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Coup Franc

02 June 11:26 am

Ça y est, la liste des équipes invaincues cette saison est complètement rayée, et de quelle façon ! Après 12 rencontres consécutives sans défaite, Salt Lake s’est littéralement fait écraser à Seattle : 4-0 ! Les deux meilleures équipes depuis le début de la saison ne s’affrontaient pas à leur plein potentiel, puisqu’elles sont aussi deux des formations privées du plus d’internationaux. Dommage, mais ça n’a pas empêché le match d’être relevé et très serré jusqu’en fin de première mi-temps et l’ouverture du score sur un penalty contesté par les visiteurs. Au retour des vestiaires, Marco Pappa a inscrit son premier but en deux ans pour doubler l’avance des siens et définitivement plier le duel qui a ensuite été à sens unique.

La belle série de Salt Lake n’est pas la seule à avoir pris fin ce week-end. Après cinq victoires consécutives, New England est tombé en panne sèche à Montréal : après une entame ratée, le troisième du classement n’est jamais arrivé à rentrer dans son match face à un adversaire affamé qui n’a rien lâché. Frank Klopas était particulièrement satisfait de voir ses joueurs museler le duo Rowe - Nguyen.

Autre chute, celle de Portland à domicile où il n’avait pas encore perdu cette saison. Dans un match complètement fou, les joueurs locaux ont longtemps semblé largués, concédant entre autres deux buts sur penalty. S’ils ne contestent pas ces décisions arbitrales, ils ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas eu droit à la même faveur dans des circonstances similaires. Toujours est-il que le marquoir affichait 1-4 après quelques minutes en deuxième mi-temps mais qu’il s’en est fallu de peu pour que les deux équipes se quittent dos-à-dos. Au coup de sifflet final, le soulagement était palpable à Vancouver où Morales a encore sorti un grand match qui a permis aux siens de faire la différence.

Il y a aussi des séries en cours qui se prolongent, parfois étonnantes. Ainsi, Kansas City est l’équipe qui attend une victoire depuis le plus longtemps : sa défaite à DC United constituait un cinquième match de suite sans gagner, à l’issue duquel les Ciel et Marine étaient aussi voire plus frustrés des décisions arbitrales que de la perte d’Aurélien Collin. Quant à l’équipe de la capitale américaine, qui en est à sept rencontres consécutives sans s’incliner à domicile, elle doit une fière chandelle à son buteur malade Fabian Espindola, qui a plus facilement débouché la défense adverse que ses voies nasales obstruées. De son côté, Chicago a ouvert la marque pour une sixième fois d'affilée devant ses supporters, ce qui ne l'a pas empêché de concéder le nul contre le LA Galaxy, où l'on aimerait ne plus jouer en plein soleil.

Toujours en haut de classement, Colorado a sèchement battu Houston grâce à sa « prestation la plus aboutie de la saison ». On notera aussi que Toronto s’est imposé in extremis contre Columbus alors que pendant de longs moments, l’équipe canadienne n’en avait pas touché une. Ça lui permet de se retrouver en milieu de classement, avec plusieurs rencontres de retard. Opération identique pour San José qui a battu Dallas, alors que Philadelphie a gagné à Chivas USA le duel des mal lotis.

LES RÉSULTATS
Montréal - New England
Toronto - Columbus
DC United - Kansas City
Dallas - San José
Seattle - Salt Lake
Chivas USA - Philadelphie
Colorado - Houston
Chicago - LA Galaxy
Portland - Vancouver

 
2-0
3-2
1-0
1-2
4-0
0-3
3-0
1-1
3-4

Classement général
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30 May 10:54 am

Comme chaque année, la MLS a publié des statistiques géographiques sur la provenance de ses joueurs. On peut dire qu’il y a de la diversité, puisque les 543 joueurs actuellement dans les divers effectifs sont nés dans 57 pays différents.

Parmi eux, 335 sont nés aux États-Unis ou au Canada. Ce sont d’ailleurs les deux pays en tête de liste. Derrière les Américains, sans surprise les plus nombreux, on retrouve 22 joueurs ayant vu le jour au Canada, soit deux de moins que l’an dernier, ce qui n’empêche pas le pays de conserver sa deuxième place. Il faut dire qu’en un an, quelques Brésiliens sont partis, et ils ne sont plus que 18 cette saison, contre 23 en 2013, ce qui leur vaut de partager la troisième place du podium avec les Argentins, de plus en plus courtisés par nos clubs. Juste derrière, on retrouve 17 Anglais et 17 Jamaïcains. La Colombie (11) et la France (10) ont, elles aussi, vu naître au moins 10 joueurs actuels de MLS, total que n’atteint plus le Mexique. 60 joueurs viennent d’Amérique du Sud, 54 du reste de la Concacaf, 51 d’Europe, 36 d’Afrique et 7 d’Asie ou d’Océanie.

Certains clubs ont ce qu’on pourrait appeler des filières : ils font confiance à au moins trois joueurs originaires du même pays. Cela se produit notamment lorsque l’un d’entre eux y réussit et ouvre la voie aux autres. Ainsi, encouragé par les prestations de Diego Valeri, Portland compte désormais quatre Argentins en ses rangs, et ils sont tout aussi nombreux à Chivas USA. Les joueurs nés au Brésil sont, de leur côté, en vogue au LA Galaxy (4), à Philadelphie (4) et à Toronto (3). Le club de la métropole canadienne fait également confiance à 3 Anglais, imité en ce sens par Vancouver et New York. Le seul autre pays européen à avoir 3 représentants dans un même club est l’Espagne, à Kansas City. À Dallas, on se tourne plutôt vers la Colombie (3 joueurs), Houston dénombre 3 membres de son effectif nés en Jamaïque, alors que Columbus compte 3 Costariciens en ses rangs.

Intéressant : les trois Costariciens de Columbus sont internationaux pour leur pays, même si seuls deux d’entre eux sont assurés d’aller à la Coupe du monde. C’est qu’une partie de ces joueurs venus d’un peu partout sur la planète font partie des meilleurs dans leur pays d’origine. À la Coupe du monde qui commencera dans deux semaines, la MLS aura ainsi des joueurs dans six sélections différentes : les États-Unis, le Costa Rica, le Honduras, le Brésil, l’Australie et l’Iran. Et tout cela sans compter les internationaux de pays qui ne se sont pas qualifiés pour le Mondial.

