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Coup Franc

29 May 1:19 pm

Les quelques articles « 20 clubs, 20 sujets chauds » publiés sur Coup Franc ont rencontré un franc succès, et vous avez été nombreux à en redemander. Votre vœu est exaucé, puisque désormais, je vous propose un tel tour d’horizon régulièrement. Voilà donc les principaux sujets qui alimentent les conversations du moment autour des 20 clubs de MLS.

28 May 3:03 pm

Le Match des étoiles (All-Star Game) a été au centre de l’attention ces deux derniers jours, puisque la MLS a annoncé hier comment voter pour vos vedettes préférées afin de les voir jouer en juillet prochain, et a dévoilé aujourd’hui qu’en 2016, l’évènement serait organisé à San José.

Commençons par le choix des joueurs pour le match de cet été, le 29 juillet contre Tottenham. Des représentants des médias ont établi une présélection de 160 joueurs soumis au vote, et vous pouvez effectuer vos choix jusqu’au 3 juillet à 15h (heure de Montréal / New York) en ligne ICI. Vous pouvez également voter sur les médias sociaux (Twitter, Facebook et Instagram) avec le mot-clef #MLSAllStar et soit le nom complet du joueur – prénom et nom obligatoires, séparés ou non d’un espace (exemple : Kekuta Manneh ou KekutaManneh) –, soit son nom d’utilisateur Twitter ou Instagram (exemple : @Kekuta16). Ces votes permettront de former le Onze Populaire, dont la composition – un gardien de but, trois défenseurs, quatre milieux de terrain et trois attaquants – sera annoncée le 13 juillet.

Néanmoins, le 11e joueur – un attaquant – sera choisi d’une autre manière, plus originale. Vous avec la possibilité d’envoyer un attaquant au Match des étoiles en marquant des buts au jeu FIFA 15 sur Xbox One, PlayStation®4, Xbox 360® et PlayStation®3. L’attaquant qui obtiendra le plus de votes – un but équivalant à un vote – le 3 juillet obtiendra la dernière place d’attaquant dans le Onze Populaire.

L’entraîneur de l’équipe représentative de la MLS au Match des étoiles, Pablo Mastroeni (Colorado Rapids), sélectionnera l’effectif qui participera au match et le onze de départ pour affronter Tottenham Hotspur le 29 juillet à Dick’s Sporting Goods Park, stade des Colorado Rapids. Il pourra choisir parmi les joueurs du Onze Populaire, les deux choix du commissaire de la MLS Don Garber et les joueurs ayant obtenu un vote d’au moins deux joueurs.

EN 2016 À SAN JOSÉ

Dans un an, les vedettes de la compétition iront un peu plus à l’ouest, puisque le Match des étoiles 2016 aura lieu à San José (Californie). La ville a déjà accueilli l’évènement en 2001, année lors de laquelle le duel a opposé l’équipe des vedettes de la Conférence Est à celle des vedettes de la Conférence Ouest au Spartan Stadium et s’est terminé par un nul 6-6. En 2016, l’évènement sera joué dans le nouvel Avaya Stadium et Dominic Kinnear, entraîneur des Earthquakes, dirigera l’équipe des vedettes de la MLS. Le nom de l’adversaire qu’elle affrontera sera annoncé ultérieurement.

Ce match organisé annuellement sera le point d’orgue de journées riches en évènements annexes, comme des actions communautaires, des activités en présence de joueurs et des concerts. En outre, le Match Chipotle des joueurs formés aux clubs, auquel participeront les meilleurs joueurs de la ligue formés par leur club, sera joué en 2016 pour une troisième année consécutive.

L’Avaya Stadium a ouvert ses portes en mars 2015, devenant le 15e stade de MLS dédié au soccer. Il s’agit d’une enceinte de 18 000 places située non loin du centre-ville de San José, à côté de l’aéroport international de San José. Le bâtiment est la première infrastructure de MLS donnant accès à l’informatique en nuage et offrant aux supporters un accès Wi-Fi haut de gamme en plus d’écrans numériques interactifs dans les allées du stade. En outre, on retrouve dans la zone nord le plus grand bar extérieur d’Amérique du Nord, un espace supporters de 8000 m² ainsi qu’un marquoir vidéo double face.

