvais résultats ont été au centre des discussions à Montréal, et ont mené au congédiement de Frank Klopas suite à la défaite à Toronto, qui a remporté trois points grâce à ses internationaux américains. Klopas est remplacé par Mauro Biello, à qui ses patrons ont demandé de se concentrer uniquement sur le reste de la saison actuelle.

Quand on regarde les résultats du week-end dans chacune des conférences, on se rend aussi compte que dans l’Ouest, la cave se rebiffe, puisque hormis Salt Lake, tous les mal classés ont gagné. Colorado a ainsi fêté de belle manière l’anniversaire de Pablo Mastroeni, en battant Kansas City qui se sent lésé par les arbitres depuis quelques semaines. Dans l’Est, au contraire, aucun des cinq derniers n’a gagné. Orlando et Chicago ont partagé l’enjeu, pendant que Philadelphie s’inclinait contre New England, en bonne forme et où Fagundez a battu un nouveau record de précocité.

LES RÉSULTATS
San José - LA Galaxy
Toronto - Montréal
New York City - Columbus
Philadelphie - New England
Orlando - Chicago
Houston - Vancouver
Colorado - Kansas City
Dallas - Salt Lake
Seattle - Portland
New York RB - DC United

 
1-0
2-1
1-2
0-1
1-1
2-0
2-1
2-0
2-1
3-0

Classement général
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27 August 4:32 pm

En établissant son calendrier, la MLS programme des « Semaines des rivalités », lors desquels des clubs qui ne s’aiment pas s’affrontent. Cette saison, il y en a deux, et la deuxième se jouera au cours des prochains jours. Au programme : San José - LA Galaxy, Toronto - Montréal, Seattle - Portland et DC United - New York. Certes, la proximité géographique est une des raisons de ces rivalités. Mais certains matches en particulier ont surtout réussi à les faire monter en épingle. Voici quelques-uns de ces moments chauds qui, selon le camp dans lequel vous êtes, vous rappelleront des souvenirs soit excellents, soit exécrables.

DC United - New York, 3 octobre 1996. J’aurais pu vous parler de la fois où Alecko Eskandarian a fêté un but en buvant un Red Bull avant de le recracher sur le sol du Giants Stadium. Ou du double duel entre les deux équipes lors de la phase finale 2012, marqués tour à tour par un ouragan et une tempête de neige, mais le retour était à New York où est tombé le verdict, et je veux respecter le lieu de l’affrontement. Le plus marquant au RFK Stadium a eu lieu lors de la première saison de MLS, en 1996, lors d’un quart de finale décisif. Ils avaient lieu à l’époque sous forme de séries, au meilleur des 3 matchs, et chaque équipe en avait gagné un. À quatre minutes de la fin du temps réglementaire, alors que certains supporter locaux commençaient à jubiler car leur équipe menait 1-0, Antony De Avila a égalisé pour ce qui s’appelait à l’époque les MetroStars. Mais avant même la fin du temps réglementaire, John Harkes lançait Marco Echeverry qui s’est fait faucher dans le rectangle par Rob Johnson. Sur le penalty, Raul Diaz Arce prenait Tony Meola à contre-pied, offrant la qualification à DC United qui allait devenir quelques semaines plus tard le premier club à soulever la Coupe MLS.

San José - LA Galaxy, 9 novembre 2003. Au début des années 2000, ces deux équipes californiennes jouent les premiers rôles en MLS. Tenant du titre, San José avait remporté la Coupe MLS 2002, un an après s’être incliné en finale contre ce qui s’appelait encore le Los Angeles Galaxy (oui, une telle finale était possible à l’époque). Mais en 2003, les deux équipes s’affrontent en quart de finale. À l’aller, les Californiens du Sud s’étaient imposés 2-0, avant de prendre deux buts d’avance après 13 minutes à San José, qui avait donc 4 buts de retard. Mais, fidèle à son image, il n’a jamais abandonné. Jeff Agoos, d’un superbe coup franc direct, a rapidement sonné la charge. Landon Dononvan a ponctué une belle contre-attaque pour marquer le deuxième but des siens, avant que Jamil Walker ne relance l’espoir en début de deuxième mi-temps. Dans les tout derniers instants du temps réglementaire, Chris Roner a fait 4-2 de la tête, forçant les prolongations puisque à l’époque, on ne tenait pas compte des buts à l’extérieur. En revanche, la règle du but en or était alors en vigueur, et Rodrigo Faria a fait exploser tout le stade à la 96e minute, concluant ce qu’à San José, on considère comme la remontée la plus extraordinaire de l’histoire de la MLS. Pour en remettre une couche, San José a remporté la finale en battant Chicago… dans le stade de Los Angeles !

