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Coup Franc

12 November 1:13 pm

La phase finale de la MLS bat son plein en ce moment : on vient de disputer le match aller des finales de conférence, point d’orgue d’une série de 10 rencontres en 12 jours. Ce blitz est évidemment au cœur de notre émission de cette semaine (à écouter ici) :

  • Les mérites de Salt Lake, dont tous les joueurs savent ce qu’ils ont à faire une fois sur le terrain
  • L’étiolement de la confiance de Portland et sa faiblesse sur les phases arrêtées
  • Le non-match entre Houston et Kansas City
  • Faut-il prendre en compte les buts à l’extérieur ?
  • L’élimination de New York : hara-kiri ! Les limites de Mike Petke
  • Le LA Galaxy sorti en raison de ses faiblesses défensives… et de l’échange Magee - Rogers ?
  • L’importance, ou non, de respecter le calendrier international
  • Quelques mots aussi sur la situation de Marco Schällibaum à Montréal

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

11 November 12:46 pm

Les finales de conférence aller ont été pour le moins contrastées : dans l’Est, Houston et Kansas City n’ont pu se départager et le nul blanc reflète parfaitement la qualité de la rencontre, alors que dans l’Ouest, six buts et le spectacle étaient au rendez-vous à l’occasion de Salt Lake - Portland.

L’objectif de Kansas City était clair : ne pas encaisser, et il a été atteint. Même quand l’équipe avait une mini-chance d’aller menacer Hall, elle évitait le moindre risque, d’autant qu’il n’y a pas de « double bénéfice » au but marqué à l’extérieur en MLS. Houston, qui disputait son quatrième match en dix jours, son sixième en moins de trois semaines, était quelque peu sur les rotules et affrontait un adversaire contre qui il n’a jamais marqué en trois confrontations au Texas cette saison.

Si ce 0-0 (résumé vidéo) n’a rien de surprenant, certains annonçaient un « combat de chiens ». Ce fut laid, mais encore plus qu’on ne le croyait. Oui, il y a eu des coups salauds, oui, de nombreux joueurs ont des plaies à panser (le calendrier chargé y est pour beaucoup) mais on a aussi longtemps assisté à un simulacre de combat : on grogne pour gagner la bataille de l’entrejeu, mais on ne prend ensuite pas le risque d’attaquer. La concentration pour éviter de prendre des buts était plus importante que la volonté d’en marquer et il n’y eut guère de menaces sérieuses durant 90 minutes.

Ce fut une histoire bien différente dans l’autre duel, lors duquel Salt Lake a battu Portland 4-2 (résumé vidéo). Tout avait bien commencé pour les visiteurs, qui avaient profité d’une approximation de Rimando pour prendre l’avance sur un superbe coup franc de Will Johnson. Mais ils ont payé leurs carences défensives sur phases arrêtées au prix fort. Après avoir concédé l’égalisation sur corner, le doute les a envahis. Salt Lake l’a immédiatement senti et les a pris à la gorge, sans relâcher. Portland est sorti de son match : les ingrédients du désastre étaient réunis, et une bourde de Danso a permis à Findley de donner l’avance à ses couleurs.

Sandoval a porté l’écart à deux buts juste après le repos, et Morales a profité d’une erreur de Ricketts sur corner pour faire 4-1. En toute fin de rencontre, Piquionne reprenait un centre de la droite de Jewsbury pour fixer les chiffres à 4-2. Un but ô combien important, car tout Portland croit qu’il est possible de remonter un écart de deux buts à domicile dans deux semaines. La position de Salt Lake est évidemment enviable, mais ne comptez pas sur Jason Kreis et ses hommes pour dire que leur avance est confortable.

09 November 12:35 pm

Pas le temps de se reposer, pas le temps de célébrer, voilà déjà le moment des finales de conférence. Plus on avance, plus les duels s’annoncent serrés… ce qui n’est pas peu dire quand on voit comment il a été difficile de départager les protagonistes au tour précédent !

