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Interview

02 May 10:24 am

Il y a une quarantaine d’années, l’écrivain autrichien Peter Handke publiait le roman « L’angoisse du gardien de but au moment du penalty ». Une angoisse qui, à Montréal, peut s’étendre à toutes les phases arrêtées. En effet, les Québécois ont le triste honneur d’être les seuls en MLS à avoir déjà encaissé sur coup franc direct, indirect, touche, penalty et corner cette saison. Nous en avons donc parlé avec Troy Perkins, qui est aux premières loges, pour avoir son opinion sur cette situation peu enviable.

Avant tout, le portier commence par nous expliquer comment il vit les phases arrêtées et quelles sont les qualités nécessaires - aussi bien pour lui que pour les joueurs de champ - afin de bien les appréhender. « Il faut de la vitesse, de l’organisation, trouver ses marques le plus rapidement possible et être sur le qui-vive. C’est une situation très dangereuse défensivement car tout peut arriver, le ballon peut rebondir sur n’importe qui. Quand t’as environ vingt types, aussi bien des défenseurs que des attaquants, qui courent droit vers le but, c’est une zone dangereuse. Il faut donc être sur le qui-vive et toujours s’attendre au pire. »

Sauf qu’à Montréal, le pire se produisait assez rarement depuis l’échange de gardiens avec Portland qui, en août 2012, avait amené Perkins sur les bords du Saint-Laurent et envoyé Donovan Ricketts sur ceux du Pacifique. Lors de l’émission Coup Franc qui détaillait le jeu de Portland la saison dernière, Christian Schaekels nous avait d’ailleurs fourni des chiffres sans équivoque à ce sujet. Alors, qu’est-ce qui a bien pu changer à Montréal en un hiver ?

« Nous avons simplement baissé la garde et nous nous endormons un peu, estime le gardien qui compte sept sélections en équipe nationale américaine. Je pense qu’à part sur le coup franc direct (à Dallas, NdlA), aucun but que nous avons encaissé sur phase arrêtée n’a été marqué à la première reprise qui a suivi l’envoi du ballon. Ah, si, celui contre Seattle. Mais nous avons tout simplement décroché par la suite : quand il y a un deuxième voire un troisième ballon, on le perd. Nous devons améliorer notre instinct, notre désir de sortir le ballon de la zone dangereuse, et c’est certain qu’on y travaille. »

Si l’essentiel de l’effectif montréalais n’a quasiment pas bougé depuis la saison dernière, les Bleu-Blanc-Noir ne peuvent néanmoins plus compter sur les services d’Alessandro Nesta. Est-ce que la retraite de l’ancien champion du monde italien a une incidence lors des phases arrêtées ? « Oui et non… Notre approche est différente maintenant. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce qu’une seule personne se charge des directives et place les joueurs là où ils doivent se trouver. Nous devons tous assumer nos responsabilités pour prendre ça en charge. C’est sûr que désormais, les rôles sont davantage partagés, mais je ne pense pas non plus que le changement est drastique. »

L’autre nouveauté notable à Montréal, c’est évidemment le changement d’entraîneur. Frank Klopas a pris les rênes de l’équipe et a, bien entendu, amené ses méthodes. Que valent-elles dans la situation qui nous intéresse ? « Le travail défensif effectué sur les phases arrêtées à l’entraînement est bon, répond Perkins. Ce n’est pas nécessairement de la mise en place sur phases arrêtées, mais plus du travail sur la mentalité : ne pas devenir inattentif si le ballon vous passe au-dessus de la tête, s’assurer de prendre son homme rapidement et se mettre aux positions où on peut défendre ensemble au lieu de s’installer dans une zone où on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Ce sont des points que l’on regarde beaucoup sur vidéo et dont on discute. Les jours où on les travaille à l’entraînement, on se donne à 100% et on partage tous nos opinions. »

