blog

Match Reaction

10 March 11:44 am

La première journée de la saison 2014 a déjà été riche en émotions, en surprises, en suspense et en duels au sommet. Deux rencontres opposant des favoris étaient au programme et le verdict n’y est tombé que dans les dernières minutes. Salt Lake s’est imposé 0-1 au LA Galaxy, Rimando jouant les héros, et pas seulement en arrêtant un penalty, face à des Californiens qui ont dominé de bout en bout mais ont été incapables de concrétiser. Samedi après-midi, le tout premier match de l’année n’a pas fait honneur aux qualités des deux équipes en présence mais a permis à Barrett de découvrir l’émotion de marquer à Seattle, face à Kansas City qui a commencé la défense de sa Coupe MLS par une défaite trahissant un manque de discipline défensive.

Le détenteur du Supporters Shield, New York, a également ouvert sa saison avec un revers, une claque même : 4-1 à Vancouver. Mike Petke reconnaît avoir eu tout faux lors de sa préparation du match, alors que son vis-à-vis Carl Robinson tempérait l’enthousiasme autour de la victoire des siens. Même discours dans la bouche de Gregg Berhalter après la victoire 0-3 de Columbus à DC United, encore plus savoureuse pour l’entraîneur visiteur qui admettait ne pas être sûr de bien connaître son adversaire. Autre équipe à s’imposer largement, Houston a planté quatre buts à New England, dont deux de Bruin qui a retrouvé ses excellentes sensations de 2012.

De l'aveu de ses joueurs, Portland devra apprendre à marquer des buts laids, mais aussi moins encaisser sur phases arrêtées, pour éviter de devoir sauver un point in extremis comme samedi contre Philadelphie. Enfin, Chivas USA a entamé sa dernière année sous cette dénomination par un succès 3-2 contre Chicago, même score que celui de la victoire de Dallas contre Montréal dans un match aux défenses fébriles.

LES RÉSULTATS
Seattle - Kansas City
DC United - Columbus
Vancouver - New York
Houston - New England
Dallas - Montréal
LA Galaxy - Salt Lake
Portland - Philadelphie
Chivas USA - Chicago

 
1-0
0-3
4-1
4-0
3-2
0-1
1-1
3-2

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

10 December 11:43 am

La saison s’est terminée en apothéose avec une finale riche en suspense, sur laquelle nous revenons longuement dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Parmi les sujets qui alimentent le débat :

  • La qualité de la rencontre
  • Le match d’Aurélien Collin
  • Les individualités qui se sont mises en valeur
  • L’arbitre, ses décisions et sa clémence
  • La séance de tirs au but
  • L’influence de la météo
  • La carte de visite que représente une telle finale pour la MLS

Une partie de l’émission est aussi consacrée à l’Impact de Montréal, plus particulièrement à la situation de l’entraîneur et au fait que son équipe -21 ans jouera en PDL la saison prochaine. Pour cette dernière de l’année, chaque animateur dit également ce qu’il a particulièrement aimé en 2013 et fait un vœu pour 2014.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

09 December 12:27 pm

En se réveillant ce lundi matin, joueurs, dirigeants et supporters de Kansas City ont encore le cœur à la fête, après la victoire remportée de haute lutte par leurs favoris en finale de la Coupe MLS. Un trophée dont l’écho international est plus retentissant d’année en année. Cette saison, il est notamment palpable en France, où presque tous les médias parlent d’Aurélien Collin, désigné Joueur du match.

Les héros sont nombreux et chacun joue son rôle particulier. Lawrence Olum était sur le banc avec une fracture au péroné gauche : il a dû monter au jeu après 7 minutes, suite à la blessure d’Oriol Rosell ! Jimmy Nielsen, lui, a joué avec des côtes cassées ! Il est certain que cela fait partie des nombreuses histoires que les supporters racontent aujourd'hui à leurs collègues de bureau, à leurs camarades de classe. Quelle joie de les retrouver le lundi quand le week-end a été aussi joyeux. Et quelle belle promotion pour le club, pour le sport.

