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Commentary

12 August 12:16 pm

La période des transferts de l’été s’est officiellement refermée il y a quelques jours, et notre émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) essaye de voir qui s’est le mieux renforcé en vue de la suite de la saison, mais on parle aussi du départ possible de Yedlin et des déclarations d’Igancio Piatti qui font grincer certaines dents à Montréal.

Tout Montréal attend Ignacio Piatti qui a montré sur une radio argentine qu’il connaissait déjà bien le club… mais espérait en faire un tremplin pour jouer ailleurs en MLS d’ici quelques années. Scandale ou tempête dans un verre d’eau ? Cela nous amène à parler de l’aspect mystérieux de la MLS pour les joueurs fraîchement arrivés de l’étranger, de la liberté de parler des joueurs et du risque de polluer leur esprit avec des considérations extra-sportives ou encore de situations comparables à l’étranger et de fidélité.

Le possible départ de Yedlin à Tottenham Hotspur ouvre la porte aux questions qui reviennent régulièrement dans une telle situation. Est-ce une bonne nouvelle pour la MLS ? Le montant du transfert est-il suffisant ? Le joueur a-t-il effectué le meilleur choix pour sa carrière ?

Mais on s’attarde surtout sur les arrivées, avec entre autres le passage de Gordon au LA Galaxy, du renouveau de San José, des nouvelles vedettes potentielles (Ridgewell à Portland, Beasley à Houston, M’Bolhi à Philadelphie) et des renforts encore méconnus venus de l’étranger. Avec ces éléments, on tente de déterminer qui s’est le mieux renforcé et est le mieux armé pour la suite de la saison.

Parmi nos autres sujets de discussion, la grosse activité des deux clubs qui joueront en MLS en 2015 et nos habituels conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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01 August 3:49 pm

Le terme « joueur formé au club » est de plus en plus en vogue en MLS, et la présence remarquée du plus emblématique d’entre eux, DeAndre Yedlin, à la dernière Coupe du monde l’a encore davantage mis en lumière. En championnat, les supporters aiment encourager les vedettes locales qui embrassaient déjà leur écusson préféré avant même d’être professionnels. Parmi les plus connus : Shane O’Neill, Karl Ouimette, Harrison Shipp, Russel Teibert ou encore Gyasi Zardes.

Une bonne partie d’entre eux se retrouvera dans la même équipe ce lundi à Portland à l’occasion du Match des joueurs formés aux clubs, pour affronter l’équipe -23 ans des Portland Timbers. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 22h00. Ce sera une première et l’occasion de mettre en valeur un concept naturel aux quatre coins du monde sauf au nord du Rio Grande, où il en est encore à ses balbutiements.

Il faut dire que pendant longtemps, nos clubs n’ont pas eu d’équipes de jeunes. Il y a eu quelques débuts timides avec la présence de l’une ou l’autre équipe espoirs en PDL, et parfois de formations d’autres catégories d’âge dans d’autres compétitions mais de façon isolée et désordonnée avec, en outre, des saisons assez brèves. La première mise en place généralisée est venue de la MLS et de sa division réserves, avec une première tentative de 2005 à 2008 puis une relance depuis 2011. Dès lors, tous les clubs devaient avoir une équipe réserve jouant une dizaine de rencontres par saison. Les premiers fruits récoltés ces dernières années viennent généralement de là.

Mais au fait, techniquement, c’est quoi un joueur formé au club ? Voilà ce que dit le règlement de la MLS : il s’agit d’un joueur qui s’est entraîné pendant au moins un an au sein du système de formation des jeunes du club et s’est entraîné au moins 80 jours au sein d’une équipe de jeunes du club durant l’année en question. C’est vrai, pour le moment, le critère n’est pas contraignant. Le même statut existe dans les compétitions européennes (Ligue des champions, Europa League) et désigne un joueur qui, entre l’âge de 15 ans et l’âge de 21 ans, a été inscrit auprès de son club actuel pendant une période, continue ou non, de trois saisons complètes ou de 36 mois.

