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Coup Franc

18 November 12:45 pm

La MLS annoncera jeudi les noms des finalistes prétendant aux divers trophées qu’elle remettra à la fin de la saison. Ces récompenses individuelles seront aussi le sujet de notre émission Coup Franc de la semaine, qui sera en ligne à partir de ce mardi. Voici mes choix, en guise d’apéritif et pour ouvrir le débat.

RECRUE DE L’ANNÉE
DeAndre Yedlin (Seattle) :
Formé au club, cet arrière droit de 20 ans y a signé son premier contrat pro cette saison et est d’emblée devenu incontournable, au sens figuré mais aussi au sens propre. En plus, il aime se porter vers l’avant et a été sélectionné au Match des étoiles. Deshorn Brown a également disputé une superbe saison, et m’a fait un peu hésiter.

DÉFENSEUR DE L’ANNÉE
José Gonçalves (New England) :
Arrivé l’hiver dernier de Sion (Suisse), il s’est immédiatement adapté à la MLS et a fait de la défense de New England une des meilleures de la compétition, particulièrement dans l’axe central, où il évolue. Ce meneur d’hommes expérimenté et complet a fait preuve d’une constance de tous les instants et n’a en outre pas raté la moindre minute cette saison.

RETOUR DE L’ANNÉE
Kevin Alston (New England) :
Les critères d’évaluation sont nombreux pour cette catégorie, mais aucun joueur qui a quitté la MLS pour y revenir cette saison n’a brillé de mille feux (même si Findley a été plutôt bon). Alston, lui, a connu un éloignement bien différent et plus effrayant : un diagnostic d’une forme de leucémie rare, mais guérissable, en avril dernier. Fin juillet, il rejouait en championnat.

ENTRAÎNEUR DE L’ANNÉE
Caleb Porter (Portland) :
S’il y avait un prix de métamorphose de l’année, il reviendrait sans aucun doute à Portland. Et il la doit principalement à son entraîneur, qui n’en est qu’à sa première saison à ce niveau. Cette équipe sait presque tout faire : une défense solide dans le jeu, sans réelle vedette ; un entrejeu qui sait créer et contrer ; une efficacité offensive avec une contribution de tout le monde. Si ce collectif est aussi beau à voir, son entraîneur n’y est pas pour rien.

GARDIEN DE L’ANNÉE
Raul Fernandez (Dallas) :
Il semble être tombé dans l’oubli en raison de la deuxième moitié de campagne désastreuse de son équipe, reste qu’il a accumulé les bonnes interventions (dont pas mal d’arrêts spectaculaires) d’un bout à l’autre de la saison sans commettre de grosses erreurs. Tout le monde ne peut pas en dire autant… Seul Penedo m’a fait une aussi bonne impression, mais il n’a pas joué assez pour que je le prenne en considération.

NOUVEAU VENU DE L’ANNÉE
Diego Valeri (Portland) :
Avec Gonçalves, il est l’autre super transfert de l’hiver. Inconnu ici en début de saison, il est devenu incontournable : créatif, il sait orienter le jeu en gardant le ballon au sol et délivrer des passes décisives sur la tête de ses partenaires. Aussi efficace quand son équipe pose le jeu que quand elle part en contre, il a en outre le sens du but. Ses adversaires ont beau le cibler, il reste debout et c’est lui qui dicte le rythme des échanges.

JOUEUR DE L’ANNÉE
Diego Valeri (Portland) :
Mike Magee est archi-favori (les jeux semblent même faits d’avance), mais je ne m’inscris pas dans cette lignée. On en discutera sûrement abondamment dans l’émission Coup Franc de cette semaine ! Keane, Di Vaio, Cahill, Beckerman et Camilo ont aussi beaucoup de mérite et il est difficile de déterminer quelqu’un qui sort du lot cette saison. Mon choix se porte sur un joueur qui fait partie d’un excellent collectif, joue bien mais fait aussi mieux jouer les autres.

15 November 2:06 pm

Après les flops hier, j'inaugure aujourd'hui le classement « Pleine lucarne », mon top 10 de la saison.

10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England
Deux des bonnes surprises de cette édition du championnat sont des clubs qui ont misé sur la carte jeunes. Oscar Pareja a bien ciblé ses renforts et Colorado a réussi à donner un rôle crucial à Brown, Powers, Klute et O’Neill, tous âgés de moins de 24 ans. Idem avec Agudelo, Fagundez, Farrell et Rowe à New England, qui a aussi séduit grâce à un jeu au sol orienté autour du virevoltant Nguyen et à l’arrivée de Gonçalves, un des meilleurs transferts de l’hiver dernier.

