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D.C. United

16 February 3:34 pm

Fracture du tibia, bras cassé, ligament croisé déchiré : l’année 2014 a été dure pour quelques joueurs de MLS qui, d’ordinaire, passent le plus clair de leur temps sur le terrain, loin du banc et encore plus de l’infirmerie. Seront-ils aptes à jouer en début de saison ? Où en sont-ils de leur rééducation ? Comment vont-ils ? Voilà quelques nouvelles :

Diego Valeri : Fin octobre 2014, après un choc a priori anodin contre Dallas (Valeri n’a même pas été remplacé tout de suite), le verdict est sans appel : ligament croisé antérieur du genou déchiré, l’opération est inévitable, le maître à jouer de Portland sera indisponible pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, il est environ à mi-chemin de sa rééducation (processus qu’il a trouvé jusque-là particulièrement ennuyeux) et est pressé de refaire des exercices plus actifs. Valeri pense pouvoir rejouer en mai, et souligne que les automatismes qu’il possède déjà dans l’équipe vont faciliter sa réintégration.

Will Johnson : Double fracture tibia-péroné de la jambe droite, voilà la manière douloureuse dont la saison 2014 de l’international canadien de Portland a pris fin à Toronto en septembre dernier. Après douze semaines d’immobilisation et une nouvelle opération au cours de l’hiver pour replacer des vis dans sa jambe, il a pu recommencer sa rééducation. Alors que la plupart de ses coéquipiers sont en pleine préparation, Johnson effectue des tours de terrain et se concentre sur le travail quotidien. À l’origine, son retour était prévu pour fin mars / début avril. Depuis lors, il n’a pas de nouvel échéancier mais il pense surtout à revenir à 100% de la première très grave blessure de sa carrière, qu’il craignait compromise.

Mike Magee : L’attaquant de Chicago s’est résolu à subir une opération à la hanche en septembre dernier, ce qui mettait fin à sa saison 2014. Actuellement, il n’est pas en stage en Angleterre avec son équipe et suit toujours un programme de rééducation strict. Il se sent bien mais est conscient de ne pas devoir trop forcer. Son objectif premier est de retrouver la forme. Le club espère compter sur lui rapidement mais ne lui a pas mis la pression et a transféré comme si Magee devait rester encore un bon moment sur le carreau.

Tally Hall : Victime d’une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, le gardien a vu sa saison 2014 se terminer début septembre. Depuis lors, il a quitté Houston pour Orlando, mais ne sera pas opérationnel en début de saison, ce qui a poussé son nouveau club à recruter Donovan Ricketts. Hall est encore en rééducation et ne s’est fixé aucune échéance de retour sur le terrain. Il a confié aux médias d’Orlando qu’en plus de se remettre sur pied, il comptait bien se servir de cette rééducation pour améliorer tant ses forces que ses faiblesses et revenir meilleur qu’avant sa blessure.

Chance Myers : La saison 2014 de l’arrière droit de Kansas City a été brève, puisqu’elle a pris fin quand il s’est déchiré le tendon d’Achille fin mai. Il a retrouvé le plaisir de gambader sur les terrains, puisqu’il est actif durant cette préparation, mais ne se mêle pas encore aux exercices avec le groupe, ce qui ne l’empêche toutefois pas de courir, de centrer, etc. Le style de jeu préconisé par Peter Vermes est astreignant physiquement pour les arrières latéraux, et l’entraîneur espère que Myers sera apte à commencer un match d’ici deux mois.

Chris Rolfe : Le milieu latéral de DC United s’est cassé le bras vers la fin de l’été dernier et n’a plus joué la moindre minute par la suite. Il est à nouveau pleinement opérationnel et a d’ailleurs marqué le seul but d’une victoire de son club en match amical contre Dallas dimanche dernier.

Jeff Parke : Le défenseur de DC United a perdu sa place au profit de Steve Birnbaum après une blessure au pied, a souffert de graves migraines et a dû se faire opérer de l’oreille interne. Son club a décidé de ne pas le conserver. Il n’a plus joué une seule minute depuis fin mai dernier et, à 33 ans, le compteur pourrait s’arrêter après 254 matchs en MLS.

Ignacio Piatti : Arrivé à Montréal durant le dernier mercato estival, le milieu de terrain gaucher n’a pas été victime de grosse fracture ou de déchirure, comme la plupart des autres joueurs de cette liste, mais une tendinite lancinante au genou gauche l’a incité à subir une bursectomie à l’issue de la saison. Si lors des premiers jours de la préparation, il s’est contenté de tours de terrain, il a rapidement rejoint le groupe et rattrape assez vite son retard de condition.

