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Awards

04 December 5:07 pm

Les jours qui précèdent la finale de la Coupe MLS font toujours la part belle aux remises de récompenses individuelles. Vous avez sans doute suivi tout ça de près, mais je voulais toutes les regrouper sur la même page, histoire d’être sûr que les passionnés de manquent rien et que ceux qui suivent ses trophées d’un regard moins intéressé (ce qui peut aussi se comprendre) puissent avoir tous les lauréats en un clin d’œil.

Ces trophées sont décernés suite à un vote des médias, des joueurs de MLS et des dirigeants des clubs de MLS sur base des prestations durant la saison régulière si celles-ci peuvent entrer en ligne de compte (ce n’est par exemple pas le cas pour le prix humanitaire annuel). Quant aux trophées de l’esprit sportif, Ce ils sont décernés par la MLS sur base de critères objectifs comme le plus petit nombre de fautes commises et de cartons reçus, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité. Le but et l’arrêt de l’année sont, eux, choisis par les supporters.

Joueur de l’année : Robbie Keane

Keane a disputé sa saison la plus prolifique sous le maillot du LA Galaxy. En 29 rencontres, il a marqué 19 buts et donné 14 passes décisives, deux sommets de sa carrière en MLS. Cela fait de lui le troisième meilleur buteur de la compétition, le deuxième meilleur pourvoyeur ex-æquo, et le joueur désigné irlandais arrive en tête quand on additionne le total de buts et de passes décisives. Depuis qu’il a signé au Galaxy au cours de la deuxième moitié de la saison 2011, cet attaquant emblématique a inscrit 53 buts et délivré 35 passes décisives en 84 rencontres de saison régulière. Suite à la retraite internationale de Miroslav Klose, Keane est devenu le joueur en activité à avoir inscrit le plus de buts en équipe nationale.

But de l’année : Obafemi Martins

Pas besoin de détailler cette réalisation spectaculaire du Nigerian marquée tôt dans le match du 18 mai de Seattle contre San José, les images parlent d’elles-mêmes.

Nouveau venu de l’année : Pedro Morales

Le milieu de terrain chilien a rallié Vancouver avec le statut de joueur désigné en mars 2014, en provenance du club espagnol de Malaga. Le joueur de 29 ans est immédiatement devenu un rouage primordial de l’attaque vancouvéroise, atteignant des sommets dans son équipe avec 10 buts et 12 passes décisives. Lorsque Morales a marqué ou donné une passe décisive en 2014, Vancouver a un bilan de 10 victoires, une défaite et 4 nuls. Morales a également hérité du brassard de capitaine suite à la retraite du défenseur vétéran Jay DeMerit en juillet, et il a aidé les Whitecaps à atteindre le première tour de la phase finale de la Coupe MLS 2014.

Entraîneur de l’année : Ben Olsen

Entraîneur principal de D.C. United pour une quatrième saison complète, Ben Olsen a permis au club de réaliser le plus grand retournement de situation d’une saison sur l’autre dans l’histoire de la compétition. Ses changements opportuns en cours de match ont permis à D.C. United de terminer invaincu tant lorsque l’équipe marquait le premier but que lorsqu’elle menait à la mi-temps. Le bilan est sans appel : 16 victoires et un nul après avoir ouvert la marque, 14 victoires et un nul après avoir regagné les vestiaires avec un avantage. D.C. United est également l’équipe qui a encaissé le moins de buts à domicile durant la saison régulière (12) et termine meilleure défense ex-æquo.

Défenseur de l’année : Chad Marshall

Chad Marshall, qui en était à sa première saison à Seattle, a prouvé sa valeur inestimable au centre d’une défense qu’il a solidifiée, aidant le club à remporter son premier Supporters Shield et la quatrième Coupe des États-Unis de son histoire. La stature imposante de Marshall, qui mesure 1,96 m, a posé des problèmes aux équipes adverses des deux côtés du terrain, puisque le Californien a inscrit un but et donné trois passes décisives en 31 rencontres – toutes en tant que titulaire – pour le club de l’État de Washington. Sa domination dans le jeu aérien, sa vision et son sang-froid ont contribué aux succès des Sounders en 2014.

Gardien de l’année : Bill Hamid

En 2014, Bill Hamid, qui en était à sa cinquième saison en équipe première du club, a passé un cap entre les perches de D.C. United. Hamid fut l’un des éléments clefs de l’impressionnant retour au sommet de D.C. United. Cette année, Hamid a battu plusieurs records personnels au cours d’une même saison régulière, en jouant 2700 minutes, en préservant ses filets à 10 reprises et en effectuant 110 arrêts. Le natif de l’État de Virginie est le deuxième gardien à avoir terminé le plus de rencontres sans encaisser, trois de moins que le portier de Vancouver David Ousted. Les succès d’Hamid ne sont pas passés inaperçus, puisqu’il a obtenu sa deuxième sélection en équipe nationale américaine.