La plupart des joueurs nés au Canada évoluent dans un des trois clubs de leur pays. DC United est la seule équipe américaine à en compter deux en ses rangs, alors qu’il y en a également un à Dallas, au LA Galaxy, à Portland et à New England.

Le portrait permet aussi d’en savoir plus sur les États américains et les provinces canadiennes de naissance des joueurs (pour l’exercice, les uns et les autres sont sur le même pied). La Californie est très fertile en footballeurs professionnels, puisque pas moins de 71 joueurs actuels de MLS y sont nés. C’est loin devant le Texas (32) et l’Ohio (23). Arrivent ensuite New York, la Floride, le Missouri, le New Jersey, l’Ontario, la Pennsylvanie, Washington et la Géorgie, où 10 joueurs ou plus ont vu le jour.

Je me suis amusé à regarder les États / provinces dans lesquels les clubs jouaient et leurs représentants, tant dans les clubs en question que dans l’ensemble de la MLS. Tous ont vu naître au moins un joueur de MLS, mais il n’y en a qu’un venant de l’Oregon (surprise tant l’engouement pour le soccer y est important), de la Colombie-Britannique et de l’Utah. Si les deux premiers jouent respectivement à Portland et Vancouver, Salt Lake est, avec DC United, le seul club à ne compter aucun joueur ayant vu le jour dans son État. Notons aussi que le Québec est le seul autre territoire n’exportant personne, puisque les quatre Québécois de MLS jouent à Montréal.

Sans surprise, les clubs californiens s’approvisionnent bien sur leur territoire : 9 joueurs du LA Galaxy, 8 de San José et de Chivas USA viennent de l’État américain le plus peuplé. Excellente note aussi pour Columbus, qui compte en ses rangs 8 des 23 joueurs nés dans l’Ohio. Avec 7 Ontariens, Toronto est le club canadien à la saveur la plus locale. 6 des 10 joueurs qui ont vu le jour dans l’État de Washington défendent les couleurs de Seattle.

Si l’on regarde la carte, il n’y a que quelques États / provinces qui ne fournissent aucun joueur, avec un trou gigantesque au nord-ouest des États-Unis allant de l’Idaho au Nebraska. En revanche, plusieurs États sans club ont été le berceau de nombreux joueurs : si la situation de la Floride et de la Géorgie va changer bientôt, et que celle du Missouri est particulière avec Kansas City (idem avec le duo New York / New Jersey), ils sont au moins 8 à être nés en Arizona, dans le Michigan, en Caroline du Nord et en Virginie.

Les chiffres fournis permettent également de comparer la MLS et les quatre autres compétitions principales de sports collectifs aux États-Unis. La MLS est celle où le plus de pays différents sont représentés, devant la NBA. La NFL est quasiment une chasse gardée avec à peine 2,5% de joueurs qui ne sont nés ni aux États-Unis ni au Canada. Le championnat de base-ball est, après la MLS, celui comptant la plus grande proportion de joueurs nés à l’étranger mais, des cinq, est celui où le nombre de pays représentés est le moins nombreux, juste devant la LNH.

Pour voir une carte du monde des joueurs de MLS par lieu de naissance, RENDEZ-VOUS ICI
Pour voir la liste des joueurs nés à l’étranger, RENDEZ-VOUS ICI.
Pour voir une carte des joueurs de MLS nés aux États-Unis et au Canada, RENDEZ-VOUS ICI.
Pour voir la liste de ces joueurs nés aux États-Unis et au Canada, RENDEZ-VOUS ICI.

29 May 11:41 am

On a beaucoup parlé du record de Landon Donovan en ce début de semaine, mais ceux qui ne suivent pas la MLS depuis ses débuts ne connaissent pas forcément aussi bien les autres joueurs qui occupent la tête de ce classement perpétuel des buteurs. Je vous invite donc à les (re)découvrir.

Landon Donovan, 158 buts (136 en saison régulière + 22 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton n’ont guère duré longtemps. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Jaime Moreno, 145 buts (133 + 12) : En 1991, le Bolivien a effectué ses débuts professionnels à l’âge de 17 ans faisant partie d’une jeune génération qui a permis à Blooming, club basé à Santa Cruz, de retrouver sa gloire passée l’espace de quelques saisons. Cela a valu à Moreno (photo, à droite) d’être transféré en 1994 coup sur coup à l’Independiente Santa Fe et à Middlesbrough, devenant le premier Bolivien à jouer en D1 anglaise. Sans réel succès. Mais la MLS avait remarqué ses capacités et lui a offert un contrat, l’envoyant à DC United en août 1996. Après une demi-saison d’adaptation, il a mis le canon en marche, devenant meilleur buteur du championnat la saison suivante et continuant d’empiler les buts par la suite. Hormis un passage aux MetroStars en 2003, il est resté fidèle à DC United jusqu’à la fin de sa carrière, en 2010. Avec le club de la capitale américaine, il a remporté quatre fois la Coupe MLS et une fois la Coupe des champions. Il compte 75 sélections et 9 buts en équipe nationale, avec qui il a disputé la Coupe du monde 1994 aux États-Unis.

Jeff Cunningham, 139 buts (134 + 5) : Né en Jamaïque, Cunningham (photo, à gauche) a déménagé en Floride à l’âge de 14 ans et a pris la nationalité américaine 10 ans plus tard. La fin de sa formation est donc typique d’un joueur américain, avec une arrivée en MLS suite au recrutement annuel des joueurs évoluant avec une université. C’était à Columbus, en 1998, l’année de ses 22 ans. Malgré un statut de remplaçant, il a trouvé le fond des filets 8 fois dès sa première saison, ce qui lui a permis de gagner ses galons de titulaire. Ça ne l’a pas empêché d’alterner les hauts et les bas d’une année à l’autre. Après une saison 2004 décevante, il part pour Colorado qui l’enverra à Salt Lake en 2006, où il terminera meilleur buteur du championnat avant de connaître une nouvelle période difficile, à Salt Lake, puis Toronto et enfin Dallas, où il signe en 2008. En 2009, il retrouve ses meilleures sensations et marque 17 fois pour les Texans, ce qui lui offre un second titre de meilleur buteur. Il joue une autre saison à Dallas avant de revenir aux sources, disputant sa dernière saison à Columbus en 2011. Il a joué un match amical pour la Jamaïque avant de devenir Américain et de choisir l’équipe nationale des États-Unis, pour laquelle il compte 14 sélections.