Quelle récompense aussi pour ces supporters, qui ont pu assister au sacre dans leur stade : « Attribuer la finale au participant le mieux classé est une des meilleures décisions de la ligue », insiste d’ailleurs l’entraîneur des nouveaux champions, Peter Vermes. Ce dernier est désormais devant une tâche difficile : maintenir l’équipe au sommet, avec la motivation supplémentaire qu’apporte la Ligue des champions.

Les visages sont évidemment moins radieux dans le camp des battus, plus particulièrement pour Lovel Palmer, qui n’a pas fini de penser à ce tir repoussé par la transversale. Mais avant lui, trois de ses équipiers avaient raté leur envoi au cours d’une séance qui a vu Salt Lake passer par toutes les émotions. Désormais, il faut songer à l’avenir : Jason Kreis croit que le club sera candidat au titre en 2014, même s’il n’a pas encore pris la décision très difficile d’y rester ou de relever un nouveau défi.

07 December 9:05 pm

Le Sporting Kansas City a remporté la Coupe MLS 2013, battant le Real Salt Lake à l’issue d’une séance de tirs au but épique, à laquelle il a fallu recourir puisque les deux équipes étaient à égalité 1-1 à la fin du temps réglementaire puis après 120 minutes, suite à des buts d’Alvaro Saborio et d’Aurélien Collin.

Dans un Sporting Park plein à craquer malgré la température négative, Kansas City a d’emblée pris la direction des opérations mais, après avoir rapidement perdu Oriol Rosell sur blessure, a dû patienter 25 minutes pour se créer une occasion dangereuse, une reprise de la tête de CJ Sapong détournée par Nick Rimando.

Salt Lake a profité d’erreurs adverses pour rééquilibrer les échanges. Robbie Findley a tiré sur le poteau suite à une mauvaise sortie de Jimmy Nielsen. Une reprise de la tête d’Alvaro Saborio a aussi filé à côté alors qu’Aurélien Collin avait permis à quatre adversaires d’échapper au piège du hors-jeu. Si le score était vierge à la mi-temps, c’était également grâce à Rimando, victorieux d’un face à face avec Dom Dwyer.

Les visiteurs ont ouvert la marque à la 52e minute après un dégagement de Collin droit sur Kyle Beckerman, auteur d’une passe lumineuse à Saborio qui a calmement trompé Nielsen (0-1).

Les pensionnaires de l’Utah ont failli doubler leur avance suite à un tir des 30 mètres de Bekcerman repoussé par le poteau. Même sort pour un envoi bourré d’effet de Javier Morales, ponctuant un contre auquel s’exposait Kansas City qui poussait pour égaliser.

L’équipe locale est arrivée à ses fins à la 76e minute quand un corner de Graham Zusi côté droit était repris de la tête par Collin qui a envoyé le ballon au fond des filets et remis les deux équipes à égalité (1-1). Le défenseur français a également reçu le trophée de Joueur du match.

Le Sporting a dominé la fin du temps réglementaire mais n’a pu trouver le chemin des filets. En début de prolongation, une longue touche était dégagée droit sur Zusi dont la reprise filait sous la transversale mais était écartée par un superbe arrêt de Rimando. Les deux équipes étant toujours à égalité après 120 minutes, il a fallu recourir à une séance de tirs au but pour les départager.

Celle-ci fut épique puisque tous les joueurs de champ ont tiré. Salt Lake a raté ses deux premiers envois mais, cinquième tireur de Kansas City, Zusi a envoyé le ballon au-dessus alors qu’il avait la victoire au bout du pied. La situation était inversée après un tir à côté d’Olum, mais Nielsen a arrêté l’envoi de Velasquez. Dixième frappeur des siens, Collin a trompé Rimando. Obligé de marquer, l’arrière gauche de Salt Lake Lovel Palmer a tiré sur la transversale, mettant fin à une séance remportée 7-6 par l’équipe locale.

Cette victoire permet à Kansas City de soulever la Coupe MLS pour la deuxième fois de son histoire, après un premier titre acquis en 2000 sous la dénomination Wizards. En 2010, le club a changé d’image, de nom – adoptant celui de Sporting Kansas City – et a intégré un an plus tard le Sporting Park, où a eu lieu la finale de la Coupe MLS 2013.