Arrêt de l’année : Luis Robles

Réaliser un arrêt-réflexe, ce n’est pas toujours simple, en réaliser deux de suite avec peu de temps pour se relever, c’est toujours spectaculaire et généralement très difficile. Le portier de New York en a récolté les fruits le 20 septembre dernier en ayant sa part dans la victoire 4-1 des siens face à Seattle, et en est encore récompensé aujourd’hui par ce trophée.

Recrue de l’année : Tesho Akindele

Chasseur de buts courant à la vitesse de l’éclair, Tesho Akindele a fait sentir sa présence lors de la campagne 2014 du FC Dallas. L’attaquant néo-professionnel a effectué 26 apparitions, dont 18 comme titulaire, ce qui lui a permis de jouer 1748 minutes, et il n’en a pas manqué une seule en phase finale. Le joueur de 22 ans a inscrit sept buts et donné trois passes décisives durant la saison régulière, ce à quoi il faut ajouter un but contre Vancouver en phase finale de la Coupe MLS. Akindele a été nommé Joueur de la semaine de la MLS lors de la 23e semaine de compétition après avoir réussi son premier triplé lors de la victoire des siens 0-5 le 16 août aux San Jose Earthquakes.

Retour de l’année : Rodney Wallace

Rodney Wallace, milieu de terrain de Portland, a réussi un retour remarquable cette année après avoir raté les 16 premières rencontres de la saison 2014 suite à une opération au genou subie durant l’intersaison. Wallace a ensuite inscrit cinq buts et donné une passe décisive en 17 rencontres, dont 12 comme titulaire. Le Costaricien a effectué son retour à la compétition le 27 juin dernier contre Kansas City après avoir été victime d’une blessure au genou le 24 novembre 2013 lors de la finale de la Conférence Ouest contre Salt Lake.

Arbitre de l’année : Mark Geiger – Arbitre assistant de l’année : Paul Scott

Geiger a eu une année remarquable, lors de laquelle il a participé à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Geiger y a été arbitre central du premier match du groupe C, entre la Colombie et la Grèce, de même que lors de la rencontre opposant l’Espagne au Chili. Le natif du New Jersey a écrit une page d’histoire en devenant le premier Américain à arbitrer un match à élimination directe, celui opposant la France au Nigeria. Geiger a aussi joué divers seconds rôles, en étant quatrième officiel lors du match de groupe entre l’Italie et l’Uruguay, lors duquel a eu lieu la tristement célèbre morsure de Suarez, et lors de la demi-finale entre le Brésil et l’Allemagne.

Prix individuel de l’Esprit sportif : Michael Parkhurst

Pour son retour en MLS, Parkhurst a étalé ses qualités de gentleman sur le terrain tout en accumulant les prestations défensives pleines de cran pour Columbus. Michael Parkhurst a rallé le club avant le début de la saison 2014, lors de laquelle il n’a commis que onze fautes et n’a eu qu’un carton jaune en disputant pourtant 2806 minutes en 33 rencontres. Durant aucune de ses cinq saisons en MLS, ce joueur natif du Rhode Island n’a commis plus de douze fautes ou été puni de plus de deux cartons jaunes. Parkhurst est le deuxième joueur de l’histoire de la MLS à remporter trois fois cette récompense.

Prix d’équipe de l’Esprit sportif : Philadelphie

L’Union est l’équipe qui a écopé du moins de cartons en MLS en 2014, avec 37 cartons jaunes et 5 rouges tout au long de la saison. En outre, les 413 fautes commises par Philadelphie constituaient le cinquième total le moins élevé de la compétition. C’est la première fois que le club remporte ce prix.

Prix humanitaire annuel MLS W.O.R.K.S. : AJ DeLaGarza

Élément clef des succès du LA Galaxy, l’international guamien n’hésite pas à donner bénévolement de son temps à la collectivité à Los Angeles, participant à des activités de Camps for Kids, visitant l’Hôpital pour enfants de Los Angeles (CHLA) et inaugurant un nouveau terrain de soccer dans South Los Angeles.

Plus tôt cette année, la MLS et le monde du sport ont entouré de leur mieux DeLaGarza et sa famille alors qu’une malformation cardiaque congénitale avait été diagnostiquée à son fils Luca avant même sa naissance. Vaillant, DeLaGarza a immédiatement pensé aux autres familles souffrant du même malheur et a transféré tout le soutien financier qu’il recevait au Centre cardiaque du CHLA, récoltant plus de 25000 $ US.