9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
La saison de Dallas a vraiment été bizarre. L’enthousiasme de début d’année était dû à des transferts prometteurs (Hassli, Cooper), qui n’ont pas répondu aux attentes. Ce qui n’a pas empêché l’équipe d’être en tête à la mi-championnat… avant de sombrer complètement. Elle doit ses meilleurs moments à deux hommes. Son gardien, l’international péruvien Raul Fernandez, est sobre et ne commet pas de grosses erreurs (et est encore en lice pour l'arrêt de l'année). Quant au Brésilien Michel Garbini, il a un coup de patte extraordinaire sur phases arrêtées, que ce soit pour trouver un équipier ou… marquer le corner direct que je vous ai mis en vidéo.

14 November 3:34 pm

Comme la saison dernière, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Reculer, une mauvaise idée à Vancouver
Tout le monde s’accorde pour dire que Vancouver a de très beaux atouts offensifs et créatifs : Camilo, Miller, Kobayashi ou encore les jeunes Manneh et Teibert. Et pourtant, souvent cette saison, l’équipe a fait preuve d’attentisme. Mauvaise idée : c’est en laissant ses adversaires prendre la direction des opérations et en leur permettant d’envoyer des centres à profusion que les hommes de Martin Rennie ont encaissé de nombreux buts, ratant régulièrement leurs débuts de mi-temps. Conséquence : élimination prématurée et nouvel entraîneur en 2014.

9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
L’importance des phases arrêtées est tellement soulignée qu’elle en est devenue un cliché du « soccer moderne ». Marquer beaucoup de la sorte (comme Dallas) n’est pas une garantie de succès, on peut éviter l’échec en étant friable dans ce domaine (comme Portland) mais il semble impossible de sortir la cave du classement en inscrivant peu de buts sur phases arrêtées. Ainsi, les trois cancres de la saison, Chivas USA, DC United et Toronto, ont aussi été les trois équipes les moins productives dans cet aspect du jeu. Bonne chance si vous cherchez un autre corner qui a bien tourné pour DC United en dehors de celui ci-dessus.

14 November 12:31 pm

La MLS a annoncé aujourd’hui qu’elle allait organiser pour la première fois de son histoire une évaluation de joueurs des Caraïbes, qui aura lieu du 2 au 5 janvier 2014 à Saint John’s (Antigua-et-Barbuda). L’évènement, organisé en partenariat avec l’Union caribéenne de football (CFU), permettra à des joueurs de 18 à 21 ans de toutes les Caraïbes de se produire devant des prospecteurs de la ligue dans le but d’obtenir une invitation à l’Évaluation annuelle de la MLS des espoirs adidas qui aura lieu plus tard au cours du même mois à Fort Lauderdale (Floride).

« Nous reconnaissons que la région de la CONCACAF, et en particulier les Caraïbes, abonde en joueurs de soccer talentueux. Pour nos prospecteurs, il s’agira d’une occasion d’évaluer et d’identifier les meilleurs joueurs de la région, a déclaré Todd Durbin, vice-président exécutif de la MLS. Des joueurs caribéens venant d’îles comme la Jamaïque, Haïti, la Grenade ou d’ailleurs ont acquis un rôle important en MLS. Cet évènement permettra de détecter la prochaine génération de vedettes de la MLS dans l’optique d’atteindre notre but de faire partie des meilleurs championnats au monde pour 2022. »

« Les joueurs de talent qu’on retrouve en abondance dans les Caraïbes reçoivent là une occasion de développement enthousiasmante qui leur permettra d’évaluer leur niveau de formation et les progrès à accomplir afin de jouer au plus haut niveau », a déclaré pour sa part le président de la CFU, Gordon Derrick.

Seuls des joueurs invités participeront à l’évaluation, qui consistera en quatre jours d’entraînements et de matchs amicaux contre des formations locales. Ceux qui se montreront les plus convaincants auront effectué un pas de plus sur les traces des joueurs caribéens qui ont acquis un rôle important en MLS, comme Jeff Cunningham, Stern John, Ezra Hendrickson, Jean-Philippe Peguero par le passé ou, de nos jours, Shalrie Joseph, Atiba Harris, Ryan Johnson, Donovan Ricketts, Osvaldo Alonso ou encore Deshorn Brown.