Pour la treizième fois d’un évènement qui en sera à sa 21e édition, un club de l’élite internationale se frottera aux vedettes de la MLS, qui comptent sept victoires, trois défaites et un nul lors de ces confrontations. Leur adversaire de cette année, Tottenham, s’ajoute à la liste prestigieuse des clubs ayant participé à cette rencontre amicale, où figurent également Manchester United, Chelsea, l’AS Rome, Chivas Guadalajara ou encore le Bayern Munich.

26 May 4:30 pm

DC United en tête du classement : logique sportive ou supercherie ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre dans notre émission de cette semaine (également disponible ici). Les avis sont très divisés sur les qualités de l’équipe de la capitale américaine, et on tente de comprendre pourquoi, de décortiquer son jeu, de voir si l’entraîneur Ben Olsen a une « patte » caractéristique, d’expliquer ses forces et faiblesses tant offensives que défensives, etc. Voici certaines de nos pistes de réflexion :

  • Pourquoi l’équipe ne fait-elle pas l’unanimité chez les observateurs et les « supporters neutres » ?
  • Y a-t-il eu beaucoup de changements depuis la saison dernière ?
  • Quel joueur incarne le mieux l’équipe ?
  • Peut-on voir une « patte » typique de Ben Olsen ?
  • Des joueurs qui forment un groupe homogène ou plutôt aux profils différents mais complémentaires ?
  • Quel est le facteur chance dans les buts marqués par DC United cette saison ?
  • Quels sont les points forts et les points faibles de sa défense ?
  • Davy Arnaud a-t-il été jugé trop sévèrement lors de son passage à Montréal ?
  • À quel point jouer au RFK Stadium est-il nuisible au club ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

25 May 12:23 pm

Mais que se passe-t-il chez les équipes de tête ? Pour une deuxième fois de suite, elles ont vécu une journée de championnat pour le moins difficile. Ce n’est pas compliqué : l’équipe la mieux classée à avoir gagné ce week-end occupe… la neuvième place.

Pourtant, il n’y avait guère de sommets entre ténors. La seule affiche réelle entre premiers de classe opposait New England à DC United et a pris une tournure particulière lorsque l’équipe locale, qui avait un but d’avance, s’est retrouvée à neuf contre onze suite à deux exclusions avant l’heure de jeu. Elle a tenu le coup tant bien que mal, a concédé l’égalisation mais s’en sort avec un point. « On s’entraîne à jouer à dix, pas à neuf », plaisantait Jay Heaps à l’issue de la rencontre. « Si on avait su, on se serait préparés pour jouer contre deux hommes de moins », répliquait son vis-à-vis qui, après avoir vu ses joueurs subir en première mi-temps, aurait signé à la pause pour un point, mais déplorait en fin de compte une occasion manquée tout en saluant le travail des joueurs adverses.

Autre duel a priori intéressant, Seattle - Kansas City s’est terminé sur un nul blanc qui ne fait pas du tout les affaires de l’équipe locale. L’humeur maussade dans le vestiaire traduisait bien la déception de joueurs qui ne sont pas arrivés à se créer suffisamment d’occasions contre un adversaire regroupé devant son but. Peter Vermes, qui a dû composer une équipe de bric et de broc tant il y a de blessés dans son effectif, vantait « l’intelligence incroyable » des rescapés qui ont été chercher ce point.

Bien que tenus en échec, les clubs précités ne s’en sortent pas trop mal et n’effectuent pas une mauvaise opération, puisque leurs concurrents directs ont tous perdu. À commencer par Dallas, co-leader avant le début de la journée, qui n’a réussi à se montrer menaçant qu’en toute fin de match et a dû s’incliner à Montréal où McInerney espère avoir fait taire les critiques. Toujours en bas de classement, les Québécois comblent l’écart qui les sépare de plusieurs adversaires… tout en ayant toujours autant de matchs de retard. S’ils négocient bien ceux-ci, ils pourraient réaliser une très belle remontée.