Ante Razov, 125 buts (114 + 11) : Dès les débuts de la MLS en 1996, Razov, qui avait alors 22 ans, faisait partie de l’effectif de Los Angeles, mais il ne jouait presque jamais. En 1998, il part pour un club qui vient de naître, Chicago, et s’y épanouit : 10 buts lors sa première saison, puis 14 lors de la suivante, puis 18 en 2000. Il décide alors de tenter sa chance en Espagne, plus précisément au Racing Ferreol, en D2 avec qui il marque 7 buts en 19 rencontres avant de revenir à Chicago, où il retrouve sa moyenne de 14 buts par saison. Mais 2004 se passe mal : il marque peu et se brouille avec son entraîneur. Après la saison, il est envoyé à Columbus, où il ne reste pas longtemps puisqu’il finit l’année 2005 sous le maillot des MetroStars avant de signer à Chivas USA. Il y débute en marquant son chiffre fétiche de 14 buts en saison régulière, puis y joue deux autres saisons avant de raccrocher les crampons. Auteur de 6 buts en 25 sélections avec l’équipe nationale américaine.

Jason Kreis, 112 buts (108 + 4) : Né en 1972, Kreis était prêt à évoluer dans les rangs professionnels avant la naissance de la MLS. Ainsi, il jouait en USL avant de signer un contrat avec la MLS et d’être recruté par Dallas lors du processus qui a permis aux clubs de choisir leurs joueurs pour la saison 1996. Il a marqué le premier but de l’histoire du club texan. 1999 a été sa meilleure saison : meilleur buteur du championnat avec 18 réalisations, il a aussi délivré 15 passes décisives, devenant le premier joueur à atteindre le chiffre 15 pour ces deux statistiques lors de la même saison. Cela lui a valu le titre de meilleur joueur du championnat cette saison-là, et Kreis est devenu le premier Américain à remporter cet honneur. Quelques mois après l’annonce de l’arrivée d’un club à Salt Lake en 2005, il a été le premier joueur à y signer un contrat, quittant donc Dallas après 9 saisons de fidélité. Quelques mois plus tard, il devenait le premier joueur de MLS à atteindre la barre des 100 buts en saison régulière. Début 2007, il arrête de jouer pour remplacer son entraîneur John Ellinger, à 34 ans à peine. Habitué des records de précocité, il devient en 2009 le plus jeune entraîneur à remporter la Coupe MLS. Quelques mois après l’annonce de l’arrivée de New York City, Kreis y a signé pour en devenir le premier entraîneur : le club effectuera ses débuts en MLS l’an prochain.

Dwayne De Rosario : 108 buts (105 + 3) : Né à Scarborough, De Rosario a effectué ses débuts professionnels en 1997 dans le club de ce niveau le plus près de chez lui, le Toronto Lynx, qui évoluait alors en A-League (USL). Il part néanmoins en cours de saison à Zwickau, en D2 allemande, où il reste malgré la relégation en fin de championnat. Mais le club ne remonte pas, et De Rosario reprend la direction des USL, signant à Richmond. Après une première année difficile, il marque 15 buts à sa deuxième saison. Déjà international canadien, il n’échappe pas au regard de son compatriote Frank Yallop, qui l’attire lorsqu’il devient entraîneur de San José en 2001. S’il ne joue pas énormément, il se débrouille plutôt bien et se fait découvrir du grand public en marquant le but décisif qui offre la Coupe MLS à son club. Il prend du galon l’année suivante, se blesse sérieusement en 2003 et doit attendre 2005 pour, enfin, devenir titulaire indiscutable. À la fin de l’année, De Rosario suit l’équipe à Houston, où elle a été relocalisée par la MLS. Il est un pion important de l’équipe qui remporte la Coupe MLS en 2006 et 2007. Considéré comme un des meilleurs joueurs du championnat, il est convoité par Toronto qui se dit que l’enfant du pays pourrait permettre à l’équipe de s’améliorer. Mais les attentes sont grandes et le TFC continue de décevoir : De Rosario prend la direction de New York en cours de saison 2011 avant de signer à DC United au milieu de la même année… qu’il termine avec les titres de meilleur buteur et meilleur joueur du championnat ! Après une saison 2013 calamiteuse, DC United fait le ménage et De Rosario retourne à Toronto, dont il défend les couleurs aujourd’hui. Il est à ce jour le meilleur buteur de l’équipe nationale canadienne avec 20 buts, et le quatrième joueur le plus capé, la dernière de ses 77 sélections remontant à novembre dernier.

Les autres membres du top 10 : Taylor Twellman, qui après des débuts dans l’équipe réserve de Munich 1860 a passé toute sa carrière à New England et a été meilleur buteur et meilleur joueur de la MLS en 2005 ; Carlos Ruiz, international guatémaltèque qui a marqué 55 buts en 104 sélections et a surtout empilé les buts pour le LA Galaxy et Dallas entre 2002 et 2007 mais a aussi joué ailleurs en MLS, en Grèce, au Honduras, au Mexique et finit aujourd’hui sa carrière au Guatemala ; Edson Buddle, actuellement à Colorado, dont les deux meilleures périodes ont été ses passages à Columbus (2001-2005) et au LA Galaxy (2007-2010) ; Roy Lassiter, un Américain qui avait passé quatre saisons pro au Costa Rica avant la création de la MLS dont il a été le premier meilleur buteur avec Tampa Bay (27 buts, record égalé il y a deux ans par Chris Wondolowski) puis a brillé sous le maillot de DC United.

27 May 2:32 pm

Dans notre émission de la semaine (à écouter ici), nous parlons abondamment de Landon Donvan, qui a été au centre des débats, avec entre autres les sujets suivants :

  • Ce que représente son record
  • L’estime que ça lui vaut aux États-Unis et à l’étranger
  • Sa non-sélection pour la Coupe du monde et le choc que ça a suscité
  • Ce que ça change dans l’ambiance autour de l’équipe nationale américaine
  • La polémique autour de la pause qu’il a prise en début de saison dernière
  • Le changement de garde que voudrait imposer Jürgen Klinsmann
  • L’utilité d’amener des joueurs inexpérimentés à la Coupe du monde

Tout ça nous pousse à parler de l’avenir, et des joueurs qui évoluent actuellement en MLS et pourraient entrer en ligne de compte pour la Coupe du monde 2018, en nous basant également sur les changements des quatre dernières années qui devraient se confirmer à l’avenir. Venez voir nos choix et faites-nous part des vôtres. Incertitudes, choix de carrière et naturalisations entrent également dans le débat.