02 February 3:00 pm

Après leur longévité… leur jeunesse. Voici la photo des entraîneurs actuels des 20 clubs de MLS (liste complète ici), il y a de cela quelques années. Parvenez-vous à tous les reconnaître (franchement, ce n’est pas facile) ? Amusez-vous bien ! Je vous donnerai les réponses demain.

28 January 1:37 pm

Ça y est, les 20 clubs de MLS ont commencé leur préparation de la saison 2015. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

  • Chicago : Comment permettre au gardien Johnson de faire un pas supplémentaire dans sa carrière ? En allant chercher Jon Busch.
  • Colorado : La concurrence accrue pour le poste de gardien de but, au plus grand plaisir de l’entraîneur.
  • Columbus : L’acclimatation en MLS de deux hommes venus du froid, le Suédois Saeid et l’Islandais Steindorsson.
  • Dallas : L’arrivée d’un nouveau préparateur physique, Fabian Bazan, qui a travaillé en D1 mexicaine et avec l’équipe nationale vénézuélienne.
  • DC United : Le cas Eddie Johnson, absent trois semaines pour des raisons médicales non divulguées, et probablement forfait en Ligue des champions.
  • Houston : Les préceptes du nouvel entraîneur Owen Coyle, qui préconise la conservation du ballon peu importe la disposition de l’équipe sur le terrain.
  • Kansas City : Un effectif qui a beaucoup changé, à un point tel que Peter Vermes pourrait délaisser son traditionnel 4-3-3.
  • LA Galaxy : La retraite de Landon Donovan laisse une place à prendre, convoitée notamment par Jose Villarreal.
  • Montréal : Les supporters ne reconnaîtront pas beaucoup de titulaires dans l’équipe solidement renforcée, et seront heureux de la voir prendre un virage francophone.
  • New England : Le retour possible de Juan Agudelo, dont le passage en Europe ne se passe pas comme il l’espérait.
  • New York City : Mix Diskerud, un joueur qui veut mieux se faire connaître du grand public et prendre ses responsabilités pour progresser dans sa carrière.
  • New York RB : Le club est très actif sur le marché des transferts ces jours-ci, et les questions ne manquent pas (Marsch, Cahill, défense centrale, etc.)
  • Orlando : Tous les yeux sont tournés vers Kaka, y compris ceux de ses nouveaux coéquipiers admiratifs.
  • Philadelphie : L’entraîneur Jim Curtin rassure les supporters inquiets de la légèreté de l’effectif et annonce des renforts à venir bientôt.
  • Portland : Après une saison 2014 aussi riche en attentes qu’en déceptions, Caleb Porter dit qu’il a désormais appris à être efficace.
  • Salt Lake : Les malheurs de Joao Plata, qui s’est cassé le pied au premier entraînement et sera absent pendant trois ou quatre mois.
  • San José : Un nouvel entraîneur, un effectif méconnaissable et la décision du Gruenebaum de mettre un terme à sa carrière au lieu d’aller en Californie.
  • Seattle : Alors, cette Coupe MLS, c’est pour quand ? Sigi Schmid est optimiste.
  • Toronto : Qui sera le vrai leader dans le vestiaire ? Steven Caldwell doit-il garder le brassard de capitaine ?
  • Vancouver : Une préparation entamée dans de meilleures conditions que l’an dernier, mieux planifiée et avec 22 joueurs qui étaient déjà dans l’effectif en 2014.

26 January 12:46 pm

Certains clubs de MLS ont entamé leur préparation de la saison 2015 à la fin de la semaine dernière, les autres retrouvent les terrains en ce début de semaine. Si plusieurs d’entre eux seront encore actifs sur le marché des transferts d’ici le coup d’envoi de la saison début mars, voilà un premier état des troupes au moment de la reprise. Aujourd’hui, dernière revue d’effectifs, avec les formations qui avaient fini en haut de classement la saison dernière et comptent bien encore y figurer cet automne.