Ce samedi dès 14h30 (HE) sur RDS2, NBC et Univision Deportes, Houston accueillera Kansas City. Pour une troisième saison consécutive, les deux équipes s’affrontent en phase finale. Par deux fois, les Texans se sont imposés et, avide de revanche, leur adversaire est ravi de retrouver son bourreau. « Il en est malade », déclare Bobby Boswell qui ne prévoit pas un match académique mais bel et bien un combat de chiens.

Suspendu, Corey Ashe restera à la niche et Dominic Kinnear n’a pas de remplaçant attitré : il optera sans doute pour l’option qui a le plus de mordant. De son côté, Peter Vermes sait qu’il peut à nouveau compter sur Claudio Bieler, qui a montré qu’il n’avait pas perdu son flair en marquant en prolongation contre New England.

Dimanche à 21h00 (HE), RDS2, ESPN et ESPN Deportes retransmettront Salt Lake - Portland. Considéré par certains comme une finale avant la lettre entre les équipes les plus constantes depuis le début de la saison, ce duel opposera deux solides défenses, deux entrejeux riches et deux attaques puissantes avec de multiples options. À Portland, Ryan Johnson semble avoir retrouvé la préséance, alors qu’à Salt Lake, on a vu que quand Saborio ne marquait pas, ses équipiers prenaient le relais.

Ce sera également une histoire de bêtes noires, puisqu’en quatre confrontations cette saison, les hommes de Caleb Porter n’ont jamais battu ceux de Jason Kreis. Mais, selon leur entraîneur, ils ont eu une bonne répétition face à Seattle, et affronteront un adversaire qui a les mêmes failles. Son vis-à-vis estime que ses hommes, qui jouent leur deuxième match de suite à domicile, ne sont pas forcément avantagés par le fait de ne pas voyager, mais surtout par celui de dormir dans leur propre lit. Il est certain que dimanche soir, ils vous feront passer le goût de rejoindre le vôtre.

08 November 12:55 pm

Après avoir bataillé dur pour une place en finale de la Coupe des États-Unis plus tôt cette année, Salt Lake et Portland remettront le couvert dans quelques jours, pour une place en finale de la Coupe MLS cette fois.

Le LA Galaxy ne coiffera pas sa couronne de champion pour une troisième fois consécutive. Il doit avant tout s’en prendre à lui-même. Après avoir gâché une montagne d’occasions chez lui au match aller, il est retombé dans ses travers défensifs au retour : les phases arrêtées et le jeu de tête. Le but d’ouverture dit tout : Sebastian Velasquez a été dominateur dans les airs, lui qui dépasse les 170 cm grâce à l’épaisseur de sa chevelure… Les deux équipes étant à égalité parfaite après 90 minutes, on a eu droit à des prolongations pour la troisième fois en deux jours.

Après avoir maintes fois repoussé l’échéance (transversale, poteau, but annulé), les Californiens durent finalement s’avouer vaincus quand Schuler a prolongé un coup franc au fond des filets pour fixer les chiffres à 2-0 (résumé vidéo). « On n’était pas censé gagner mais on le voulait davantage », a déclaré un Jason Kreis qui avait été assez défaitiste au cours des heures précédentes. Volonté ou incapacité, toujours est-il que si Nick Rimando a dû effectuer quelques interventions, il a surtout regardé de loin des adversaires improductifs offensivement.

La dernière demi-finale de conférence a été la moins équilibrée. Après s’être imposé 1-2 à l’aller, Portland a battu Seattle 3-2 (résumé vidéo). Sigi Schmid avait tenté le tout pour le tout en sortant une carte inattendue de son chapeau : aligner Shalrie Joseph à l’attaque. Il avait aussi promis que ses joueurs allaient attaquer dès le coup d’envoi, mais ils ont plutôt subi les foudres d’un adversaire qui n’était pas rassasié et menait 2-0 avant d’en planter un troisième juste après le repos.