L’autre dossier qui a fait couler beaucoup d’encre en championnat cette semaine, ce sont les points perdus par les trois équipes canadiennes qui avaient toutes des reproches à formuler aux arbitres. À tort ou à raison ? Y a-t-il plus de penalties en MLS qu’ailleurs ? Quelle influence ces décisions ont-elles eu sur les résultats ? On se demande si, après sa défaite à Colorado, Montréal peut encore terminer en ordre utile au classement, s’il doit jouer le tout pour le tout en Coupe du Canada ou doit remettre de l’ordre au plus vite pour préparer la saison prochaine.

Et comme d’habitude, on boucle avec nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

26 May 12:06 pm

Landon qui pleure, Landon qui rit : la semaine qui vient de s’écouler a ressemblé à un tour en montagnes russes pour Landon Donovan. Après avoir été écarté de la liste des 23 Américains qui iront au Brésil par Jürgen Klinsmann, il est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la saison régulière grâce à un doublé contre Philadelphie. Si vous voulez voir ces 136 buts, ils sont tous ici (en réalité, il en totalise 158 puisqu’il en a aussi marqué 22 en phase finale). Après la rencontre, le héros de la soirée n’a pas manqué de remercier ses coéquipiers et a paru soulagé, parlant du plaisir qu’il comptait encore prendre cette saison.

Si une des plus grandes vedettes du championnat s’est mise en valeur lors de la dernière journée, les clubs qui occupent la tête du classement ont souffert. Il a fallu un penalty à Seattle pour sauver un point à Vancouver, avec le culot de Pineda qui a une fois de plus réussi une Panenka, suite à une faute inexistante selon les joueurs locaux et leur entraîneur, qui ont réussi à afficher leur mécontentement sans s’en prendre directement à l’arbitre.

Salt Lake n’a pas pu profiter de ce faux pas du leader pour lui ravir la première place : malgré un douzième match de suite sans défaite (seul le LA Galaxy a fait aussi bien en début de saison, en 1996 et 2010), les pensionnaires de l’Utah ont été tenus en échec par Dallas et disent que le record ne leur importe pas tant que ça. Il sera mis en péril la semaine prochaine, avec un duel au sommet à Seattle.

En embuscade, New England confirme sa forme match après match. Contre DC United, Diego Fagundez a en plus retrouvé le chemin des filets, lui qui regardait ses coéquipiers empiler les buts depuis plusieurs semaines. Maigre consolation pour les visiteurs : ils ont marqué le premier but adverse à Foxborough cette saison.

Derrière ce trio, l’écart se creuse puisque le troisième compte cinq points d’avance sur le quatuor à sa poursuite, au sein duquel figurent sa victime du jour, Dallas - qui avance au ralenti depuis quelques semaines -, Colorado et Kansas City. Le Sporting fait également du surplace et, surtout, accumule les mauvaises nouvelles : tenu en échec par Toronto, il devra se passer de Chance Myers pour le reste de la saison. Dans le camp d’en face, on était très remonté contre l’arbitrage.

Ce match avancé joué vendredi était un prélude à certaines tendances du week-end. Battu à San José qui retrouve des couleurs offensives, Houston a ainsi appris que Mark Sherrod ne jouerait plus cette saison suite à une blessure subie en milieu de semaine. Et Montréal a complété la série des clubs canadiens fâchés sur les arbitres, mais a surtout continué de s’enfoncer un peu plus à la dernière place suite à une sévère défaite 4-1 à Colorado. Un écart qui se creuse puisque beaucoup de mal lotis ont gagné : outre ceux évoqués plus haut, notons le succès de Portland, qui espère avoir enfin lancé sa saison à New York. Après quelques semaines difficiles, Columbus s’est pour sa part imposé face à Chicago.

LES RÉSULTATS
Kansas City - Toronto
New York - Portland
Vancouver - Seattle
New England - DC United
Columbus - Chicago
Colorado - Montréal
Salt Lake - Dallas
Los Angeles - Philadelphie
San José - Houston

 
2-2
1-2
2-2
2-1
2-0
4-1
0-0
4-1
3-0
 

Classement général
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22 May 3:15 pm

Quelle influence sur le championnat aura le fait qu’on jouera en MLS pendant la Coupe du monde ? C’est extrêmement difficile à dire. Si nous avons regardé la situation de différents clubs dans l’émission Coup Franc de cette semaine, il est impossible de comparer avec le passé tant les conditions de cette année sont inédites. Que s’est-il passé il y a quatre ans et comment la MLS a-t-elle réussi à arriver à la situation actuelle ?

En 2010, il y avait à peine 6 joueurs de MLS à la Coupe du monde. Un seul club y avait deux représentants : le LA Galaxy, avec Landon Donovan et Edson Buddle. Bob Bradley n’avait retenu que deux autres représentants de son championnat national : Jonathan Bornstein (Chivas USA) et Robbie Findley (Salt Lake). Deux autres nations avaient un joueur de MLS dans leur effectif : la Nouvelle-Zélande avec Andrew Boyens (New York) et le Honduras avec Roger Espinoza (Kansas City). Il convient d’ajouter, si on parle de l’influence de la Coupe du monde, que cinq autres Américains avaient été présélectionnés et ont participé à une partie de la préparation qui avait commencé le 18 mai 2010 : Sacha Kljestan (Chivas USA), Heath Pearce (Dallas), Brian Ching (Houston), Chad Marshall et Robbie Rogers (Columbus).

Il y a quatre ans, la MLS avait également pris deux semaines de pause pendant la Coupe du monde : entre le 11 et le 25 juin. La reprise a donc eu lieu à la veille du dernier match des États-Unis, battus en huitièmes de finale par le Ghana. Le Honduras et la Nouvelle-Zélande n’avaient pour leur part pas franchi le premier tour.

