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Coup Franc

04 December 5:29 pm

À trois jours de la finale de la Coupe MLS opposant Kansas City à Salt Lake, le match est sur de plus en plus de lèvres (d’ailleurs on vous en parlera abondamment dans l’émission Coup Franc en ligne ce jeudi) et les comparaisons entre les deux équipes pleuvent.

La meilleure défense recevra la meilleure attaque, mais on aura aussi sur le terrain deux équipes qui aiment avoir une importante possession de balle. Pensez-vous qu’on aura droit à une opposition de styles ? La question n’est pas simple, et même à Salt Lake, il y a désaccord sur la réponse. Pendant que Borchers insiste sur les points communs entre les deux équipes, Morales parle d’un adversaire physique qui pratique un jeu totalement différent. Il faut dire que, même s’il ne s’en formalise guère, le meneur de jeu s’attend à recevoir un traitement particulier.

S’ils souhaitent évidemment la victoire de leur équipe, les supporters de Kansas City ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été gâtés cette année : ils verront la finale chez eux, où il y a également eu ces derniers mois le Match des étoiles et une rencontre des éliminatoires de la Coupe du monde. L’avantage du terrain vient aussi avec une certaine pression, que les visiteurs ne se privent pas d’accentuer en insistant sur leur aisance devant des foules hostiles.

Ces derniers jours, MLSsoccer.com a également comparé les deux équipes ligne par ligne. Chez les gardiens, tous deux d’un âge avancé, les réflexes de Rimando auront-ils le dessus sur la concentration de Nielsen ? Le Danois a des regrets à effacer, lui qui n’avait pas savouré à sa juste valeur le titre de champion de son pays remporté il y a 14 ans. Moins perméable de la compétition, la défense de Kansas City semble avoir le dessus sur celle de son adversaire, dont on sous-estime néanmoins peut-être certaines qualités.

Comparer l’entrejeu est difficile tant chaque équipe a un style qui lui est propre, avec des animations différentes. Face au milieu en losange de Salt Lake qui peut se transformer en rouleau compresseur, le trio de Kansas City se concentre sur ses tâches défensives pour priver l’adversaire du ballon avant de tenter d’écarteler sa défense. Devant, avantage à l’attaque la plus prolifique du championnat face à un adversaire à qui il manque un vrai buteur.

Quant aux entraîneurs, ils ont la particularité de tous deux avoir évolué à un poste offensif lorsqu’ils étaient joueurs (même si Vermes a reculé dans le jeu au fil de sa carrière). De là à dire que ça laisse présager une finale qui fera la part belle à l’attaque, il y a un pas de géant que je me garde de franchir !

03 December 7:11 pm

Le calendrier, les nouveaux clubs potentiels et la formation ont été les principaux centres d’intérêt du discours sur l’état de la Ligue (à voir ici), tenu comme chaque année à pareille époque par le commissaire Don Garber.

Ainsi, le passage à un calendrier qui suivrait l’année scolaire plutôt que l’année civile a été évoqué. « Nous y avons réfléchi plus que jamais auparavant et, en tant que ligue, avons eu des discussions approfondies sur la possibilité d’y passer dans le futur. Mais ce ne sera pas à court terme », a expliqué Garber qui, par ailleurs, a félicité le Sporting Kansas City pour avoir rempli son stade dans des conditions hivernales, ajoutant que tout le monde n’était pas encore prêt à réaliser cela immédiatement.

Ce qui pourrait se produire plus rapidement, c’est de voir une grande quantité de matchs de la dernière journée de saison régulière se jouer au même moment. Autre sujet étroitement lié au calendrier : la télévision. « Pour augmenter les audiences, il faut augmenter le nombre de supporters. Un bon horaire, une bonne promotion et un bon marketing déboucheraient sur une programmation qui serait une priorité tant pour le diffuseur que pour les supporters. Avoir un match de la semaine à un horaire constant nous permettrait de faire un bon bout du chemin. »

Un horaire à 19 équipes, puis 21… mais peut-être pas 22 à si court terme, même si on sent qu’une nouvelle équipe devrait voir le jour à Miami. « Mais il reste encore beaucoup de travail, a insisté Garber. Nous ne pouvons pas y aller sans bonne solution pour le stade. » Parmi les autres villes candidates, Atlanta où « les discussions progressent et nous espérons finaliser la situation ». Le commissaire a aussi lancé les noms de Minneapolis, San Antonio, Austin et Saint-Louis. L’emplacement du stade, de préférence au cœur de la ville, sera un des critères importants lors du processus de sélection.