Deux buts visiteurs en fin de rencontre ont davantage contribué à sauver l’honneur des visiteurs qu’à relancer le suspense, et ont réveillé une équipe locale qui avait soudainement levé le pied après avoir disputé ses « 45 meilleures minutes de la saison », dixit Darlington Nagbe. Mais ne croyez pas que ça leur monte à la tête : si les supporters ont longtemps fêté la qualification face à l’ennemi viscéral, Caleb Porter et ses joueurs ont déjà fixé leurs esprits sur le tour suivant.

07 November 2:14 pm

On connaîtra ce soir le carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2013, à l’issue des demi-finales retour de la Conférence Ouest, rencontres dont les participants sont séparés par un seul but d’écart.

Sur le coup de 21h00 (HE) et devant les caméras de TSN2 et ESPN2, Salt Lake recevra le LA Galaxy, vainqueur 1-0 chez lui à l’aller. Et dans l’Utah, la panique semble s’installer dès qu’il faut jouer le match retour à la maison, ce qui ailleurs est souvent considéré comme un avantage. « Cette rencontre permet à notre adversaire de jouer sur ses forces : défendre et contre-attaquer », se lamente Jason Kreis dont l’équipe semble peiner à retrouver son rythme dès qu’elle a plus de 10 jours de repos.

Jamais aussi dangereux à l’extérieur que lorsqu’il y fait le jeu, le champion en titre se battra avec un adversaire dont le jeu tant offensif que défensif est basé sur la possession de balle. Cela promet une belle bataille dans l’entrejeu, où le duo Juninho - Sarvas fait des merveilles. Fort de leur but d’avance, les Californiens seront certainement tentés de reculer par moments. Heureusement pour eux, depuis deux gros mois, leur défense a laissé de côté des errements qui lui ont coûté cher plus tôt cette saison.

S’il n’y a pas de prolongation, dès le coup de sifflet final, Portland - Seattle prendra le relais (toujours sur TSN2, mais aussi NBCSN et Univision Deportes) à partir de 23h00 (HE). Les pensionnaires de Rose City se sont imposés 1-2 chez leur rival et joueront pour gagner, sans privilégier la contre-attaque comme au match aller. Trois mots sont revenus dans les discours de début de semaine de Caleb Porter à ses joueurs : affamés, combatifs, organisés.

Seattle n’a pas le choix : il doit gagner. Dans cette optique, la semaine a bien commencé puisque Martins et Yedlin se sont entraînés normalement deux jours de suite et devraient être disponibles pour le match. Reste à voir s’ils ont 90 minutes dans les jambes. Peu importe l’identité des joueurs sur le terrain, les visiteurs ne comptent pas faire preuve de patience : ils veulent imposer leur jeu dès la première minute. Encore une soirée qui promet bien du spectacle !

07 November 11:38 am

Il a fallu recourir aux prolongations pour connaître les participants à la finale de la Conférence Est, qui opposera Houston à Kansas City (match aller samedi au Texas), respectivement vainqueurs à New York et contre New England.

Chez lui, le vainqueur du Supporters Shield avait toutes les cartes en mains pour passer au tour suivant mais a une fois de plus laissé filer la montre en or, s’inclinant 1-2 (résumé vidéo). Dominateur, il avait ouvert la marque grâce à Wright-Phillips, qui reprenait un centre de Sam et profitait d’une bourde du gardien Hall. Ce dernier s’est ensuite parfaitement repris en multipliant les réflexes salvateurs. L’égalisation est tombée en fin de première mi-temps quand Sekagya offrait littéralement le ballon à Davis, qui n’avait plus qu’à conclure. L’auteur de la mauvaise passe s’était fait mal quelques minutes plus tôt et peinait encore à courir : un cadeau parmi d’autres offert par les New Yorkais.