L’absence de la plupart des joueurs avait été à peine ressentie. Ching, qui avait très peu joué depuis le début de la saison, et Pearce n’ont manqué qu’une rencontre avant que Bob Bradley ne les renvoie dans leur club. Columbus a joué deux rencontres durant cette période, sans Marshall ni Rogers, mais a pris les six points en jeu. Encore moins problématique que l’absence des joueurs qui n’ont finalement pas été retenus parmi les 23 de leurs pays, celle de Boyens : il n’a pas disputé une seule minute pour New York durant toute la saison 2010.

Il ne reste donc que quatre clubs à avoir dû composer avec une absence prolongée. Espinoza a manqué cinq rencontres de Kansas City, durant lesquelles sont club a pris quatre points. C’est peu, mais avant son départ, l’équipe comptait 8 points sur 21 et restait sur un 2/15. Chivas USA avait également connu un début de saison lent, mais s’est effondré en l’absence de ses internationaux : quatre défaites consécutives sans Bornstein, dont une où il était aussi privé de Kljestan. À peine revenu, ce dernier a signé à Anderlecht, et le retour du défenseur n’a pas empêché l’équipe de finir en queue de peloton.

Pendant l’absence de Findley, Salt Lake est resté invaincu, prenant onze points en cinq duels. Dans le même laps de temps, privé de ceux qui étaient loin devant leurs coéquipiers son meilleur buteur (Buddle) et son meilleur pourvoyeur (Donovan), le LA Galaxy s’en est sorti avec un 10/15. Quelques points perdus qui n’ont pas empêché les Californiens d’occuper la tête du classement à l’issue de la saison régulière, devant Salt Lake.

Mais qu’est-ce qui a donc pu changer tant que ça en quatre ans, avec la présence attendue d’environ vingt-cinq joueurs de MLS - au lieu de six - à l’évènement sportif le plus important de la planète ? Le championnat a pris de l’importance, c’est évident. Mais comment et aux yeux de qui ?

Il y a tout d’abord les expatriés américains qui sont revenus au bercail. Parmi ceux qui étaient en Afrique du Sud et jouaient alors à l’étranger, Jay DeMerit, Benny Feilhaber, Ricardo Clark, Marcus Hahnemann, Clarence Goodson, Michael Bradley, Clint Dempsey et Maurice Edu défendent tous aujourd’hui les couleurs d’un club de MLS. Les quatre premiers n’ont pas été retenus par Jurgen Klinsmann, les quatre autres espèrent faire partie de la liste des 23 pour le Brésil. Il faut leur adjoindre le nom de Michael Parkhurst, présélectionné cette année mais pas dans le groupe en 2010, également de retour après un passage à l’étranger.

Si sélectionner des joueurs établis en MLS qui y sont restés toute leur carrière ou presque n’a rien de nouveau, ceux-ci sont également de plus en plus nombreux et leur place dans l’équipe prend de l’importance. En 2010, seuls Bornstein et Donovan comptaient plus de 10 sélections, même si Bob Bradley a aussi régulièrement fait confiance à Findley en Afrique du Sud. Aujourd’hui, l’emblématique joueur du LA Galaxy est entouré de Nick Rimando, Omar Gonzalez, Brad Evans, Matt Besler, Kyle Beckerman, Graham Zusi, Brad Davis et Chris Wondolowski, toutes des valeurs sûres de notre compétition où ils ont bâti leur entière réputation et gagné la confiance de leur sélectionneur qui les appelle régulièrement. Il faut leur adjoindre une valeur montante, DeAndre Yedlin.

Dans la même catégorie de joueurs, il y a le cas particulier de Steven Beitashour. Né aux États-Unis de parents iraniens, il a eu des touches avec les équipes nationales des deux pays et a choisi celle de ses ancêtres. Il fait également partie des valeurs sûres de la MLS, où il a passé toute sa carrière.

Il fait partie des 10 à 15 joueurs étrangers qui pourraient représenter la MLS sur la scène mondiale. Une différence encore plus nette, quand on compare avec les Américains, par rapport à il y a quatre ans. Il faut dire qu’en Afrique du Sud, on se retrouvait avec un obscur international néo-zélandais et un jeune Hondurien certes talentueux mais qui devait encore faire ses preuves.

Parmi ces internationaux aujourd’hui en MLS, des vedettes établies et mondialement connues, venues entre autres grâce à la règle du joueur désigné. S’il faut admettre qu’elles ne sont plus forcément dans la force de l’âge, il faut surtout préciser que les sélectionneurs ne sont pas fous et ne vont pas amener avec eux des joueurs qui n’ont plus le niveau. Dans cette catégorie, rangeons l’Australien Tim Cahill (New York), le Brésilien Julio César (Toronto) et son coéquipier Jermain Defoe, qui n’ira toutefois au Mondial qu’en cas d’indisponibilité d’un de ses compatriotes.

Tous les autres internationaux de MLS viennent d’Amérique latine, quasiment tous de la Concacaf. Il y a un double intérêt en jeu : les joueurs (et leurs agents) se rendent de plus en plus compte que la MLS est à la fois une étape intermédiaire intéressante entre leur pays et l’Europe mais aussi un championnat où il leur sera plus facile de s’adapter, alors que les clubs se rendent de plus en plus compte de leur apport tant à court qu’à moyen terme. Les exemples honduriens d’Espinoza mais aussi d’Andy Najar (ex-DC United aujourd’hui à Anderlecht) tendent à les conforter dans cette idée. Les qualifications conjointes du Costa Rica et du Honduras, deux pays qui ont de bons joueurs et de bonnes connections en MLS, aident également à la croissance du nombre de représentants de notre championnat au Brésil.

Les Ticos ont la cote à Columbus, qui avait déjà Jairo Arrieta en ses rangs, et s’est renforcé avec Waylon Francis et Giancarlo Gonzalez cet hiver. Ce dernier avait travaillé avec Gregg Berhalter en Norvège, alors que les deux autres jouaient dans leur pays auparavant. Après une expérience en Scandinavie, Roy Miller a signé à New York en 2010 et joue régulièrement au poste d’arrière gauche quand il n’est pas blessé. Le plus connu des Costariciens est toutefois Alvaro Saborio qui, après trois saisons en Suisse et une en D2 anglaise, a signé à Salt Lake en 2010 et figure régulièrement parmi les premières places du classement des buteurs. Si Francis est un novice et Arrieta est loin d’être incontournable, les trois autres sont des joueurs importants de leur équipe nationale.

