Canadian National Team

L’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici) prend une perspective très canadienne et s’intéresse de près aux deux sujets les plus chauds du moment au pays de la feuille d’érable.
« Nous entrons dans une période fort excitante pour le soccer canadien », clame l’Association canadienne de soccer, qui a mis en ligne un sondage auquel vous pouvez répondre ici. Le thème principal est ce qu’il faut faire pour que le Canada devienne une nation de soccer modèle d'ici 2018. Une démarche a priori intéressante qui suscite néanmoins autant de perplexité que de questions… et un vif débat entre les animateurs. Et vous, qu’en pensez-vous ?
On est à mi-chemin de la finale du Championnat canadien Amway. Après le 0-0 entre Montréal et Vancouver, les deux clubs prétendent avoir effectué la bonne opération du match aller, disputé entre une équipe locale amoindrie et des visiteurs dont le seul but était de ne pas encaisser, avec un arbitre qui a pris beaucoup de place. Quel est le réel niveau de Vancouver ? Qu’attendre du match retour ?
Bien entendu, l’actualité de la MLS n’est pas laissée de côté. Parmi les faits saillants des derniers jours, les rumeurs annonçant que Francesco Totti jouerait bientôt dans notre championnat. L’arrivée d’anciennes gloires de ce genre est-elle bonne pour la compétition et son image de marque ? L’action sur le terrain n’est évidemment pas oubliée, avec entre autres la confirmation du retour en forme de Seattle, l’esprit conquérant de San José ou la victoire de New York contre le LA Galaxy (lisez aussi le texte de Christian Jack sur le jeu offensif de New York).
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Ce mardi, les éliminatoires de la Coupe du monde se poursuivent partout sur la planète. Dans la zone Concacaf, un match attire l’attention plus que les autres : Mexique - États-Unis.
S’il oppose les deux ténors de la moitié nord du continent américain, le duel qui se jouera ce soir au stade Azteca est a priori déséquilibré tant les Mexicains sont forts chez eux en match officiel et les États-Unis peinent chez leur voisin du sud. Toutefois, ils s’y sont imposés l’an dernier et ne considèrent plus la tâche impossible. Les Mexicains prendront garde de ne pas les sous-estimer. Si ce match vous passionne, lisez les nombreux articles de MLSsoccer.com qui vous en offre une couverture exhaustive.
Les deux autres rencontres de la zone Concacaf, où le classement est très serré, promettent d’être captivantes. Leader, le Honduras, emmené par Roger Espinoza et Jerry Bengtson, disputera son premier match en déplacement au Panama, toujours invaincu. Le Costa Rica tentera de se remettre de son cauchemar enneigé (dont le résultat a été validé par la Fifa) face à la Jamaïque, qui reste sur deux nuls en autant de duels.
On suivra aussi les nombreux autres joueurs de MLS en action à travers le monde. Roy Keane, blessé au mollet, sera au repos et on ne connaît pas la durée de son indisponibilité. Mauvaise nouvelle pour le LA Galaxy. Ailleurs en MLS, notons la finalisation de l’échange Adu - Kleberson et le fait que Martin Rennie préfère que la critique ne sorte pas du vestiaire, même si elle est constructive. Enfin, le Canada a été battu 2-0 par le Belarus hier en match amical.

Ce vendredi, presque toute la planète aura les yeux rivés sur la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Dans la Concacaf, on disputera la deuxième journée du dernier tour, sur fond de polémique aux États-Unis qui s’apprêtent à affronter le Costa Rica d’Alvaro Saborio puis le Mexique.
Après une défaite initiale au Honduras, Jürgen Klinsmann a convoqué un groupe loin de faire l’unanimité et se fait tirer dessus à boulets rouges par un article de Sporting News qui, en gros, le dépeint comme un incompétent habile à créer des tensions dans le vestiaire, le tout grâce à des témoignages anonymes d’internationaux américains.
Il va sans dire que l’ambiance n’est pas au beau fixe et que les réactions fusent de toutes parts. Les analystes se demandent si les joueurs sont des enfants gâtés ou remettent en question la communication de Klinsmann. Honte, gêne, déception : certains internationaux, à l’image de Michael Bradley, ne sont pas heureux de voir les sentiments sortir du vestiaire.