Toronto - Montréal, 22 juillet 2008. À l’époque, il y a un championnat du Canada (un vrai je veux dire, sous forme de championnat, pas de coupe) pour désigner le représentant du pays en Ligue des champions. On en est à la première édition, et le dernier match oppose le Toronto FC, club de MLS né la saison précédente, à l’Impact de Montréal, alors en D2 après 15 ans d’histoire. Il suffit d’un point à Montréal pour être champion, mais il est tout sauf favori de ce déplacement. La tension est palpable, et après un quart d’heure à peine, Rohan Ricketts fait 1-0. Mais on n’est pas encore à la demi-heure que Roberto Brown reprend victorieusement un corner de Joey Gjertsen. Toronto poussera tant et plus pendant une heure, mais se heurtera à une défense intraitable, emmenée par Stefano Pesoli et Nevio Pizzolitto qui, dans les tout derniers instants, effectuera une talonnade salvatrice à même la ligne devant Jeff Cunningham. Après une résistance extraordinaire, Montréal repartira avec un partage 1-1 acquis de haute lutte, et le point nécessaire au titre. Il se hissera ensuite en quart de finale de la Ligue des champions.

Seattle - Portland, 16 juin 2015. Certes, il y a déjà eu des duels bouillants entre ces équipes devant des dizaines de milliers de supporters. Mais celui-ci, en seizièmes de finale de l’actuelle édition de la Coupe des États-Unis, a dépassé l’entendement dans l’anonymat du Starfire Stadium, devant à peine 4000 spectateurs. Après les 90 minutes réglementaires, les deux équipes étaient à égalité un but partout, mais Seattle jouait déjà à neuf, suite aux deux cartons jaunes reçus par Brad Evans mais aussi à la sortie d’Obafemi Martins sur blessure alors que l’équipe avait déjà effectué ses trois changements. Après le but de Rodney Wallace qui a donné l’avance 1-2 aux visiteurs à la 100e minute, le match a tourné au vinaigre. Michael Azira a d’abord reçu une carte rouge directe pour un coup de coude sur Gaston Fernandez, au grand déplaisir de Clint Dempsey, averti pour protestation. Dans un geste de mécontentement, l’international américain a envoyé à terre le carnet de l’arbitre, avant de le ramasser… et de le déchirer, ce qui lui a valu un retour prématuré au vestiaire. Seattle terminait à 7, et perdait finalement 1-3.

25 August 11:21 am

Deux sujets principaux sont au centre de l’émission de la semaine (également disponible ici) : les dernières semaines de la saison régulière et le tourbillon autour des débuts de Didier Drogba à Montréal. En détails :

LES DERNIÈRES SEMAINES DE LA SAISON RÉGULIÈRE

  • Combien des 12 équipes actuellement du bon côté de la ligne rouge le seront encore dans 2 mois ?
  • Qui a le calendrier le plus facile / le plus difficile ?
  • Qui court le plus de risques de s’effondrer ?
  • Qui pourrait effectuer une remontée spectaculaire ?
  • Qui peut déjà se préparer pour 2016 ?
  • Matchs de retard et adversaires abordables : Montréal peut-il être serein ?
  • Qui entre New York City, Orlando et Philadelphie a les meilleures chances de succès ?
  • Portland peut-il dormir sur ses deux oreilles ?
  • Dallas, qui n’avance plus, va-t-il finir sur une panne sèche ?
  • Seattle : un parcours semé d’embûches qui finira bien ?
  • San José profitera-t-il de l’avantage du terrain (plus que deux déplacements) pour émerger ?