Je n’ai aucune information privilégiée quand à l’évolution du statut réglementaire en MLS, mais c’est qui ne fait aucun doute, c’est que l’émergence de l’USSDA va bientôt complètement changer la donne. Il s’agit tout simplement du championnat mis en place en 2007 par la fédération américaine pour les équipes de jeunes du pays. Deux clubs canadiens, l’Impact de Montréal et les Vancouver Whitecaps, s’y sont joints, au contraire du Toronto FC, seul club de MLS ne jouant pas en USSDA.. Grâce à cela, il y a enfin eu une structure harmonisée réunissant les meilleurs clubs dans une compétition de haut niveau organisée pour atteindre des objectifs de formation.

Le championnat y commence en septembre et se termine en été, avec une trêve hivernale. On a donc une vraie saison complète. Il ne se limite pas aux clubs de MLS, puisque 80 clubs y alignent des équipes. Les catégories d’âge vont des -13 ans aux -18 ans (regroupées par groupes d’âge de deux ans). Parallèlement à cela, certains clubs commencent à avoir des équipes encore plus jeunes, même si c’est généralement encore embryonnaire. À l’Impact de Montréal, par exemple, il est possible de s’inscrire dès l’âge de 8 ans.

Il ne reste donc qu’un chaînon manquant, celui qu’on appelle la post-formation, entre la fin du passage en USSDA et les débuts professionnels. De nombreuses organisations indépendantes existent (division réserves de la MLS, USL Pro, PDL, NCAA, etc.) mais n’offrent pas encore la solidité nécessaire. Arriver à faire la même chose qu’avec l’USSDA - dont les clubs pourraient aussi avoir des équipes espoirs, leurs joueurs ne veulent pas forcément arrêter à 18 ans - en unifiant les forces pour créer un championnat de qualité harmonisé, avec suffisamment de clubs pour qu’il soit compétitif, qui permette aux clubs de MLS d’avoir une équipe réserve qui joue régulièrement, dans sa ville (comme toutes les autres équipes du club) lors d’une saison de 9 ou 10 mois et face à des adversaires de haut niveau : voilà ce qui est, à mes yeux, la prochaine étape, indispensable, pour offrir aux clubs de MLS une structure de formation complète qui sera un terreau fertile pour nos talents de demain.

Mais revenons au présent, avec le match de ce lundi pour lequel tous les clubs de MLS se sont fait demander de proposer des joueurs admissibles, en tenant compte de leur disponibilité et d’autres critères. La sélection finale de 20 joueurs a été établie conjointement avec le Directeur des programmes de la MLS destinés aux joueurs, Alfonso Mondelo, qui dirigera l’équipe des joueurs formés par leur club de MLS. Histoire de mieux les connaître, voici le portrait de ceux-ci, y compris celui des joueurs qui ont dû décliner leur sélection.

Équipe 2014 des joueurs formés par leur club de MLS
Gardiens de but :
Jon Kempin (Kansas City), Matt Lampson (Columbus)
Défenseurs : Connor Lade (New York), Ashtone Morgan (Toronto), Shane O’Neill (Colorado), Karl Ouimette* (Montréal), Erik Palmer-Brown (Kansas City), Carlos Salcedo (Salt Lake), DeAndre Yedlin* (Seattle)
Milieux de terrain : Steven Evans (Portland), Danny Garcia (Dallas), Wandrille Lefèvre* (Montréal), Zach Pfeffer (Philadelphie), Chris Ritter (Chicago), Harry Shipp (Chicago), Russell Teibert (Vancouver), Wil Trapp (Columbus)
Attaquants : Caleb Calvert (Chivas USA), Bradford Jamieson (LA Galaxy), Sean Okoli (Seattle), Dillon Serna (Colorado), Tommy Thompson (San José), Gyasi Zardes (LA Galaxy)

Caleb Calvert (22 octobre 1996) : A marqué sept buts en douze rencontres de l’équipe des -18 ans lors de la saison actuelle (2013/14) en USSDA ; plus jeune joueur de l’histoire de Chivas USA à y signer un contrat professionnel.