12 November 1:13 pm

La phase finale de la MLS bat son plein en ce moment : on vient de disputer le match aller des finales de conférence, point d’orgue d’une série de 10 rencontres en 12 jours. Ce blitz est évidemment au cœur de notre émission de cette semaine (à écouter ici) :

  • Les mérites de Salt Lake, dont tous les joueurs savent ce qu’ils ont à faire une fois sur le terrain
  • L’étiolement de la confiance de Portland et sa faiblesse sur les phases arrêtées
  • Le non-match entre Houston et Kansas City
  • Faut-il prendre en compte les buts à l’extérieur ?
  • L’élimination de New York : hara-kiri ! Les limites de Mike Petke
  • Le LA Galaxy sorti en raison de ses faiblesses défensives… et de l’échange Magee - Rogers ?
  • L’importance, ou non, de respecter le calendrier international
  • Quelques mots aussi sur la situation de Marco Schällibaum à Montréal

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 November 12:46 pm

Les finales de conférence aller ont été pour le moins contrastées : dans l’Est, Houston et Kansas City n’ont pu se départager et le nul blanc reflète parfaitement la qualité de la rencontre, alors que dans l’Ouest, six buts et le spectacle étaient au rendez-vous à l’occasion de Salt Lake - Portland.

L’objectif de Kansas City était clair : ne pas encaisser, et il a été atteint. Même quand l’équipe avait une mini-chance d’aller menacer Hall, elle évitait le moindre risque, d’autant qu’il n’y a pas de « double bénéfice » au but marqué à l’extérieur en MLS. Houston, qui disputait son quatrième match en dix jours, son sixième en moins de trois semaines, était quelque peu sur les rotules et affrontait un adversaire contre qui il n’a jamais marqué en trois confrontations au Texas cette saison.

Si ce 0-0 (résumé vidéo) n’a rien de surprenant, certains annonçaient un « combat de chiens ». Ce fut laid, mais encore plus qu’on ne le croyait. Oui, il y a eu des coups salauds, oui, de nombreux joueurs ont des plaies à panser (le calendrier chargé y est pour beaucoup) mais on a aussi longtemps assisté à un simulacre de combat : on grogne pour gagner la bataille de l’entrejeu, mais on ne prend ensuite pas le risque d’attaquer. La concentration pour éviter de prendre des buts était plus importante que la volonté d’en marquer et il n’y eut guère de menaces sérieuses durant 90 minutes.

Ce fut une histoire bien différente dans l’autre duel, lors duquel Salt Lake a battu Portland 4-2 (résumé vidéo). Tout avait bien commencé pour les visiteurs, qui avaient profité d’une approximation de Rimando pour prendre l’avance sur un superbe coup franc de Will Johnson. Mais ils ont payé leurs carences défensives sur phases arrêtées au prix fort. Après avoir concédé l’égalisation sur corner, le doute les a envahis. Salt Lake l’a immédiatement senti et les a pris à la gorge, sans relâcher. Portland est sorti de son match : les ingrédients du désastre étaient réunis, et une bourde de Danso a permis à Findley de donner l’avance à ses couleurs.

Sandoval a porté l’écart à deux buts juste après le repos, et Morales a profité d’une erreur de Ricketts sur corner pour faire 4-1. En toute fin de rencontre, Piquionne reprenait un centre de la droite de Jewsbury pour fixer les chiffres à 4-2. Un but ô combien important, car tout Portland croit qu’il est possible de remonter un écart de deux buts à domicile dans deux semaines. La position de Salt Lake est évidemment enviable, mais ne comptez pas sur Jason Kreis et ses hommes pour dire que leur avance est confortable.

09 November 12:35 pm

Pas le temps de se reposer, pas le temps de célébrer, voilà déjà le moment des finales de conférence. Plus on avance, plus les duels s’annoncent serrés… ce qui n’est pas peu dire quand on voit comment il a été difficile de départager les protagonistes au tour précédent !

Ce samedi dès 14h30 (HE) sur RDS2, NBC et Univision Deportes, Houston accueillera Kansas City. Pour une troisième saison consécutive, les deux équipes s’affrontent en phase finale. Par deux fois, les Texans se sont imposés et, avide de revanche, leur adversaire est ravi de retrouver son bourreau. « Il en est malade », déclare Bobby Boswell qui ne prévoit pas un match académique mais bel et bien un combat de chiens.