Après avoir promis plus de transparence au sujet de certains règlements, Garber a également parlé de formation des joueurs. « Nous espérons que les universités commencent à chercher à s’adapter un peu pour que nous puissions collectivement mieux développer le soccer américain afin de gagner la Coupe du monde un jour », a-t-il répondu lorsqu’interrogé sur cet acteur dont le rôle ailleurs dans le monde est quasi-inexistant. D’ailleurs, les investissements de la MLS en matière de formation sont de plus en plus importants et atteignent désormais 20 millions de dollars américains par an. « Il faut déployer le plus de connaissance et d’expérience possible, pour que notre pays s’améliore, que notre équipe nationale s’améliore et puisse un jour remporter la Coupe du monde. »

Si le fait que Don Garber voit grand pour la Major League Soccer, qu’il compte installer parmi les meilleurs championnats au monde endéans les 10 ans, est désormais connu de tous, nombreux sont ceux qui ont appris aujourd’hui que parmi ses grandes ambitions, il y a aussi un titre de champion du monde pour les américains. Et il est conscient qu’un championnat national en bonne santé est un outil important à cette fin.

02 December 12:08 pm

La MLS annoncera son Onze idéal ce mardi après-midi sur le coup de 15h00, juste après le discours sur l’état de la Ligue de Don Garber, deux évènements qui seront webdiffusés en direct sur MLSsoccer.com. En attendant, j’aimerais connaître vos choix pour cette équipe de rêve 2013 : les joueurs que vous considérez indispensables, ceux qui sont surestimés ou sous-estimés.

Mon Onze idéal : Fernandez ; Yedlin, Gonçalves, Kah, Sinovic ; Beckerman, Valeri, Cahill ; Keane, Camilo, Di Vaio

Ci-dessus, l’équipe que je composerais, où vous retrouvez plusieurs de mes choix pour les trophées de fin de saison. Ainsi, je maintiens évidemment Fernandez dans le but, pour sa sobriété, son efficacité et le fait qu’il commette peu d’erreurs.

Les choix derrière ont été très difficiles. Dans l’axe, impossible de ne pas sélectionner Gonçalves, défenseur de l’année. Il me fallait un joueur de Portland, excellente défense sans réelle vedette : j’ai choisi Kah, à la fois solide et emblématique de cette arrière-garde. Jewsbury a aussi disputé une belle campagne mais à droite, Yedlin et Sarkodie étaient au-dessus du lot cette saison. Mon choix s’est porté sur le premier. Dilemme à gauche, où Sinovic et Klute ont dominé leur sujet : j’ai tranché en faveur du joueur de Kansas City pour avoir un représentant de la meilleure défense du championnat.

Devant ce quatuor, en revanche, la décision a été très facile à prendre : personne ne protège une défense aussi bien que Beckerman, qui empêche tout passage par l’axe. Il serait d’autant plus utile que le reste de mon équipe est très offensif ! Légèrement décalé sur la gauche, Cahill peut non seulement orienter le jeu mais il est aussi un buteur hors-pair de la tête. Valeri, son pendant à droite, peut dicter le rythme des échanges, a un beau coup de patte, sait lancer des contres et marquer des buts.

Devant, je n’ai pu me résoudre à garder les trois goleadors : ils sont trop peu complémentaires, et plus buteurs que passeurs. Comment en choisir deux ? D’abord, en prenant celui offrant le plus de variété dans son jeu : Camilo, doué pour les contres mais aussi capable de marquer des coups francs directs et de réaliser des raids solitaires. Di Vaio et Magee ont des styles similaires, mais l’Italien a marqué davantage quand on retire les buts inscrits sur penalty, et je le trouve plus complet. Roi de la dernière passe et quatrième meilleur réalisateur de la compétition, Keane présente le profil idéal pour compléter ce trio offensif.

Je concède que ce onze est très porté vers l’avant et peut sembler déséquilibré à certains égards. Je confierais donc à Caleb Porter le soin d’en faire un engrenage bien huilé, comme il l’a réussi à Portland cette saison.

29 November 3:37 pm

Même s’ils se disputeront la Coupe MLS la semaine prochaine, Kansas City et Salt Lake ont connu quelques ratés cette saison. Le hasard faisant bien les choses, leurs défauts les plus criants sont dans le même épisode de ma série « Droit dans le mur ». Tous deux concernent leurs défenses, que Simon Borg compare par ailleurs.

