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Match Lookahead

04 March 11:59 am

Montréal est le premier club qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions, après un partage 1-1 acquis de haute lutte face à Pachuca, et arraché dans les arrêts de jeu (résumé vidéo). Au tour suivant, il sera opposé au vainqueur de DC United - Alajuelense, qui sera joué ce soir.

Les supporters montréalais sont passés par toutes les émotions en 90 minutes : au moment du coup d’envoi, leur équipe était virtuellement qualifiée grâce au 2-2 du match aller. Une situation qui a perduré pendant 80 minutes supplémentaires, jusqu’à ce que Pachuca convertisse un penalty. Pour la première fois de ce quart de finale, les Québécois devaient courir après le score.

En outre, ils avaient peu de temps pour marquer. Mais à la toute fin des arrêts de jeu, le jeune Porter a fait exploser le stade de joie d’un but qui en a fait le héros de toute une ville, alors qu’il était inconnu il y a quelques semaines à peine. Mais ses coéquipiers n’ont pas mis longtemps à discerner ses points forts, et ont su qu’il allait reproduire en match le genre d’action qu’il montre à l’entraînement. De son côté, l’attaquant a suivi les conseils des joueurs expérimentés au moment de conclure. Des vétérans qui lui étaient très reconnaissants après le coup de sifflet final…

DC United, l’autre club de MLS engagé en quart de finale, a besoin de marquer trois buts contre Alajuelense ce soir (20h00, Fox Sports 2) après sa défaite 5-2 au match aller. Cela peut ressembler à une lapalissade, mais le discours des joueurs américains est d’y aller « un but à la fois ». Pour accomplir cette mission, ils seront encore privés de quelques blessés mais récupéreront Hamid, leur gardien titulaire.Ce retour est plus que le bienvenu pour une formation qui devra faire preuve de plus de solidité défensive qu’au Costa Rica.

Offensivement, les espoirs reposent sur Espindola, mais toute l’équipe devra être au diapason, et pour espérer remonter un tel retard, elle devra commencer par ne pas rater son début de match puis par être capable d’imposer le rythme des échanges.

Des deux autres quarts de finale, celui avec le moins de suspense se jouera ce soir (22h00 HE) entre l’America Mexico et Saprissa. Les Mexicains ont un pied et demi dans le carré d’as après leur victoire 0-3 au Costa Rica. Dans l’autre duel (demain 20h00 HE), les Costariciens d’Herediano partiront en position favorable chez eux, après leur partage 1-1 à Olimpia (Honduras) la semaine dernière.

03 March 11:45 am

Le Stade olympique de Montréal sera en ébullition ce soir à l’occasion du quart de finale retour de Ligue des champions entre Montréal et Pachuca (20h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2). Après le partage 2-2 à l’aller, les Québécois sont en position favorable.

Il suffit d’assister à un entraînement pour se rendre compte que la bonne humeur est installée dans un groupe où la confiance règne. Le contraste avec l’an dernier est encore plus net depuis le résultat au Mexique : il y a 12 mois, dès que la réalité du terrain a rattrapé les beaux discours de façade, l’édifice s’est écroulé. Cette fois, le premier match a surpassé les attentes, donnant davantage de crédit au travail effectué durant la préparation.

Malgré tout, l’obstacle est de taille face à un adversaire qui n’est pas le premier venu et ne manque pas d’atouts. Quelle approche adopter pour une équipe qui, chez elle, voudra séduire ses supporters, mais devra avant tout se montrer réaliste et se dire qu’au moment du coup d’envoi, elle sera dans la position du qualifié ? « Garder le zéro derrière mais ne pas jouer pour le 0-0 » : voilà le discours qui revient le plus souvent dans la bouche des joueurs. Dès lors, la recette appliquée au match aller devrait être reproduite.

Frank Klopas a toutefois insisté sur deux points depuis mardi dernier et a demandé à ses joueurs de concéder moins de phases arrêtées et de gagner davantage de « deuxièmes ballons ». Ils ne devront pas non plus se préoccuper d’éviter une possession de balle stérile : d’ordinaire, avoir le ballon pour ne rien en faire est problématique, mais dans une telle situation, cela permettra de faire courir le chronomètre… et l’adversaire. Pour se montrer dangereux, les joueurs locaux miseront avant tout sur leurs milieux latéraux.