Les Honduriens sont très prisés en MLS. Valeur sûre dans son pays, Oscar Boniek Garcia était à la Coupe du monde 2010 avant de signer à Houston deux ans plus tard et de rapidement en devenir un joueur important. Lui aussi présent en Afrique du Sud, Victor Bernardez portait à l’époque les couleurs d’Anderlecht mais son passage en Belgique ne fut pas une réussite : après un détour par le Mexique, il a signé en 2012 à San José et a été élu meilleur défenseur du championnat dès sa première saison. Marvin Chavez et Jerry Bengtson n’ont pas la même réputation ici. Passé directement de son pays à Dallas en 2009, le premier a disputé deux bonnes saisons en 2011 et 2012 mais n’a pas confirmé par la suite. San José l’a même laissé partir et il joue aujourd’hui à Chivas USA. Quant à Bengtson, arrivé à New England durant l’été 2012 comme joueur désigné, il ne fait guère honneur à son statut et est peu utilisé. Ça n’empêche pas ces deux joueurs de compter une quarantaine de sélections. Encore moins connus sur nos terres même s’ils y jouent, Johnny Leveron (Vancouver) et Alexander Lopez (Houston) sont sur la liste des joueurs susceptibles de rejoindre le Brésil en cas de blessure d’un de leurs coéquipiers. Statut identique pour le dernier latino-américain de MLS que l’on pourrait voir au Brésil, le médian défensif équatorien Osvaldo Minda qui a quitté son pays en 2012 pour signer à Chivas USA.

Si l’influence qu’aura la Coupe du monde sur les résultats en MLS, finalement plutôt minime en 2010, est très difficile à évaluer, c’est tout simplement parce qu’en quatre ans, notre championnat a bien changé avec le retour d’internationaux américains, la multiplication des valeurs sûres convoquées en équipe nationale, l’arrivée de vedettes étrangères toujours assez bonnes pour représenter leur pays et une recrudescence de joueurs de la Concacaf à la fois bénéfique pour eux et pour les clubs. La combinaison de ces diverses raisons a fait exploser le nombre de représentants au Mondial de notre championnat qui, ça c’est sûr, a nettement progressé en quatre ans.

21 May 11:54 am

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est très éclectique, puisqu’elle parle de l’équipe en forme du moment, New England, fait le tour de celles qui risquent de souffrir des absences durant la Coupe du monde, décortique l’échange de Warner contre Nakajima-Farran et évoque le nouveau contrat de droits TV signé par la MLS.

Les présélections pour la Coupe du monde ont été officialisées la semaine passée et les clubs de MLS ont commencé à être privés de leurs internationaux lors de la dernière journée (voyez la liste complète ici). On se demande quelle équipe souffrira le plus de ces absences. Celles que nous avons épinglées :

  • San José, dont deux défenseurs centraux - Goodson et Bernardez - et le buteur Wondolowski ont été convoqués
  • Houston, sans deux gros morceaux, Garcia et Davis… si celui-ci est dans les 23
  • Columbus, qui pourrait être le club de MLS le mieux représenté au Brésil
  • Le LA Galaxy, sans Gonzalez ni Donovan
  • Kansas City, qui vient déjà de passer une semaine très difficile
  • Toronto, qui perd Bradley et Julio Cesar, mais devrait conserver Defoe
  • Salt Lake, qui perd beaucoup de talent… ce qui n’inquiète pas grand-monde
  • New York, où les absences de Cahill et Miller ne paraissent pas insurmontables
  • Quant à Seattle, privé de plusieurs internationaux, il ne semble guère susciter de craintes

New England est l’équipe en forme du moment, ayant entre autres inscrit cinq buts pour le deuxième match consécutif. On parle de son effectif jeune (mais pas tant que ça) et bien bâti, de Lee Nguyen, un joueur qui plaît tant aux amateurs aguerris qu’aux profanes, des révélations de l'an dernier qui confirment, des nouveaux qui se sont bien intégrés et de la suite de la saison.

On évoque également l’échange de Collen Warner contre Issey Nakajima-Farran entre Montréal et Toronto : son côté surprenant (ou non), le désir de connaître la genèse de cette transaction, le côté éthique de ces échanges sans le consentement du joueur. Relisez aussi l’article sur les responsabilités des différents directeurs à Montréal.

Enfin, on parle du nouveau contrat de droits TV signé la semaine dernière, avec les matches à heure fixe, l’engagement à long terme de partenaires importants et ses implications au Canada. Sans oublier, évidemment, nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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19 May 12:08 pm

Quelle influence aura la Coupe du monde sur le championnat ? La dernière journée a encore davantage brouillé les cartes, entre les vedettes non sélectionnées qui ont brillé sur nos terrains et les équipes privées de plusieurs joueurs qui ont bien réussi à combler ces absences.

Après la claque subie la semaine dernière, Seattle s’est relevé en battant San José par le plus petit écart grâce à un splendide but d’Obafemi Martins qui doit s’habituer à être orphelin de Clint Dempsey, sélectionné pour le Mondial comme plusieurs de ses coéquipiers, pendant que le Nigérian encouragera ses compatriotes de la maison.

Salt Lake doit également se passer de nombreux internationaux qui ont obtenu leur billet pour le Brésil. L’an dernier, les résidents de l’Utah nous avaient montré qu’ils pouvaient rester performants malgré l’absence de titulaires. Ils l’ont confirmé ce samedi contre Colorado, prolongeant à 11 rencontres leur série d’invincibilité et tenant le coup en fin de match, ce qu’ils n’avaient pas toujours réussi plus tôt dans la saison.

Sans son métronome Michael Bradley et après avoir fourni 120 minutes d’efforts mercredi à Vancouver, Toronto a très bien négocié la venue de New York, s’imposant grâce à deux buts de son duo d’attaque anglais, dont un de Jermain Defoe qui veut prouver à Roy Hodgson qu’il a eu tort de ne pas en faire un premier choix pour le Brésil. Sans Miller ni Cahill, les visiteurs sont retombés dans un de leurs travers de ce début de saison : encaisser tôt dans le match. Lui aussi négligé par son sélectionneur, Eddie Johnson a marqué le but permettant à DC United d’arracher un point in extremis contre Montréal.