6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
Alors que bien du monde s’attendait à ce que le club vive une saison de transition, Salt Lake a largement dépassé les attentes. L’équipe n’est cependant pas dénuée de défauts. Le plus criant nous vient de son flanc gauche, où Wingert et ses partenaires font preuve de trop de complaisance, laissant l’adversaire s’installer et centrer encore et encore. On pourrait croire que c’est compensé par une prise de risques offensive payante, mais ce n’est même pas le cas. Coïncidence ou non… on constatait le même défaut défensif la saison dernière du côté du LA Galaxy. De bon augure pour les hommes de Jason Kreis ?

5. Des forteresses redevenues petits châteaux
Invincible chez lui en 2012, Houston ne présentait que le 12e bilan à domicile cette saison. Nombreux sont aussi ceux qui ont déploré que Kansas City n’était plus aussi souverain chez lui. Idem à Montréal, où les déconvenues au stade Saputo ont été plus nombreuses. Ces trois équipes ont un point commun sur leur terrain : trop de pertes de balle qui ont mal tourné. Une reconversion défensive déficiente, des dégagements ratés, des erreurs individuelles, et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, les visiteurs avaient marqué un but d’une façon peu commune dans ces stades l’an dernier. Et voilà comment une forteresse se métamorphose en petit château.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

28 November 12:38 pm

En ce jour de Thanksgiving, les Américains disent merci. Belle occasion de poursuivre mon top 10 de la saison, avec deux autres belles raisons de dire merci survenues au cours de l'année écoulée. Thématique du jour : le béton. Celui d’un stade à venir et celui de la défense la plus solide de la compétition.

8. Un nouveau stade pour DC United
Depuis 2007, la MLS progresse à pas de géant sur le terrain et en dehors. Les vestiges du temps des balbutiements de la compétition disparaissent petit à petit. Jouant depuis toujours dans un stade totalement inapproprié à ses besoins, DC United a ainsi annoncé qu’il aurait (enfin) sa propre enceinte à partir de 2016. Vivement qu’il ouvre ! Et vivement que New England suive cet exemple, voire effectue un rebranding complet comme Kansas City il y a quelques années.

7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
Pour une deuxième saison consécutive, Kansas City possède la meilleure défense de MLS. En outre, le quatuor devant Nielsen est le même que l’année dernière. Si elle est friable dans certaines domaines, ça ne sert à rien de vouloir l’acculer à son but : peu d’actions qui ont abouti au fond des filets de Kansas City ont été développées dans les 20 derniers mètres, et rares étaient celles qui découlaient d’un mouvement patiemment construit. C’est aussi – avec son efficacité offensive sur phases arrêtées – ce qui lui a permis d’être la meilleure équipe à l’extérieur cette saison. Le but encaissé à Dallas en vidéo ci-dessus a vraiment tous les ingrédients d’une exception.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

27 November 12:41 pm

Retour aujourd’hui à mon flop 10 de l’année, dont on remonte le classement en parlant de deux équipes qui ont eu une fin de saison très difficile. Ce n’est toutefois pas ça que j’ai retenu, plutôt les problèmes de l’une devant et ceux de l’autre derrière.

8. Seattle incapable de conclure
Après un début de saison raté, Seattle semblait avoir trouvé le chemin vers la gloire. L’équipe était en position idéale pour remporter le Supporters Shield à quelques journées de la fin de la saison régulière… qu’elle a bouclée avec 3 points sur 21. Même dans ses meilleurs moments, elle a manqué de réalisme devant le but : la sixième plus mauvaise attaque de la compétition (alors qu’elle en était la cinquième meilleure l’an dernier et la plus prolifique il y a 2 ans) n’a en outre pas bénéficié de l’arrivée de Clint Dempsey au cours de l’été, que du contraire.

7. Les agonies défensives de Montréal
De loin la défense la plus perméable des équipes qualifiées pour la phase finale, Montréal a multiplié les carences dans ce domaine. Et pourtant, l’arrivée de Perkins l’an dernier avait mis fin aux problèmes dans les airs et sur phases arrêtées… Mal protégée dans l’axe, elle a souvent été submergée par l’adversaire quand celui-ci posait son jeu. Multipliant les erreurs, parfois en raison d’un manque de solutions, elle a été extrêmement friable au moment de repousser les contre-attaques. Sa passivité occasionnelle a permis à trop d’adversaires lui passer au travers. Et pour couronner le tout, il y eut le « syndrome de la 4e à la 7e minute », laps de temps durant lequel Montréal a encaissé 8 buts.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

26 November 12:15 pm

L’émission de cette semaine (à écouter ici) fait la part belle aux trois clubs en fête ces derniers jours : Kansas City et Salt Lake, évidemment en raison de leur qualification pour la finale de la Coupe MLS, mais aussi Orlando, qui effectuera son entrée dans la compétition en 2015.