26 November 12:15 pm

L’émission de cette semaine (à écouter ici) fait la part belle aux trois clubs en fête ces derniers jours : Kansas City et Salt Lake, évidemment en raison de leur qualification pour la finale de la Coupe MLS, mais aussi Orlando, qui effectuera son entrée dans la compétition en 2015.

Au menu de la discussion sur les finales de conférence :

  • Les mérites des deux vainqueurs
  • L’influence de la météo du match le plus froid de l’histoire de la MLS
  • Le rôle de Feilhaber dans la victoire de Kansas City
  • Dwyer devant Bieler dans la hiérarchie des attaquants de Peter Vermes
  • À quel point les absences de Bruin et Clark ont été préjudiciables aux Texans.
  • Les choix étonnants de Caleb Porter
  • Le manque de fraîcheur physique de Portland
  • L’influence de la pause de deux semaines entre le match aller et le match retour
  • Une finale de Coupe MLS alléchante ? Même pour les pontes de la MLS ?

L’annonce de l’arrivée d’Orlando en 2015 a été l’autre évènement de la semaine écoulée. Cela nous amène à parler du risque que la Floride constitue une peau de banane, de la santé financière de la MLS, du climat, du niveau de la compétition et du bassin de joueurs ainsi que de l’obligation de gagner et du nombre plus élevé d’équipes qui finiront la saison sans prix.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

25 November 12:31 pm

Salt Lake disputera la finale de la Coupe MLS 2013 à Kansas City : vainqueur 4-2 à l’aller, il a conservé son avance de main de maître en remportant 0-1 le match retour de sa finale de conférence à Portland (résumé vidéo).

À vrai dire, l’équipe de Caleb Porter n’est jamais complètement rentrée dans son match et a peiné à inquiéter Rimando. Essayant de jouer au sol dans l’axe, elle trouvait toujours un pied adverse pour la contrer. Ses principales menaces ont été sur phases arrêtées, deux d’entre elles se terminant même par un but, à chaque fois annulé. S’il y avait clairement hors-jeu sur le deuxième, l’entraîneur local ne comprend pas le coup de sifflet sur le premier, tournant du match à ses yeux. Il pourrait aussi invoquer les blessures de Piquionne et Wallace, l’obligeant à remplacer deux joueurs avant même la mi-temps.

Pendant ce temps, Salt Lake tenait parole et ne se recroquevillait pas devant son but. Au contraire, Beckerman et ses coéquipiers faisaient tout pour maîtriser l’entrejeu. Dans un duel entre deux équipes qui aiment jouer loin dans le camp de l’adversaire, cela ne débouchait pas sur de nombreuses occasions. Un scénario rêvé pour les visiteurs, qui ont fait preuve d’efficacité quand un dégagement de Rimando a fini dans les pieds de Gil dont le tir à distance était mal maîtrisé par Ricketts : Findley, à l’affût, n’en demandait pas tant pour inscrire un autre but très important. Ce fut le seul du match, dont Portland passa la suite à chercher la clef, en vain. Salt Lake est sa bête noire, mais même les vainqueurs ont du mal à en expliquer la raison.

Malgré une déception évidente, les supporters locaux ont soutenu leurs joueurs jusqu’au bout. Ces derniers ne cachaient pas leur peine tout en soulignant la très belle saison du club, où s’est installée la culture de la victoire. Sportifs, les visiteurs n’ont pas manqué de souligner les mérites d’un adversaire coriace. Avant de fêter la qualification qui couronne une saison qui a largement surpassé les attentes. Ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, mais bien soulever la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

24 November 11:35 am

C’est à Kansas City qu’il faudra se rendre le samedi 7 décembre pour assister à la finale de la Coupe MLS. Meilleure équipe de la saison régulière encore en lice, le Sporting local s’est en effet qualifié en battant Houston 2-1 (résumé vidéo) alors que les deux équipes s’étaient quittées sur un nul vierge au match aller de leur finale de conférence.