Suspendu, Corey Ashe restera à la niche et Dominic Kinnear n’a pas de remplaçant attitré : il optera sans doute pour l’option qui a le plus de mordant. De son côté, Peter Vermes sait qu’il peut à nouveau compter sur Claudio Bieler, qui a montré qu’il n’avait pas perdu son flair en marquant en prolongation contre New England.

Dimanche à 21h00 (HE), RDS2, ESPN et ESPN Deportes retransmettront Salt Lake - Portland. Considéré par certains comme une finale avant la lettre entre les équipes les plus constantes depuis le début de la saison, ce duel opposera deux solides défenses, deux entrejeux riches et deux attaques puissantes avec de multiples options. À Portland, Ryan Johnson semble avoir retrouvé la préséance, alors qu’à Salt Lake, on a vu que quand Saborio ne marquait pas, ses équipiers prenaient le relais.

Ce sera également une histoire de bêtes noires, puisqu’en quatre confrontations cette saison, les hommes de Caleb Porter n’ont jamais battu ceux de Jason Kreis. Mais, selon leur entraîneur, ils ont eu une bonne répétition face à Seattle, et affronteront un adversaire qui a les mêmes failles. Son vis-à-vis estime que ses hommes, qui jouent leur deuxième match de suite à domicile, ne sont pas forcément avantagés par le fait de ne pas voyager, mais surtout par celui de dormir dans leur propre lit. Il est certain que dimanche soir, ils vous feront passer le goût de rejoindre le vôtre.

08 November 12:55 pm

Après avoir bataillé dur pour une place en finale de la Coupe des États-Unis plus tôt cette année, Salt Lake et Portland remettront le couvert dans quelques jours, pour une place en finale de la Coupe MLS cette fois.

Le LA Galaxy ne coiffera pas sa couronne de champion pour une troisième fois consécutive. Il doit avant tout s’en prendre à lui-même. Après avoir gâché une montagne d’occasions chez lui au match aller, il est retombé dans ses travers défensifs au retour : les phases arrêtées et le jeu de tête. Le but d’ouverture dit tout : Sebastian Velasquez a été dominateur dans les airs, lui qui dépasse les 170 cm grâce à l’épaisseur de sa chevelure… Les deux équipes étant à égalité parfaite après 90 minutes, on a eu droit à des prolongations pour la troisième fois en deux jours.

Après avoir maintes fois repoussé l’échéance (transversale, poteau, but annulé), les Californiens durent finalement s’avouer vaincus quand Schuler a prolongé un coup franc au fond des filets pour fixer les chiffres à 2-0 (résumé vidéo). « On n’était pas censé gagner mais on le voulait davantage », a déclaré un Jason Kreis qui avait été assez défaitiste au cours des heures précédentes. Volonté ou incapacité, toujours est-il que si Nick Rimando a dû effectuer quelques interventions, il a surtout regardé de loin des adversaires improductifs offensivement.

La dernière demi-finale de conférence a été la moins équilibrée. Après s’être imposé 1-2 à l’aller, Portland a battu Seattle 3-2 (résumé vidéo). Sigi Schmid avait tenté le tout pour le tout en sortant une carte inattendue de son chapeau : aligner Shalrie Joseph à l’attaque. Il avait aussi promis que ses joueurs allaient attaquer dès le coup d’envoi, mais ils ont plutôt subi les foudres d’un adversaire qui n’était pas rassasié et menait 2-0 avant d’en planter un troisième juste après le repos.

Deux buts visiteurs en fin de rencontre ont davantage contribué à sauver l’honneur des visiteurs qu’à relancer le suspense, et ont réveillé une équipe locale qui avait soudainement levé le pied après avoir disputé ses « 45 meilleures minutes de la saison », dixit Darlington Nagbe. Mais ne croyez pas que ça leur monte à la tête : si les supporters ont longtemps fêté la qualification face à l’ennemi viscéral, Caleb Porter et ses joueurs ont déjà fixé leurs esprits sur le tour suivant.

07 November 2:14 pm

On connaîtra ce soir le carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2013, à l’issue des demi-finales retour de la Conférence Ouest, rencontres dont les participants sont séparés par un seul but d’écart.