LES DÉBUTS DE DROGBA À MONTRÉAL

  • Comment qualifier ces débuts ?
  • À quel point ont-ils constitué une distraction ?
  • La promesse de le faire jouer : choix marketing ou choix sportif ?
  • Son silence médiatique, une tempête dans un verre d’eau ?
  • Que retenir du match contre Philadelphie ?
  • Direction le Québec pour l’ex-président de Salt Lake Bill Manning ?

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24 August 10:59 am

En-dessous de la ligne rouge à la mi-saison, le LA Galaxy occupe, après dix rencontres de plus, la tête du classement général ! Contre New York City, les hommes de Bruce Arena ont remporté leur huitième victoire en dix duels (ils n’avaient gagné que cinq fois lors des dix-sept premiers), et offert une nouvelle démonstration. Verdict : après 20 minutes hésitantes, un 5-1 bien tassé, et des attaquants qui se sont tous mis en valeur, particulièrement Keane, auteur d’un doublé mais aussi très généreux. Un match où les vedettes ont été sous les feux des projecteurs et qui « va devenir la norme en MLS » selon l’entraîneur des Californiens. Du moment que celles-ci ne sortent pas tête basse en déplorant l’effondrement de leur équipe

Bien entendu, pour qu’une équipe effectue une telle remontée, il faut que celles devant elle perdent des plumes. Leader à l’aube du week-end, DC United s’est fait surprendre chez lui par San José, qui reste sur une fabuleuse semaine, également marquée par sa cinglante victoire 0-5 à Kansas City. Les hommes de la capitale américaine s’inquiètent de deux tendances de plus en plus lourdes : les débuts de match ratés, et la difficulté à se créer des occasions franches.

Un trio s’est isolé en tête, et son dernier membre est Vancouver, lui aussi sur une belle lancée, et qui a écarté chez lui (où il connaît souvent des difficultés cette saison) un rival direct, Dallas, d’une victoire 1-0 signée Techera mais dont le principal animateur fut Manneh. À l’image de leur attaque, les Texans sont en panne et restent sur un zéro sur neuf.

Quatrième, Kansas City est certes à bonne distance des premiers, mais à joué beaucoup moins qu’eux. Cependant, la semaine est à oublier pour les Ciel et Marine qui, quelques jours après avoir concédé leur première défaite à domicile de la saison, ont dû s’avouer vaincus à Columbus, dans des conditions difficiles puisqu’ils étaient privés d’encore plus de pions importants que d’habitude. Ils ont quand même mené à la marque deux fois, mais l’équipe locale a retrouvé son « instinct de tueur », aidée, il faut le dire, par un puissant contingent offensif.

Autre équipe bien placée qui a perdu des points, Portland considère néanmoins que sa remontée contre Houston – 2-2, après avoir été mené 0-2 au repos – constitue sa mi-temps la plus importante de la saison. Et pendant que tout ce beau monde perdait des plumes, New York ne jouait pas et restait en position plus qu’intéressante.

Les débuts de Didier Drogba faisaient partie des évènements très attendus du week-end, mais il est encore loin de sa forme optimale et n’a pas pu empêcher une triste défaite de Montréal 0-1 contre Philadelphie. Ça rigole bien plus à Toronto, qui s’est essayé avec succès au 4-2-3-1, infligeant une claque 5-0 à Orlando. Une semaine après avoir lui aussi giflé les Floridiens, Seattle est revenu sur terre, battu à Salt Lake et placé dans une position précaire avec un urgent besoin de victoires. Bien plus mal en point, Chicago a été défait chez lui par Colorado dans le match entre le dernier et l’avant-dernier.