Le match le plus froid de l’histoire de la MLS avait pourtant commencé de la meilleure manière qui soit pour les Texans : après avoir récupéré le ballon à 25 mètres de leur but, ils ont filé dans le camp adverse, profité d’un dégagement approximatif et ouvert la marque dès la troisième minute par l’entremise de Boniek Garcia. Le spectacle était lancé pour une rencontre très agréable à regarder.

L’homme du match a, sans le moindre doute, été Benny Feilhaber. Généralement brillant contre des équipes friables défensivement dans l’axe, il s’en est donné à cœur-joie contre Houston, et a grandement aidé Kansas City à remporter la bataille de l’entrejeu. Il a aussi été à la base de l’égalisation, au quart d’heure, se faufilant entre plusieurs adversaires avant d’envoyer une passe que Boswell a malencontreusement prolongée dans les pieds de Sapong, qui a trompé Hall sans peine. Le score à la pause (1-1) aurait pu être bien plus élevé mais les attaquants ont multiplié les ratés.

Le début de la deuxième mi-temps a certainement été le moment le moins animé de la rencontre. Et celui, après l’ouverture du score, lors duquel l’équipe locale semblait la plus prenable. Mais privé de Clark et de Bruin, Houston n’a pas été en mesure d’en profiter. Et peu après l’heure de jeu, Feilhaber, encore, a superbement pris la mesure de l’axe de l’entrejeu adverse pour envoyer une magnifique passe vers Dwyer qui a donné l’avance aux siens d’un but tout aussi beau. En l’espace de quelques semaines, l’attaquant se muait en héros pour un deuxième club différent.

Dans le dernier quart d’heure, Houston a tenté d’enfoncer son adversaire mais il est vraiment très difficile de manœuvrer face à la défense de Kansas City une fois qu’elle est en place. On en eut encore une belle démonstration, et le score ne bougea plus. Le public local, déjà en feu, avait une raison de plus de se réjouir : pour la première fois de l’histoire, Kansas City accueillera la finale de la Coupe MLS. Contre Portland ou Salt Lake ? Réponse ce dimanche soir.

12 November 1:13 pm

La phase finale de la MLS bat son plein en ce moment : on vient de disputer le match aller des finales de conférence, point d’orgue d’une série de 10 rencontres en 12 jours. Ce blitz est évidemment au cœur de notre émission de cette semaine (à écouter ici) :

  • Les mérites de Salt Lake, dont tous les joueurs savent ce qu’ils ont à faire une fois sur le terrain
  • L’étiolement de la confiance de Portland et sa faiblesse sur les phases arrêtées
  • Le non-match entre Houston et Kansas City
  • Faut-il prendre en compte les buts à l’extérieur ?
  • L’élimination de New York : hara-kiri ! Les limites de Mike Petke
  • Le LA Galaxy sorti en raison de ses faiblesses défensives… et de l’échange Magee - Rogers ?
  • L’importance, ou non, de respecter le calendrier international
  • Quelques mots aussi sur la situation de Marco Schällibaum à Montréal

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 November 12:46 pm

Les finales de conférence aller ont été pour le moins contrastées : dans l’Est, Houston et Kansas City n’ont pu se départager et le nul blanc reflète parfaitement la qualité de la rencontre, alors que dans l’Ouest, six buts et le spectacle étaient au rendez-vous à l’occasion de Salt Lake - Portland.

L’objectif de Kansas City était clair : ne pas encaisser, et il a été atteint. Même quand l’équipe avait une mini-chance d’aller menacer Hall, elle évitait le moindre risque, d’autant qu’il n’y a pas de « double bénéfice » au but marqué à l’extérieur en MLS. Houston, qui disputait son quatrième match en dix jours, son sixième en moins de trois semaines, était quelque peu sur les rotules et affrontait un adversaire contre qui il n’a jamais marqué en trois confrontations au Texas cette saison.