Autre son de cloche du côté d’Herculez Gomez, pour qui il était à peu près temps que les médias commencent à poser des questions difficiles. « On serait au Mexique, ESPN en parlerait toute la journée », ajoute le joueur de Santos Laguna qui pense que l'équipe en ressortira plus forte. Voilà qui remet les choses en perspective.
Ah, oui, le Canada aussi joue ce vendredi, il affronte le Japon au Qatar. Seul pays du G8 à être déjà éliminé, il a un entraîneur par intérim qui est aussi directeur technique de la fédération. Cette dernière programme des matches (c’est un progrès par rapport à il y a 10 ans), prétend qu’elle cherche un sélectionneur et prépare la prochaine Gold Cup mais n’expose aucun plan à long terme pour aller en Russie en 2018. Pas de polémique cependant : les médias s’en désintéressent complètement, en dehors de quelques-uns très complaisants. Vu sous cet angle, ils sont chanceux, les Américains…
Les États-Unis et le Canada se sont quittés dos-à-dos, sur un partage 0-0, seul score possible à l’issue d’une rencontre guère enthousiasmante que des joueurs hors-saison n’ont jamais été capables d’emballer.
Avec onze titulaires faisant partie des cadres de la MLS, l’équipe américaine a contrôlé le ballon pendant presque tout le match sans parvenir à en faire bon usage. Des qualités individuelles manifestes n’ont jamais été exploitées de manière collective. Le fait que ces joueurs n’étaient pas habitués à jouer ensemble sautait aux yeux et les imprécisions se sont multipliées au moment de donner le coup d’accélérateur qui pouvait faire la différence.
Les Canadiens, eux, ont regardé cela plutôt passivement mais toujours avec la ferme volonté de garder le zéro, ce qu’ils sont parvenus à faire. On peut en attribuer une grande part du mérite à Dejan Jakovic, le meilleur des siens sur le terrain. Kyle Bekker s’est aussi mis en évidence alors que Dwayne De Rosario s’est montré le plus menaçant pour Johnson.
Jürgen Klinsmann soulignait surtout l’effort des siens durant les trois semaines de stage qui ont précédé le match, qui ne lui a réservé aucune bonne surprise. Son alter ego Collin Miller était tout heureux de son premier point pris avec le Canada, et encensait le cœur et l’engagement de ses joueurs.

Le match amical qui opposera ce soir les États-Unis au Canada (21h00 HE, direct Sportsnet, ESPN2 et Univision Deportes) verra s’affronter deux équipes dans une situation totalement opposée.
Sorti du parcours menant à la prochaine Coupe du monde suite à sa défaite 8-1 au Honduras, le Canada entame une (énième) période de transition, avec un sélectionneur par intérim (Colin Miller), des cadres fortement rajeunis et aucun plan d’avenir clairement défini. Sa première sortie de l’année s’est soldée par une défaite 0-4 contre le Danemark.
Si vous voulez mon avis, l’équipe nationale canadienne doit dès aujourd’hui faire majoritairement appel à la génération qui tentera bientôt de se qualifier pour la Coupe du monde des -20 ans et visera les Jeux olympiques 2016 à Rio, histoire d’avoir un groupe homogène qui se réunit le plus régulièrement possible. Parmi eux, certains ont déjà accumulé de l’expérience chez les pros, à l’image du Torontois Doneil Henry.
En face, les États-Unis s’apprêtent à entamer le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde. Privé temporairement de certains cadres, Jurgen Klinsmann a sélectionné de nombreux joueurs archi-motivés à l’idée de gagner leur place dans le groupe. Les Canadiens auront intérêt à être plus attentifs défensivement que contre le Danemark face à des adversaires affamés ! Les Américains veulent être au sommet de leur forme pour leur prochain match officiel, le 6 février au Honduras, dont la sélection comporte de nombreux joueurs de MLS.

On ne sait pas trop quelle direction prend l’équipe nationale canadienne, mais cette nouvelle ère d’intérim s’est ouverte par une défaite 0-4 en match amical contre le Danemark. Le grand bonhomme de la journée a été Andreas Cornelius, auteur de trois buts pour les Scandinaves.
