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Coup Franc

28 January 1:51 pm

Ça y est, les 19 clubs de MLS ont repris le collier. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

27 January 5:20 pm

Frank Klopas a dispensé ce lundi matin son premier entraînement à Montréal. Une reprise en douceur, avec 28 joueurs : 21 des 22 sous contrat (Lopez est blessé; tous étaient déjà en équipe première l’an dernier), 3 jeunes du club et les 4 sélectionnés lors du SuperDraft.

Rien de révolutionnaire à souligner pour cette prise de contact même si, de l’aveu des joueurs, Klopas est « moins bruyant » que son prédécesseur, Marco Schällibaum. Le but de ces premiers jours de travail est de donner de bonnes bases physiques à tout le monde, la tactique viendra après. L’ancien mentor de Chicago se contente pour le moment de visées très générales (« remporter la Coupe du Canada, se qualifier pour la phase finale de la saison ») mais définira d'autres buts au sein de l’équipe dans quelque temps « pour que chacun se concentre sur des tâches précises à accomplir et que tout le monde regarde dans la même direction ». Un des objectifs qui devrait revenir dans de nombreux discours est celui exprimé par Marco Di Vaio, à savoir « faire mieux que l’an dernier, comme 2013 était une amélioration par rapport à 2012 ».

Le recrutement a été l’un des sujets les plus abordés par les nombreux médias sur place, et pour cause : Montréal est le seul club de MLS à reprendre les entraînements sans renfort acquis en dehors du SuperDraft. Klopas a une fois de plus insisté sur le fait qu’il aimait beaucoup la manière dont l’effectif avait été construit, et qu’il composerait avec les qualités des joueurs qui en font partie. Cela n’exclut pas l’une ou l’autre signature d’ici le début de la saison, et probablement pas seulement des jeunes. « La base de l’équipe est très bonne, mais il faut ajouter un ou deux éléments qui s’y intègrent bien et sont complémentaires aux joueurs déjà là. »

L’ancien mentor de Chicago a souligné que l’équipe devait s’améliorer collectivement en défense. Selon lui, elle est bien parée offensivement – tant pour se créer des occasions que pour marquer. Il a d’ailleurs rétorqué que s’il avait inscrit plus de 20 buts la saison dernière, Marco Di Vaio devait être mieux épaulé que certains ne le prétendent, et que si on veut l’aider davantage, il faudra procéder à quelques ajustements en milieu de terrain.

Certains joueurs insistaient sur l’aspect positif d’un groupe qui n’a pas changé. Jeb Brovsky disait par exemple que l’équipe avait prouvé l’an dernier qu’elle avait de bonnes bases. Marco Di Vaio souhaiterait quand même un ou deux renforts pour l’améliorer et Patrice Bernier pense que parmi eux, il faudrait quelqu’un capable de trouver le fond des filets quand le buteur italien connaît une basse de régime, car en 2013, la production offensive dépendait trop de son rendement. Les deux ont déjà eu l’occasion de s’entretenir longuement avec leur nouvel entraîneur – dont le Québécois a dit qu’il connaissait très bien les forces et faiblesses de Montréal pour avoir préparé des duels entre Chicago et sa nouvelle équipe.

Sur le terrain, les joueurs ont paru à la fois frais… et un peu rouillés. Il faut dire que leur dernière sortie officielle remonte à début novembre. Et deux mois et demi de vacances, c’est beaucoup… « En Italie, déjà un mois et demi, je trouve que c’est bien trop », a d’ailleurs insisté Di Vaio qui, pour y remédier, s’entraîne déjà depuis début décembre. Même Bernier, davantage sollicité que ses équipiers pendant la trêve et qui a eu besoin de se remettre d’une blessure et d’une opération, a dit ne jamais s’être senti aussi frais à la reprise. Les vacances ont également paru longues aux supporters et le centre où s’entraîne l’équipe durant l’hiver était copieusement garni pour cette reprise.

24 January 12:36 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, la dernière : les clubs qui offrent un nouveau visage.

Tout changer tout le temps, à Chivas USA, a plus des allures de normes que de révolution. Malheureusement, c’est rarement suivi de résultats probants. À côté d’une colonne des départs toujours aussi interminable, des arrivées comme celles de Rosales ou Jean-Baptiste suscitent néanmoins de nouveaux espoirs. Les attentes y sont cependant largement moins élevées qu’à Toronto où, ces dernières saisons, il y a eu de la régularité… dans les chamboulements annuels. Cet hiver, le club est un deux ceux qui a fait le plus parler de lui, en attirant notamment Defoe et Bradley : il lui est interdit de décevoir !