Il y avait certes un peu de malchance dans ce but, mais l’équipe a remis tellement souvent son adversaire dans le match qu’elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Les deux formations n’ont pu se départager au cours des 90 minutes réglementaires, et Dominic Kinnear a donné une leçon de coaching à son homologue Mike Petke en effectuant des remplacements plus judicieux. Parmi eux, le nouveau héros orange, Omar Cummings, auteur du but décisif après avoir déjà égalisé dans les derniers instants au match aller.

Avec un but de retard suite à sa défaite à Foxborough, Kansas City a entamé sa rencontre face à New England tambour battant. L’équipe locale a cependant buté sur un Reis qui a multiplié les miracles, ne s’avouant vaincu que par Collin juste avant la pause. Le stade s’est tu lorsqu’Imbongo a fait 1-1 à 20 minutes de la fin mais a retrouvé l’espoir quand l’arrière gauche Sinovic a marqué le but le plus important de sa carrière, replaçant les deux équipes à égalité parfaite suite au 2-1 du match aller. Pour la deuxième fois de la soirée, il fallait recourir aux prolongations.

Durant celles-ci, l’assaut que les visiteurs avaient prévu de subir s’est poursuivi. Mais c’est paradoxalement après un dégagement raté de New England que les Ciel et Marine ont pu mener un contre ponctué victorieusement par Bieler pour fixer les chiffres à 3-1 (résumé vidéo) à 7 minutes de la loterie des tirs au but. Peter Vermes était très fier de ses joueurs, qui ont à la fois parfaitement géré le match et offert du spectacle.

06 November 6:20 pm

24 heures après les dirigeants du club, ce fut au tour de Marco Schällibaum de rencontrer les médias montréalais. Questionné sur l’incertitude autour de sa situation, il a fait preuve de beaucoup de placidité. « Quand on voit l’ensemble de la saison, c’était très bon. Mais les derniers mois, ça ne l’était pas, il faut être réaliste, a-t-il expliqué. Il y a donc des questions auxquelles il faut répondre pour s’améliorer l’année prochaine et voir si on peut aller ensemble dans la même direction. L’important n’est pas ma personne mais bien que le club progresse. »

L’entraîneur a clairement fait comprendre son intention de rester en poste mais qu’à la place de ses patrons, il agirait comme eux. « Qu’est-ce que je dois faire, pleurer toute la journée ? Si je suis Joey Saputo ou Nick De Santis, je dois me poser la question de ce qu’il s’est passé ces derniers mois, c’est tout à fait normal. Je n’ai pas peur de les affronter. Mais ça fait 10 mois que je suis bien ici, alors si je perds ça, je ne suis pas content. Mais c’est la vie de coach. »

La question lancinante concerne la fin de saison difficile de l’équipe. Schällibaum a reconnu qu’il aurait pu faire certaines choses autrement (sans entrer dans les détails) mais préfère désormais regarder de l’avant. « Quand on a de tels résultats, on a bien sûr des regrets. On peut toujours tomber dans la vie, mais il faut se relever. Il reste un goût amer mais ce sont des choses qu’on ne peut plus changer. L’important, c’est maintenant et ce qu’on peut améliorer. »

Sa première saison en MLS lui a aussi permis de découvrir une réalité différente, et il a principalement épinglé « les voyages, les fuseaux horaires, le côté physique de la MLS qui est aussi bien organisée et le fait d’être à 100 à l’heure tous les jours sans congé pendant 10 mois ». Notre compétition est en effet une des rares à ne pas avoir de trêve de mi-saison.

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Les joueurs se sont également exprimés. Parmi eux, Marco Di Vaio, élu joueur de l’année par les abonnés. À ses yeux, prendre une décision sans en être certain serait la pire erreur à commettre : « C’est normal que le statut du coach soit incertain. On a beaucoup travaillé mais tout le monde peut faire mieux : les joueurs, le coach mais aussi le club. Il faut prendre le temps d’analyser car on doit commencer l’année prochaine avec des garanties, pas dans le doute. »

Certitude : Alessandro Nesta ne sera pas sur le terrain, puisque sa carrière de joueur est terminée. Il en a profité pour dire quelques mots au sujet de la MLS et de faire le lien avec celui qui restera son dernier entraîneur chez les pros. « Cette compétition, chaque équipe qui y prend part doit s’améliorer tactiquement. Ici, l’entraîneur Schällibaum a fait un bon travail pour aller dans la bonne direction. »

Les autres joueurs sont ensuite passés tour à tour devant les médias. Vous pouvez voir ici la conférence de presse dans son intégralité.