LES RÉSULTATS
Portland - Houston
Vancouver - Dallas
Toronto - Orlando
DC United - San José
Columbus - Kansas City
Montréal - Philadelphie
Chicago - Colorado
Salt Lake - Seattle
LA Galaxy - New York City

 
2-2
1-0
5-0
0-2
3-2
0-1
0-1
2-0
5-1

Classement général
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21 August 1:19 pm

Didier Drogba disputera plus que probablement ses premières minutes en MLS ce samedi contre Philadelphie. Si la seule promesse effectuée par le staff technique montréalais est sa présence dans le noyau de 18 joueurs pour le match, tout indique qu’il foulera le terrain, reste à savoir combien de temps. Au passage, si vous voulez chanter en son honneur, oubliez l’ersatz sans rythme entonné à l’aéroport, et reprenez l’original de « Didier Drogba shalalalala » (où il y a une mélodie, et deux phrases différentes, la premières avec un shalala à 5 syllabes, la seconde à 6 ou 7 syllabes - la dernière étant souvent mâchée), doit voici quelques exemples : à Marseille, des supporters de Chelsea au stade et hors du stade.

Donc, disions-nous, le grand Didier va découvrir la MLS, à 37 ans bien tassés. Il ne sera pas la première grande vedette internationale à jouer dans notre compétition. D’autres avant lui s’y sont essayés et s’y essayent encore, souvent avec pas mal de réussite. Comment s’est passé leur premier match ? Souvenirs, plus ou moins lointains…

David Beckham : Celui qui avait temporairement et officieusement donné son nom à la règle du joueur désigné est arrivé au LA Galaxy à 32 ans en droite ligne du Real Madrid, où il avait passé quatre saisons après plus de dix ans à Manchester United. Blessé à la cheville puis au genou, il a d’abord participé à des duels amicaux, mais ses débuts en match officiel ont eu lieu le 9 août 2007 à DC United, où il est entré pour les 20 dernières minutes lors d’une défaite 2-0 de ses couleurs. Sa première demi-saison n’a pas laissé de souvenirs impérissables, puisque ses pépins physiques l’ont limité à cinq rencontres de championnat. Ça ne l’empêchera pas de rester cinq ans de plus en Californie et d’aider le club à retrouver les sommets.

Thierry Henry : Après huit saisons à Arsenal et trois à Barcelone, l’attaquant français est arrivé à New York quelques semaines avant de fêter ses 33 ans. Il a d’abord disputé deux duels amicaux contre des clubs étrangers, mais attendait surtout de se produire « quand ça comptait ». Et il n’a pas raté ses débuts ! Pour son premier match, le 31 juillet 2010 à Houston, il a joué 90 minutes et été à la base des deux buts de son équipe, qui a partagé l’enjeu 2-2 au Texas, faisant la sale besogne pour les offrir sur un plateau à Juan Pablo Angel. Ce jour-là, son bilan n’a pas été parfait, puisqu’il a aussi raté d’énormes occasions. Il a joué son premier match officiel à domicile le 11 août contre Toronto, avec une autre passe décisive à la clef, et a inscrit son premier but en MLS le 28 août, devant ses supporters face à San José.

Robbie Keane : Ancienne gloire de Tottenham, qui venait de le prêter à West Ham, Keane sentait qu’il devait relancer sa carrière en prenant la direction de Los Angeles (pour y remplacer un certain… Juan Pablo Angel). Il savait aussi qu’à 31 ans à peine, il avait encore beaucoup de buts sous les crampons et de belles années devant lui. Il n’a pas tardé à le démontrer. Titulaire à sa première apparition, le 20 août 2011 contre San José, soit quelques jours seulement après son arrivée en Californie, il trouvait le fond des filets après 21 minutes, concrétisant un caviar offert par David Beckham. Après 72 minutes, il était remplacé par Mike Magee, qui allait fixer les chiffres à 2-0. Cinq jours plus tard, Keane découvrait la Ligue des champions de notre coin du monde en étant titularisé contre Alajuelense.

Alessandro Nesta : Neuf saisons à la Lazio, dix à l’AC Milan (où il avait moins joué la dernière année), puis direction Montréal pour un des défenseurs centraux les plus élégants de son époque, qui voulait relever un nouveau défi à 36 ans. Son premier match a été à l’image de son passage au Québec : très discret, sans être mauvais. Il fait dire que ce 28 juillet 2012, les bleu-blanc-noir maîtrisaient leur sujet contre New York, s’imposant 3-1 grâce au premier but tant attendu de Marco Di Vaio, sur qui se sont braqués tous les projecteurs. Associé à Nelson Rivas dans l’axe de la défense, Nesta a largement contribué à mettre à l’aise une arrière-garde qui avait gagné en assurance grâce à lui, et a complètement éteint l’attaque adverse emmenée par Thierry Henry.