Après un départ en fanfare, Vancouver est à la recherche de son deuxième souffle mais pointait surtout l’arbitre du doigt après sa défaite à Colorado, qui s’est imposé à domicile pour la première fois depuis juillet dernier lors d’une soirée marquée par de nombreuses premières encourageantes. La plus grosse surprise du week-end est venue de New York, en proie à une sécheresse offensive et qui a subi sa deuxième défaite de la saison, contre Philadelphie qui, de son côté, ne gagnait que pour la deuxième fois en championnat cette année.

Les équipes les mieux classées à avoir gagné sont Salt Lake et le LA Galaxy. Pour le premier nommé, la mission n’était pas des plus difficiles contre New York City, désormais lanterne rouge, mais le duel avait quand même un parfum particulier en raison du retour de Jason Kreis. Quant au détenteur de la Coupe MLS, qui attend Steven Gerrard avec impatience, il ne cache par l’importance de Robbie Keane qui, pour son premier match depuis le 4 avril, a eu un rôle clef dans la victoire contre Houston.

D’autres équipes ont vu leurs vedettes offensives peser lourd dans la balance ce week-end. Auteur de son centième but en saison régulière, Wondolowski aurait cependant préféré une victoire de San José contre Orlando. Une nouvelle fois auteur d’un grand match, Giovinco a offert à Toronto la victoire contre Portland. Enfin, Columbus a raté le coche contre Chicago où les remplaçants ont permis de combler un retard de deux buts.

LES RÉSULTATS
Columbus - Chicago
LA Galaxy - Houston
Toronto - Portland
New England - DC United
Montréal - Dallas
Colorado - Vancouver
Seattle - Kansas City
Salt Lake - New York City
New York RB - Philadelphie
San José - Orlando

 
2-2
1-0
1-0
1-1
2-1
1-0
0-0
2-0
0-2
1-1

Classement général
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21 May 12:38 pm

Si l’arrivée de deux nouvelles équipes a provoqué une recomposition des conférences et le passage de 10 à 12 équipes qualifiées pour la phase finale, 2015 a également été marqué par une évolution des règlements concernant les effectifs et les transferts. Adaptations, nouveautés et clarifications sont au rendez-vous. Vous êtes nombreux à me poser régulièrement des questions à ce sujet, je vois ai donc préparé un tour d’horizon de points essentiels.

  • La taille maximale de l’effectif est passée de 30 à 28 joueurs.
  • Le budget salarial passe de 3,1 à 3,49 millions de dollars américains.
  • La part maximale du budget salarial pouvant être consacrée à un joueur passe de 387 500 à 436 250 $.
  • Le salaire minimum augmente, il est désormais de 50 000 $ au lieu de 36 500 $. Seuls 4 joueurs peuvent avoir cette rémunération, et aucun d’entre eux ne doit avoir 25 ans ou plus. Pour les autres, elle doit être d’au moins 60 000 $ (contre 48 500 $ en 2014).
  • Gros changement dont on a très peu parlé : les périodes de transferts, qui jusque-là ne concernaient que les joueurs venus de l’étranger, sont désormais d’application pour les échanges entre clubs de MLS si un joueur est impliqué. Ceux-ci ne sont donc plus possibles depuis le soir du 12 mai ; ils le redeviendront du 8 juillet au 6 août. Cela n’empêche pas de grossir l’effectif, en ajoutant par exemple un joueur venu de l’équipe réserve, à d’autres moments.
  • On connaît le montant annuel de base de la fameuse allocation monétaire : il est de 150 000 $ par club.
  • Il faut toujours payer 150 000 $ pour obtenir le droit d’avoir un troisième joueur désigné dans son effectif (sauf s’il a 23 ans ou moins). Cependant, depuis cette année, la cotisation n’est plus unique, mais se renouvelle chaque saison. Cela constitue un fonds, dont bénéficient les clubs qui ont moins de trois joueurs désignés : ils reçoivent chacun le même montant qui vient s’ajouter à leur allocation monétaire de base.
  • La limite du nombre de joueurs formés au club gagnant plus que le salaire minimum pour leur première année de contrat a été abolie.
  • La loterie pondérée a disparu.
  • La « découverte particulière », nouveauté de 2014, c’est un joueur transféré par le biais du processus de découverte dont le montant du transfert n’est pas imputé au budget salarial du club en une seule fois, mais amorti sur le terme du contrat.
  • Point qui peut paraître anodin à certains, important à d’autres : le mot « équipe » a été remplacé par le mot « club » dans de nombreux articles du règlement.