03 December 2:16 pm

La MLS a annoncé son Onze idéal hier et, comme très souvent, sa composition (détaillée dans la vidéo ci-dessus) est loin de faire l’unanimité. Les vedettes ont été privilégiées et tous les postes ne sont pas forcément comblés, ce qui laisse beaucoup de place à d’autres compositions plus équilibrées, comme celles de mon collègue Matthew Doyle. De mon côté aussi, comme chaque année, je me suis livré à l’exercice, loin d’être facile il faut le reconnaître.

Mon Onze idéal : Clark, Franklin, Gonzalez, Boswell, Rogers, Beckerman, Donovan, Henry, Martins, Keane, Wright-Phillips

J’aimerais évidemment connaître la composition de votre équipe de rêve 2014 : les joueurs que vous considérez indispensables, ceux qui sont surestimés ou sous-estimés. Parmi les miens, vous retrouvez évidemment plusieurs de mes choix pour les trophées de fin de saison.

Sans surprise, Steve Clark est mon gardien titulaire, lui qui est non seulement spectaculaire mais aussi, et surtout, efficace. Incontournable derrière, l’arrière droit Sean Franklin, qui a rendu son flanc aussi étanche qu’un imperméable breton. De l’autre côté, Robbie Rogers a quasiment fait aussi bien : son replacement en défense est une véritable réussite à un poste où il est, en revanche, difficile de confirmer. Le LA Galaxy et DC United ont eu les deux meilleures défenses en saison régulière, et ont chacun deux joueurs dans mon arrière-garde idéale de l’année. Dans l’axe, Omar Gonzalez a pris du galon depuis son retour de la Coupe du monde, qui lui a permis de passer un cap. À ses côtés, j’ai finalement choisi Bobby Boswell, même si ce fut ma décision la plus difficile, Michael Parkhurst et Matt Hedges entrant, entre autres, en ligne de compte.

Devant la défense, les choix sont restreints avec une composition offensive, puisqu’on a souvent des duos qui jouent les balayeurs (je tiens d’ailleurs à souligner les mérites de la paire Koffie - Laba), et qu’il faut se limiter à un nom. Sans surprise, ma préférence pour celui qui arrive à bloquer l’axe à lui tout seul tout en ayant une bonne relance se porte, encore, sur Kyle Beckerman. Il est le seul à figurer dans mon Onze idéal pour une troisième saison consécutive.

Dans la moitié offensive de mon équipe, cinq joueurs à disposer un peu comme vous le souhaitez, ce qui n’est pas toujours évident. Devenu roi de la passe décisive en MLS, Landon Donovan est certainement le mieux placé pour occuper le poste de meneur de jeu. Thierry Henry peut être positionné sur le flanc gauche, vu que c’est celui qu’il a occupé avec beaucoup de bonheur en fin de saison. Notez que je n’ai pas succombé à la mode Lee Nguyen, ce qui ne m’empêche pas de reconnaître son talent et ses mérites comme je reconnaissais ceux de Mike Magee il y a 12 mois.

Autres joueurs aussi bien capables de passer et de marquer, Obafemi Martins et Robbie Keane peuvent jouer soit derrière les attaquants soit à l’attaque, avec peut-être une préférence pour l’Irlandais dans la position la plus avancée des deux. Le premier a une propension incroyable à accélérer le jeu, le second peut faire mal à tout moment, quelle que soit la situation de jeu et la position du ballon sur le terrain. Mais la place à la pointe de l’attaque ne peut revenir à personne d’autre que Bradley Wright-Phillips, qui a montré tout au long de la saison à quel point il aimait jouer très haut et était attiré vers le but dans lequel il parvient à glisser les ballons avec une grande facilité.

Il faut évidemment un entraîneur pour huiler cette machine, et la manière dont il a permis au LA Galaxy d’atteindre un excellent niveau ne laisse planer aucun doute sur mon choix de Bruce Arena, d’autant qu’avec quatre joueurs, son équipe est la mieux représentée dans ce Onze idéal dont les joueurs viennent de six clubs différents.