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L’équipe devra évidemment aussi contrer les forces de son adversaire, connues de longue date, et que l’on a une nouvelle fois pu observer lors du match aller où, malgré les deux buts encaissés, les défenseurs montréalais ont fait belle figure. Ainsi, ils devront encore priver les ailiers mexicains d’espaces mais aussi de solutions. En revanche, l’axe de l’entrejeu va-t-il encore laisser l’adversaire manœuvrer ou le trio Reo-Coker - Donadel - Piatti souhaitera-t-il maîtriser davantage le ballon ?

Pachuca a en tout cas clairement annoncé ses couleurs. Habituée à encaisser, l’équipe est avant tout une machine à marquer des buts, et son parcours en Ligue des champions montre qu’elle ne se laisse pas impressionner en déplacement. Dès lors, il n’y a rien de surprenant à entendre son entraîneur parler d’intentions résolument offensives. Toutefois, en championnat, elle peine à trouver le fond des filets depuis le début de l’année. L’absence de l’attaquant de pointe Nahuelpan a été préjudiciable : de retour de blessure, il n’est pas sûr de commencer le match ce soir, mais s’il est sur le terrain, il y sera habité d’un sentiment de revanche, comme tous ses coéquipiers.

Les conditions de jeu seront également particulières : le Stade olympique de Montréal est couvert, donc la météo hivernale n’aura aucune influence. Les joueurs de Pachuca ont quand même pris un certain plaisir à s’amuser dans la neige. En revanche, le gazon artificiel est capricieux : le terrain est très dur et les rebonds peuvent être surprenants. Les Montréalais ont l’avantage de mieux le connaître, puisqu’ils se sont entraînés dessus pendant deux semaines avant de partir au Mexique, et depuis leur retour. En revanche, il est relativement grand, et qui dit plus de surface dit plus d’espaces, ce qui avantage les joueurs de Pachuca… mais aussi les reconversions rapides montréalaises.

27 February 4:41 pm

Quelques jours après le match au Mexique et quelques jours avant le duel au Stade olympique, l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) fait la part belle au quart de finale de Ligue des champions entre Pachuca et Montréal : hommes et batailles clefs du match aller, évaluations individuelles, ambiance, mais aussi nos prévisions pour le match retour, que ce soit le onze sur le terrain ou le scénario de la rencontre :

  • Qui a été l’homme du match pour Montréal ?
  • Quelle équipe a gagné la bataille dans l’axe de l’entrejeu (lisez aussi les duels secteur par secteur) ?
  • Comment expliquer que Bush a eu peu de grosses interventions à effectuer ?
  • En quoi la présence d’Oduro était-elle plus judicieuse que celle de McInerney ?
  • Le match de Piatti à Pachuca : irritant ou utile ?
  • Comment était l’ambiance dans le berceau du soccer mexicain ?
  • Quel onze de départ pour le match retour ?
  • Avec quelles intentions Montréal doit-il commencer ce match ?
  • Le scénario sera-t-il différent de celui du match aller ?
  • Que surveillerons-nous sur le terrain mardi ?
  • Que s’est-il passé lors d’Alajuelense - DC United ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

26 February 11:47 am

Le dernier match aller des quarts de finale de la Ligue des champions opposera ce soir Alajuelense, un des trois clubs costariciens toujours présents à ce stade de la compétition, à DC United, dernier club américain encore en lice (20h00, HE / Fox Sports 2).

À l’instar de Montréal avant-hier, DC United jouera son premier match officiel de l’année dans un contexte difficile, face à un adversaire en pleine saison. La forme de match est donc bien différente de part et d’autre, mais les Québécois ont démontré que ça n’empêchait pas d’obtenir un bon résultat en déplacement.