06 November 1:01 pm

New York pourra-t-il confirmer à domicile son nul 2-2 du match aller à Houston ? Devant ses supporters, Kansas City pourra-t-il remonter son but de retard face à New England ? Les demi-finales retour de la Conférence Est se jouent ce soir, et les protagonistes sont loin d’avoir leur qualification en poche.

Le spectacle commencera aux alentours de 20h00 (HE), sur RDS2 et Univision Deportes, avec New York - Houston. La pression est forte sur le vainqueur du Supporters Shield, qui a un rôle de favori à assumer. Privé d’Olave suspendu, il comptera sur la paire centrale Sekagya - Holgersson qui pourrait être mise à mal par de bonnes combinaisons entre Garcia et Bruin. Mais les Texans sont aussi dans l’obligation de gagner et déclarent qu’ils adopteront une approche offensive : l’équipe locale pourrait donc bénéficier d’espaces dans le dos de leur défense centrale, déjà béants en temps normal.

Au moment du coup d’envoi de la deuxième mi-temps sur les bords de la Passaic, le choix des téléspectateurs neutres sera difficile puisque Kansas City - New England commencera vers 21h00 (HE). Peter Vermes dit que ses joueurs sont affamés et que son équipe fera le nécessaire si l’arbitre ne contrôle pas le match à son goût (sans donner plus de détails). Mais elle devra surtout contenir un adversaire solide défensivement et éviter de se faire prendre en contre-attaque, ce qui lui est trop souvent arrivé cette saison à domicile. Vainqueurs 2-1 à l’aller, les visiteurs s’attendent à un match très difficile mais voudront semer le doute dans la tête de leurs hôtes en prenant le dessus sur leur défense et son pressing haut. Et pour faire baisser la pression, ils font montre d’une grande confiance : en eux-mêmes et en chacun de leurs coéquipiers.

Ce mercredi matin, Columbus a annoncé le nom de son nouvel entraîneur et directeur sportif : Gregg Berhalter, qui en 2012 est devenu le premier américain à entraîner un club européen (Hammarby, en Suède). Quelques heures plus tôt, lors de la conférence de presse de fin de saison des dirigeants de Montréal, on apprenait que le sort de Marco Schällibaum demeurait incertain.

05 November 4:43 pm

On ne sait pas encore si Marco Schällibaum sera entraîneur de l’Impact de Montréal la saison prochaine. Au cours de sa conférence de presse de fin de saison, le club a expliqué qu’il avait encore besoin de temps. « Il est trop tôt pour dire si Marco Schällibaum est l’homme de la situation pour 2014, a expliqué le président Joey Saputo. Nous allons continuer d’analyser la situation au cours des prochaines semaines. »

Une analyse qui ne portera pas uniquement sur les résultats, et qui se fera en compagnie de l’entraîneur. « On a bien commencé et on a mal fini. C’est important de savoir pourquoi. Aujourd’hui, je ne suis pas à l'aise de prendre une décision car il doit encore y avoir beaucoup de discussions avec Marco, avec les joueurs, avec le staff technique, avec tout le monde. Il faut faire une analyse complète, ça va prendre le temps qu’il faut. »