20 November 10:44 am

La Major League Soccer a annoncé les noms des finalistes prétendant aux divers trophées qu’elle remettra à la fin de la saison 2014. Les lauréats de chacun de ces trophées seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

Les finalistes, classés ci-dessous par ordre alphabétique pour chacun des trophées, ont reçu le plus de votes lors d’un scrutin mené auprès de trois groupes :

  • Les joueurs actuels de MLS
  • Les clubs de MLS (entraîneurs, directeurs techniques, directeurs des affaires commerciales et relations publiques/communautaires)
  • Représentants des médias qui ont assuré une couverture régulière de la MLS en 2014

Le trophée de Joueur de l’année 2014 Volkswagen de la MLS sera remis le mercredi 3 décembre. Pour la première fois depuis 2010, tous les candidats au titre de Joueur de l’année peuvent encore soulever la Coupe MLS au moment de l'annonce des finalistes, puisque Robbie Keane, Obafemi Martins et Lee Nguyen participeront tous trois aux finales de Conférence qui commencent ce dimanche.

Sigi Schmid pourrait remporter le trophée d’Entraîneur de l’année pour la troisième fois, ce qui placerait l’entraîneur de Seattle à égalité avec son homologue du LA Galaxy, Bruce Arena. La concurrence sera toutefois rude, avec Gregg Berhalter (Columbus) et Ben Olsen (DC United).

Les actions individuelles les plus remarquables de la saison 2014 seront récompensées le jeudi 4 décembre lors de l’annonce du But de l’année AT&T et de l’Arrêt de l’année. Les votes pour le But et pour l’Arrêt de l’année se déroulent sur MLSsoccer.com. N'oubliez pas de soumettre vos choix !
 
Finalistes des trophées 2014 de la Major League Soccer
(Classés par ordre alphabétique du nom de famille pour chacun des trophées)
 
Joueur de l’année Volkswagen - Finalistes
Robbie Keane (LA Galaxy)
Obafemi Martins (Seattle Sounders FC)
Lee Nguyen (New England Revolution)
 
Recrue de l’année AT&T - Finalistes
Tesho Akindele (FC Dallas)
Steven Birnbaum (D.C. United)
Harrison Shipp (Chicago Fire)
 
Défenseur de l’année - Finalistes
Bobby Boswell (D.C. United)
Omar Gonzalez (LA Galaxy)
Chad Marshall (Seattle Sounders FC)
 
Entraîneur de l’année - Finalistes
Gregg Berhalter (Columbus Crew SC)
Ben Olsen (D.C. United)
Sigi Schmid (Seattle Sounders FC)
 
Retour de l’année - Finalistes
Charlie Davies (New England Revolution)
Stefan Frei (Seattle Sounders FC)
Rodney Wallace (Portland Timbers)
 
Gardien de l’année Allstate - Finalistes
Steve Clark (Columbus Crew SC)
Bill Hamid (D.C. United)
Nick Rimando (Real Salt Lake)
 
Nouveau venu de l’année - Finalistes
Stefan Ishizaki (LA Galaxy)
Jermaine Jones (New England Revolution)
Pedro Morales (Vancouver Whitecaps FC)
 
Prix humanitaire annuel MLS WORKS - Finalistes
Diego Chara (Portland Timbers)
AJ DeLaGarza (LA Galaxy)
Zach Loyd (FC Dallas)
 
Prix individuel de l’Esprit sportif Xbox - Finalistes*
Darlington Nagbe (Portland Timbers)
Michael Parkhurst (Columbus Crew SC)
Harrison Shipp (Chicago Fire)
 
* Choisis par la MLS sur base de critères objectifs comme le nombre de fautes commises et de cartons reçus, de minutes et de matchs joués, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité.
 
Prix d’équipe de l’Esprit sportif Xbox - Finalistes*
LA Galaxy
Philadelphia Union
Real Salt Lake
 
* Choisis par la MLS sur base de critères objectifs comme le plus petit nombre de fautes commises et de cartons reçus, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité.
 
Arbitre de l’année - Finalistes
Mark Geiger
Jair Marrufo
Alan Kelly
 
Arbitre assistant de l’année - Finalistes
Peter Manikowski
Paul Scott
Adam Wienckowski
 
Calendrier de dévoilement des lauréats :
Calendrier sujet à modifications

24 novembre : Recrue de l’année AT&T, Prix individuel et Prix d’équipe annuels de l’Esprit sportif Xbox
25 novembre : Défenseur de l’année de la MLS, Prix humanitaire annuel MLS WORKS, Arbitre et Arbitre assistant de l’année
2 décembre : Entraîneur de l’année, Retour de l’année et Onze idéal de la MLS
3 décembre : Gardien de l’année Allstate, Nouveau venu de l’année et Joueur de l’année Volkswagen de la MLS
4 décembre : But de l’année AT&T, Arrêt de l’année de la MLS

18 November 1:45 pm

Dans l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), les animateurs de l’émission Coup Franc se penchent sur les récompenses individuelles et font part de leurs choix (qu'ils expliquent évidemment) pour les trophées de recrue, défenseur, retour, entraîneur, gardien, nouveau venu et joueur de l’année. Serez-vous d’accord avec eux ?