Détenteur de la Coupe MLS, le LA Galaxy doit encore s’activer. Certes, il a beaucoup fait parler de lui en annonçant la venue de Steven Gerrard, mais le joueur de Liverpool n’arrivera qu’en juillet. Pour le moment, il n’y a aucun nouvel élément sous contrat. Par contre, il y a eu deux départs très importants : le retraité Donovan, évidemment, ainsi que Sarvas, soit deux des trois meilleurs donneurs de passes décisives de l’équipe l’an dernier. Les autres joueurs ayant quitté le club ont permis de dégraisser un effectif qui sera à coup sûr renforcé d’ici début mars.

À Seattle, qui avait terminé en tête du classement général à l’issue de la saison régulière 2014, les travaux concernent surtout la défense. Yedlin est parti à Tottenham, les arrières centraux Anibaba et Traore (qui n’étaient pas titulaires indiscutables et avaient environ 40% de temps de jeu) sont partis également, alors que Scott s’est fait opérer le pied cet hiver. Le Jamaïcain Tyrone Mears, qui a beaucoup bourlingué en Angleterre, doit succéder à Yedlin mais peut aussi jouer dans l’axe. Avec l’arrivée de Perkins, Frei a un sérieux concurrent pour le poste de gardien titulaire. Les autres nouveaux sont des jeunes.

Après avoir perdu plusieurs vedettes en 2013 et changé d’entraîneur en 2014 sans connaître de réelle baisse de régime, Salt Lake sera à coup sûr pointé parmi les favoris au moment des pronostics de début de saison. Pourtant, l’équipe a perdu trois des quatre joueurs qui ont passé le plus de temps sur le terrain l’année dernière : l’arrière central Borchers, le back gauche Wingert et le médian axial Grabavoy. Le départ du premier nommé est compensé par le retour d’Olave, un des enfants chéris partis il y a deux ans. Demar Phillips, international jamaïcain chevronné, peut occuper n’importe quelle position sur le flanc gauche. Le milieu défensif Pecka, bien que Brésilien, reste sur plusieurs saisons à Fort Lauderdale, en D2. Parmi les autres départs, Salcedo, Velasquez et Findley pouvaient être utiles mais ont peu joué l’an dernier.

DC United en a assez des montagnes russes et compte bien rester accroché au sommet du classement. À cette fin, Ben Olsen a attiré deux joueurs étrangers qui ont déjà une certaine expérience de la MLS mais ne trouvaient pas de terrain d’expression idéal dans leur ancien club : l’attaquant Arrieta et l’ailier Driver. Autre renfort intéressant et, surtout, très polyvalent, l’international finlandais Halsti. Ils viendront apporter de la concurrence dans un noyau dont les deux départs les plus sérieux jusque à présent (Parke et Neal) ont passé le plus clair de leur temps sur le banc.

Finaliste de la dernière Coupe MLS et équipe surprise de la saison passée, New England conserve aussi l’essentiel des pions importants de son effectif, sa plus grande perte pour le moment étant le départ de l’attaquant Mullins, un espoir auteur de 4 buts. Tristan Bowen et Jeremy Hall, qui ont connu une saison 2014 difficile mais avaient déjà été régulièrement titulaires en MLS par le passé, sont à ce jour les deux joueurs les plus chevronnés à être arrivés. Mais on sait que Jay Heaps aime attirer de nombreux jeunes et arrive toujours à en faire sortir l’un ou l’autre du lot.

Le cas de Dallas est assez mystérieux. Malgré un onze de base très instable l’an dernier, l’équipe a réussi à se maintenir en haut de classement, sans s’effondrer en fin de championnat comme l’année précédente. Oscar Pareja a laissé filer quelques-uns de ces titulaires intermittents : Fernandez, Benitez et Escobar. Il a réussi un gros coup en attirant Dan Kennedy après la dissolution de Chivas USA, et misé sur l’expérience avec Harris et la jeunesse avec Bekker. Sans oublier quelques autres espoirs qui pointent leur nez à la fenêtre. De loin, tout ça semble énigmatique, mais l’entraîneur de Dallas a déjà prouvé qu’il était capable de construire discrètement une équipe performante et à sa main.

CAP SUR LA REPRISE
Objectif Ligue des champions
Le programme des 20 clubs
Revue des troupes plus ambitieuses
Revue des troupes en quête de progrès

22 January 2:23 pm

Ça y est, c’est reparti ! Certains clubs de MLS ont repris le chemin des terrains ce jeudi, pour leur premier entraînement de l’année. Afin de mieux suivre qui fera quoi au cours des prochaines semaines, voilà le programme de chacun des clubs, selon les informations qu’ils ont communiquées.