Les deux clubs se sont toutefois préparés de manière différente : pas de stage de deux semaines dans le pays de l’adversaire pour les Américains, qui ont posé le pied au Costa Rica seulement trois jours avant leur match. Dès leur descente de l’avion, l’international local Jairo Arrieta y a été accueilli comme un héros.

Ils ont découvert des conditions de jeu qui pourraient être hostiles, avec un terrain synthétique très bondissant, et des supporters qui n’ont rien d’enfants de chœur. Les joueurs non plus apparemment, puisque deux d’entre eux sont suspendus pour le match. DC United devra aussi composer avec des absences, notamment celles d’Halsti et Johnson en raison de pépins physiques, alors que Birnbaum revient de blessure.

Cette année, DC United dispute la Ligue des champions car il a remporté la Coupe des États-Unis 2013. Depuis lors, l’équipe - qui avait alors atteint des abysses en championnat - a beaucoup changé, et reste sur une saison 2014 très positive. D’ailleurs, il n’y eut guère de bouleversements dans l’effectif cet hiver. La préparation a donc été facilitée par le fait qu’il ne faille pas développer de nouveaux automatismes.

Le moment est peut-être relativement bon pour affronter Alajuelense, puisque l’équipe costaricienne est en méforme ces dernières semaines malgré une deuxième place en championnat et que des dissensions ont été affichées au sein du groupe. Ça ne l’empêche pas d’être un adversaire redoutable, avec une défense réputée très solide à domicile. Marquer un but là-bas serait donc une victoire en soi, c’est d’ailleurs un des objectifs de DC United qui prend ce match très au sérieux, conscient qu’un quart de finale de Ligue des champions est une occasion qui ne se présente pas souvent.

Toujours en lice dans la compétition, le club phare du Costa Rica, Saprissa, a perdu 0-3 contre l’America Mexico lors de son quart de finale aller hier soir, et ses chances sont compromises. On ne peut pas en dire autant du troisième représentant tico, puisque Herediano est allé chercher le nul 1-1 à Olimpia (Honduras).

24 February 12:29 pm

Plus de deux mois et demi après la finale de la Coupe MLS 2014, l’attente prend fin ce soir puisque Montréal jouera le premier match officiel de l’année impliquant un club de MLS, son quart de finale aller de Ligue des champions à Pachuca (22h00 HE, TVA Sports, Sportsnet One, Sportsnet World, Fox Sports 2).

Ce sera la première occasion de découvrir une équipe montréalaise métamorphosée, avec pas moins de 14 arrivées et 12 départs depuis l’automne dernier. Si presque tout le monde s’entend pour dire que l’effectif a été renforcé en qualité et aux emplacements où c’était nécessaire, il faut le temps que la mayonnaise prenne, et la préparation a été pour le moins de courte durée.

Pour encore davantage compliquer les conditions de jeu des Montréalais, Pachuca est en altitude (2400 mètres) et l’air, déjà rare, peut être pour le moins irrespirable. Afin de s’habituer à ces conditions, les joueurs ont pris la direction du Mexique il y a deux semaines. Ce n’était pas un luxe, car plusieurs ont été malades, mais ils ont eu le temps de reprendre des forces. La rencontre se jouant en soirée, la chaleur ne devrait pas constituer un handicap supplémentaire.

Toutefois, le principal obstacle pour Montréal sera évidemment son adversaire. Affronter un club mexicain en Ligue des champions n’est simple pour personne mais si l’histoire récente montre que ce sont des ogres, elle laisse toutefois transparaître quelques lueurs d’espoir. Seattle a montré l’exemple il y a quelques années en sortant Tigres UANL au même stade de la compétition, et l’expérience sur la scène internationale de joueurs comme Piatti et Ciman constituera un plus indéniable pour les Montréalais.

Si actuellement Pachuca est dans la colonne de droite du classement du championnat du Mexique, l’équipe se porte mieux depuis quelques semaines : le onze de base ne change plus tellement, et elle reste sur un 7/9. La dernière émission Coup Franc en a décortiqué les forces et les faiblesses, et mis en lumière quelques atouts montréalais susceptibles de déstabiliser l’adversaire.