Autre match entre équipes privées de quelques éléments importants pour les prochaines semaines, Houston - LA Galaxy a tourné en la faveur des Texans. C’est le moment pour les autres joueurs, qu'ils soient habituellement titulaires ou non, de se mettre en valeur. Le jeune Sherrod a délivré une passe décisive et l’arrière central Horst a fait le plein d’éloges. Si Bruce Arena pointe l’erreur défensive qui a coûté le seul but du match à son équipe, celle-ci a également été incapable de trouver le fond des filets.

Club de MLS qui pourrait être le mieux représenté à la Coupe du monde, Columbus a obtenu un point suite à un 3-3 spectaculaire à Portland, qui a joué une heure à dix. Mais tous les clubs qui seront déforcés parce qu’ils joueront pendant que leurs vedettes seront au Brésil n’ont pas passé une belle semaine. Celle-ci a même été exécrable pour Kansas City, battu mercredi par Philadelphie, perdant par la même occasion Collin sur blessure. Son remplaçant, Palmer-Brown, a été exclu à Chicago alors que l’équipe avait déjà encaissé deux buts sur penalty. Le Sporting s’est ensuite bien battu jusqu’au bout mais n’a pas pu éviter la défaite. Cela permet aux hommes de Frank Yallop d’obtenir un second succès d’affilée contre un ténor de la compétition. Si certains les croient lancés, leur entraîneur avertit qu’il faudra mieux défendre pour confirmer ces résultats.

Toujours est-il que Chicago fait partie des équipes qui ne pâtiront pas des sélections internationales. Être en forme à ce moment de l’année pourrait leur permettre de réaliser une bonne opération au classement. Avec le seul Bengtson - peu utilisé par Jay Heaps - sur le chemin du Brésil, New England est aussi sur cette liste. Et pour une deuxième semaine de suite, l’équipe a inscrit 5 buts, alors qu’après cinq journées, elle n’avait trouvé le fond des filets qu’à deux reprises. Il s’agit réellement de l’équipe en forme du moment, contrairement à Dallas, toujours en haut de classement mais qui perd des points semaine après semaine : cette fois, il a concédé un nul face à Chivas USA.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - New England
Toronto - New York
DC United - Montréal
Dallas - Chivas USA
Houston - LA Galaxy
Salt Lake - Colorado
Seattle - San José
Portland - Columbus
Chicago - Kansas City

 
3-5
2-0
1-1
1-1
1-0
2-1
1-0
3-3
2-1

Classement général
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15 May 1:35 pm

Auteur d’un triplé samedi dernier à New York, Harrison Shipp fait partie de ces pépites qui arrivent chaque saison en MLS. Le joueur de Chicago m’a inspiré à en épingler une par club pour les dernières années.

Mes critères de recherche ont été stricts : le joueur doit avoir commencé à jouer pour l’équipe première de son club en 2012 ou après, et ne pas avoir dépassé l’année de ses 23 ans à ce moment-là. Cela exclut quelques éléments intéressants, arrivés plus tôt (comme Diego Fagundez à New England par exemple) ou trop vieux (Austin Berry), mais cela permet de se concentrer sur le travail des clubs depuis 2012 (sans pénaliser les nouveaux venus) avec des joueurs qui sont réellement jeunes. Quand il y avait plusieurs candidats… j’ai fait un choix subjectif.

Chicago : Harrison Shipp, débuts en 2014 à 22 ans. En fait, le milieu de terrain défend les couleurs du Chicago Fire depuis 2009, puisque c’est là qu’il a terminé son écolage avant de signer un contrat de Joueur formé au club. Il a rapidement gagné sa place dans le onze de base de Frank Yallop. Sean Johnson est arrivé avant 2012, Austin Berry est arrivé trop vieux.

Chivas USA : Erick Torres, débuts en 2013 à 20 ans. Le jeune prodige de Guadalajara qui avait fait ses débuts en D1 mexicaine à 17 ans est arrivé en Californie l’été dernier et s’est directement imposé en marquant sept buts en une demi-saison. Cette année, l’ancien international mexicain chez les -20 ans a déjà trouvé le fond des filets à 8 reprises en 10 rencontres.

Colorado : Shane O’Neill, débuts en 2012 à 19 ans. Arrivé dans les équipes de jeunes du club à 16 ans. Les candidats y sont très nombreux, avec les talentueux Deshorn Brown, Dillon Powers et Chris Klute. J’ai opté pour le plus jeune et, peut-être, le moins connu, qui s’est imposé la saison dernière comme titulaire au poste d’arrière droit. Jurgen Klinsmann a l’œil sur lui mais il peut aussi jouer pour l’Irlande.

Columbus : Will Trapp, débuts en 2013 à 20 ans. Après avoir fait son trou la saison dernière avec 16 titularisations et 56% du temps de jeu, le milieu de terrain qui porte les couleurs du club depuis 2008 est désormais dans le onze de base de Gregg Berhalter. Recruté cet hiver, l’arrière gauche costaricien Waylon Francis, présélectionné pour la Coupe du monde, a dépassé de peu l’âge fixé pour l’exercice.

Dallas : Mauro Diaz, débuts à 2013 à 22 ans. Le milieu offensif arrivé de River Plate l’été dernier a mis une demi-saison à s’adapter à la MLS et a un grand rôle à jouer dans le début de campagne tonitruant de son équipe. Autre jeune intéressant, mais moins connu, à Dallas : le défenseur central Matt Hedges, qui n’a manqué presque aucun match depuis son arrivée au club en 2012, à 22 ans.

DC United : Nick De Leon, débuts en 2012 à 22 ans. Sa première saison a été la plus étincelante, avec notamment huit buts et de plus en plus d’influence sur l’équipe au fil des semaines. Comme toute son équipe, il a connu une année 2013 en demi-teinte. Titulaire huit fois cette saison. Bill Hamid, Andy Najar et Perry Kitchen sont arrivés avant 2012.

Houston : Warren Creavalle, débuts en 2012 à 22 ans. Considéré comme un remplaçant de luxe, ce joueur peut occuper plusieurs positions défensives. Après trois saisons, il n’a pas encore sa place dans un onze de base quasiment inamovible, il faut le dire. C’est peut-être pour cela qu’aucun jeune n’y a percé depuis Will Bruin et Kofi Sarkodie, arrivés avant 2012.