CHICAGO
Reprise des entraînements :
dimanche 25 janvier (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : 1er au 13 février, à Norwich et Londres (Angleterre)
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

COLORADO
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

COLUMBUS
Reprise des entraînements :
22 janvier
Stage : Floride, du 24 janvier au 6 février
Tournois de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février ; tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

DALLAS
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Floride, du 1er au 8 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

DC UNITED
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stages : Floride, du 24 janvier au 6 février ; Dallas, du 16 au 22 février
Tournoi de préparation : ATX Pro Challenge (Austin), 13 au 15 février
Premier match officiel : 26 février, Alajuelense - DC United (Ligue des champions)

HOUSTON
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Tucson, du 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Houston - Columbus

KANSAS CITY
Reprise des entraînements :
23 janvier
Stages : Tucson, du 25 janvier au 10 février et du 15 février au 1er mars
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

LA GALAXY
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier (tests physiques), vendredi 23 février (terrain)
Stage : Irlande et Suède, du 11 au 22 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 6 mars, LA Galaxy - Chicago

MONTRÉAL
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : Mexique, à partir du 8 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 24 février, Pachuca - Montréal (Ligue des champions)

NEW ENGLAND
Reprise des entraînements :
jeudi 22 janvier
Stage : Casa Grande (Arizona), du 26 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

NEW YORK CITY
Reprise des entraînements :
samedi 24 février
Stage : Floride, du 24 février au 2 février ; Manchester (Angleterre), du 6 au 16 février
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

NEW YORK RB
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Orlando, 26 janvier au 6 février ; Brandeton (Floride), 16 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Kansas City - New York RB

ORLANDO
Reprise des entraînements :
vendredi 23 janvier
Stage : aucun
Tournoi de préparation : Carolina Challenge Cup (Charleston), 21 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Orlando - New York City

PHILADELPHIE
Reprise des entraînements :
lundi 26 janvier
Stage : Clearwater (Floride), 2 février au 1er mars
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Philadelphie - Colorado

PORTLAND
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Tucson, du 28 janvier au 11 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SALT LAKE
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Californie, 3 au 12 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Portland - Salt Lake

SAN JOSÉ
Reprise des entraînements :
25 janvier
Stage : Arizona, du 2 au 10 février
Tournoi de préparation : aucun
Premier match officiel : 7 mars, Dallas - San José

SEATTLE
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : Californie, du 29 janvier au 6 février
Tournoi de préparation : Desert Diamond Cup (Tucson), 18 au 28 février
Premier match officiel : 8 mars, Seattle - New England

TORONTO
Reprise des entraînements :
24 janvier
Stage : n.c.
Tournoi de préparation : tournoi Suncoast Pro (Floride), 18 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

VANCOUVER
Reprise des entraînements :
samedi 24 février (tests physiques), lundi 26 janvier (terrain)
Stage : Tucson, 4 au 10 février
Tournoi de préparation : Tournoi de Portland, 22 au 28 février
Premier match officiel : 7 mars, Vancouver - Toronto

17 December 10:56 am

Certes, on pouvait légitimement s’attendre à voir Salt Lake réaliser une saison plus qu'honorable et DC United se retrouver en meilleure position que l’année dernière. N’empêche, ces deux clubs ont fait bien davantage que répondre aux attentes, ce qui leur vaut de figurer en bonne place dans mon top 10 de la saison.

6. Salt Lake confirme encore

Perdre plusieurs vedettes de l’équipe début 2013 ? Bah, ça n’empêche pas de réaliser une bonne saison par la suite. Perdre au début de cette année l’entraîneur qui avait mis tout le système en place ? La relève est tout aussi prête sur le banc que sur le terrain ! Et Salt Lake, que bien du monde attendait au tournant, confirme son statut d’équipe de haut de classement.

On avait vanté par le passé cette formation au jeu offensif construit dans le camp de l’adversaire. Cette année, l’arme fatale est venue des corners, avec de nombreux joueurs à la conclusion et, souvent, Morales à la source. Le meneur de jeu argentin a même combiné les deux en nous gratifiant d’un superbe corner direct.

S’installer dans la moitié de terrain adverse aide évidemment l’équipe à ne pas subir le même sort dans son camp. Mais même quand cela arrive, la défense bien organisée de Salt Lake ne se laisse pas démonter dans le cours du jeu : il vaut quasiment mieux chercher la faute pour la surprendre sur un coup de pied arrêté que de tenter de construire une action pour tromper Rimando.