Troisième membre du trio de cancres de 2013 (malgré une victoire en Coupe des États-Unis), DC United a aussi fortement secoué le cocotier. Quand on termine dernier, on ne prône pas la continuité. Si Ben Olsen a conservé son poste d’entraîneur, le club a été parmi les plus actifs sur le marché des transferts en attirant entre autres Eddie Johnson et Espindola.

À Columbus, la mutation est d’un autre ordre : de nouveaux dirigeants, un nouvel entraîneur et de nouvelles idées ont investi la paisible cité de l’Ohio. Sur le terrain, le départ de Gruenebaum et l’arrivée de Parkhurst en sont les signes les plus notables, mais il n’y a pas encore eu d’autres changements marquants et la mission s’annonce difficile pour 2014.

S’il est plus facile de tout changer quand on a été très mauvais, un club du haut du tableau peut aussi prendre les grands moyens pour assouvir ses ambitions. Entre les départs de Rosales, Johnson et Gspurning et une impatience que presque plus personne n’arrive à contenir, les secousses sismiques se multiplient à Seattle où couve la révolution. La pression est forte sur les épaules de Sigi Schmid.

EN ATTENDANT LA REPRISE
1. Les clubs discrets cet hiver
2. Ceux qui changent, mais pas trop

23 January 5:41 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, les clubs qui ne sont plus tout à fait dans la continuité de 2013 mais où on ne peut pas non plus parler de révolution.

À Colorado, en réalité, on aurait même dû parler de stabilité avec la poursuite du travail accompli depuis deux ans par Oscar Pareja. Mais son départ et celui de son adjoint apportent un élément déstabilisateur et ouvrent la porte aux questions. Pareja est aujourd’hui à Dallas qui, hormis le départ de Ferreira, n’a pas réalisé de transfert fumant dans un sens ni dans l’autre mais où on ne veut clairement pas continuer sur la lancée de la fin calamiteuse de 2013. Le nouvel entraîneur devrait y être vecteur de changements importants. Les désirs sont similaires à Chicago, qui n’a pas conservé quelques valeurs sûres et attiré Frank Yallop pour donner une nouvelle dynamique à l’équipe.

À Vancouver, entre le départ fracassant de Camilo et le remplacement de Martin Rennie par Carl Robinson, on peut difficilement dire que l’hiver fut calme. Mais il est malvenu d’appeler ça une importante métamorphose alors que par le passé, le club a longtemps changé une demi-équipe tous les six mois. À Salt Lake, un seul départ a eu l’effet d’un tremblement de terre : celui de l’entraîneur Jason Kreis, qui suffit à changer la donne alors qu’il n’y a pas de bouleversements dans le groupe de joueurs qui a vu 2013 ressembler davantage à un conte de fées qu’à une année de transition.

Enfin, certains seront étonnés de me voir placer Portland dans ce lot d’équipes. Certes, les bases de l’an dernier seront conservées et le fond de jeu ne devrait pas changer. Mais le club n’a pas été parmi les plus calmes sur le marché ces dernières semaines : alors que son attaque devrait être remodelée, il a aussi attiré quelques renforts importants et Caleb Porter est promis à une nouvelle fonction, celle de gestionnaire en abondance de biens.

23 January 12:49 pm

L’Association canadienne de soccer (ACS) a dévoilé ce matin son plan stratégique pour les prochaines années, orienté vers un seul but : que le Canada devienne « un chef de file du soccer ». Il se résume en quatre points : des investissements dans l’expertise technique, de bons résultats des équipes nationales, la croissance du sport au pays et une gestion sérieuse.

Si les trois derniers sont la moindre des choses pour toute fédération qui se respecte, le premier sort du lot : la qualité des entraîneurs doit augmenter, et ils doivent être compétents à tous les niveaux et pour les jeunes de tous âges. Des normes seront établies pour les diplômes, qui seront revus, tout en encourageant le plus de monde possible à tenter de les obtenir. Le tout, en continuant d’appliquer les programmes de développement des joueurs mis en place depuis quelques années et en formant également de meilleurs arbitres et administrateurs.