D’ailleurs, il n’est pas rare que les joueurs montréalais passent de nombreuses minutes derrière un écran avant de fouler la pelouse. « Certains jours, on commence à 10h00 et le temps d’arriver sur le terrain, il est déjà 11h00 voire 11h15. On travaille beaucoup avec la vidéo, ce qui est bien car on voit nos erreurs et on ne peut pas rester passif à pointer un autre du doigt en disant “ce n’est pas de ma faute” : elles sont là, noir sur blanc. Il y a toujours des enseignements à tirer des séances vidéo. Ce n’est pas une question d’ego ou de malmener les joueurs, mais bien d’apprendre pour s’améliorer. Et c’est certainement ce dont a envie chaque joueur pour atteindre son meilleur niveau possible. Mais pour y parvenir, il faut se regarder jouer. »

Il va néanmoins sans dire que Troy Perkins et ses coéquipiers espèrent que les images qu’ils analyseront suite aux phases arrêtées contre eux cette saison se terminent moins souvent par un but, et que disparaisse l’angoisse d’aller chercher ce ballon immobile au fond des filets.

Réalisé avec la collaboration d’Olivier Tremblay

30 April 2:31 pm

À 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde des filles de moins de 20 ans, qui se jouera au Canada, la Concacaf a émis l’idée d’accorder l’organisation de la Gold Cup à un autre pays que les États-Unis. Quelle place le Canada peut-il trouver dans ce paysage ? C’est le sujet principal de notre émission de la semaine, à écouter ici.

On commence évidemment par se demander si l’idée d’organiser la Gold Cup serait bonne pour le Canada, et on parle ensuite de son prestige, de l’influence du Canada dans la Concacaf, de marketing, de l’intérêt d’un championnat continental pour les dirigeants et les supporters et d’autres compétitions internationales qui pourraient être organisées au Canada comme le Mondial des clubs. Avec en toile de fond cette question lancinante (à laquelle on tente de répondre) : est-ce réaliste de croire que le Canada peut organiser la Coupe du monde 2026 ?

Parmi nos autres sujets de conversation, la première victoire de Montréal cette saison et ses aspects positifs, les recettes gagnantes, les bonnes prestations de Ouimette, mais aussi la situation de Jeb Brovsky qui a mis au jour un discours apparemment contradictoire de Frank Klopas avant le match et après (Olivier Tremblay nous donne des détails très intéressants). On conclut par une entrevue avec Patrick Leduc, qui parle de la sélection baptisée « Les Québécois », des ambitions de celle-ci et du documentaire qui a été réalisé à son sujet.

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27 March 10:34 am

Sans jamais y avoir mis les pieds, beaucoup d’enfants se font une image idyllique des États-Unis et rêvent de s’y installer un jour. Lorsqu’il était en culottes courtes, Jean-Baptiste Pierazzi était l’un d’entre eux. Son vœu a été exaucé : l’ancien capitaine d’Ajaccio a quitté sa Corse natale cet hiver et défend aujourd’hui les couleurs de San José.

« Ce qui m’attirait aux États-Unis, c’était toute l’histoire du pays, le plus grand au monde, où beaucoup de choses avaient été inventées. Sur ma petite île, c’était la lune, inaccessible », raconte le médian défensif de 29 ans. Ça, c’était lors de son enfance. Il a grandi et, quand il l’a pu, a franchi l’Atlantique. En touriste, dans un premier temps. « Je suis souvent venu aux États-Unis en vacances, mais je ne pouvais pas en profiter tellement à cause de la langue. Alors, j’ai pris des cours d’anglais. Même si ça m’a servi lors de mon passage en MLS, je ne les avais pas pris spécifiquement pour ça », précise-t-il, démentant une légende urbaine à ce sujet.