Deux des clarifications principales portent sur le processus d’allocation et le processus de découverte de joueurs. En fait, cela concerne les conditions que doivent remplir les clubs pour engager un joueur. Afin de rendre ça plus clair, avant d’expliquer ces clarifications, revoilà la liste de toutes ces conditions, à laquelle j’ai assorti un ordre d’application (non officiel mais qui, à toutes fins pratiques, marche plutôt bien).

  1. Les joueurs qui font partie de la liste d’allocation (voir détails plus bas), en général des gros noms ayant un lien avec les États-Unis ou la MLS, en fonction du classement d’allocation, qui donne la priorité aux clubs mal classés la saison précédente.
     
  2. Les joueurs sur lesquels un club a un droit de préemption, parce qu’ils ne sont pas restés en MLS après être arrivés en fin de contrat (y compris quand l’option n’a pas été levée par le club et y compris quand le club a tenté prolonger le contrat sans succès), parce qu’ils ont refusé l’offre d’un club lors du processus de découverte de joueurs (voir plus bas), parce qu’ils ont été sélectionnés lors du SuperDraft mais n’ont pas signé au club (sauf exception de la liste des joueurs disponibles, voir plus bas). C’est grâce à ce droit que Kansas City était prioritaire pour aller rechercher Roger Espinoza cet hiver.
     
  3. Les échanges, qui concernent tous les joueurs sous contrat avec un club de MLS. Ils peuvent être échangés contre un autre joueur, mais aussi contre d’autres avantages (place de joueur étranger, place au classement d’allocation, etc.)
     
  4. Les joueurs libres issus de MLS. C’est, dans le cas particulier de la MLS, le cas des joueurs âgés d’au moins 28 ans qui ont un minimum de huit ans de service en MLS et qui sont arrivés en fin de contrat ou dont l’option n’a pas été levée. C’est une nouveauté de 2015, et d’autres détails à ce sujet seront publiés suite à la ratification officielle de la nouvelle convention collective de travail.
     
  5. Le Processus de repêchage (ou simplement repêchage) a lieu une fois par an, après la Coupe MLS, et permet en gros aux clubs d’aller chercher des joueurs ayant plus de 23 ans et plus de trois ans d’expérience en MLS, et dont le contrat n’a pas été prolongé (ou l’option n’a pas été levée) par un autre club de MLS. C’est par exemple ainsi que Sanna Nyassi, que Montréal ne souhaitait pas conserver, a été recruté par San José cet hiver, ou que DC United a été chercher Fabian Espindola l’an dernier.
     
  6. Un joueur formé au club a été inscrit à l’école de jeunes du club pendant au moins un an et a rempli les conditions d’entraînement et de présence requises. Le club peut donc l’engager sans passer par le SuperDraft.
     
  7. Le SuperDraft est le recrutement de début d’année qui ouvre surtout les portes de la MLS aux joueurs qui ne sont pas encore pros et sont inscrits à l’université. Les clubs de MLS doivent choisir sur une liste établie par la MLS avec leur participation, comprenant surtout des étudiants de dernière année qui ne sont plus qualifiés pour jouer en championnat universitaire, mais aussi des joueurs Génération adidas (meilleurs joueurs des universités qui n’en sont pas encore à leur dernière année d’études et parfois certains des meilleurs joueurs des équipes nationales d’âge) et de certains joueurs étrangers qui n’ont pas été à l’université aux États-Unis.
     