Recrue de l’année : Harrison Shipp et Steve Birnbaum sont les deux néo-professionnels à s’être mis le plus en valeur, et il est vraiment difficile de les départager. D’autant qu’ils jouent à des postes différents : un joueur offensif pour qui il est facile de faire ressortir des statistiques individuelles, un défenseur qui faisait partie d’un collectif solide derrière.

Défenseur de l’année : Cette catégorie fait souvent émerger un défenseur central, mais un arrière latéral pourrait-il sortir du lot cette saison ? Si Bobby Boswell part favori, les animateurs plébiscitent davantage un de ses coéquipiers. Un défenseur de Seattle peut-il être pris en considération alors que l’équipe a beaucoup encaissé ? À moins qu’Omar Gonzalez ne vienne mettre tout le monde d’accord.

Entraîneur de l’année : Faut-il tenir compte du travail de recrutement dans l’attribution du prix ou seulement du travail de terrain ? Un entraîneur qui dispose d’énormément de talent dans son équipe a-t-il forcément moins de mérite qu’un collègue qui tire la quintessence de joueurs théoriquement moins doués ? Les critères sont nombreux… tout comme les candidats au trophée.

Retour de l’année : Première chose à savoir : d’où revient le joueur ? De l’étranger après avoir joué précédemment en MLS ? D’une grave blessure ? D’une saison difficile sportivement ? Cela n’empêche pas que peu de noms ressortent de la discussion.

Gardien de l’année : Nick Rimando est l’éternel favori… qui n’a jamais remporté ce trophée. Cette année encore, il est en tête de liste des prétendants. Le fait d’avoir raté une partie de la saison va-t-il lui porter préjudice ? Par qui pourrait-il se faire coiffer au poteau cette fois-ci ? Ou alors, va-t-on décider de lui donner ce trophée aussi pour l’ensemble de sa carrière ?

Nouveau venu de l’année : Un nom fait l’unanimité, celui de Pedro Morales, le milieu offensif de Vancouver. Des joueurs comme Giancarlo Gonzalez ou Jermaine Jones, qui n’ont joué qu’une demi-saison, peuvent-ils entrer en ligne de compte ?

Joueur de l’année : Est-ce que Robbie Keane et Obafemi Martins ont été tellement au-dessus du lot qu’aucun autre nom n’est à considérer ? Sinon, on pourrait ajouter ceux de Nguyen, Donovan ou Wright-Phillips. Ensuite, comment départager les deux favoris : par la plus-value qu’ils ont apportée à leur équipe ou par leurs prestations globales ? Un excellent joueur d’une équipe extraordinaire pâtit-il du fait qu’il se démarque moins qu’un très bon joueur qui, à lui seul, rend une bonne équipe meilleure ?

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17 November 3:04 pm

La relâche du week-end dernier en MLS sera l’occasion idéale pour l’émission Coup Franc de cette semaine de se pencher sur les diverses récompenses individuelles qui seront remises en fin de saison. En attendant l’enregistrement, voici mes choix en guise d’apéritif et pour ouvrir le débat. De votre côté, n'hésitez pas à dire qui vous auriez récompensé et pourquoi !

Recrue de l’année : Harrison Shipp (Chicago). Shipp ou Birnbaum ? Birnbaum ou Shipp ? Honnêtement, j’ai quasiment choisi en tirant à pile ou face. Le rôle plus offensif du joueur de Chicago lui a davantage permis de faire parler de lui, notamment grâce à quelques jours de grâce comme lorsqu’il a inscrit un triplé lors de la victoire des siens à New York, et il a passé plus de temps sur le terrain. Il marque et distille aussi des passes décisives. L’arrière de DC United a gagné sa place de titulaire après un bon tiers de la saison, dans une des meilleures défenses de la compétition : sa part dans cette réussite est réelle, même si plus difficile à chiffrer.

Défenseur de l’année : Sean Franklin (DC United). En voilà encore un qui a contribué à la solidité de la défense de DC United. Alors que le LA Galaxy n’avait pas prolongé son contrat à la fin de la saison dernière, Franklin a été un des nombreux joueurs engagés par DC United grâce au processus de repêchage. Ben Olsen a eu le nez fin, son arrière droit a complètement fermé la porte sur son flanc, l’un des moins perméables du championnat, et prouvé que s’il avait été titulaire plusieurs saisons dans un club toujours ambitieux, ce n’était pas pour rien.