Footballeur professionnel et passionné de son sport, il a tôt fait de s’intéresser à la MLS. D’abord de loin, mais la passion l’a vite gagné. « Comme j’appréciais énormément le pays, j’ai rapidement su qu’il y avait un championnat, mais je ne le regardais que d’assez loin au début. Je m’y suis beaucoup plus intéressé avec l’arrivée de Beckham, puis celle d’Henry. Je connaissais les équipes, les joueurs, etc. Et depuis trois ans, je le suivais même beaucoup plus que le championnat de France ! Chaque fois que je voyais des reportages, ça me plaisait : j’aime cette ambiance où les supporters d’équipes adverses peuvent être côte à côte. Et puis, la MLS grandit tellement vite, ça la rend d’autant plus attirante ! »

Tellement attirante que Pierazzi s’est dit que son métier pouvait lui permettre de concrétiser le désir qu’il nourrissait depuis son enfance. C’est ainsi qu’il a pu prendre la direction de San José. « Jérôme Meary, qui travaille pour la MLS, a appris qu’y jouer était mon rêve et ça nous a permis d’entrer en contact. Quand il a su que San José cherchait un milieu défensif, il m’a proposé. Dès lors, tout a été très vite. » Cependant, c’était en plein milieu du championnat de France et son club, Ajaccio, tentait de s’extirper de la dernière place. « Laisser l’équipe derrière moi a été le truc le plus dur, d’autant que j’en étais le capitaine. J’ai livré tellement de batailles avec elle… C’est quand même malheureux que les calendriers ne concordent pas. Cependant, c’était une chance unique de partir jouer en MLS. »

Le défi de la MLS était d’autant plus grand pour le joueur corse qu’il avait passé toute sa vie sur l’île de Beauté et toute sa carrière dans le même club. Soudainement, il s’apprêtait à changer complètement d’univers. « Ça m’a fait peur au début. J’étais toujours resté au même endroit, dans ma petite ville, sur ma petite île. Et là, je pars loin de tout le monde. Dans l’avion, j’étais néanmoins bien plus excité qu’apeuré. Je me disais “Vivement que j’arrive, que je découvre tout ça.” Maintenant, je suis heureux, malgré quelques coups durs. Les gens du club sont super, personne ne me laisse de côté, et c’est un support important. »

À San José, Pierazzi est arrivé dans un environnement qui lui convient. Cela vaut pour le club, mais aussi pour la vie en Californie. « Ça me plaît. Comme dans toutes les grandes villes, il y a toujours quelque chose à faire. Et puis, j’aime me promener alors je profite de la Californie, de ses parcs, de ses lacs. On peut y sortir tranquillement. À Ajaccio, j’étais relativement connu, c’était difficile d’avoir du temps libre. Ce qui me manque, c’est ma famille, mes amis, un endroit où je connaissais tout et tout le monde. »

Les Corses vous le diront : ils restent très attachés à leur île, dont ils sont particulièrement fiers. Alors, même s’il est sur le bord des plages du Pacifique, le Méditerranéen n’hésite pas à parler de son coin de pays. « La Corse est loin, c’est difficile de la faire découvrir. Mais quand je montre des photos, mes coéquipiers sont émerveillés et disent qu’ils aimeraient y aller en vacances. Ça me rend fier ! D’ailleurs, ils ne m’appellent pas le Frenchy mais le Corsy ! »

Et puis, évidemment, il y a la réalité du terrain et les nouvelles responsabilités que lui a confiées son entraîneur, Mark Watson. « À San José, j’ai tendance à avoir un rôle plus offensif que depuis le début de ma carrière. Il faut dire qu’à Ajaccio, j’étais plus défensif car… l’équipe devait défendre, elle était toujours considérée comme une des plus petites de la division dans laquelle elle jouait. Ici, le coach me dit que j’ai des capacités offensives, de donner des passes décisives et même de marquer. Je suis plus libre sur le terrain. »