  8. La liste des joueurs disponibles comprend principalement des éléments sur une voie de garage et se compose de joueurs écartés par un autre club de MLS, de joueurs qui n’étaient pas disponibles au SuperDraft mais dont la qualification pour jouer en championnat universitaire a échu la saison précédente, de joueurs universitaires absents du SuperDraft mais que la Ligue estime mûrs pour un contrat MLS, d’anciens joueurs de MLS sur laquelle une équipe a un droit de préemption dont elle ne se prévaut pas et de joueurs sélectionnés lors du SuperDraft mais qui n’ont pas reçu d’offre lorsque la saison commence. À la fin de l’année, les joueurs dont le contrat à échu et qui ne sont pas admissibles au repêchage se retrouvent aussi sur cette liste. Pour Montréal, il s’agissait de James Bissue, Gorka Larrea, Zakaria Messoudi et Gege Soriola. Après avoir été écarté il y a quelques semaines, Blake Smith y a également figuré.
     
  9. Le processus de découverte de joueurs, qui n’est pas nouveau mais a été modifié cette année (voir détails plus bas) permet de recruter tous les autres joueurs hors-MLS.

Outre l’apparition de la notion de joueur libre, deux modifications importantes sont mises en œuvre cette année : l’arrivée de la liste d’allocation, et des précisions quant au processus de découverte de joueurs. Elles valent quelques explications détaillées.

Le classement d’allocation existait déjà, son principe ne change pas : c’est un classement qui donne la priorité aux clubs moins bien classés la saison précédente pour engager certains joueurs de renom qui ont un lien, de près ou de loin, avec la MLS. C’est par exemple par ce biais que Sacha Kljestan et Kei Kamara sont revenus cette saison, tout comme Eddie Johnson et Bakary Soumare en 2012. Mais cela concerne aussi des joueurs qui n’avaient encore jamais joué en MLS : les clubs qui ont permis à Charlie Davies et Luis Robles d’y effectuer leurs premiers pas les ont engagés grâce à leur classement d’allocation.

Ce dernier est néanmoins désormais assorti d’une nouveauté très importante depuis cette année : la liste d’allocation. On y retrouve des internationaux américains, des espoirs américains et des anciens joueurs de MLS partis à l’étranger pour un montant de transfert supérieur à 500 000 $. Désormais, c’est clair, net et précis : seuls les joueurs de cette liste sont soumis au principe d’allocation, alors qu’avant, cela pouvait avoir des apparences de cas par cas.

Quant au processus de découverte de joueurs, il sert donc à engager les joueurs qui ne sont pas en MLS et ne doivent pas être embauchés par un des huit autres moyens. C’est comme ça, par exemple, que Lionel Messi pourrait arriver en MLS, tout comme un vétéran venu en droite ligne de la D2 luxembourgeoise et dont personne n’a entendu parler avant.

En pratique, chaque club a une « liste de découvertes » comptant un maximum de 7 joueurs, qu’il peut modifier en tout temps. Il peut en engager 6 par saison. Si deux clubs veulent ajouter un même joueur sur leur liste, celui qui a fait la demande en premier sera prioritaire au moment de l’engager. Cependant, si un club veut engager un joueur faisant partie de la liste d’un autre club, il peut lui offrir un montant d’allocation monétaire de 50 000 $ : si le club « prioritaire » refuse cette offre, il doit proposer un contrat sérieux au joueur.

Le terme de joueur désigné n’est donc pas lié à la manière dont le joueur arrive au club, mais bien au fait que son salaire dépasse la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur. Il peut donc aussi bien arriver grâce au processus de découverte de joueurs que venir de la liste d’allocation ou obtenir ce statut suite à une prolongation de contrat.

Voilà donc les principales modifications apportées aux règlements cette année, ainsi que quelques grandes lignes permettant de mieux les comprendre. Vous pouvez également les consulter dans leur intégralité, en français.

19 May 1:09 pm

Entre le prestigieux Festival de Cannes et, à Montréal, Pitchfest où seront projetés 14 films consacrés au ballon rond, le cinéma est à l’honneur cette semaine et l’émission Coup Franc (également disponible ici) se met au diapason. Nous recevons Benoît Mariage, réalisateur du film Les Rayures du Zèbres, et parlons d’autres films à l’affiche en établissant des liens concrets entre les sujets qu’ils évoquent et les réalités de la MLS et du soccer dans notre coin du monde.