Obafemi Martins : Vedette de l’Inter Milan alors qu’il avait 20 ans à peine, avant de planter des buts pour Newcastle par la suite, l’attaquant nigérian restait sur trois saisons et demie en dents de scie avant de signer à Seattle alors qu’il n’avait pas encore soufflé ses 30 bougies. Contrairement aux joueurs évoqués plus haut dans ce texte, il est arrivé en début de saison, quelques jours cependant après la reprise du championnat. Son premier match en MLS, le 16 mars 2013, ne lui laisse pas de souvenirs impérissables puisqu’il est monté au jeu à 20 minutes de la fin et que Seattle a été tenu en échec 1-1 chez lui par son rival Portland. Oba a inscrit son premier but le 20 avril, seul but d’une victoire à Colorado. Blessé dans un premier temps, il a dû attendre le mois de mai pour commencer à jouer et à marquer régulièrement.

David Villa : Buteur d’une efficacité redoutable tant avec Valence qu’avec le Barça et en équipe nationale espagnole, Villa a été champion d’Espagne avec l’Atletico Madrid avant d’effectuer un détour par Melbourne en attendant de rejoindre New York City pour les débuts du club. Âgé de 33 ans, il était fin prêt à porter son nouveau maillot le jour-même du premier match de ses nouvelles couleurs, le 8 mars 2015 à Orlando. Ayant un rôle dans le but d’ouverture de Mix Diskerud, il n’a pas été des plus flamboyants, et a craint le pire lors d’un tackle dur d’Aurélien Collin, qui a valu l’exclusion du Français. Le duel s’est soldé par un partage 1-1. Une semaine plus tard, New York City effectuait ses débuts à domicile, une victoire 2-0 contre New England lors de laquelle Villa a ouvert la marque.

Kaka : Après six brillantes saisons à l’AC Milan, quatre belles années au Real Madrid, et un ultime crochet d’un an en Lombardie, Kaka a passé quelques mois à Sao Paulo avant de rejoindre Orlando qui effectuait ses débuts en MLS cette saison. Comme Villa, il était prêt pour le premier match de son club. Même lieu, même jour (et forcément même score), 1-1 contre New York City. Lui aussi titulaire aligné d’un bout à l’autre de la rencontre, il a mis 20 minutes à rentrer dans son match, dont il a finalement été le héros local. Il a en effet égalisé dans les tout derniers instants, d’un coup franc, certes dévié, mais qui a fait bondir de joie le public floridien, qui avait massivement répondu à l’appel de ce premier rendez-vous.

19 August 11:55 am

Nous vous parlions des joueurs sous-estimés de MLS dans notre émission d’hier. Les stars, ce sont des noms, mais parfois aussi des stats frappantes avec en tête de liste les buts et les passes décisives. Je me suis donc mis à la recherche de joueurs de champ qui, cette saison, n’avaient ni marqué ni donné la dernière ou l’avant-dernière passe, tout en ayant un temps de jeu considérable. Il doit bien y avoir là-dedans des éléments dont on ne parle peut-être pas assez car leur production n’est pas celle sur laquelle on s’attarde le plus souvent.

Victor Bernardez (San José, 93,3% du temps de jeu) : Joueur le plus utilisé de ce classement particulier, le défenseur central hondurien est en outre le capitaine de son équipe. En fait, il a marqué un but cette année… contre son camp. Il a aussi déjà tiré sur le cadre. Mais ce sont surtout ses stats défensives qui sont impressionnantes. Sa bonne forme en début de saison n’est pas étrangère aux bons résultats de San José, notamment à domicile, et voir que l’équipe peine davantage juste au moment où il a une baisse de rendement n’a certainement rien d’une coïncidence.

Michael Parkhurst (Columbus, 92,4%) : Ce défenseur central est l’homme de ménage par excellence. Il faut dire qu’il a fort à faire dans l’axe d’une arrière garde dont les latéraux très offensifs passent un temps énorme dans le camp adverse. Alors, avec son expérience, il passe son temps à dégager, à couper les angles ou à bloquer les adversaires qui se présentent, tentant de compenser la naïveté défensive dont fait trop souvent preuve son équipe.