Au menu de la discussion sur les finales de conférence :

  • Les mérites des deux vainqueurs
  • L’influence de la météo du match le plus froid de l’histoire de la MLS
  • Le rôle de Feilhaber dans la victoire de Kansas City
  • Dwyer devant Bieler dans la hiérarchie des attaquants de Peter Vermes
  • À quel point les absences de Bruin et Clark ont été préjudiciables aux Texans.
  • Les choix étonnants de Caleb Porter
  • Le manque de fraîcheur physique de Portland
  • L’influence de la pause de deux semaines entre le match aller et le match retour
  • Une finale de Coupe MLS alléchante ? Même pour les pontes de la MLS ?

L’annonce de l’arrivée d’Orlando en 2015 a été l’autre évènement de la semaine écoulée. Cela nous amène à parler du risque que la Floride constitue une peau de banane, de la santé financière de la MLS, du climat, du niveau de la compétition et du bassin de joueurs ainsi que de l’obligation de gagner et du nombre plus élevé d’équipes qui finiront la saison sans prix.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

25 November 12:31 pm

Salt Lake disputera la finale de la Coupe MLS 2013 à Kansas City : vainqueur 4-2 à l’aller, il a conservé son avance de main de maître en remportant 0-1 le match retour de sa finale de conférence à Portland (résumé vidéo).

À vrai dire, l’équipe de Caleb Porter n’est jamais complètement rentrée dans son match et a peiné à inquiéter Rimando. Essayant de jouer au sol dans l’axe, elle trouvait toujours un pied adverse pour la contrer. Ses principales menaces ont été sur phases arrêtées, deux d’entre elles se terminant même par un but, à chaque fois annulé. S’il y avait clairement hors-jeu sur le deuxième, l’entraîneur local ne comprend pas le coup de sifflet sur le premier, tournant du match à ses yeux. Il pourrait aussi invoquer les blessures de Piquionne et Wallace, l’obligeant à remplacer deux joueurs avant même la mi-temps.

Pendant ce temps, Salt Lake tenait parole et ne se recroquevillait pas devant son but. Au contraire, Beckerman et ses coéquipiers faisaient tout pour maîtriser l’entrejeu. Dans un duel entre deux équipes qui aiment jouer loin dans le camp de l’adversaire, cela ne débouchait pas sur de nombreuses occasions. Un scénario rêvé pour les visiteurs, qui ont fait preuve d’efficacité quand un dégagement de Rimando a fini dans les pieds de Gil dont le tir à distance était mal maîtrisé par Ricketts : Findley, à l’affût, n’en demandait pas tant pour inscrire un autre but très important. Ce fut le seul du match, dont Portland passa la suite à chercher la clef, en vain. Salt Lake est sa bête noire, mais même les vainqueurs ont du mal à en expliquer la raison.

Malgré une déception évidente, les supporters locaux ont soutenu leurs joueurs jusqu’au bout. Ces derniers ne cachaient pas leur peine tout en soulignant la très belle saison du club, où s’est installée la culture de la victoire. Sportifs, les visiteurs n’ont pas manqué de souligner les mérites d’un adversaire coriace. Avant de fêter la qualification qui couronne une saison qui a largement surpassé les attentes. Ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, mais bien soulever la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

24 November 11:35 am

C’est à Kansas City qu’il faudra se rendre le samedi 7 décembre pour assister à la finale de la Coupe MLS. Meilleure équipe de la saison régulière encore en lice, le Sporting local s’est en effet qualifié en battant Houston 2-1 (résumé vidéo) alors que les deux équipes s’étaient quittées sur un nul vierge au match aller de leur finale de conférence.

Le match le plus froid de l’histoire de la MLS avait pourtant commencé de la meilleure manière qui soit pour les Texans : après avoir récupéré le ballon à 25 mètres de leur but, ils ont filé dans le camp adverse, profité d’un dégagement approximatif et ouvert la marque dès la troisième minute par l’entremise de Boniek Garcia. Le spectacle était lancé pour une rencontre très agréable à regarder.