Retour de l’année : Michael Parkhurst (Columbus). Sur une voie de garage à Augsburg la saison dernière, l’arrière central a parfaitement relancé sa carrière dans l’Ohio. Solide et régulier, il a permis à son équipe d’avoir une des défenses les moins perméables de MLS malgré quelques obstacles de taille. L’arrière-garde avait pourtant été presque complètement renouvelée en début de saison. Parkhurst n’a pas non plus connu de contrecoup suite à sa non-sélection pour la Coupe du monde (alors qu’il avait été présélectionné) ni au départ de Giancarlo Gonzalez. Et il a même dépanné quelques fois comme arrière droit.

Entraîneur de l’année : Bruce Arena (LA Galaxy). Les candidats sont nombreux, et les débats toujours animés quant à déterminer les mérites de l’entraîneur et ceux des joueurs. Mais quand une équipe offre un jeu aussi abouti que celui déployé par les Californiens, il y a beau y avoir beaucoup de talent, celui qui arrive à harmoniser le tout mérite des éloges. Le LA Galaxy est très complet tant offensivement que défensivement, certains parlant quasiment du plus beau jeu de l’histoire de la MLS. Ça n’enlève pas de mérite à Sigi Schmid, qui a relevé le double défi de mener son équipe à un trophée en MLS et de faire bien jouer Dempsey et Martins ensemble, à Gregg Berhalter, qui a fait accomplir d’énormes progrès à Columbus, ou à Oscar Pareja, qui a permis à Dallas d’obtenir des résultats agréablement surprenants.

Gardien de l’année : Steve Clark (Columbus). Voilà un joueur que pas grand-monde ne connaissait en début de saison, et qui avait en outre la lourde tâche de prendre la succession d’Andy Gruenebaum derrière une défense composée de nombreux nouveaux visages. Après avoir figuré dans le onze de l’année du championnat de Norvège lors de son passage à Honefoss, il mérite sa place dans celui de MLS cette saison : il est sûr, commet peu d’erreurs et a des réflexes étourdissants, ce qui en fait un portier spectaculaire et efficace. Rimando aussi a eu une excellente saison, même s’il en a manqué un tiers en raison de sa présence à la Coupe du monde. J’ai également apprécié les progrès de Robles et de Johnson.

Nouveau venu de l’année : Pedro Morales (Vancouver). Le pied droit du maître à jouer chilien a sans doute permis à son équipe de terminer la saison régulière du bon côté de la ligne rouge. Joueur complet faisant preuve de beaucoup de disponibilité, il a un don pour distiller des passes décisives dans diverses circonstances de jeu, est aussi bien capable de combiner au sol que de centrer pour la tête d’un partenaire. S’il aime jouer près du but adverse, ça ne l’empêche pas de se montrer aussi décisif quand il est plus bas sur le terrain. Il marque aussi de temps à autre, notamment sur penalty. Clark est aussi entré en ligne de compte dans ma réflexion, davantage que Jones arrivé trop tard dans la saison.

Joueur de l’année : Robbie Keane (LA Galaxy). Oh, que le choix a été difficile ! Obafemi Martins a remporté le Supporters Shield avec Seattle et sa plus-value pour son équipe est indéniable. Mais après réflexion, je n’ai pas pu me résoudre à choisir quelqu’un d’autre que Keane tant la saison de celui-ci a été aboutie à tous les niveaux. Aussi décisif près du but qu’à distance, il a l’art de se démarquer mais aussi de servir sur un plateau ses partenaires en embuscade devant le but adverse. Certes, mes deux finalistes peuvent en dire autant, mais l’Irlandais a, à mes yeux, davantage montré à quel point il était incroyablement complet, marquant et donnant des passes décisives dans des circonstances parfois très différentes. Peu importe l'emplacement du ballon sur le terrain, Keane pouvait être une menace une fraction de seconde plus tard.

12 November 11:57 am

La FIFA a annoncé aujourd’hui la liste des 10 finalistes du trophée Puskas, récompensant le plus beau but inscrit au cours de l’année écoulée (entre le 3 octobre 2013 et le 26 septembre dernier, pour être précis). La MLS a l’honneur d’y être représentée à deux reprises, par Camilo Sanvezzo et Tim Cahill.

Souvenez-vous : Camilo Sanvezzo, parti sous d’autres cieux l’hiver dernier, avait inscrit ce superbe retourné acrobatique avec Vancouver contre Portland.

Plus près de nous dans le temps, l’international australien de New York Tim Cahill avait effectué cette volée spectaculaire lors du match de Coupe du monde contre les Pays-Bas.