Andrew Farrell (New England, 89,3%) : Même quand il évoluait au poste d’arrière droit, le jeune défenseur ne se faisait pas vraiment remarquer par ses allants offensifs. Alors, vous imaginez au centre de la défense… Il n’a qu’une seule mission : défendre. Et il s’en acquitte bien. Quand on additionne les dégagements, les contres, les interceptions et les ballons récupérés, il fait partie des tout meilleurs de notre compétition. Dans ces conditions, il peut se permettre de laisser les tâches offensives à ses partenaires.

Matt Polster (Chicago, 86,6%) : Même si, contrairement aux cinq autres, il évolue dans l’entrejeu, Polster a un obstacle supplémentaire dans la mesure où il défend les couleurs d'une équipe mal classée qui marque peu. Il se démarque par rapport à la plupart des joueurs cités dans ce texte dans la mesure où c’est vraiment la récupération de balle qui lui permet de se distinguer. De quoi placer ce néo-professionnel parmi les éléments recrutés lors du dernier SuperDraft qui se mettent le plus en valeur.

Chad Marshall (Seattle, 84,4%) : Son imposante présence sur les phases arrêtées permet d’ordinaire à cet arrière central de participer à l’un ou l’autre but chaque saison. Ce n’est pas encore le cas cette année. Cela n’a en rien entamé son aura, puisque le Défenseur de l’année 2014 a été sélectionné pour le dernier Match des étoiles. Et si Seattle a beaucoup peiné au cours des dernières semaines, c’est avant tout à cause d’une attaque anémique, pas d’une défense catastrophique.

Damien Perquis (Toronto, 80,5%) : Alors que son jeu de tête lui avait permis de trouver le fond des filets à quelques reprises lorsqu’il évoluait à Sochaux, le défenseur central est moins offensif depuis son départ de France. Il ne se porte quasiment jamais vers l’avant et tente très rarement sa chance au but pour Toronto. Il faut dire qu’il y a pas mal de trous derrière dans son équipe, et qu’il a fort à faire pour contrer ses adversaires et dégager son camp. Il s’est entre autres mis en valeur en étant élu Franco du mois de mai de la MLS.

Mais aussi : Raymond Gaddis (Philadelphie), Chris Wingert (New York City), Zach Loyd (Dallas), Seb Hines (Orlando), Leonardo et Dan Gargan (LA Galaxy)

17 August 10:59 am

Kansas City, lors d’une remontée fantastique contre Vancouver, New York, en gagnant sans discussion contre Toronto, ainsi que le LA Galaxy, en s’imposant à Dallas, ont frappé très fort ce week-end, pendant que Seattle se réveillait soudainement en atomisant Orlando.

Si la semaine dernière, tous les meneurs avaient gagné, ce n’était cette fois-ci pas possible tant il y avait de duels au sommet. Que l’on considère le classement « réel », celui du nombre de points par match ou la forme du moment, on pouvait toujours s’attendre à des chocs on ne peut plus palpitants. Et ils ont tenu toutes leurs promesses !

Vancouver pensait bien infliger sa première défaite à domicile de la saison à Kansas City. Les visiteurs ont pris une première fois deux buts d’avance grâce à la vitesse de Manneh, vu Ellis réduire l’écart sur corner, avant de mener 1-3 grâce à un nouveau sublime coup franc direct de Morales. À un quart d’heure de la fin, ils pensaient avoir fait le plus difficile, mais ils ont reculé tant et plus, laissant filer leur avance de deux buts. Les Ciel et Marine ont pu faire le jeu à leur guise et, poussés par un douzième homme qui leur a donné des ailes, planter trois roses (une de Dwyer, deux de Nagamura) leur permettant de finalement s’imposer 4-3 !