Le principal intéressé a déjà rencontré ses patrons hier. S’il ne parlera aux médias que demain, on connaît déjà son intention de rester. « C’est bon de savoir que Marco veut être de retour, il aime bien la ligue, il aime bien l’équipe », a ainsi déclaré le président, avant de poursuivre « mais nous devons considérer le bien de l’équipe à long terme. » En outre, Schällibaum est sous contrat pour la saison prochaine, puisqu’une clause le prolongeait automatiquement en cas de participation à la phase finale. Ça n’aura néanmoins aucune influence sur la suite des choses : « L’important pour moi est d’avoir la bonne personne à la bonne place (…) Le nombre d’entraîneurs que l’on paye n’est pas important. »

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Un départ en fanfare, une arrivée douloureuse : pourquoi ? Il est évident que la question turlupine les hautes sphères du club. Le directeur sportif Nick De Santis, après avoir donné un 7/10 à la saison, a tenté de l’expliquer. « Au début, on voyait une équipe qui avait tellement de choses à prouver. La seule façon d’y arriver était de bien défendre. Et la confiance a commencé à grandir. Est-ce l’incapacité d’assumer la pression d’être premier, l’inexpérience d’être là, est-ce que ça a commencé à mettre trop de pression sur les joueurs, sur l’entraîneur, sur nous ? C’est quelque chose qu’il faut évaluer. Mais il ne faut pas écarter la chute libre des 10 derniers matchs et on se demande pourquoi. Il faut trouver les bonnes réponses. » Évolution positive néanmoins à ses yeux : le comportement de son entraîneur en bord de terrain, qui a eu moins souvent maille à partir avec les arbitres au fil des mois.

Saputo, qui s’est excusé pour le comportement de l’équipe à la fin du match à Houston, « pas digne de l’Impact de Montréal », a également commenté avec étonnement la rumeur annonçant Alessandro Nesta à la tête de l’équipe. « Premièrement, Sandro n’a pas ses diplômes d’entraîneur. Je ne pense pas qu’il souhaite directement passer du rôle de joueur à celui d’entraîneur et nous n’avons jamais parlé de ce poste-là avec lui. »

Se félicitant aussi de l’atteinte de l’objectif de participer à la phase finale, de la victoire en Coupe du Canada, du bilan chiffré (points, buts, succès à l’extérieur), de l’appui des supporters, de Marco Di Vaio ou encore de la solidarité entre les joueurs, déplorant la « fin de la campagne inacceptable » et soulignant le besoin important d’embaucher certains joueurs à des postes clefs, les dirigeants du club ont surtout montré que pour le moment, les questions étaient plus nombreuses que les réponses quant à l’avenir immédiat et ont envoyé le message qu’ils ne voulaient pas précipiter leurs décisions.

05 November 10:59 am

À quelques heures de la conférence de presse officielle du club, l’équipe de l’émission Coup Franc a tiré son propre bilan de la saison de l’Impact de Montréal (à écouter ici) en compagnie de Christian Schaekels de Vision du Jeu. Le tour essaye d’être complet… dans le temps imparti (on aurait facilement tenu trois heures) et on aborde entre autres les questions suivantes :

  • L’explication du début de saison exceptionnel et du ralentissement qui a suivi
  • Le jeu offensif et le jeu défensif décortiqués : forces et faiblesses individuelles et collectives
  • Le recrutement
  • Le club a-t-il bien réagi une fois en tête du classement et bien géré cette place inattendue ?
  • Comparaisons avec 2012 : le style, les résultats, etc.
  • La victoire au Championnat canadien Amway : un trophée précieux ou un cadeau empoisonné ?
  • La Ligue des champions, l’attitude et la communication du club autour de cette compétition
  • Le jeu de tête : indispensable pour jouer les premiers rôles en MLS ?
  • La richesse et la gestion de l’effectif
  • Une bonne saison pour un club qui n’est en MLS que depuis deux ans ?
  • Le rôle des jeunes, leur apport et la confiance qui leur a été accordée
  • La fidélité du public et sa présence au stade
  • Et bien d’autres sujets !

Et vous, quels bilans tirez-vous de cette saison à Montréal ? N’hésitez pas à les partager avec nous ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

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