Ils figurent, entre autres, aux côtés de Robin Van Persie, Zlatan Ibrahimovic et James Rodriguez, dont vous pourrez admirer les réalisations, tout comme celles de l’ensemble des finalistes, ici : http://www.fifa.com/ballondor/puskasaward/index.html. C’est également sur ce site que vous pouvez voter pour déterminer le vainqueur.

Le vote a commencé et aura lieu en deux temps. Le 1er décembre, les trois buts ayant recueilli le plus de suffrages seront dévoilés. Dès lors, un second tour de vote aura lieu entre les trois buts restant en lice. Le gagnant sera dévoilé le 12 janvier 2015 à l’occasion de la cérémonie du Ballon d’or. Le vote sera clos durant la cérémonie.

11 December 2:54 pm

Après une semaine occupée en grande partie par l’actualité autour de la Coupe MLS, je continue de remonter le classement de mes tops et flops de la saison. Aujourd’hui, place à ceux qui ont fait le plus souvent trembler les filets adverses.

6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
Si leurs buts n’ont pas été aussi spectaculaires que ceux de Camilo, Marco Di Vaio et Mike Magee ont eux aussi trouvé le chemin des filets très facilement. L’Italien a d’autant plus de mérite que, contrairement aux deux autres, il ne tirait pas les penalties de son équipe. Après quelques mois d’adaptation, il s’est parfaitement ajusté à la MLS et à ses coéquipiers. Quant à Magee, même s’il s’était déjà mis en valeur en début de saison avec le LA Galaxy, la manière dont il a permis à Chicago de se redresser a grandement contribué à le faire élire Joueur de l’année.

5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
Il est difficile de départager les trois meilleurs buteurs du championnat cette année. Si Camilo a finalement remporté la palme, il a également de nombreux autres mérites qui nous ont tous valu de superbes buts. Ainsi, il nous a gratifié de quelques magnifiques efforts personnels qui ont abouti au fond des filets, il constitue une arme redoutable sur les coups francs directs ainsi que sur les tirs de loin, spécialité vancouvéroise cette saison. Mais la palme revient certainement à la reprise acrobatique en vidéo ci-dessus, que vous avez sans surprise élue But de l’année.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

 

05 December 1:10 pm

La finale Kansas City - Salt Lake est évidemment le sujet de discussion principal de notre émission de la semaine (à écouter ici) lors de laquelle on discute aussi du discours sur l’état de la Ligue – avec des débats sur les sujets les plus chauds – et on présente notre Onze idéal de la saison.

Qui gagnera la Coupe MLS ? En plus de nos pronostics, on compare Kansas City et Salt Lake ligne par ligne, on décrit les forces et faiblesses de chacun des protagonistes, l’animation du jeu préférée des deux équipes, on tente de prévoir le scénario de la rencontre, on évoque les points d’interrogations et les cartes cachées des deux équipes, on parle des deux entraîneurs, de leur état d’esprit et des choix qu’ils ont à faire.

Le discours sur l’état de la Ligue a mis en avant les points chauds concernant l’avenir de la MLS. D’où viendront les nouvelles équipes, qui sont les candidats et quelle est leur situation ? Calendrier : avantages théoriques et difficultés pratiques du passage de l’année scolaire à l’année civile. Comment s’assurer d’avoir un match phare à date fixe pour obtenir des droits TV plus rémunérateurs ? Formation : Don Garber a demandé à la NCAA de s’adapter.

L’émission se termine avec le dévoilement du Onze idéal de l’émission Coup Franc avec, eh oui, des arrières latéraux, mais aussi les choix des animateurs pour des catégories originales : « le secret le mieux gardé » et « le meilleur joueur sur Twitter ».

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

02 December 11:08 am

La MLS annoncera son Onze idéal ce mardi après-midi sur le coup de 15h00, juste après le discours sur l’état de la Ligue de Don Garber, deux évènements qui seront webdiffusés en direct sur MLSsoccer.com. En attendant, j’aimerais connaître vos choix pour cette équipe de rêve 2013 : les joueurs que vous considérez indispensables, ceux qui sont surestimés ou sous-estimés.

Mon Onze idéal : Fernandez ; Yedlin, Gonçalves, Kah, Sinovic ; Beckerman, Valeri, Cahill ; Keane, Camilo, Di Vaio

Ci-dessus, l’équipe que je composerais, où vous retrouvez plusieurs de mes choix pour les trophées de fin de saison. Ainsi, je maintiens évidemment Fernandez dans le but, pour sa sobriété, son efficacité et le fait qu’il commette peu d’erreurs.