Connaître l’adversaire est un avantage : tant les supporters que Frank Klopas et son staff ont été renseignés en profondeur sur Pachuca. L’inverse n’est pas vrai, et la tâche des Mexicains a été d’autant plus compliquée que les bleu-blanc-noir ont changé de visage depuis la fin de la saison dernière. Un petit avantage stratégique dont compte tirer profit l’entraîneur montréalais qui cache ses cartes tant que possible.

On sait toutefois que Romero, blessé, est rentré à Montréal. Kronberg et Alexander ne peuvent pas jouer, puisqu’ils ont déjà pris part à la compétition cette saison sous le maillot d’un autre club. Camara a été hors-circuit pendant une partie de la préparation et devrait être relayé par Cabrera au poste d’arrière droit. Donadel, qui a fait partie des joueurs malades, a sans doute récupéré suffisamment pour être fidèle au poste, ce qui reléguerait Bernier sur le banc. En pointe, Oduro et McInerney présentent tous deux des avantages et des inconvénients en fonction des forces et faiblesses de Pachuca : le premier nommé semble jouir des faveurs pour être sur le terrain au coup d’envoi, laissant le champ libre à Mapp sur le flanc droit.

Le onze de départ est une chose, le choix des principes de jeu à appliquer en est une autre. Le message n’est pas tant de gagner aujourd’hui que de préserver les chances de qualification en vue du match retour, la semaine prochaine à Montréal. Casser le rythme, éviter les accélérations des ailiers rapides et profiter des hésitations dans l’axe sont trois directives qui sont revenues souvent aux oreilles des joueurs montréalais au cours des derniers jours.

Ils ont aussi vu et revu leur adversaire. Auront-ils la surprise de découvrir de nouveaux visages sur le terrain ? Le palmarès de Pachuca permet de croire que ce club prend les compétitions internationales au sérieux, lui qui a déjà remporté la Ligue des champions à plusieurs reprises. Mais quel que soit le onze aligné par l’équipe locale ce soir, il partira favori et pourrait sous-estimer son adversaire. Cependant, à Montréal, on ne veut pas montrer de complexe d’infériorité, certains affichant ouvertement l’ambition de participer à la Coupe du monde des clubs.

Pour cela, il faut gagner la Ligue des champions. La première étape passe par une qualification pour les demi-finales. Ensuite, d’autres adversaires seront au rendez-vous. Jeudi soir, le dernier club américain encore en lice, DC United, se déplace à Alajuelense (Costa Rica). Les deux autres quarts de finale opposent Olimpia (Honduras) à Herediano (Costa Rica) et Saprissa (Costa Rica) à l’America Mexico, respectivement ce mardi soir à 20h00 et demain à 21h00.

20 February 5:42 pm

Montréal sera le premier club de MLS à jouer un match officiel en 2015, son quart de finale aller de Ligue des champions mardi prochain à Pachuca. L’émission de la semaine (que vous pouvez également écouter ici) préface ce duel, vous présente les Tuzos en détails, donne les dernières nouvelles du Mexique et tente de définir les atouts en faveur des Montréalais.

  • Que vaut Pachuca ?
  • Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?
  • Qui est la vedette de l’équipe ?
  • Quel est le profil des titulaires habituels ?
  • Les Mexicains mettront-ils leur meilleur onze sur le terrain ?
  • Quel onze de départ pour Montréal ?
  • Qui risque de ne pas jouer ?
  • Comment exploiter les points faibles de l’adversaire ?
  • Quelles sont les options de Frank Klopas ?
  • À quel point ne pas avoir joué depuis octobre handicape Montréal ?
  • L’altitude et la pollution vont-elles peser dans la balance ?
  • Intimidation : quelle influence du public et du jeu physique ?
  • Comment faire mousser l’intérêt pour la Ligue des champions ?