Steven Evans (19 septembre 1991) : A brillé sous les couleurs des -23 ans des Timbers entre 2009 et 2012, aidant l’équipe à devenir championne de PDL en 2010.

Danny Garcia (14 octobre 1993) : Onzième joueur formé au club à signer en équipe première du FC Dallas, Garcia a été titulaire lors des quatre rencontres auxquelles il a pris part cette saison. Faisait partie de l’équipe nationale américaine des -20 ans à la Coupe du monde.

Bradford Jamieson IV (18 octobre 1996) : Sixième joueur formé au club à intégrer l’équipe première du LA Galaxy, Jamieson IV s’est mis en valeur avec le LA Galaxy II pour lequel il a inscrit cinq buts en treize apparitions. 

Jon Kempin (8 avril 1993) : Actuellement en prêt à l’OKC Energy FC, filiale du Sporting Kansas City évoluant en USL PRO, il y a été nommé au sein de l’Équipe de la semaine lors de la 12e semaine de compétition ; international américain chez les -20 ans.

Connor Lade (16 novembre 1989) : A participé à cinq rencontres pour les Red Bulls cette saison après avoir été régulièrement sur le terrain durant la saison 2013 lors de laquelle l’équipe a remporté le Supporters Shield.

Matt Lampson (6 septembre 1989) : Lauréat du prix humanitaire annuel du Crew en 2013 ; titulaire 13 fois dans le but du Crew, dont cinq rencontres lors desquelles il n’a pas encaissé.

Wandrille Lefèvre* (17 décembre 1989) : A effectué ses débuts en MLS le 27 avril 2013 contre le Chicago Fire, match remporté 2-0 lors duquel il a donné une passe décisive ; s’est fait une place sur le terrain en 2014, avec notamment cinq rencontres consécutives au cours desquelles il a joué les 90 minutes, entre le 10 mai et le 11 juin

Ashtone Morgan (9 février 1991) : Arrière gauche qui a joué régulièrement depuis ses débuts en MLS en 2011 ; élu Joueur canadien de l’année 2011 dans la catégorie -20 ans.

Sean Okoli (3 février 1993) : A participé à deux rencontres pour les Sounders cette saison ; a marqué lors de la victoire 5-0 contre PSA Elite en Coupe des États-Unis.

Shane O’Neill (2 septembre 1993) : A joué lors de 41 des 43 dernières rencontres des Rapids pour lesquelles il était qualifié, y étant chaque fois titulaire à deux exceptions près, avant de se blesser au genou au début du mois ; a marqué son premier but en MLS contre Montréal le 24 mai 2014.

Karl W. Ouimette* (18 juin 1992) : A participé à neuf rencontres pour l’Impact, dont huit comme titulaire ; sur le terrain quand Montréal a remporté cette année son deuxième Championnat canadien Amway consécutif.

Erik Palmer-Brown (24 avril 1997) : Plus jeune défenseur de l’histoire à être titularisé en MLS ; a participé à trois rencontres cette saison, dont deux comme titulaire.

Zach Pfeffer (6 janvier 1995) : Premier joueur formé au club à signer en équipe première de l’Union, il a été le quatrième plus jeune joueur de l’histoire à signer un contrat en MLS. Il y a effectué ses débuts contre le Columbus Crew le 17 septembre 2011. Il a représenté les États-Unis dès les équipes d’âge des -14 et -15 ans.

Chris Ritter (29 octobre 1990) : Titulaire à six reprises pour le Fire lors de sa première saison pro ; élu Défenseur de l’année de la conférence Big Ten et membre de la sélection « All-Big Ten » quand il jouait pour l’université Northwestern.