Benoît Mariage nous apprend que son film est inspiré de faits réels et d’un recruteur qui a également amené des joueurs de MLS en Europe. Il nous parle du franc parler des personnages et du côté moins politiquement correct de son film, qu’il n’a pas voulu évacuer pour coller au mieux à ce qu’il avait constaté lors de son travail de recherche. Les espoirs démesurés de certains jeunes joueurs et l’attitude de certains agents font bien entendu partie des discussions. On évoque également avec lui la difficulté de réaliser des films de soccer et ses références dans le genre.

Parmi les autres sujets de conversation (toujours sur base des films de Pitchfest) :

  • Les joueurs africains en MLS
  • La difficulté de recruter en Afrique pour les clubs de MLS
  • Montréal devrait-il chercher des joueurs en Algérie et en Chine ?
  • À quel point la diffusion de la MLS dans le reste du monde est-elle importante ?
  • L’attraction suscitée par le milieu des hooligans
  • Le contexte socio-économique de la « génération hooligans »
  • Comment se reconnaître dans les équipes créées de toutes pièces ?
  • À quoi les supporters s’identifient-ils le plus ?
  • Le soccer, vecteur fort de l’identité québécoise ?
  • La place des supporters dans les décisions des clubs
  • Les progrès du soccer féminin à travers le monde depuis 12 ans
  • À quel point la prochaine Coupe du monde féminine est cruciale pour le Canada

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18 May 10:34 am

Oui, bon, oubliez la question sur la hiérarchie de la semaine dernière. Ce week-end, Montréal, Philadelphie et Orlando ont gagné (parfois sur des scores impressionnants) alors que devant, seul Seattle s’est imposé, à Vancouver, réalisant une juteuse opération chez un concurrent direct pendant que DC United, Dallas, New York et New England perdaient des plumes.

Dans le haut du classement depuis les premières encablures de la saison, Vancouver recevait Seattle qui, après un départ plus lent, grignote les places de semaine en semaine, et est une des équipes en forme du moment. L’absence de Martins a été compensée par Barrett, auteur des deux buts couronnant ce que les hommes de Sigi Schmid considèrent comme leur plus belle prestation de la saison. Menée tôt dans la rencontre, l’équipe locale n’a jamais été en mesure de menacer la défense adverse, et a même été privée de ballon en deuxième mi-temps.

L’autre sommet de la journée, entre Dallas et New York, mettait aux prises une des meilleures attaques et une des défenses les plus solides de la compétition. C’est la seconde qui a pris le dessus, lors d’un nul blanc à l’issue duquel les Texans se sont inclinés face à la tactique et au positionnement de leurs adversaires, qui savouraient ce bon point en déplacement prouvant qu’ils avaient bien préparé leur match.

Quand certaines équipes de tête s’affrontent entre elles, les autres doivent en profiter et gagner. Ce ne fut pas le cas. New England, où le retour de Jones dans l’entrejeu a pourtant apporté encore plus de dynamisme, a buté sur Toronto qui a pris un point précieux mais s’inquiétait surtout de la blessure d’Altidore. DC United a encore davantage raté le coche : l’absence de certains titulaires habituels laissés sur le banc est une des raisons de la défaite à Philadelphie où Pfeffer a répondu à sa non-sélection pour le Mondial des -20 ans de la meilleure manière qui soit.

Ce n’était pas la seule victoire des équipes de bas de classement, et les deux autres ont été nettement plus retentissantes dans les chiffres. Dans un stade qu’il espère transformer en forteresse, Orlando a atomisé 4-0 un LA Galaxy à la composition d’équipe pour le moins inhabituelle et dont seuls « 3 des 14 joueurs sur le terrain ont joué de façon acceptable ». Montréal a marqué autant de buts et poussé un ouf de soulagement suite à son premier succès de la saison en championnat, contre une équipe de Salt Lake qui a multiplié les erreurs.