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05 December 1:27 pm

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

02 December 4:33 pm

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

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28 November 11:59 am

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ouvriront le match retour des finales de conférence en position avantageuse, mais leurs adversaires ont encore bon espoir de disputer la finale de la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

New England semble être l’équipe dont les chances de qualification sont les plus grandes, lors d’un match dont le coup d’envoi sera donné à 15h00 ce samedi. Non seulement elle fait preuve de solidité défensive sur son terrain, mais en outre New York peine en déplacement. Il lui faudra pourtant marquer au moins deux buts, et ce sans Wright-Phillips dont la suspension hante toujours les esprits et a été évoquée sur Twitter par Mike Petke lors d’une séance de questions-réponses improvisée ce jeudi.

New York devra donc prendre des risques. Mais comment ? New England ne s’attend à rien de très original, et pense qu’il lui suffira de contrôler un adversaire qui jettera toutes ses forces à l’attaque. De quoi évidemment réjouir ces amoureux de la reconversion offensive, qui veulent aussi passer par les ailes grâce à Bunbury. Mais New York devrait modifier son système de jeu pour tenter de déstabiliser son adversaire : établir et appliquer un plan de match totalement inhabituel pour eux cette saison, voilà certainement la seule chance de salut pour Mike Petke et ses joueurs.

Seattle aussi doit gagner, mais sera chez lui dans un stade plein à ras-bord certainement bien avant le coup d’envoi prévu pour 21h20 (HE) dimanche. Sa mission n’est cependant pas simple : avec la règle des buts à l’extérieur, s’il encaisse un but, il devra trouver le fond des filets à trois reprises en 90 minutes. Pour tenir le fort derrière, il comptera donc sur Chad Marshall, fraîchement élu Défenseur de l’année et particulièrement touché d’avoir été plébiscité par les joueurs. Devant, le duo Dempsey - Martins devra une fois de plus faire preuve de complicité pour tromper la solide arrière-garde californienne. Si Neagle rentre dans le jeu, il pourrait leur prêter main forte afin d’amorcer des accélérations tranchantes.

Dans l’autre camp, les vedettes offensives seront également observées de près : Zardes, Keane et Donovan ne sont toutefois pas seuls à pouvoir apporter la menace. On l’a vu lors du seul but du match aller, dessiné par DeLaGarza et conclu par Sarvas, mais depuis quelques semaines, Ishizaki a aussi pris une nouvelle dimension dans l’équipe. Avec un adversaire qui doit prendre des risques, le LA Galaxy pourrait miser sur la qualité de passes et la vitesse pour envoyer des ballons dans l’axe et dans le dos de la défense : cela ferait inévitablement penser à la période, pas si lointaine, où David Beckham était dans une équipe qui a pourtant bien évolué depuis le départ de l’Anglais, il y a deux ans à peine.

25 November 2:38 pm

Les finales de conférence sont au centre des préoccupations de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), où l’on parle également de la nomination d’Adam Braz à Montréal.

New York - New England 1-2

  • Le match complet de New England, particulièrement dans l’axe de l’entrejeu
  • Les chances de qualification de New York
  • New England a encore une fois exploité ses forces avec efficacité
  • Le mauvais plan de match de New York, particulièrement en deuxième mi-temps
  • Le rôle et l’apport de Jermaine Jones
  • Tim Cahill ne fait pas honneur à son statut
  • Wright-Phillips ne savait pas qu’il était menacé de suspension : la faute à qui ?

LA Galaxy - Seattle 1-0

  • Un résultat qui ne provoque aucun stress à Seattle
  • Le jeu varié du LA Galaxy
  • La défense de Seattle a muselé les vedettes adverses
  • Les joueurs moins renommés du LA Galaxy ont réussi à faire la différence
  • Le match d’Azira qui suppléait Alonso, blessé
  • Les clefs du match retour

La nomination d’Adam Braz au poste de directeur technique de l’Impact de Montréal suscite le scepticisme chez les supporters : pas en raison du principal intéressé mais de la manière dont la décision a été prise. Ce qui a donné à Fred (qui dresse par ailleurs un long portrait de Donny Toia) l’idée originale d’un jeu, préparé et animé par Olivier : « Braz ou Schalli », à partir de citations. On y joue et vous pouvez le faire avec nous.

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