Après une première moitié de championnat complètement ratée, le LA Galaxy est plus que jamais revenu dans le coup. Son succès à Dallas est peut-être à l’image de sa saison : il a disputé une mauvaise première mi-temps mais s’est finalement imposé grâce à un doublé de Keane, en mode « Joueur de l’année ». Les joueurs locaux invoquaient la chance de leur adversaire, se concentrant sur leur domination en début de match. Cette victoire permet aux Californiens de s’emparer de la deuxième place du classement général, à un petit point de DC United, qui s’est effondré en deuxième mi-temps à New York City lors d’un match avancé disputé jeudi dernier.

Si New York - Toronto a été le moins équilibré des sommets de cette journée, il n’en a pas moins été extrêmement intéressant. Après avoir mis sous l’éteignoir le trio de grands noms de son nouveau voisin, l’équipe de Jesse Marsch a remis le couvert face à Bradley, Giovinco et Altidore. Une nouvelle belle leçon sur la manière de réduire au silence une équipe qui mise avant tout sur ses vedettes, et une victoire 3-0 contre un adversaire médusé dès le coup d’envoi par un adversaire qui l’a forcé à perdre sans cesse le ballon.

Toujours en haut de tableau dans l’inconscient collectif, Seattle a peut-être commencé à se dépêtrer des sables mouvants dans lesquels il s’enfonce dangereusement depuis le début de l’été. Alors qu’il n’avait trouvé le fond des filets que deux fois depuis le 3 juillet, il a planté quatre buts à Orlando dans un match marqué par le retour de Martins ainsi que par les débuts de Valdez et Torres. De son côté, Portland a pris trois points précieux à Salt Lake, déplacement qui ne lui a souvent pas réussi, grâce à un but de Borchers, très ému de marquer sur le terrain de ses anciens exploits.

Notons enfin que la remontée de Houston a connu un coup d’arrêt à New England, vainqueur d’un match saccadé par les orages, que San José a remporté trois points nécessaires contre Colorado, et qu’en partageant l’enjeu 3-3, Philadelphie et Chicago ont tous deux réalisé une mauvaise opération en bas de classement.

LES RÉSULTATS
New York City - DC United
San José - Colorado
New York RB - Toronto
New England - Houston
Kansas City - Vancouver
Dallas - LA Galaxy
Salt Lake - Portland
Seattle - Orlando
Philadelphie - Chicago

 
3-1
1-0
3-0
2-0
4-3
1-2
0-1
4-0
3-3

Classement général
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12 August 2:26 pm

Lorsque Montréal s’est déplacé au Mexique et au Costa Rica plus tôt cette saison en Ligue des champions, les journalistes locaux se sont demandés, avec un air entre stupéfaction et moquerie, « mais pourquoi le représentant du Canada n’a-t-il presque pas de joueurs canadiens ? »

La finale aller de la Coupe du Canada (Championnat canadien Amway de son nom officiel) qui se joue aujourd’hui est un excellent prétexte pour regarder l’évolution du nombre de joueurs canadiens dans les clubs canadiens de MLS depuis qu’ils évoluent tous les trois dans la compétition (donc, depuis 2012). Par Canadien, on entend un joueur qui peut jouer en équipe nationale canadienne. C’est pourquoi, par exemple, Wandrille Lefèvre entre en considération pour 2015 mais pas pour les saisons précédentes, avant sa naturalisation.

Les joueurs répertoriés sont ceux qui ont eu du temps de jeu en MLS (ils sont classés selon leur temps passé sur le terrain), les internationaux sont en italique. Pour être considéré comme international, il faut avoir joué au moins une minute en équipe nationale (match amical ou officiel) durant l’année en cours. Les joueurs qui ont été convoqués sans jouer n’ont donc pas été pris en ligne de compte. Particularité : de nombreux Canadiens ont été appelés en équipe nationale  sans jouer la moindre minute en MLS. Ils sont aussi dans la liste, après le signe +.

Le pourcentage, c’est celui du temps de jeu par rapport au maximum possible. Avoir 11 canadiens sur le terrain en tout temps lors de chaque match donnerait un total de 100%. En 2012, presque le quart du temps de jeu du Toronto FC était réservé aux joueurs canadiens. Si en soi, ce n’est pas énorme (pour schématiser, ça ferait deux Canadiens titulaires et présents pendant tout le match, et un autre jouant 55 minutes, aux côtés de huit ou neuf étrangers), c’est de loin la plus grande utilisation de joueurs canadiens. Les 117 malheureuses minutes du seul Teibert à Vancouver en 2012 constituent l’extrême inverse.