Les choix derrière ont été très difficiles. Dans l’axe, impossible de ne pas sélectionner Gonçalves, défenseur de l’année. Il me fallait un joueur de Portland, excellente défense sans réelle vedette : j’ai choisi Kah, à la fois solide et emblématique de cette arrière-garde. Jewsbury a aussi disputé une belle campagne mais à droite, Yedlin et Sarkodie étaient au-dessus du lot cette saison. Mon choix s’est porté sur le premier. Dilemme à gauche, où Sinovic et Klute ont dominé leur sujet : j’ai tranché en faveur du joueur de Kansas City pour avoir un représentant de la meilleure défense du championnat.

Devant ce quatuor, en revanche, la décision a été très facile à prendre : personne ne protège une défense aussi bien que Beckerman, qui empêche tout passage par l’axe. Il serait d’autant plus utile que le reste de mon équipe est très offensif ! Légèrement décalé sur la gauche, Cahill peut non seulement orienter le jeu mais il est aussi un buteur hors-pair de la tête. Valeri, son pendant à droite, peut dicter le rythme des échanges, a un beau coup de patte, sait lancer des contres et marquer des buts.

Devant, je n’ai pu me résoudre à garder les trois goleadors : ils sont trop peu complémentaires, et plus buteurs que passeurs. Comment en choisir deux ? D’abord, en prenant celui offrant le plus de variété dans son jeu : Camilo, doué pour les contres mais aussi capable de marquer des coups francs directs et de réaliser des raids solitaires. Di Vaio et Magee ont des styles similaires, mais l’Italien a marqué davantage quand on retire les buts inscrits sur penalty, et je le trouve plus complet. Roi de la dernière passe et quatrième meilleur réalisateur de la compétition, Keane présente le profil idéal pour compléter ce trio offensif.

Je concède que ce onze est très porté vers l’avant et peut sembler déséquilibré à certains égards. Je confierais donc à Caleb Porter le soin d’en faire un engrenage bien huilé, comme il l’a réussi à Portland cette saison.

21 November 1:22 pm

À quelques heures des matchs retour des finales de conférence (sur lesquels je m’étendrai demain), l’enthousiasme est au cœur de presque toutes les nouvelles de soccer en manchette dans notre coin du monde. Et aussi dans tous les pays qualifiés pour la prochaine Coupe du monde, dont la liste de 32 participants est complète.

L’effervescence de l’annonce de mardi soir n’est toujours pas passée à Orlando, où les grandes manœuvres ont commencé en vue de l’arrivée en MLS en 2015. Le club veut frapper fort et être compétitif dès sa première saison. Il cherche à cette fin un directeur technique qui « connaît la MLS et le football international ». Entraîneur depuis plusieurs années, Adrian Heath devrait rester en poste. Les dirigeants sont aussi persuadés que dès 2015, l’ambiance la plus fervente de MLS sera dans leur nouveau stade. On est loin des craintes suscitées par les échecs préalables de la MLS en Floride. D’ailleurs, Orlando veut sortir loin des frontières de son État et cible des supporters dans le monde entier.

Il faut dire que la situation financière de la MLS a bien évolué en quelques années. Le magazine Forbes détaille le changement radical de situation en cinq ans à peine : des moyennes de spectateurs supérieures à celles du hockey et du basket, la valeur des clubs qui monte en flèche et des perspectives très encourageantes. Si vous êtes intéressés par les gros sous, lisez aussi cet article sur les compensations prévues par la Fifa pour les clubs de MLS qui perdraient un joueur lors de la Coupe du monde.

À également ajouter à la liste des heureux : les prétendants à un des nombreux trophées que la MLS remettra en fin de saison (en fait, à partir de lundi) et dont la liste des finalistes a été annoncée hier. Le débat pour le titre de joueur de l’année ne se résume donc plus qu’à trois noms : Marco Di Vaio, Mike Magee et Robbie Keane. Selon ses coéquipiers au LA Galaxy, l’Irlandais devrait l’emporter haut la main.

Pendant ce temps, les clubs déjà éliminés préparent la saison prochaine. À Seattle, on a posé un geste fort en offrant un contrat de joueur désigné à Osvaldo Alonso. Statut que perdra donc Johnson, Rosales ou Martins, puisqu’il est limité à trois noms par équipe. Cela sent-il un départ vers d’autres cieux ? Exception notable au milieu de cet enthousiasme général : Juan Agudelo n’a pas obtenu de permis de travail pour jouer en Angleterre, alors qu’il avait signé un précontrat à Stoke. Pas vraiment le cadeau dont le joueur rêvait pour ses 21 ans, qu’il fêtera ce week-end…