Afin d’améliorer le niveau des équipes nationales, l’ACS veut commencer par augmenter le nombre d’équipes de bon niveau au pays, et ce en encourageant la création de championnats semi-professionnels régionaux aux normes sérieuses mais aussi l’investissement dans les installations tant extérieures qu’intérieures. L’ACS va aussi fournir des efforts pour arranger des rencontres face à des adversaires de meilleur calibre aux équipes nationales canadiennes.

Car si celles-ci brillent sur la scène internationale, il s’agit de la meilleure inspiration pour les jeunes, ce qui a des incidences positives sur la popularité du sport. Cela passe notamment par la réussite des deux grands événements à venir : la Coupe du monde féminine 2015, et celle des filles de moins de 20 ans cet été. Mais aussi par un travail avec les gouvernements pour « l’élaboration d’une stratégie d’infrastructure nationale afin d’appuyer le développement du sport à l’échelle locale ». Tout ça avec un objectif très ambitieux : présenter la candidature du Canada pour organiser la Coupe du monde 2026.

La partie gestion est en deux temps. Une de prise de responsabilité à l’échelle nationale, en obligeant les structures provinciales et régionales à avoir les mêmes orientations que l’ACS et à développer leurs priorités en ce sens. Il y a aussi la poursuite du travail de révision de la gouvernance, avec une volonté de plus grande transparence. On sent une volonté de mieux s’organiser (enfin !) L’autre volet concerne un renforcement des relations avec les partenaires extérieurs, à savoir les médias, les gouvernements, les partenaires commerciaux mais aussi la Concacaf et la Fifa, ce qui sera d’autant plus facile, dixit l’ACS, si le profil du soccer au Canada est rehaussé par « le fait d’organiser avec succès des compétitions mondiales ».

Si vous voulez en savoir plus, consultez le document complet : il ne fait que 8 pages et se lit très facilement.

22 January 9:40 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, les clubs qui s’inscrivent, pour le moment, dans la continuité.

Quoi de plus normal pour ceux qui gagnent ? Ainsi, à Kansas City, Peter Vermes a trouvé la bonne formule. Il n’en déroge pas et elle a offert au club la Coupe MLS l’an dernier. Dès lors, pourquoi changer ? À New York non plus, on ne change pas une équipe qui gagne (le Supporters Shield en l’occurrence), surtout 12 mois après avoir tout chamboulé. Il faudra tout de même compenser les départs de Barklage et Espindola, et on sent l’envie de préparer l’arrivée d’un encombrant voisin en attirant une vedette. L’arrivée d’un grand nom, voilà aussi ce qui pourrait changer la donne au LA Galaxy, mais on ne touche pour autant pas aux fondations, ni aux rôles importants occupés par Keane et Donovan.

Il y a aussi ceux qui veulent poursuivre le travail entamé la saison dernière, comme Philadelphie où les troupes de John Hackworth sont convaincues d’être sur les bonnes bases et comptent le confirmer en terminant cette fois du bon côté de la ligne rouge. Pour sa part, la jeune garde de New England, privée d’Agudelo et du retraité Reis, entre dans la difficile saison de la confirmation sans devoir faire face à de grands bouleversements. Et si à San José, Baca, Morrow et Chavez sont certes des joueurs importants à s’en aller, Mark Watson veut continuer le travail effectué depuis qu’il a repris l’équipe en cours de saison passée.

Stabilité aussi à Houston, et ce à long terme. Depuis que Dominic Kinnear dirige l’équipe, elle a un style caractéristique qui convient au club, où l’on ne voit pas de raison d’apporter de gros changements. Enfin, pour conclure cette liste, son seul membre à avoir changé d’entraîneur : Montréal. Le club québécois est cependant le seul à ne pas encore avoir recruté en dehors du SuperDraft, plaidant que son vrai visage était celui du bon début de saison en 2013.

21 January 5:48 pm

Le SuperDraft 2014 a pris fin aujourd’hui, avec les deux derniers tours lors desquels les 19 clubs de Major League Soccer ont sélectionné un total de 38 joueurs. Il est encore trop tôt pour dire qui émergera chez les professionnels et quand, même si certains noms ont déjà été mis de l’avant. Les intéressés tenteront de marcher sur les traces de Joao Plata, Chris Schuler, Sean Johnson ou encore Eric Alexander, tous choisis à un stade tardif de cette séance de recrutement.

Les heureux élus du SuperDraft se battront pour une place dans l’effectif de leur club respectif et le verdict tombera d’ici le début de saison. Si les équipes de MLS n’ont aucune limite quant au nombre de joueurs participant à leur préparation d’avant-saison, chaque club doit en effet être en conformité avec les règlements concernant la liste des joueurs et le budget salarial pour le 1er mars.

Parmi les autres nouvelles du jour, la rumeur d’un changement dans le déroulement de la phase finale qui devrait ravir Jason Kreis, même s’il n’est plus à Salt Lake : au lieu de systématiquement jouer à domicile lors du match retour, le club le mieux classé à l’issue de la saison régulière choisirait s’il commence par se déplacer chez son adversaire ou par le recevoir.

Pour finir cette chronique quotidienne, deux lectures intéressantes au sujet de joueurs français. La première concerne le nouveau médian défensif de San José : Jean-Philippe Pierazzi parle du rêve qu’il réalise en quittant Ajaccio pour la Californie. La seconde est une rumeur, celle du passage de Sidney Govou à New York.

17 January 5:39 pm

Si toute votre attention était focalisée sur les choix des clubs lors du SuperDraft d’hier ou que vous vous êtes éloignés de la planète MLS pendant quelques jours, voici un condensé des rumeurs et nouvelles qui vous ont peut-être échappé.

La saga Camilo a pris fin. Le meilleur buteur du défunt championnat a été transféré de Vancouver à Queratero (Mexique) avec qui il s’entraînait déjà depuis quelque temps au grand dam de son ancien employeur. Un nouveau joueur désigné est arrivé : le médian argentin Cristian Maidana (26 ans) a signé à Philadelphie. Il vient d’Argentinos Juniors mais a aussi joué, entre autres, au Spartak Moscou. Les Argentins sont à la mode cette semaine, puisque Portland en a embrigadé deux : l’arrière central Norberto Paparatto et l’attaquant Gastón Fernández, tous deux âgés de 30 ans. Le premier doit être une solution de plus en défense centrale, le second doit remplacer Ryan Johnson que l’on annonce partant. Jose Valencia a déjà effectué le chemin inverse, puisque l’attaquant a été prêté par Portland aux Argentins d’Olimpo.

En interne, on notera l’échange Seattle - Chicago impliquant trois joueurs : Anibaba s’en va sur les bords du Pacifique alors qu’Hurtado et Ianni troquent le vert pour le rouge. Seattle pourrait voir un autre joueur s’en aller, et pas des moindres : Obafemi Martins semble se chercher un nouveau club, mais Sigi Schmid l’attend pour la reprise des entraînements. Autre rumeur, qui tend à se confirmer : l’arrivée de Maurice Edu à Philadelphie. « On le veut et il veut être ici », insiste-t-on du côté de l’Union.

Don Garber a également évoqué des sujets qui intéressent tous ceux qui suivent la MLS de près ou de loin. Ainsi, le commissaire a déclaré qu’une annonce à propos de David Beckham et de sa potentielle équipe à Miami serait effectuée d’ici 30 jours. Par ailleurs, il a précisé que New York City était sur le point d’officialiser le stade dans lequel il jouera en attendant que le sien ne soit construit. Autre rumeur intéressante, rapportée par notre collègue Grant Wahl : la finale de la Coupe MLS pourrait se jouer le troisième week-end de décembre.

Enfin, plus tôt cette semaine, la Fifa a annoncé la liste des arbitres qui officieront lors de la prochaine Coupe du monde. L’arbitre central Mark Geiger, que l’on voit régulièrement sur nos terrains, a été retenu, de même que les assistants Sean Hurd et Joe Fletcher. Tous trois siffleront ensemble. Le dernier nommé est canadien, les deux autres sont américains, tout comme Eric Boria qui sera sur place dans les 8 « duos de soutien ».

16 January 5:34 pm

Après avoir conclu un marché pour obtenir le premier choix, Philadelphie a lancé le SuperDraft 2014 de la MLS, organisé ce jeudi au Pennsylvania Convention Center, en recrutant le gardien Génération adidas Andre Blake.

Blake est ainsi devenu le premier gardien de but à être choisi en tout premier lors de cette séance de recrutement dans l’histoire de la Major League Soccer. International jamaïcain chez les -17 puis les -20 ans, il a impressionné les prospecteurs lors de l’Évaluation annuelle des espoirs qui a eu lieu la semaine dernière et se pose déjà en concurrent direct de Zac MacMath, gardien titulaire de l’Union ces deux dernières saisons.

Philadelphie devait choisir en deuxième mais a échangé sa position avec DC United, qui bénéficiait à l’origine du premier choix et a recruté le défenseur Steven Birnbaum. Ce fut un des six échanges de position (et il y eut aussi des montants d’allocation et des places de joueur étranger impliquées) d’un premier tour marqué par le marchandage mais aussi par l’intérêt pour les joueurs jamaïcains. En effet, outre Blake, Andre Lewis (Vancouver, 7e) et Damion Lowe (Seattle, 8e) ont été recrutés.

Auparavant, Vancouver avait jeté son dévolu sur Chrisitian Dean, détenteur d’un contrat Génération adidas, comme Blake et cinq autres joueurs, tous recrutés après les 17 premiers choix. Cela leur permettra entre autres de ne pas compter dans le budget salarial de leur équipe.

Les joueurs défensifs ont été prisés lors de ce recrutement, puisqu’il y avait un gardien et cinq arrières parmi les dix premiers choix. New England a constitué une exception notable, sélectionnant les attaquants Steve Neumann et Patrick Mullins, considérés comme deux des meilleurs joueurs offensifs disponibles.

Au total, 38 joueurs ont été choisis par les 19 clubs de MLS : consultez en la liste complète afin d’avoir un récapitulatif de cette séance de recrutement.

15 January 12:08 pm

Le SuperDraft 2014 aura lieu ce jeudi midi à Philadelphie. DC United sera le premier club à sélectionner un joueur et aura, évidemment, plus de choix que ses concurrents. Je me suis quand même demandé si cet avantage était bien utilisé et qui, par le passé, avait réalisé le premier gros coup.

2007 : Toronto a été chercher le milieu Maurice Edu, élu Recrue de l’année en fin de saison et transféré aux Glasgow Rangers l’année suivante. Sa carrière va decrescendo depuis et il pourrait revenir en MLS cette saison pour la relancer. Si Bakary Soumaré, Michael Harrington et Chris Seitz ont été recrutés immédiatement après Edu, 2007 n’était cependant pas un grand cru.

2008 : Kansas City a visé juste en attirant Chance Myers : depuis 2011, il y est titulaire indiscutable au poste d’arrière droit. Salt Lake et le LA Galaxy ont aussi recruté des valeurs sûres, respectivement Anthony Beltran (3) et Shaun Franklin (4). Les coups fumants ont été signés par Dallas avec Brek Shea (2) et Kansas City (décidément) avec Roger Espinoza (11).

2009 : Seattle a ouvert le bal en recrutant Steve Zakuani. Un choix judicieux puisque le joueur s’est rapidement imposé, terminant entre autres meilleur buteur de l’équipe en 2010. Mais depuis qu’il a eu la jambe cassée en avril 2011, il peine à retrouver son niveau. Omar Gonzalez (3) est dès lors le premier gros coup de cette édition, où on notera encore le nez fin de Kansas City avec Matt Besler (8) et Graham Zusi (23).

2010 : Philadelphie a sélectionné l’attaquant Danny Mwanga, qui y a joué régulièrement pendant deux ans avant de partir pour Portland puis Colorado où il n’a pas réussi à s’imposer. Aucun joueur du SuperDraft 2010 ne peut encore être qualifié de gros coup. Philadelphie y a encore recruté Amobi Okugo et Jack McInerney (6 et 7), alors que San José y a trouvé les arrières latéraux qui l’ont mené au Supporters Shield 2012, Justin Morrow et Steve Beitashour (28 et 30).

2011 : On a fait grand cas du recrutement du jeune Omar Salgado par Vancouver, premier club à choisir. L’attaquant, toujours au club, a eu sa chance sans s’imposer et n’a pas joué une seule minute en 2013. Portland a eu le nez bien plus fin avec Darlington Nagbe (2). DC United a choisi une valeur sûre en Perry Kitchen (3) et ce fut aussi une bonne année pour Houston, avec Kofi Sarkodie (7) et Will Bruin (11).

J’ai fait l’impasse sur les deux dernières années car les joueurs n’ont pas encore tous eu le temps de se développer ou doivent encore confirmer, mais voilà le bilan de la première saison de la génération 2013. Je me suis aussi focalisé sur les premiers bons choix à être effectués, mais quelques joueurs recrutés parmi les derniers se sont imposés chez les pros. Finalement, si l'ordre de sélection a une certaine importance, il n'est qu'un élément parmi les nombreux autres de l'équation.