Après une saison 2014 dans l’ensemble encourageante, tant pour le temps de jeu des Canadiens que pour le nombre d’internationaux évoluant au pays (d’autant que Tissot et Morgan ont été appelés en équipe nationale sans y jouer), on constate un net recul pour 2015 à ce point-ci de l’année. L’âge plus avancé de certains, des carrières en dents de scie et le départ de Doneil Henry constituent une partie de l’explication. Le bilan général de 8,8 % de temps de jeu en 2015 reste très faible, puisqu’en termes plus schématiques, cela veut dire que seul un canadien commencerait le match, et serait remplacé par un étranger à 3 minutes de la fin, le match se terminant donc avec 11 joueurs venus d’en-dehors des frontières du pays. Et encore, heureusement que Lefèvre est là pour bonifier ces chiffres.

Pour terminer, voici un rappel des règles de la MLS en la matière. Les clubs de MLS basés au Canada ont reçu le droit d’avoir huit joueurs étrangers (des places qui sont échangeables, ce qui fait qu’ils peuvent en avoir un nombre différent selon les échanges préalables), mais leurs places de joueurs locaux peuvent être occupées par des joueurs soit américains soit canadiens. Ils sont obligés d’avoir au moins trois joueurs canadiens dans leur effectif (il n'y a aucune obligation liée aux nombres de joueurs sur le terrain ou sur la feuille de match). Les joueurs ayant légalement le droit de travailler au Canada (les résidents permanents, par exemple) sont considérés comme des joueurs locaux canadiens. Ainsi, même avant d’être naturalisé, Lefèvre n’avait pas le statut de joueur étranger en MLS.

2012
Montréal :
3 joueurs, 1 international (Bernier, Ouimette, Sutton), 2285 minutes (6,8 %)
Toronto : 7 joueurs, 3 internationaux (Morgan, Dunfield, Henry, De Guzman, Cann, Stinson, Makubuya), 8022 minutes (23,8 %)
Vancouver : 1 joueur, 1 international (Teibert), 117 minutes (0,3 %)
Total : 11 joueurs, 5 internationaux, 10424 minutes (10,2 %)

2013
Montréal :
3 joueurs, 1+1 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot + Gagnon-Laparé), 3325 minutes (9,6 %)
Toronto : 6 joueurs, 5+1 internationaux (Morgan, Osorio, Henry, Bekker, Dunfield, Welshman + Stinson), 5804 minutes (17,2 %)
Vancouver : 2 joueurs, 1+3 internationaux (Teibert, Adekugbe + Clarke, Farmer, Thomas), 1867 minutes (5,5 %)
Total : 11 joueurs, 7+5 internationaux, 10996 minutes (10,8 %)

2014
Montréal : 7 joueurs, 4 internationaux (Bernier, Ouimette, Tissot, Nakajima-Farran, Gagnon-Laparé, Jackson-Hamel, Béland-Goyette), 4403 minutes (13,1 %)
Toronto : 7 joueurs, 6+1 internationaux (Osorio, Henry, Bekker, De Rosario, Nakajima-Farran, Morgan, Hamilton + Aparicio), 5868 minutes (17,4 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 2209 minutes (6,6 %)
Total : 16 joueurs, 10+1 internationaux, 12480 minutes (12,3 %)

2015
Montréal :
5 joueurs, 2 internationaux (Lefèvre, Tissot, Bernier, Jackson-Hamel, Gagnon-Laparé), 1308 minutes (6,3 %)
Toronto : 4 joueurs, 2+2 internationaux (Osorio, Morgan, Chapman, Hamilton + Roberts, Mannella), 2821 minutes (13 %)
Vancouver : 3 joueurs, 1 international (Teibert, Adekugbe, Froese), 1688 minutes (7,1 %)
Total : 12 joueurs, 5+2 internationaux, 5817 minutes (8,8 %)