L’homme du match a, sans le moindre doute, été Benny Feilhaber. Généralement brillant contre des équipes friables défensivement dans l’axe, il s’en est donné à cœur-joie contre Houston, et a grandement aidé Kansas City à remporter la bataille de l’entrejeu. Il a aussi été à la base de l’égalisation, au quart d’heure, se faufilant entre plusieurs adversaires avant d’envoyer une passe que Boswell a malencontreusement prolongée dans les pieds de Sapong, qui a trompé Hall sans peine. Le score à la pause (1-1) aurait pu être bien plus élevé mais les attaquants ont multiplié les ratés.

Le début de la deuxième mi-temps a certainement été le moment le moins animé de la rencontre. Et celui, après l’ouverture du score, lors duquel l’équipe locale semblait la plus prenable. Mais privé de Clark et de Bruin, Houston n’a pas été en mesure d’en profiter. Et peu après l’heure de jeu, Feilhaber, encore, a superbement pris la mesure de l’axe de l’entrejeu adverse pour envoyer une magnifique passe vers Dwyer qui a donné l’avance aux siens d’un but tout aussi beau. En l’espace de quelques semaines, l’attaquant se muait en héros pour un deuxième club différent.

Dans le dernier quart d’heure, Houston a tenté d’enfoncer son adversaire mais il est vraiment très difficile de manœuvrer face à la défense de Kansas City une fois qu’elle est en place. On en eut encore une belle démonstration, et le score ne bougea plus. Le public local, déjà en feu, avait une raison de plus de se réjouir : pour la première fois de l’histoire, Kansas City accueillera la finale de la Coupe MLS. Contre Portland ou Salt Lake ? Réponse ce dimanche soir.

23 November 11:26 am

On connaîtra le nom du second finaliste de la Coupe MLS dimanche à l’issue de Portland - Salt Lake, dont le coup d’envoi est prévu à 21h00 et qu’il sera possible de suivre à la télévision sur ESPN et ESPN Deportes. Un match haut en couleurs en perspective, l’équipe locale devant combler le déficit de sa défaite 4-2 à l’aller.

La mission s’annonce périlleuse pour Portland, puisqu’il n’est jamais parvenu à battre Salt Lake cette saison. Et pourtant, Caleb Porter ne prévoit aucun changement tactique pour retourner la situation : « Nous jouons toujours bien à domicile, même contre eux », insiste l’entraîneur local. En fait, pour lui, le principal danger est de voir son équipe rouillée après deux semaines sans match : avoir plus de temps pour se préparer, c’est bien, mais Porter aime aussi avoir l’occasion de mettre ses préceptes en application.

Avec la Timbers Army qui jouera son rôle habituel de douzième homme, les visiteurs s’attendent à un match difficile mais ne sont pas impressionnés par la foule, qui « ne donne pas seulement de l’énergie à l’équipe locale ». Décourager Salt Lake n’est pas simple, et ce n’est pas l’absence de Saborio et Wingert, deux titulaires habituels, qui va inquiéter la troupe de Jason Kreis. Après tout, leur attaquant vedette n’était pas là au match aller non plus…

S’il y a une faille psychologique dans leur chef, elle pourrait venir des regrets suite au but de Piquionne en fin de match il y a deux semaines, qui a réduit leur avance de trois à deux buts et ravive d’inquiétants souvenirs. Et remonter deux buts, c’est tout à fait possible : Jack Jewsbury, héros d’un tel renversement lorsqu’il portait le maillot de Kansas City, peut en témoigner.

Quoi qu’il en soit, un affrontement entre ces deux équipes, deux des plus agréables à regarder cette saison, est bien plus qu’une bataille mentale, le jeu y prend toujours le dessus. Surtout quand on a sur le terrain Diego Valeri et Javier Morales, deux des meilleurs régisseurs du championnat. Même s’il sait que son adversaire doit protéger son avance, Portland s’attend à ce que Salt Lake ne change pas son approche offensive habituelle. Le discours d’avant-match des visiteurs est d’ailleurs clair : « Quand on reste derrière à attendre l’adversaire, généralement, on joue mal », disent-ils. Pas de doute : pour eux, la meilleure défense, c’est l’attaque.

Deux équipes spectaculaires qui monteront sur le terrain avec des intentions offensives : il y a de quoi s’en régaler d’avance !