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Columbus Crew

19 August 11:55 am

Nous vous parlions des joueurs sous-estimés de MLS dans notre émission d’hier. Les stars, ce sont des noms, mais parfois aussi des stats frappantes avec en tête de liste les buts et les passes décisives. Je me suis donc mis à la recherche de joueurs de champ qui, cette saison, n’avaient ni marqué ni donné la dernière ou l’avant-dernière passe, tout en ayant un temps de jeu considérable. Il doit bien y avoir là-dedans des éléments dont on ne parle peut-être pas assez car leur production n’est pas celle sur laquelle on s’attarde le plus souvent.

Victor Bernardez (San José, 93,3% du temps de jeu) : Joueur le plus utilisé de ce classement particulier, le défenseur central hondurien est en outre le capitaine de son équipe. En fait, il a marqué un but cette année… contre son camp. Il a aussi déjà tiré sur le cadre. Mais ce sont surtout ses stats défensives qui sont impressionnantes. Sa bonne forme en début de saison n’est pas étrangère aux bons résultats de San José, notamment à domicile, et voir que l’équipe peine davantage juste au moment où il a une baisse de rendement n’a certainement rien d’une coïncidence.

Michael Parkhurst (Columbus, 92,4%) : Ce défenseur central est l’homme de ménage par excellence. Il faut dire qu’il a fort à faire dans l’axe d’une arrière garde dont les latéraux très offensifs passent un temps énorme dans le camp adverse. Alors, avec son expérience, il passe son temps à dégager, à couper les angles ou à bloquer les adversaires qui se présentent, tentant de compenser la naïveté défensive dont fait trop souvent preuve son équipe.

Andrew Farrell (New England, 89,3%) : Même quand il évoluait au poste d’arrière droit, le jeune défenseur ne se faisait pas vraiment remarquer par ses allants offensifs. Alors, vous imaginez au centre de la défense… Il n’a qu’une seule mission : défendre. Et il s’en acquitte bien. Quand on additionne les dégagements, les contres, les interceptions et les ballons récupérés, il fait partie des tout meilleurs de notre compétition. Dans ces conditions, il peut se permettre de laisser les tâches offensives à ses partenaires.

Matt Polster (Chicago, 86,6%) : Même si, contrairement aux cinq autres, il évolue dans l’entrejeu, Polster a un obstacle supplémentaire dans la mesure où il défend les couleurs d'une équipe mal classée qui marque peu. Il se démarque par rapport à la plupart des joueurs cités dans ce texte dans la mesure où c’est vraiment la récupération de balle qui lui permet de se distinguer. De quoi placer ce néo-professionnel parmi les éléments recrutés lors du dernier SuperDraft qui se mettent le plus en valeur.

Chad Marshall (Seattle, 84,4%) : Son imposante présence sur les phases arrêtées permet d’ordinaire à cet arrière central de participer à l’un ou l’autre but chaque saison. Ce n’est pas encore le cas cette année. Cela n’a en rien entamé son aura, puisque le Défenseur de l’année 2014 a été sélectionné pour le dernier Match des étoiles. Et si Seattle a beaucoup peiné au cours des dernières semaines, c’est avant tout à cause d’une attaque anémique, pas d’une défense catastrophique.

Damien Perquis (Toronto, 80,5%) : Alors que son jeu de tête lui avait permis de trouver le fond des filets à quelques reprises lorsqu’il évoluait à Sochaux, le défenseur central est moins offensif depuis son départ de France. Il ne se porte quasiment jamais vers l’avant et tente très rarement sa chance au but pour Toronto. Il faut dire qu’il y a pas mal de trous derrière dans son équipe, et qu’il a fort à faire pour contrer ses adversaires et dégager son camp. Il s’est entre autres mis en valeur en étant élu Franco du mois de mai de la MLS.

Mais aussi : Raymond Gaddis (Philadelphie), Chris Wingert (New York City), Zach Loyd (Dallas), Seb Hines (Orlando), Leonardo et Dan Gargan (LA Galaxy)