Après une demi-heure encourageante, Columbus a perdu son football suite à l’exclusion de Saeid et c’est finalement San José qui a profité de sa supériorité numérique pour s’imposer avec style. Un doublé de Bruin, qui avait retrouvé ses meilleures sensations, a permis à Houston de battre Portland qui savait pourtant à quoi s’attendre. Avec un homme de plus et deux buts d’avance, Chicago a alterné le meilleur et le pire en concédant un nul à New York City où l’on espère que ce retour constitue un point tournant de la saison. Enfin, Kansas City - Colorado a été reporté en raison des conditions météo.

LES RÉSULTATS
New York City - Chicago
Dallas - New York RB
Montréal - Salt Lake
Vancouver - Seattle
New England - Toronto
Houston - Portland
San José - Columbus
Orlando - LA Galaxy
Philadelphie - DC United

 
2-2
0-0
4-1
0-2
1-1
3-1
2-0
4-0
1-0

Classement général
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15 May 10:39 am

À l’occasion du match retour de la finale de la Ligue des champions, des télévisions du monde entier étaient présentes au Stade olympique de Montréal. Parmi elles, une équipe de la maison de production en charge de la diffusion du championnat de Belgique, emmenée par la journaliste Christine Schréder. Elle a réalisé un reportage en trois parties portant sur le match, sur l’Impact de Montréal et, évidemment, sur son joueur belge Laurent Ciman. Leur première diffusion a été réservée aux abonnés de chaînes à péage, qui ont pu les voir à la mi-temps de matchs au sommet du championnat de Belgique. Ils sont désormais disponibles pour tout le monde, et ils valent le coup d’œil !

1re partie : Présentation de l’Impact de Montréal, de la MLS et de l’impact de Laurent Ciman sur son nouveau club, tant sur le terrain qu’en dehors.

2e partie : Sujet sur le match retour de la Ligue des champions, le public montréalais, et la manière dont Ciman est vu par ses supporters et ses coéquipiers.

3e partie : L’installation de Laurent Ciman au Québec, un choix aussi bon pour sa vie professionnelle que sa vie privée et le bonheur de sa fille Nina.

            

13 May 2:00 pm

Arrivé à Colorado en janvier 2014, Charles Eloundou (20 ans) entame sa deuxième saison en MLS. Présent lors de 11 rencontres - dont 4 comme titulaire - l’an dernier, le jeune attaquant a pour objectif de jouer davantage, et de marquer plus. Mais les obstacles en travers de son chemin ne manquent pas. Il en a parlé avec notre collègue Marco Cummings, basé à Denver.

Le Camerounais a d’abord dû faire face à des problèmes administratifs. « J’ai dû renouveler mon visa pour revenir ici, explique-t-il. Ce ne fut pas chose facile. Le club avait envoyé une lettre de recommandation à l’ambassade, mais le rendez-vous a pris du temps. Il a été fixé un mois plus tard, alors que Colorado était déjà en préparation de la saison, et moi j’étais en attente… C’était difficile. Ce n’était même pas un problème de papiers ou avec la Fédération. Seulement un problème de rendez-vous à l’ambassade que je devais attendre. »

S’il n’a pas eu le choix de patienter, ses coéquipiers, eux, peaufinaient leur forme. Quand il a enfin pu les rejoindre, Eloundou affichait un retard de condition. Pour le résorber, et pour lui permettre d’obtenir du temps de jeu, il a été envoyé à Charlotte, équipe satellite de Colorado évoluant en USL. « J’étais très content d’être à Charlotte car il y a vraiment des gens adorables là-bas. J’ai travaillé dur et ils m’ont accueilli comme un des leurs. En plus, le coach (Mike Jeffries, NdlA) m’aimait bien et on avait beaucoup de choses en commun, c’était facile pour moi. »

Depuis son retour en sol américain, Eloundou n’a pas seulement dû travailler pour avoir 90 minutes dans les jambes. On l’a aussi souvent vu fréquenter les salles de musculation. « Pendant la préparation de la saison, le préparateur physique m’a dit que j’avais besoin de prendre du volume corporel. C’est désormais chose faite : je me sens bien physiquement, et je continue de travailler dur pour ça. Je me sens 100% en forme, j’attends que l’entraîneur me fasse jouer pour lui montrer que je suis prêt. »

L’entraîneur, ce n’est plus Jeffries, mais bien Pablo Mastroeni. En effet, depuis le 22 avril, l’attaquant a réintégré l’effectif de l’équipe première après avoir « justifié la confiance accordée pour retrouver le rythme de match, et mérité le droit de revenir dans l’effectif », pour reprendre les propos du directeur technique, Paul Bravo.