Le 15 mars dernier, ce fut la plongée dans le grand bain, avec le premier match de San José en championnat cette saison. « Je m’attendais à ce que le niveau soit bon, mais pas à ce que ce soit aussi difficile. Ça joue bien au ballon, il y a beaucoup de rythme, le jeu est direct : on préfère l’attaque / défense alors qu’en France, on prend plus le temps de faire tourner le ballon. Des gens critiquent la MLS mais ils ne se rendent pas compte que, si elle n’atteint pas le niveau des meilleures, elle vaut beaucoup d’équipes de Ligue 1. »

En quelques semaines, Pierazzi a multiplié les découvertes puisqu’il a aussi effectué ses premiers pas en Ligue des champions, avec un quart de finale perdu aux tirs au but face aux Mexicains de Toluca. « Pouvoir jouer en Ligue des champions, ça a aussi contribué à me faire venir. J’avais peu de chances que ça m’arrive en Europe. La différence entre les deux ? C’est un autre continent… Et c’est vrai que ça n’a pas la même saveur qu’en Europe où jouent de tellement grands clubs. N’empêche, ce qui nous est arrivé est dommage, nous avons été malchanceux lors des deux matchs même si tout le monde s’est bien battu. Mais l’équipe a fait preuve d’une super mentalité en ne lâchant rien ! »

Ah, cette fameuse mentalité de San José. Qui vaut à l’équipe le surnom de Goonies et, parfois, une image de sales gamins coutumiers de mauvais coups. Est-ce justifié ? « Cette réputation est fausse. Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’ici les joueurs se battent jusqu’à la dernière seconde. Nos buts en fin de match en sont la preuve. Nos adversaires n’aiment pas jouer ici, car nous sommes des battants hargneux. Ça correspond bien à la mentalité des joueurs corses, alors mon adaptation est d’autant plus facile. »

Titulaire lors des deux premières rencontres de championnat cette saison, le Corsy sait ce dont il a besoin pour considérer sa première année en MLS comme réussie. « Mon objectif est de me donner à fond mais surtout de jouer les play-offs avec San José. » Et si le rêve se poursuit, envisage-t-il de s’installer aux États-Unis au terme de sa carrière ? « Je ne sais pas, ce sera à méditer. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. La Corse, c’est chez moi, mais si une occasion se présente aux États-Unis, pourquoi pas ? »

02 July 6:34 pm

Cette semaine, le menu de l’émission Coup Franc (à écouter ici) est une fois de plus bien chargé et parcourt l’ensemble du continent américain.

Nous prenons la direction de Rio de Janeiro pour parler à Antoine Deshaies, journaliste de Radio-Canada qui était sur place pour de la Coupe des Confédérations (voir le blog écrit pour l’occasion). Il nous parle évidemment de la compétition mais surtout du Brésil et de sa préparation à un an de la Coupe du monde : stades, infrastructures, supporters, accessibilité, retombées, insécurité, comparaison avec l’Afrique du Sud qui a organisé le dernier Mondial, etc. Tout y passe, y compris les manifestations qui ont émaillé le Brésil ces dernières semaines.

La Gold Cup 2013 commence ce dimanche. On parle des favoris de la compétition qui doit couronner la meilleure équipe de la zone Concacaf mais aussi de son intérêt pour les joueurs et les supporters, de son influence sur la MLS ou encore des chances du Canada en compagnie de Ludovick Martin qui, depuis de nombreuses années, suit de très près les prestations des internationaux canadiens qui évoluent à l’étranger.

Sans oublier évidemment les nouvelles de la MLS, avec un retour sur les faits marquants du week-end dernier et un aperçu de la semaine à venir.

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25 June 4:11 pm

Fête nationale du Québec oblige, l’émission Coup Franc de la semaine (à écouter ici) a été enregistrée avec une équipe réduite mais vous offre évidemment toujours un menu de qualité qui vous mènera des sommets de la MLS à un tournoi où se produisent des sélections peu communes.