5. Le renouveau de DC United

Lamentable dernier il y a un an, DC United a bouclé cette saison à la troisième place du classement général, ce qui en a fait le meilleur membre de la Conférence Est. Ce renouveau a eu plusieurs visages, arrivés lors d’une campagne de transferts pour le moins animée. En effet, parmi les joueurs régulièrement utilisés en 2013, seuls Kitchen, Hamid, DeLeon, Silva et à la limite Kemp (qui commençait seulement à s’affirmer) étaient encore des valeurs sûres cette année. Pour remonter la pente, le club a fait appel à beaucoup d’expérience et un peu de jeunesse.

La défense, qui par le passé n’avait de salut que quand elle n’avait pas de travail, a quasiment été redessinée au complet. Les jeunes Birnbaum (23 ans) et Kemp (24 ans) ont tenu le fort en compagnie de Boswell, titulaire en MLS depuis 10 ans, et de l’ancien arrière droit du LA Galaxy, Sean Franklin. Ce dernier peut être crédité d’une saison exceptionnelle, tant il était difficile de passer sur son flanc.

Avec Espindola, Johnson, Silva et Rolfe, Ben Olsen possédait un arsenal offensif diversifié comme il les aime. Le premier nommé s’est particulièrement mis en valeur, non seulement grâce à son sens du but, tant sur des tirs de loin que sur des actions construites près du but adverse, mais aussi à ses bons services, notamment quand il se déportait sur le flanc gauche.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

13 November 1:06 pm

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

11 November 1:40 pm

Il ne reste plus que quatre prétendants à la Coupe MLS : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) revient sur les demi-finales de conférence – sans oublier les battus – et préface le prochain tour de la compétition.

En écartant DC United, New York a prouvé une fois de plus qu’il pouvait hausser son niveau de jeu. Henry a porté l’équipe, Luyindula a brillé et Wright-Phillips était encore au bon endroit au bon moment. Par contre, la défense n’a pas été des plus rassurantes. On se demande aussi si, après son élimination, DC United peut être satisfait ou déçu de sa saison.

New England a éliminé Columbus à l’issue de 180 minutes lors desquelles il n’y a guère eu de suspense. L’équipe la plus impressionnante offensivement en contre-attaque n’a fait qu’une bouchée de celle dont il s’agit de la principale carence défensive. On parle aussi des absents à Columbus et du recrutement.

On peut s’attendre à beaucoup de spectacle lors de New York - New England, avec une équipe capable de changements de rythmes soudains grâce à Henry (que tout le monde espère voir jouer sur synthétique) et Wright-Phillips face à la vitesse d’exécution de Nguyen et sa bande qui pourraient mettre à mal une défense fébrile.

Le LA Galaxy a donné une leçon à Salt Lake au match retour. La qualité du jeu des Californiens fait l’unanimité. Les vedettes offensives balaient leurs adversaires mais sont bien aidées par une défense qui tient le fort et des joueurs plus effacés qui apportent tous une importante pierre à l’édifice. Si Salt Lake a passé une soirée cauchemardesque, c’est aussi parce que son adversaire a parfaitement exploité ses faiblesses.

Seattle a éliminé Dallas grâce à la règle des buts à l’extérieur, qui a montré son utilité en animant le match retour, un 0-0 (résumé vidéo) qui, sans cela, aurait été encore moins spectaculaire. La défense a tenu le coup, emmenée par un Chad Marshall qui a pu se mettre en valeur face à un adversaire lui convenant parfaitement. Cela met fin à la saison de Dallas, parsemée de nombreuses bonnes surprises.

Le duel LA Galaxy - Seattle sera une finale avant la lettre. Malgré le résultat des deux dernières rencontres de saison régulière entre eux, le vainqueur du Supporters Shield ne part pas favori, surtout si Alonso, sorti sur blessure contre Dallas, n’est pas rétabli. La variété du jeu et des options mises en place par Bruce Arena offre un éventail de possibilités qui suscite l’unanimité dans les pronostics des animateurs de l’émission.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

10 November 12:55 pm

New York, New England et le LA Galaxy sont les trois premiers membres du carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2014 et seront rejoints ce soir par Dallas ou Seattle. Les équipes en position favorable après le match aller se sont toutes qualifiées, sans énorme difficulté.