Carlos Salcedo (29 septembre 1993) : Formé à l’académie du Real Salt Lake en Arizona, il a disputé 13 rencontres pour le RSL la saison dernière dont 12 comme titulaire.

Dillon Serna (25 mars 1994) : A marqué le premier but de sa carrière pro le 26 avril 2014 à Seattle ; a donné deux passes décisives en treize apparitions cette saison, dont huit comme titulaire, après avoir effectué ses débuts à ce niveau lors du dernier match de la saison régulière 2013.

Harry Shipp (7 novembre 1991) : Joueur de la semaine de la MLS après son triplé lors de la victoire 5-4 de Chicago contre New York lors de la 10e semaine de compétition ; en tête des candidats au titre de Recrue de l’année, il a marqué six buts et donné cinq passes décisives en 19 rencontres cette saison.

Russell Teibert (22 décembre 1992) : A percé lors de la saison 2013, lors de laquelle il a été le meilleur pourvoyeur de son équipe avec neuf passes décisives et a inscrit deux buts en 24 rencontres dont 19 comme titulaire.

Tommy Thompson (15 août 1995) : Premier joueur formé au club dans l’histoire de San José ; a délivré quatre passes décisives en cinq apparitions avec la réserve des Earthquakes.

Wil Trapp (15 janvier 1993) : A beaucoup fait parler de lui au Crew au cours des deux dernières saisons, en étant titulaire lors des 29 rencontres auxquelles il a participé ; international américain chez les -20 ans, il a joué lors des trois rencontres du premier tour de la Coupe du monde U20 de la FIFA en 2013 et a été nommé Jeune sportif de l’année 2013 par U.S. Soccer.

DeAndre Yedlin* (9 juillet 1993) : Régulièrement titulaire pour Seattle, il est le premier joueur formé par un club de MLS à défendre les couleurs des États-Unis à la Coupe du monde ; récemment, il a aidé les États-Unis à se qualifier pour les huitièmes de finale.

Gyasi Zardes (2 septembre 1991) : Joueur offensif polyvalent, Zardes a inscrit sept buts et donné une passe décisive en seize apparitions lors de sa deuxième saison au LA Galaxy.

*Lefèvre et Ouimette ont décliné leur sélection car Montréal joue mardi en Ligue des champions ; Yedlin sera peut-être dans le stade pour encourager ses camarades mais pas sur le terrain car il a été retenu pour le match des « grands » contre le Bayern Munich mercredi.

17 July 3:27 pm

L’émission Coup Franc revient à sa forme traditionnelle maintenant que la Coupe du monde est terminée. Pour celle de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), on comptait faire un bilan du Mondial 2014 avec Olivier Brett et Christian Schaekels mais… notre passion de la MLS est tellement grande que rapidement, le débat s’est centré sur ce que la MLS avait apporté à cette Coupe du monde et les progrès qu'il faut qu'elle accomplisse pour que ses joueurs deviennent encore plus performants sur la scène internationale. Cela donne, sincèrement, une des émissions les plus intéressantes depuis les débuts de Coup Franc. Voilà certains des sujets que nous avons approfondis :

  • Bilan général de la compétition
  • Qu’est-ce qui fait qu’une Coupe du monde est belle ?
  • Pourquoi l’équipe allemande est au football ce que le téléphone intelligent est à la technologie
  • Tactique : l’audace récompensée, beaucoup de buts sur reconversion rapide, le jeu à trois défenseurs centraux
  • Le rôle différent en équipe nationale des vedettes de leurs clubs en MLS
  • L’influence des écarts de niveau entre les joueurs d’un même club
  • Une nouvelle mission qu’il faudrait donner aux joueurs désignés
  • Progrès à accomplir : avoir un projet de jeu, des joueurs pour l’incarner et des qualités techniques pour l’appliquer
  • La solution de la formation et les modèles de jeu à développer pour augmenter ses chances de réussite
  • Les moyens à donner aux formateurs en leur inculquant une philosophie
  • Le chemin à parcourir par les entraîneurs actuels de MLS et le rôle des directeurs techniques
  • Les traces que cette Coupe du monde laissera sur la MLS et les grands championnats étrangers
  • Et en conclusion, comment la société influence, positivement et négativement, la façon de jouer
  • Bien entendu, on illustre avec de nombreux exemples, impliquant entre autres Montréal