À ce jour, quatre clubs se sont détachés en haut de classement : Portland, Salt Lake, Dallas et Montréal. Mérité ? Surprenant ? On essaye de voir si ces équipes sont bien à leur place et si elles ont les moyens d’y rester en abordant différents angles, entre autres :

  • Celle des quatre qui a été la plus convaincante
  • Les changements par rapport à la saison dernière et les améliorations les plus notables
  • Les équipes qui ont un style de jeu caractéristique
  • Les points faibles qui pourraient leur nuire à plus long terme
  • Les individualités marquantes… et le risque de dépendance à l’une d’entre elles
  • La manière dont les joueurs moins utilisés s’intègrent à l’équipe
  • Le calendrier, plus ou moins facile
  • Les perspectives de demeurer dans ce carré d’as ou d’en sortir

Le club de lecture effectue son retour. Olivier Tremblay nous fait la critique de Outcasts ! The Lands That FIFA Forgot, qui parle des entités qui ne sont pas des états indépendants mais ont quand même une équipe nationale (à ce propos, voyez l’exercice effectué pour quelques États américains). Un excellent prélude à notre entretien avec Patrick Leduc, joueur-entraîneur pour « Les Québécois », sélection qui dispute actuellement le Tournoi des peuples, cultures et tribus. Depuis Marseille, il nous parle du déroulement de la compétition, de son niveau, des autres participants, des à-côtés extra-sportifs, des joueurs sélectionnés pour représenter le Québec, de leur parcours souvent accidenté et de leurs ambitions.

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04 June 1:55 pm

L’émission de cette semaine (à écouter ici) a été enregistrée immédiatement après le tirage au sort de la Ligue des champions, principal thème de discussion du jour avec, entre autres, les sujets suivants également abordés avec notre invité Richard Legendre, qui nous parlait en direct de l’évènement à Miami :

  • Sportivement, Montréal a-t-il hérité d’un groupe facile ?
  • Les renforts nécessaires pour jouer en Ligue des champions
  • L’aspect marketing de la compétition
  • La vitrine qu’elle constitue pour les joueurs
  • La confusion qui a régné lors du tirage au sort

Le débat (très animé) de la semaine est aussi lié à ce sujet : la manière dont est déterminé le qualifié canadien pour la Ligue des champions. La compétition actuelle (Championnat canadien Amway) garantit-elle d’avoir le meilleur club canadien sur la scène internationale ? Comment faire pour s’en assurer ? Quelle crédibilité si un club de D2 se qualifiait alors qu’un club canadien devenait champion en MLS ?

Après une brève discussion sur la finale retour entre Vancouver et Montréal et les polémiques du match de samedi à Kansas City, on se penche sur la présélection canadienne pour la Gold Cup, le message qui passe (ou non) au travers de cette liste de 35 noms et on tente désespérément d’y trouver une logique.

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09 May 12:54 pm

LA Galaxy boss Bruce Arena has coached at every level of the men's game in the United States, and he's also kept an eye on the women's side, as he proved by sharing some intriguing observations with former WNBA president Val Ackerman in an in-depth interview for ESPNW this week.

The four-time MLS Cup winner and former US national team coach discussed the growth of women's soccer at the youth, collegiate and international levels – which he believes has accelerated “at a little faster rate than it has on the men's side” – and even praised female players for generally being more coachable and not as “contaminated” by greed and ego.

“In my experiences with coaching girls or women ... they are much more receptive to coaching than men,” said Arena. “They're eager to learn, and I believe they're more disciplined in terms of their concentration and training.”

READ: LA Galaxy look to regain momentum on road as they kick off three-game trip

He also issued a surprising mea culpa regarding the impact of Title IX, the law mandating gender equity which transformed the college sports landscape over the past four decades. Arena made his name at the helm of the University of Virginia's NCAA dynasty in the 1990s, and he admits now that his qualms about the change were mistaken.

“We see all the good things that have happened because of it,” he said of Title IX. “People like myself, at the time, thought it was wrong on so many fronts. I was absolutely wrong on every front.

“I thought it would take away from men. Nothing was taken away from men. It was appropriate to give women opportunities to participate and they've taken those opportunities and have grown them at every level.”