Kansas City : Oriol Rosell, débuts en 2012 à 20 ans. Produit de La Masia, centre de formation du FC Barcelone, il connaît encore des hauts et des bas en raison de son jeune âge mais se montre digne de cet écolage. Ce milieu défensif a un abattage énorme, récupère de nombreux ballons et les cède presque toujours à un partenaire ensuite.

LA Galaxy : Gyasi Zardes, débuts en 2013 à 22 ans. Doté d’un style aussi bien capillaire que footballistique difficile à manquer, il a profité de nombreuses absences pour se mettre en valeur l’an dernier. Beaucoup disaient qu’il serait la révélation de cette saison, mais il a à peine joué. Doit profiter de l’absence de Donovan pour bousculer les transferts hivernaux qui l’ont fait reculer dans la hiérarchie.

Montréal : Felipe Martins, débuts en 2012 à 21 ans. Déniché en D2 suisse, le petit brésilien s’est imposé dès sa première saison comme un des milieux offensifs aux passes les plus tranchantes de MLS dans le jeu rapide dans l’axe. Comme son équipe, il connaît actuellement une mauvaise passe et semble chercher sa confiance.

New England : Andrew Farrell, débuts en 2013 à 21 ans. Titulaire indiscutable dès son arrivée dans l’équipe, l’arrière droit a contribué à la solidité de l’arrière-garde de son équipe l’an dernier. L’autre trouvaille du club au cours des trois dernières années se nomme Kelyn Rowe. Diego Fagundez est arrivé avant 2012 et les autres sont jeunes… mais pas tant que ça.

New York : Connor Lade, débuts en 2012 à 22 ans. C’est le club pour lequel il a été le plus difficile de trouver un nom. Titulaire lors de deux-tiers des rencontres de sa première saison, cet arrière latéral qui peut aussi monter sur l’aile s’est ensuite blessé à plusieurs reprises et a eu un temps de jeu très limité.

Philadelphie : Raymon Gaddis, débuts en 2012 à 22 ans. A reçu sa chance à quelques reprises à sa première saison et l’a saisie au point de gagner sa place de titulaire en fin de championnat pour ne plus la perdre depuis. Formé au poste d’arrière droit, c’est au back gauche qu’il s’est imposé. Pointons aussi le nom de Danny Cruz, que le club a été chercher à DC United en 2012 alors qu’il avait 22 ans.

Portland : Andrew Jean-Baptiste, débuts en 2012 à 19 ans. L’arrière central a réellement percé la saison dernière, commençant deux-tiers des rencontres de la solide défense sans réelle vedette mise sur pied par Caleb Porter. Le club ne l’a cependant pas conservé et il défend aujourd’hui les couleurs de Chivas USA, sans trop de succès jusqu’à présent.

Salt Lake : Joao Plata, débuts en 2013 à 21 ans. Déniché à Toronto, l’attaquant équatorien a, malgré une blessure, déjà fait trembler les filets adverses 5 fois cette saison. Tantôt titulaire, tantôt remplaçant, il a dépassé les 50% de temps de jeu l’an dernier, ce qui est bien plus que d’autres espoirs du club comme Velasquez, Sandoval, Salcedo ou Garcia. Quant à Luis Gil, il est arrivé avant 2012.

San José : Cordell Cato, débuts en 2013 à 21 ans. Arrivée de Seattle, l’ailier trinidadien est un des rares jeunes à avoir un petit peu droit au chapitre dans cette équipe relativement âgée. Adam Jahn a aussi eu le mérite de répondre présent l’an dernier quand l’attaque était décimée mais a disparu de la circulation depuis.

Seattle : DeAndre Yedlin, débuts en 2013 à 19 ans. L’arrière droit s’est imposé immédiatement en équipe première dont il est titulaire indiscutable. Parmi les plus solides de la compétition à son poste l’an dernier. Premier néo-pro au Match des étoiles (All-Star Game) depuis 2005, il fait également partie de la présélection américaine pour la prochaine Coupe du monde.

Toronto : Jonathan Osorio, débuts en 2013 à 20 ans. Arrivé discrètement en début d’année, ce milieu de terrain offensif s’est rapidement fait remarquer et a inscrit 5 buts la saison dernière, recevant aussi sa première convocation en équipe nationale A. A plus de temps de jeu que Kyle Bekker. Les jeunes défenseurs Doneil Henry et Ashtone Morgan sont arrivés avant 2012.

Vancouver : Kekuta Manneh, débuts en 2013 à 18 ans. Comme Shipp, il s’est fait remarquer par un triplé lors d’un match de championnat, à Seattle l’an dernier. Auteur de 3 buts en 10 rencontres cette saison, il a encore le rôle de remplaçant de luxe. Vancouver fait confiance aux jeunes : notons Hurtado et Mattocks, arrivés respectivement en 2013 et 2012, ou Koffie et Teibert avant.

13 May 1:48 pm

Avec les arrivées des vedettes Michael Bradley, Jermain Defoe et Julio Cesar mais aussi du joueur désigné Gilberto, le Toronto FC affiche de grande ambitions cette saison. Si les progrès sont notables, les résultats restent mi-figue mi-raisin. Nous avons donc décidé d’analyser cette équipe de plus près dans notre émission de la semaine (à écouter ici), en compagnie de Christian Schaekels. Voici quelques-uns des sujets que nous avons développés :

  • Toronto a-t-il les moyens de ses ambitions et a-t-il le profil d’une équipe du top ?
  • La recette offensive appliquée depuis le début de saison et son efficacité en MLS
  • La Defoe-dépendance devant et le modèle de jeu à développer autour de lui
  • Le rôle et l’apport de Michael Bradley ainsi que le manque de créativité au milieu
  • La mise en place défensive en nette amélioration
  • Pas de grande vedette chez les défenseurs, mais un recrutement efficace
  • Travail d’entraînement, opportunisme et dispositions psychologiques de l’équipe
  • Les difficultés du Toronto FC à domicile
  • Les tâches à accomplir par Ryan Nelsen (ce qui permet de parler un peu de la situation à Montréal)
  • Les perspectives d’avenir pour la suite de la saison

Comme de coutume, l’émission se conclut par nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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