Dès son arrivée, il a dû se mettre au diapason des autres attaquants, à qui Mastroeni impose beaucoup de travail défensif. Une demande qu’il ne considère pas contre nature. « Pour moi, le système du coach est bon : c’est lui qui est bien placé pour voir ce qu’il faut tactiquement pour l’équipe. Nous, les attaquants, nous faisons ce qu’il nous demande de faire, simplement notre travail, et ça ne me dérange pas. Un joueur doit d’abord travailler défensivement avant de s’impliquer offensivement. Ça nous permet de jouer en contre-attaque. Dès qu’on récupère le ballon, on va vers l’avant rapidement. »

Désormais, Eloundou doit composer avec une concurrence nouvelle : celle d’attaquants qu’il côtoyait déjà l’an dernier, comme Gabriel Torres, mais aussi l’Argentin Luis Solignac, fraîchement transféré, ou encore Dominique Badji, un jeune Sénégalais arrivé en début d’année. Et si cette concurrence se transformait en complicité pour constituer une paire africaine en attaque ? « Badji, je ne le connaissais pas. Mais vous savez, nous les Africains, on se sent bien quand on a un “frère”. Et Badji vient du Sénégal, où on parle aussi français, alors c’est plus facile pour moi de communiquer avec lui. » Imaginez ce duo face à New York et un partenariat Ronald Zubar - Damien Perrinelle… On vous a déjà dit qu’on parlait de plus en plus français dans les équipes américaines de MLS ?

Bon, avant d’en arriver là, l’ancien avant de Coton Sport doit jouer davantage. Depuis son retour en équipe première, il a été confiné à deux montées au jeu d’un quart d’heure en fin de match. Il n’en demeure pas moins ambitieux. « Mon objectif est de jouer le plus de matchs possible, d’accumuler de l’expérience pour l’avenir, et de marquer dix buts ou plus. Je n’ai pas beaucoup marqué avec Charlotte, mais je crois qu’avec le temps et la confiance, ça va venir. »

Ça, ce n’est qu’une première étape. Car à terme, celui qui a défendu les couleurs de son pays chez les espoirs et goûté à une sélection chez les A aimerait porter à nouveau le maillot des Lions indomptables. « Je suis en contact avec quelques dirigeants, mais c’est à moi d’avoir du temps de jeu ici pour qu’on me convoque en équipe nationale. J’ai des objectifs et c’est pour ça que je travaille dur, pour être appelé à représenter mon pays. »

            

12 May 11:52 am

On replonge cette semaine (émission également disponible ici) dans de nombreuses réalités quotidiennes du championnat, avec un retour sur quelques rencontres de la dernière journée, le derby new-yorkais, le nouveau stade de Toronto, mais aussi la retraite de Dwayne de Rosario, le Franco du mois d’avril ou encore un livre consacré aux San José Earthquakes.

  • Le derby new-yorkais a-t-il tenu ses promesses sur le terrain et en dehors ?
  • Columbus - Seattle : un match de haute voltige entre deux très bonnes équipes ?
  • Y a-t-il un problème d’individualisme dans l’équipe de Montréal ?
  • Les équipes de tête sont-elles celles qui ont le meilleur rendement depuis le début de la saison ?
  • Après 10 semaines, peut-on déjà dire que les équipes de la Conférence Ouest sont bien meilleures que celles de la Conférence Est ?
  • À quel point Toronto a-t-il déçu pour son premier match à domicile ?
  • Rénovation de BMO Field : visionnaire ou folie des grandeurs ?
  • Quelle place Dwayne de Rosario a-t-il dans le soccer canadien et la MLS ?
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