READ: FC Kansas City-Portland Thorns raise the curtain on new women's league NWSL

Arena and Ackerman also mulled the struggles of women's professional soccer in this country. Though he believes there is limited “crossover” potential with MLS, he sounded a note of cautious optimism about the NWSL, the new effort in that sphere being led by the U.S. Soccer Federation.

“They have a better financial model in place and, in the early going, I think there is going to be patience,” Arena said. “So, if we give it time, the women's professional league is going to be around for many years to come, and hopefully this new plan will make it work.”

02 May 10:00 am

It's pretty much a dream assignment in MLS these days, even if you never know quite what to expect from the man.

MLSsoccer.com spent last Friday and Saturday shadowing José Luis Sánchez Solá, better known as "El Chelís," before, during and after Chivas USA's home match vs. San Jose. And if the teaser (above) is any indication, we're all in for something special.

I've never heard someone make cherries and manure so relatable, but Chelís does it with aplomb and he leaves me wanting more. Thankfully, more is coming. We just have to wait until next Tuesday.

11 April 1:26 pm

Quelques semaines après la neige à Denver pour États-Unis - Costa Rica, l’hiver tardif pourrait aussi s’inviter au stade Saputo pour la rencontre entre Montréal et Columbus. L’équipe de Coup Franc, rejointe par Olivier Brett, a dès lors choisi le thème « Jouer quand il fait froid » pour son émission hebdomadaire (à écouter ici), en plus de parler du futur adversaire des Montréalais. Parmi les sujets de discussions :

  • L’intégration (ou son oubli) de la « Nordicité » dans l’identité de certains clubs de MLS et la manière dont ils pourraient en profiter
  • Entrevue avec Roch Poulin, responsable de la pelouse du stade Saputo, sur la préparation d’un terrain naturel en fonction des conditions climatiques
  • Les terrains chauffés : une solution ?
  • Columbus, club innovateur qui a réussi à se faire une excellente renommée en MLS
  • Le recrutement de Columbus et les individualités à surveiller
  • Et pour finir, « Plus qu’un » club de lecture, avec Olivier Tremblay (et Pep Guardiola au centre des débats)

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04 April 1:06 pm

Le LA Galaxy a longtemps cru être en bonne position pour le match retour, mais a finalement encaissé deux buts en fin de rencontre pour s’incliner 1-2 contre Monterrey en demi-finale aller de la Ligue des champions (résumé vidéo).

Tout était pourtant bien engagé pour les Californiens qui, à 10 minutes du terme, menaient grâce au but inscrit par DeLaGarza peu avant la demi-heure. Mais durant le « money time », comme disent les basketteurs, la défense a complètement pris l’eau. L’entrejeu n’était plus aussi fringant depuis la sortie sur blessure de Juninho peu après l’heure de jeu.

Pourtant, le LA Galaxy a eu les occasions de creuser l’écart. Mais l’expérience et la qualité étaient du côté visiteur, au grand désappointement de Bruce Arena qui ne mâchait pas ses mots après le match. Son vis-à-vis, Victor Manuel Vucetich, a effectué des changements payants, qui ont aussi influencé l’issue des débats. Le champion de MLS est désormais obligé d’inscrire deux buts au match retour pour espérer se qualifier pour la finale.

Impossible non plus de ne pas rapporter la rumeur venue d’Italie, et plus précisément de Tuttosport, selon laquelle Francesco Totti aurait reçu « une offre monstre » de la MLS, pour venir jouer de ce côté de l’Atlantique. On ignore en revanche le club concerné.

Enfin, si vous ne savez pas quel match regarder ce week-end, pensez à celui diffusé gratuitement par MLSsoccer.com : il s’agira de Portland - Houston. Et pour vous mettre en appétit, je ne peux que vous recommander cette série d’articles sur Merritt Paulson, le truculent propriétaire de Portland.