Si ce 0-0 (résumé vidéo) n’a rien de surprenant, certains annonçaient un « combat de chiens ». Ce fut laid, mais encore plus qu’on ne le croyait. Oui, il y a eu des coups salauds, oui, de nombreux joueurs ont des plaies à panser (le calendrier chargé y est pour beaucoup) mais on a aussi longtemps assisté à un simulacre de combat : on grogne pour gagner la bataille de l’entrejeu, mais on ne prend ensuite pas le risque d’attaquer. La concentration pour éviter de prendre des buts était plus importante que la volonté d’en marquer et il n’y eut guère de menaces sérieuses durant 90 minutes.

Ce fut une histoire bien différente dans l’autre duel, lors duquel Salt Lake a battu Portland 4-2 (résumé vidéo). Tout avait bien commencé pour les visiteurs, qui avaient profité d’une approximation de Rimando pour prendre l’avance sur un superbe coup franc de Will Johnson. Mais ils ont payé leurs carences défensives sur phases arrêtées au prix fort. Après avoir concédé l’égalisation sur corner, le doute les a envahis. Salt Lake l’a immédiatement senti et les a pris à la gorge, sans relâcher. Portland est sorti de son match : les ingrédients du désastre étaient réunis, et une bourde de Danso a permis à Findley de donner l’avance à ses couleurs.

Sandoval a porté l’écart à deux buts juste après le repos, et Morales a profité d’une erreur de Ricketts sur corner pour faire 4-1. En toute fin de rencontre, Piquionne reprenait un centre de la droite de Jewsbury pour fixer les chiffres à 4-2. Un but ô combien important, car tout Portland croit qu’il est possible de remonter un écart de deux buts à domicile dans deux semaines. La position de Salt Lake est évidemment enviable, mais ne comptez pas sur Jason Kreis et ses hommes pour dire que leur avance est confortable.

08 November 12:55 pm

Après avoir bataillé dur pour une place en finale de la Coupe des États-Unis plus tôt cette année, Salt Lake et Portland remettront le couvert dans quelques jours, pour une place en finale de la Coupe MLS cette fois.

Le LA Galaxy ne coiffera pas sa couronne de champion pour une troisième fois consécutive. Il doit avant tout s’en prendre à lui-même. Après avoir gâché une montagne d’occasions chez lui au match aller, il est retombé dans ses travers défensifs au retour : les phases arrêtées et le jeu de tête. Le but d’ouverture dit tout : Sebastian Velasquez a été dominateur dans les airs, lui qui dépasse les 170 cm grâce à l’épaisseur de sa chevelure… Les deux équipes étant à égalité parfaite après 90 minutes, on a eu droit à des prolongations pour la troisième fois en deux jours.

Après avoir maintes fois repoussé l’échéance (transversale, poteau, but annulé), les Californiens durent finalement s’avouer vaincus quand Schuler a prolongé un coup franc au fond des filets pour fixer les chiffres à 2-0 (résumé vidéo). « On n’était pas censé gagner mais on le voulait davantage », a déclaré un Jason Kreis qui avait été assez défaitiste au cours des heures précédentes. Volonté ou incapacité, toujours est-il que si Nick Rimando a dû effectuer quelques interventions, il a surtout regardé de loin des adversaires improductifs offensivement.

La dernière demi-finale de conférence a été la moins équilibrée. Après s’être imposé 1-2 à l’aller, Portland a battu Seattle 3-2 (résumé vidéo). Sigi Schmid avait tenté le tout pour le tout en sortant une carte inattendue de son chapeau : aligner Shalrie Joseph à l’attaque. Il avait aussi promis que ses joueurs allaient attaquer dès le coup d’envoi, mais ils ont plutôt subi les foudres d’un adversaire qui n’était pas rassasié et menait 2-0 avant d’en planter un troisième juste après le repos.

Deux buts visiteurs en fin de rencontre ont davantage contribué à sauver l’honneur des visiteurs qu’à relancer le suspense, et ont réveillé une équipe locale qui avait soudainement levé le pied après avoir disputé ses « 45 meilleures minutes de la saison », dixit Darlington Nagbe. Mais ne croyez pas que ça leur monte à la tête : si les supporters ont longtemps fêté la qualification face à l’ennemi viscéral, Caleb Porter et ses joueurs ont déjà fixé leurs esprits sur le tour suivant.