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22 April 12:37 pm

La situation à Montréal va de mal en pis, et la claque reçue à Kansas City (4-0) n’arrange rien. À quelques jours du premier match au stade Saputo, on peut difficilement éviter le sujet dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Plus que la débâcle de samedi dernier, dont nous parlons à peine, on tente de traiter en profondeur les points suivants :

  • Doit-on attendre une réaction / une décision radicale au cours des prochains jours ?
  • La tension grandissante entre Frank Klopas et les médias
  • La gestion de l’effectif par l’entraîneur et ses choix
  • La répartition des responsabilités entre le staff technique et la direction sportive du club
  • L’état d’esprit des joueurs, qui semblent avoir le moral à zéro
  • Le découragement des supporters, qui hésitent à aller au stade
  • Lisez aussi la chronique de Patrick Leduc, dont nous parlons à plusieurs reprises

Parmi les autres sujets du jour :

  • New York City fera son entrée en MLS au Yankee Stadium
  • Un bon départ est-il une garantie de bonne saison ? Quelques contre-exemples
  • Nos conseils MLS Fantasy

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07 January 11:01 am

Nous voilà donc au sommet de mon classement des satisfactions de l’année. Chacun ses goûts, direz-vous, et il a évidemment sa part de subjectivité. N’hésitez pas à nous faire part de ce que vous avez aimé en 2013 ! Voilà ce qui m’a le plus réjoui :

1. Le nouveau Portland
Quelle métamorphose ! Quelle joie de regarder cette équipe jouer (et pas seulement dans son stade, où l’ambiance ajoute une dose de plus au bonheur) ! Portland, version 2013, nous a offert un jeu abouti aussi bien offensivement que défensivement, et ce dans toutes les configurations. Que l’équipe prenne le jeu à son compte ou attende son adversaire, elle trouve toujours le moyen de lui faire mal, aussi bien au sol que dans les airs. Sans oublier de magnifiques coups de patte sur phases arrêtées.

Sa défense, sans réelle vedette, sait aussi bien empêcher l’adversaire de bâtir une action de but que se reconvertir pour parer à une perte de balle. Si cette équipe sait presque tout faire (voyez ici son énorme défaut), elle le doit entre autres à son entraîneur Caleb Porter, qui a fait émerger des vedettes comme Diego Valeri, Darlington Nagbe ou les Johnson (Will et Ryan, sans lien de parenté) au sein d’un collectif bien huilé dont une des grandes réalisations fut la série de 15 rencontres sans défaite de mars à juillet. Pour en savoir plus sur le jeu de Portland, je ne puis que vous conseiller le focus qui y a été consacré dans l’émission Coup Franc.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
2. Un rouleau compresseur qui ne manque pas de sel
3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

06 January 12:22 pm

Plus que n’importe quel autre championnat, la MLS est celui de tous les espoirs où il est possible, d’une saison à l’autre, de passer de l’enfer au paradis. Mais l’inverse est tout aussi vrai et l’équipe la plus séduisante de 2012 n’a vraiment pas répondu aux attentes cette année.