Il aura suffi de quelques accélérations à une équipe danoise composée à 100% de joueurs évoluant au pays pour mettre à mal une défense du Canada friable. Le score est rapidement passé à 0-2 et la suite fut une promenade de santé pour des Vikings qui ont accru leur avance à trois buts avant la pause, et trouvé encore une fois le chemin des filets en deuxième mi-temps.
Il y eut très peu d’action devant le but danois et il est difficile de tirer des enseignements d’une prestation pour le moins passive du onze canadien. Il faut espérer que les nombreux jeunes joueurs alignés aient profité de ce rendez-vous pour emmagasiner quelque peu d’expérience. Pour six d’entre eux (Philippe Davies, Evan James, Kyle Bekker, Simon Thomas, Mason Trafford et Kyle Porter), cette journée restera néanmoins gravée à tout jamais, puisqu’ils ont fêté leur premier match en équipe nationale A.
Suite des choses pour ce Canada rajeuni, un match amical mercredi contre une équipe des États-Unis en pleine préparation pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde. On espère qu’il n’y aura pas de trop de casse… et après, on verra…

MLS, équipe nationale canadienne, Ligue des champions et sociologie : le menu de la semaine de l’émission Coup Franc (à écouter ici) est on ne peut plus éclectique.
- On connaît les 10 qualifiés pour la phase finale de la saison : qui en sont les invités inattendus et les absents marquants ? Les pronostics d’avant-saison de Frédéric Lord, qui avait visé assez juste.
- Notre invité Laurent Dubois (professeur à l’université Duke), parle soccer et société. Son livre Soccer Empire tisse le lien entre l’équipe de France et la société : pour Coup Franc, il tente de transposer ce lien aux États-Unis et au Canada, nous dit ce que le soccer nous apprend sur ces pays, nous parle de la haine des « anti-soccer », etc. Si le sujet vous intéresse, lisez le blog Soccer Politics, auquel collabore aussi Andrew Wenger.
- Réflexion sur le futur de l’équipe nationale canadienne. Pour Matthias Van Halst, la qualification pour la Coupe du monde 2018 passe par la génération qui devra aller aux Jeux olympiques 2016. Lisez sa proposition détaillée ici. Qui pour succéder à Stephen Hart au poste de sélectionneur ?
- Beckham ou Henry, Wenger ou Mattocks et autres choix cornéliens : Frédéric Lord met ses collaborateurs sur le gril lors d’une nouvelle rubrique. Envoyez-nous vos suggestions !
- Les missions des clubs de MLS lors de la dernière journée de la phase de groupes en Ligue des champions.
- Qui jouera pour Montréal lors de son dernier match de championnat contre New England ?
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L'émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici) est entièrement consacrée à la déconvenue de l’équipe nationale canadienne au Honduras. On revient sur ce 8-1 en abordant plusieurs angles :
- Le match en lui-même, et l’effondrement mental des Canadiens.
- Les responsabilités du sélectionneur Stephen Hart et des joueurs, tant sur le résultat du jour que sur le parcours du Canada lors de ces éliminatoires.
- John Limniatis, qui a porté le maillot de l’équipe nationale à 44 reprises, nous éclaire sur la pression réellement ressentie quand on joue en Amérique centrale, met en lumière les arguments qui servent de fausses excuses, parle du noyau étriqué du Canada et de la prochaine génération capable d’obtenir de bons résultats.
- Membre de la génération actuelle, Ali Gerba connaît bien les joueurs et l’entraîneur. Très affecté par ce résultat, il stigmatise les carences de certains éléments au niveau international, l’attitude de l’équipe à San Pedro Sula et les raisons plus profondes du mal. Il propose aussi ses solutions pour améliorer la situation.
- Olivier Brett, qui voit du positif dans ce résultat, aborde l’aspect formation, l’absence de ligne directrice, le manque de suivi dans les équipes de jeunes, les ratés du système de détection, le fait que beaucoup d’anciens espoirs aient disparu de la circulation et la cohérence entre les programmes de l’ACS, des provinces et des clubs professionnels.
- Quel avenir pour le sélectionneur actuel ? Quel est le profil idéal de son éventuel successeur ?
- Les mesures à prendre par l’Association canadienne de soccer. Par où commencer ? Quels sont les obstacles ?