En s’imposant 5-0 contre Salt Lake (résumé vidéo), le LA Galaxy a fait très forte impression. Il faut dire que les visiteurs l’ont bien aidé, eux qui ont un incontrôlable désir de s’installer dans le camp adverse. Et quand Donovan a ouvert la marque après 10 minutes, l’obligation d’égaliser a encore fait croître la tentation. Sauf que devant la défense californienne parfaitement organisée, ils n’ont jamais réussi à faire circuler le ballon convenablement, multipliant les pertes de balle et subissant les contre-attaques les unes après les autres.

En outre, en mettant beaucoup de monde haut sur le terrain, ils permettaient au LA Galaxy, quand ce dernier était en possession de balle, de placer des accélérations fulgurantes. Les vedettes locales s’en sont donné à cœur-joie, Donovan (auteur d’un triplé) et Keane étant impliqués, seuls ou ensemble, dans tous les buts. Ce qui conforte la théorie que pour remporter la Coupe MLS, les meilleurs joueurs de l’équipe doivent être bons. Outre son triplé, Donovan a été intenable, ce qui lui a valu les éloges de ses coéquipiers. « Il m’a maltraité », sportivement parlant, se lamentait après la rencontre l’infortuné Beltran, l’arrière droit qui s’est retrouvé dans une zone où le danger revenait par vagues incessantes. Mais c’est toute son équipe qui a été submergée.

Au tour suivant, le LA Galaxy affrontera le vainqueur du duel Seattle - Dallas, qui se jouera ce soir à partir de 22h30 (HE). Après le partage 1-1 à l’aller, les Texans ont l’obligation de marquer pour éviter l’élimination, ce qui renforce la croyance qu’ils pourraient prendre des risques et s’exposer à des contre-attaques. Sigi Schmid a cependant parfaitement prévenu ses hommes du piège que cette idée constitue, et que la meilleure manière de se qualifier sera de jouer comme d’habitude.

Une attention particulière sera portée à Mauro Diaz, absent lors du match aller, mais à chaque coup de sifflet de l’arbitre en faveur de Dallas dans la moitié de terrain adverse, tous les regards se tourneront vers Michel Garbini, menace permanente sur les phases arrêtées. Toutefois, pour son entraîneur Oscar Pareja, une des clefs du match sera son efficacité dans le cours du jeu. En ajoutant aux noms précités ceux, entre autres, de Dempsey, Martins, Yedlin ou Castillo, ces deux équipes ont leur pléthore de vedettes. Mais si le héros du match était un joueur davantage dans l’ombre ? Comme le gardien Stefan Frei, qui a réalisé un arrêt crucial au match aller et n’a pas encore manqué la moindre minute en championnat cette saison ?

Seule équipe qualifiée à avoir perdu une de ses rencontres, New York s’est certes incliné 2-1 à DC United (résumé vidéo) mais n’a pas tremblé longtemps. Quelques jours après avoir gagné son premier (puis son deuxième) match de phase finale à la Red Bull Arena, New York a donc vaincu un autre signe indien, en éliminant DC United, sa bête noire à ce stade de la compétition. À vrai dire, la rencontre a longtemps été très stérile en occasions, jusqu’à ce que DeLeon n’ouvre la marque de la tête en fin de première mi-temps.

Si l’ouverture du score a relancé le suspense, il s’est arrêté peu avant l’heure de jeu, quand un centre d’Henry côté gauche était repris victorieusement par Luyindula. Un buteur dont Mike Petke s’était privé l’an dernier au même stade de la compétition : « Ma plus grande erreur », reconnaît aujourd’hui l’entraîneur. DC United devait donc marquer trois buts pour se qualifier, mais n’a trouvé le fond des filets qu’une fois en fin de match, par Franklin qui lui permettait de remporter une victoire pour l’honneur, ce qui a à peine atténué d’immenses regrets. Un but sans conséquence pour New York, contrairement à l’exclusion de Miller, qui manquera les deux rencontres du tour suivant.

Un tour suivant que New York jouera contre New England, qui a confirmé sa victoire du match aller en battant Columbus 3-1 (résumé vidéo). Obligés d’ouvrir la machine à marquer, les visiteurs avaient la tâche d’autant plus difficile qu’ils étaient privés de trois éléments offensifs. Le match pouvait partir dans tous les sens, mais a pris une tournure définitive quand l’inévitable Nguyen a ouvert la marque juste avant la mi-temps. Il prolongeait au fond des filets un centre de Bunbury : lui et Rowe avaient permuté de flanc quelques minutes plus tôt, un changement tactique dont Jay Heaps est particulièrement fier.

Par la suite, New England a marqué deux buts supplémentaires grâce à son arme favorite, la contre-attaque. Entre temps, Tchani avait prolongé victorieusement un coup franc plein axe pour atténuer la lourdeur des chiffres. Un résultat cependant sans appel, qui couronne une prestation impeccable de toute une équipe, dont un membre a eu une récompense particulière et attendue ce lundi matin, puisque Lee Nguyen a été convoqué en équipe nationale, sept ans après sa dernière sélection.

07 November 12:27 pm

Les membres du carré d’as de la phase finale de la saison 2014 seront dévoilés au compte-gouttes, avec un match retour des demi-finales de conférence samedi, deux autres dimanche, et Seattle - Dallas lundi. Quatre duels où les équipes sont toutes dans des positions assez différentes.

DC United - New York ouvrira le bal samedi à 14h30 (HE). Les joueurs locaux auront la lourde mission de remonter leur défaite 2-0 du match aller. Un but de New York, et ils devront en marquer quatre ! Mais ça ne les empêche pas de faire preuve de confiance et de ne pas être inquiets outre mesure. « On peut difficilement être plus mauvais que lors du match aller, et on les imagine mal mieux jouer que ce jour-là », clame-t-on à l’unisson à l’ombre de la Maison Blanche.

À la recherche du bon équilibre entre l’attaque et la défense, les hommes de Mike Petke se préparent à un affronter un adversaire qui amènera du monde à l’attaque. Ils devront résoudre les problèmes d’espace et de communication qui leur ont causé des soucis plus tôt dans la saison. New York pourra compter sur le soutien d’un millier de supporters qui effectueront le déplacement dans un stade qui, espère-t-on, sera bientôt remplacé par une enceinte davantage aux normes actuelles de la MLS. Le projet a récemment reçu des signes encourageants des élus du District de Columbia.

Le duel qui opposera New England à Columbus dimanche dès 17h (HE) sera a priori le plus déséquilibré, suite à la victoire 2-4 de Nguyen, Jones et compagnie au match aller dans l’Ohio. Un succès plantureux qui pousse certains à se demander si New England ne serait pas le grand favori de la Coupe MLS. Conscient que son équipe est passée à côté de son premier match, Gregg Berhalter tentera de lui faire retrouver ses sensations sans lui imposer de changements drastiques.

Une partie de l’aspect mental du discours à l’entraînement des deux équipes a été identique cette semaine : le match aller n’a jamais eu lieu ! À New England, on veut jouer comme s’il fallait repartir à zéro, afin d’éviter de s’asseoir sur ses lauriers. Du côté de Columbus, il sera quand même difficile de ne pas songer au résultat à obtenir pour passer au tour suivant, mais Meram et ses partenaires jurent qu’ils vont prendre tous les risques pour retourner la situation. Spectacle garanti !

Une fois ce duel terminé, il ne faudra pas attendre longtemps avant d’en voir un autre peut-être aussi riche en spectacle, et sûrement davantage en suspense : le coup d’envoi de LA Galaxy - Salt Lake sera donné à 19h30 (HE) et rien n’est dit après le 0-0 du match aller. Favoris chez eux, les Californiens ? C’est ce que voudrait la logique. Mais leur adversaire tente de semer le doute dans les esprits, et pas seulement en raison de la règle des buts à l’extérieur. Et Omar Gonzalez doit se défendre : « Non, nous ne sommes pas en méforme », après quatre rencontres sans victoire.

Alors que Jeff Cassar met en garde ses hommes de ne pas viser le nul avec buts, synonyme de qualification, ceux-ci sont partagés quand on leur demande sur qui est la pression. « Sur tout le monde », pense Grabavoy. « Sur leurs épaules », estime Luis Gil. Deux joueurs qui devront par ailleurs être départagés pour une place dans le onze de départ dimanche. Et pendant ce temps, à Los Angeles, on évoque les plans pour contrer Plata et éviter de commettre des fautes stupides. Peut-être pour mieux faire oublier à Salt Lake qu’il aura fort à faire pour défendre face au trio Donovan - Zardes - Keane ? Si le match n’a pas encore commencé, le duel psychologique, lui, est déjà bien entamé.