1. Les ailes coupées de San José
Mais où a donc disparu la séduisante équipe de San José qui dominait les débats en 2012 ? Il y a eu tellement de déceptions cette année au nord de la Californie… Bien entendu, on peut pointer les blessures de début de saison, ou celle avec laquelle Chris Wondolowski a joué une partie de l’année (une fracture au pied, quand même). Mais si personne n’a pris le relais, c’est que le noyau était bien trop étriqué. Tout cela a coûté sa place à Frank Yallop, entraîneur de l’année 2012.
Mais ce n’est pas tout. Cette équipe qui marquait comme elle respirait il y a un an à peine avait cette saison la quatrième plus mauvaise attaque (derrière les trois cancres du fond de classement). Dominante dans les airs en 2012, elle n’a marqué son premier but de la tête qu’à son 18e match en 2013 ! Et que dire des flancs, dont la contribution offensive a presque totalement disparu, tout comme la solidité défensive ? Heureusement, San José a sauvé son année décevante en se qualifiant pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
2. Des campagnes de transfert ratées
3. Les tares défensives du LA Galaxy
4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

03 January 4:19 pm

Rares sont les clubs qui peuvent se permettre de laisser filer trois de leurs meilleurs joueurs, de ne pas transférer de gros calibre tout en réussissant à rester performants. Salt Lake y est parvenu de main de maître, à la surprise générale (même son entraîneur ne s’attendait pas à une aussi belle saison) et mérite bien de tutoyer les sommets des satisfactions de l’année.

2. Un rouleau compresseur qui ne manque pas de sel
Bien du monde prévoyait qu’après avoir laissé partir Jamison Olave, Will Johnson et Fabian Espindola, Salt Lake vivrait une saison de transition, et le début de championnat allait d’ailleurs en ce sens. Mais sur les bords du Grand Lac Salé, tout le monde a trouvé ses marques rapidement et l’équipe s’est transformée en véritable rouleau compresseur. Sans imposer un rythme fou, cette formation s’installe très haut dans le camp de son adversaire, pose son jeu et frappe. Une fois qu’elle vous prend à la gorge, il est très difficile de s’en sortir : demandez-le à Portland !

Bien protégée par Beckerman, sa défense ne joue ni trop haut ni trop bas mais n’aime pas trop quand l’autre équipe construit patiemment (on l’a notamment vu en finale). Alors, Salt Lake tente dans la mesure du possible de jouer en déplacement comme à domicile, avec les risques que cela comporte. Si Morales et Saborio ont les rôles principaux, Jason Kreis a bien préparé tout le monde à participer : 16 joueurs ont été titulaires au moins 10 fois en saison régulière et l’équipe en a récolté les dividendes.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

01 January 5:32 pm

Alors que la période des transferts bat son plein, voilà un rappel qui semble évident : mal évaluer son effectif, ses besoins ou ses renforts voire, pire, avoir un club où les joueurs entrent et sortent comme dans un moulin est souvent une des causes de déceptions en cours de saison. Plusieurs clubs peuvent en témoigner.

2. Des campagnes de transfert ratées
Même si l’équipe a remporté la Coupe des États-Unis, le titre de plantage en beauté de la saison peut difficilement revenir à un autre club que DC United. Si un tel effondrement était difficilement imaginable, une importante glissade était tout de même prévisible. Les joueurs partis l’hiver dernier étaient bien plus importants que ce que certains ne le croyaient. L’attaque a perdu de sa diversité, le poids du jeu s’est retrouvé sur les épaules d’une défense déjà frêle et l’édifice s’est écroulé. Cela mérite une palme dans la catégorie « mauvaise évaluation de son effectif ».

D’autres évaluations ratées : à San José (qui a mal jugé la richesse de son noyau et payé les absences au prix fort), à Montréal (qui a certes conservé ses joueurs importants mais mal estimé les renforts nécessaires) et à Columbus (où les problèmes avaient été bien ciblés mais où les prétendus renforts ont métamorphosé l’étalon de fin 2012 en cheval de trait).

Et puis, il y a ceux qui ont fait le grand ménage avec peu de succès. Car quand on se lance dans une telle entreprise, il faut savoir où balayer. Bons exemples : New York (malgré l’exception Juninho) et Portland. Par contre, Toronto et Chivas USA ont ressemblé à des moulins où les joueurs entraient et sortaient sans arrêt, sans trop qu’on ne sache si leur passage était bien nécessaire. Et pour 2014, on y repart encore à zéro !