- Comment s’annonce le futur ? Quelle équipe pour demain ?
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Face à un adversaire emmené par un trio Bengtson - Costly - Martinez qui lui en a fait voir de toutes les couleurs, le Canada a vécu un véritable enfer au Honduras où il s'est incliné 8-1. Le Honduras est dès lors qualifié pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde alors que pour les Canadiens, la marche vers le Brésil s'est arrêtée abruptement.
On jouait depuis à peine plus de 5 minutes que Costly gagnait un duel de la tête avec McKenna, prolongeant le ballon en direction de Bengtson qui trompait Hirschfeld. On venait de passer le quart d’heure quand un tir de Martinez était repoussé dans les pieds de Bengtson qui faisait 2-0. Le festival n'était pas terminé : les Canadiens, sonnés, ont encaissé un troisième but à la demi-heure quand un centre de Bengtson était repris victorieusement d'une tête plongeante par Costly. À peine le temps de s'en remettre que Martinez faisait passer le marquoir à 4-0, score au repos.
Le Canada a obtenu ses meilleures occasions par Ricketts à la première minute, et via De Guzman dont le tir était repoussé par le poteau après 10 minutes de jeu.
La deuxième mi-temps commençait aussi mal que la première pour les Canadiens : un centre de Martinez arrivait au deuxième poteau à Costly qui faisait passer les chiffres au score de forfait (5-0). À l'heure de jeu, Martinez leur donnait des allures de tennis en envoyant un tir brossé du gauche dans le coin du but d'Hirschfeld. Un coup franc bien placé signé Hume a permis de légèrement adoucir la note (6-1). Un soulagement de courte durée puisque Bengtson faisait repasser l'écart à six buts en trouvant le chemin des filets pour la troisième fois de la journée (7-1). Certainement jaloux, l'autre grand bonhomme de l'après-midi, Costly, a lui aussi marqué son troisième but, fixant les chiffres à 8-1.
« Tous les buts en première mi-temps étaient évitables : nous avons mal défendu tant individuellement que collectivement, et nous en avons payé le prix », a déclaré le sélectionneur Stephen Hart à l'issue de la rencontre, en plus de présenter ses excuses aux supporters.
Ce résultat constitue la deuxième défaite la plus sévère de l'équipe nationale canadienne depuis son premier match, le 7 juin 1924 en Australie. Il n'a fait pire que lors de la Gold Cup 1993, où il avait été rossé 8-0 par le Mexique.
Nous reviendrons sur ce match et le parcours canadien dans notre émission Coup Franc hebdomadaire, enregistrée suite au match et diffusée à partir de ce mercredi.

Le Canada va-t-il atteindre le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde pour la première fois depuis 16 ans ? On le saura ce mardi après-midi, après le match au Honduras (coup d’envoi 16h00 HE).
L’importance de la rencontre ne vous échappe certainement pas. Elle se perçoit encore mieux quand on entend les déclarations des joueurs. « C’est le match le plus important de ma carrière », insiste le capitaine Kevin McKenna. « Le match le plus important pour nous… mais aussi pour tout le pays », ajoute Julian De Guzman. « Nous n’avons pas le droit à l’erreur », prévient Patrice Bernier.
Les images du dernier entraînement prouvent que l’ambiance est au beau fixe dans le groupe. Évidemment, l’accueil des supporters locaux sera tout sauf amical, mais le Canada est habitué de jouer en Amérique centrale et les joueurs savent à quoi s’attendre.
On le répète encore : avec un point, le Canada passe au tour suivant. Le Honduras devra donc marquer, lui qui n’a trouvé le chemin des filets que contre Cuba depuis le début de ces éliminatoires. Les espoirs offensifs canadiens reposent en grande partie sur les épaules de Simeon Jackson. Les deux équipes sont en outre privées de joueurs importants.
Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 14h00 locales : les deux rencontres du groupe doivent se jouer en même temps et ce sera en plein après-midi faute de stade conforme éclairé à Cuba.
Dans les autres groupes de la Concacaf, on surveillera de près le duel États-Unis - Guatemala : un nul suffit aux deux équipes, au détriment de la Jamaïque qui prie pour que l’esprit sportif ne reste pas aux vestiaires.