Sur le coup de 21h00 (HE) et devant les caméras de TSN2 et ESPN2, Salt Lake recevra le LA Galaxy, vainqueur 1-0 chez lui à l’aller. Et dans l’Utah, la panique semble s’installer dès qu’il faut jouer le match retour à la maison, ce qui ailleurs est souvent considéré comme un avantage. « Cette rencontre permet à notre adversaire de jouer sur ses forces : défendre et contre-attaquer », se lamente Jason Kreis dont l’équipe semble peiner à retrouver son rythme dès qu’elle a plus de 10 jours de repos.

Jamais aussi dangereux à l’extérieur que lorsqu’il y fait le jeu, le champion en titre se battra avec un adversaire dont le jeu tant offensif que défensif est basé sur la possession de balle. Cela promet une belle bataille dans l’entrejeu, où le duo Juninho - Sarvas fait des merveilles. Fort de leur but d’avance, les Californiens seront certainement tentés de reculer par moments. Heureusement pour eux, depuis deux gros mois, leur défense a laissé de côté des errements qui lui ont coûté cher plus tôt cette saison.

S’il n’y a pas de prolongation, dès le coup de sifflet final, Portland - Seattle prendra le relais (toujours sur TSN2, mais aussi NBCSN et Univision Deportes) à partir de 23h00 (HE). Les pensionnaires de Rose City se sont imposés 1-2 chez leur rival et joueront pour gagner, sans privilégier la contre-attaque comme au match aller. Trois mots sont revenus dans les discours de début de semaine de Caleb Porter à ses joueurs : affamés, combatifs, organisés.

Seattle n’a pas le choix : il doit gagner. Dans cette optique, la semaine a bien commencé puisque Martins et Yedlin se sont entraînés normalement deux jours de suite et devraient être disponibles pour le match. Reste à voir s’ils ont 90 minutes dans les jambes. Peu importe l’identité des joueurs sur le terrain, les visiteurs ne comptent pas faire preuve de patience : ils veulent imposer leur jeu dès la première minute. Encore une soirée qui promet bien du spectacle !

07 November 11:38 am

Il a fallu recourir aux prolongations pour connaître les participants à la finale de la Conférence Est, qui opposera Houston à Kansas City (match aller samedi au Texas), respectivement vainqueurs à New York et contre New England.

Chez lui, le vainqueur du Supporters Shield avait toutes les cartes en mains pour passer au tour suivant mais a une fois de plus laissé filer la montre en or, s’inclinant 1-2 (résumé vidéo). Dominateur, il avait ouvert la marque grâce à Wright-Phillips, qui reprenait un centre de Sam et profitait d’une bourde du gardien Hall. Ce dernier s’est ensuite parfaitement repris en multipliant les réflexes salvateurs. L’égalisation est tombée en fin de première mi-temps quand Sekagya offrait littéralement le ballon à Davis, qui n’avait plus qu’à conclure. L’auteur de la mauvaise passe s’était fait mal quelques minutes plus tôt et peinait encore à courir : un cadeau parmi d’autres offert par les New Yorkais.

Il y avait certes un peu de malchance dans ce but, mais l’équipe a remis tellement souvent son adversaire dans le match qu’elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Les deux formations n’ont pu se départager au cours des 90 minutes réglementaires, et Dominic Kinnear a donné une leçon de coaching à son homologue Mike Petke en effectuant des remplacements plus judicieux. Parmi eux, le nouveau héros orange, Omar Cummings, auteur du but décisif après avoir déjà égalisé dans les derniers instants au match aller.

Avec un but de retard suite à sa défaite à Foxborough, Kansas City a entamé sa rencontre face à New England tambour battant. L’équipe locale a cependant buté sur un Reis qui a multiplié les miracles, ne s’avouant vaincu que par Collin juste avant la pause. Le stade s’est tu lorsqu’Imbongo a fait 1-1 à 20 minutes de la fin mais a retrouvé l’espoir quand l’arrière gauche Sinovic a marqué le but le plus important de sa carrière, replaçant les deux équipes à égalité parfaite suite au 2-1 du match aller. Pour la deuxième fois de la soirée, il fallait recourir aux prolongations.

Durant celles-ci, l’assaut que les visiteurs avaient prévu de subir s’est poursuivi. Mais c’est paradoxalement après un dégagement raté de New England que les Ciel et Marine ont pu mener un contre ponctué victorieusement par Bieler pour fixer les chiffres à 3-1 (résumé vidéo) à 7 minutes de la loterie des tirs au but. Peter Vermes était très fier de ses joueurs, qui ont à la fois parfaitement géré le match et offert du spectacle.