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
3. Les tares défensives du LA Galaxy
4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

22 December 6:12 am

Nous voilà dans le carré d’as de mes réjouissances de la saison, où s’accumulent les bonnes surprises, à commencer aujourd’hui par des défenseurs qui méritent plus de visibilité et la force offensive du vainqueur du Supporters Shield.

4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
On parle moins d’eux que des attaquants, mais ils ont eu un apport essentiel à leur équipe cette saison : des arrières latéraux modernes, à la fois solides défensivement mais aussi productifs offensivement. En plus de rendre leur flanc difficile à passer, ils ont quelques passes décisives à leur actif. À droite, DeAndre Yedlin (Seattle), qui a été au Match des étoiles, et Kofi Sarkodie (Houston), qui met l’adversaire à terre les rares fois où il est battu. À gauche, Chris Klute (Colorado), qui a franchi sans mal le pas depuis la D2, et Seth Sinovic (Kansas City), qui avait déjà été très solide la saison dernière au sein de la meilleure défense de la compétition. Ces joueurs ont de l’avenir : le dernier nommé a 26 ans, les trois autres 23 ans ou moins.

3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
De tous les clubs évoluant en MLS depuis la saison inaugurale de la compétition en 1996, New York était le seul à ne pas avoir remporté de trophée officiel. Il a mis fin à cette disette en s’adjugeant le Supporters Shield grâce à une saison qui, sans être étincelante, a été plus que probante. Le tout sous la direction de Mike Petke, qui effectuait ses débuts d’entraîneur. C’est notamment son attaque qui a brillé : très complète, elle était certainement la seule de la compétition à n’avoir aucune faiblesse. Parmi ses forces, la domination sur les flancs mais surtout dans les airs, grâce à un majestueux Tim Cahill, auteur de 12 buts, dont 9 de la tête. La défense n’a pas toujours été aussi convaincante, notamment quand elle se repliait dans ses 20 derniers mètres, où Houston lui a assené le coup de grâce en phase finale.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

16 December 1:20 pm

Retour aujourd'hui sur mes bilans de saison : on atteint le dernier carré du flop 10, avec deux équipes qui avaient de nombreux atouts pour aller jusqu'au bout mais ont vu leur route s'arrêter en raison d'un point faible récurrent tout au long de la saison.

4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
Portland a émerveillé bien du monde cette saison, et je fais partie de ceux qui sont conquis (vous le verrez plus tard dans la rubrique « Pleine lucarne »). Cette équipe sait tout faire ou presque. On pourrait même dire qu’elle n’a qu’un défaut… Mais quel défaut ! Dès que son adversaire bénéficie d’une phase arrêtée, il faut rester attentif car il y a des chances que ça se termine en but. Corner, coup franc, touche : tout est source de danger pour le but de Ricketts, gardien de MLS qui s’est le plus souvent retourné suite à de telles situations. On peut même dire que ce fut fatal à l’équipe, qui a encaissé deux buts sur corner en finale de Conférence à Salt Lake. Si vous cherchez une explication à cela, on en a discuté dans l’émission Coup Franc qui faisait un gros plan sur Portland.

3. Les tares défensives du LA Galaxy
Le LA Galaxy avait la troisième meilleure défense de la compétition. Et pourtant, celle-ci avait d’immenses travers, qui lui ont coûté très cher. Ainsi, aucune arrière-garde en MLS n’a plus mal défendu son petit rectangle et aucune ne fut plus friable dans le jeu de tête que celle emmenée par Omar Gonzalez. Vous n’avez qu’à penser aux deux buts encaissés lors de son élimination à Salt Lake. Sur les phases arrêtées, ce n’était pas terrible non plus. Et que dire des fins de rencontre, avec près de la moitié des buts encaissés cette saison tombés dans le dernier quart d’heure. Une accumulation de défauts trop importante pour briguer une troisième Coupe MLS consécutive.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver