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matthias van halst

18 November 2:45 pm

Dans l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), les animateurs de l’émission Coup Franc se penchent sur les récompenses individuelles et font part de leurs choix (qu'ils expliquent évidemment) pour les trophées de recrue, défenseur, retour, entraîneur, gardien, nouveau venu et joueur de l’année. Serez-vous d’accord avec eux ?

Recrue de l’année : Harrison Shipp et Steve Birnbaum sont les deux néo-professionnels à s’être mis le plus en valeur, et il est vraiment difficile de les départager. D’autant qu’ils jouent à des postes différents : un joueur offensif pour qui il est facile de faire ressortir des statistiques individuelles, un défenseur qui faisait partie d’un collectif solide derrière.

Défenseur de l’année : Cette catégorie fait souvent émerger un défenseur central, mais un arrière latéral pourrait-il sortir du lot cette saison ? Si Bobby Boswell part favori, les animateurs plébiscitent davantage un de ses coéquipiers. Un défenseur de Seattle peut-il être pris en considération alors que l’équipe a beaucoup encaissé ? À moins qu’Omar Gonzalez ne vienne mettre tout le monde d’accord.

Entraîneur de l’année : Faut-il tenir compte du travail de recrutement dans l’attribution du prix ou seulement du travail de terrain ? Un entraîneur qui dispose d’énormément de talent dans son équipe a-t-il forcément moins de mérite qu’un collègue qui tire la quintessence de joueurs théoriquement moins doués ? Les critères sont nombreux… tout comme les candidats au trophée.

Retour de l’année : Première chose à savoir : d’où revient le joueur ? De l’étranger après avoir joué précédemment en MLS ? D’une grave blessure ? D’une saison difficile sportivement ? Cela n’empêche pas que peu de noms ressortent de la discussion.

Gardien de l’année : Nick Rimando est l’éternel favori… qui n’a jamais remporté ce trophée. Cette année encore, il est en tête de liste des prétendants. Le fait d’avoir raté une partie de la saison va-t-il lui porter préjudice ? Par qui pourrait-il se faire coiffer au poteau cette fois-ci ? Ou alors, va-t-on décider de lui donner ce trophée aussi pour l’ensemble de sa carrière ?

Nouveau venu de l’année : Un nom fait l’unanimité, celui de Pedro Morales, le milieu offensif de Vancouver. Des joueurs comme Giancarlo Gonzalez ou Jermaine Jones, qui n’ont joué qu’une demi-saison, peuvent-ils entrer en ligne de compte ?

Joueur de l’année : Est-ce que Robbie Keane et Obafemi Martins ont été tellement au-dessus du lot qu’aucun autre nom n’est à considérer ? Sinon, on pourrait ajouter ceux de Nguyen, Donovan ou Wright-Phillips. Ensuite, comment départager les deux favoris : par la plus-value qu’ils ont apportée à leur équipe ou par leurs prestations globales ? Un excellent joueur d’une équipe extraordinaire pâtit-il du fait qu’il se démarque moins qu’un très bon joueur qui, à lui seul, rend une bonne équipe meilleure ?

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17 November 4:04 pm

La relâche du week-end dernier en MLS sera l’occasion idéale pour l’émission Coup Franc de cette semaine de se pencher sur les diverses récompenses individuelles qui seront remises en fin de saison. En attendant l’enregistrement, voici mes choix en guise d’apéritif et pour ouvrir le débat. De votre côté, n'hésitez pas à dire qui vous auriez récompensé et pourquoi !

Recrue de l’année : Harrison Shipp (Chicago). Shipp ou Birnbaum ? Birnbaum ou Shipp ? Honnêtement, j’ai quasiment choisi en tirant à pile ou face. Le rôle plus offensif du joueur de Chicago lui a davantage permis de faire parler de lui, notamment grâce à quelques jours de grâce comme lorsqu’il a inscrit un triplé lors de la victoire des siens à New York, et il a passé plus de temps sur le terrain. Il marque et distille aussi des passes décisives. L’arrière de DC United a gagné sa place de titulaire après un bon tiers de la saison, dans une des meilleures défenses de la compétition : sa part dans cette réussite est réelle, même si plus difficile à chiffrer.

Défenseur de l’année : Sean Franklin (DC United). En voilà encore un qui a contribué à la solidité de la défense de DC United. Alors que le LA Galaxy n’avait pas prolongé son contrat à la fin de la saison dernière, Franklin a été un des nombreux joueurs engagés par DC United grâce au processus de repêchage. Ben Olsen a eu le nez fin, son arrière droit a complètement fermé la porte sur son flanc, l’un des moins perméables du championnat, et prouvé que s’il avait été titulaire plusieurs saisons dans un club toujours ambitieux, ce n’était pas pour rien.

Retour de l’année : Michael Parkhurst (Columbus). Sur une voie de garage à Augsburg la saison dernière, l’arrière central a parfaitement relancé sa carrière dans l’Ohio. Solide et régulier, il a permis à son équipe d’avoir une des défenses les moins perméables de MLS malgré quelques obstacles de taille. L’arrière-garde avait pourtant été presque complètement renouvelée en début de saison. Parkhurst n’a pas non plus connu de contrecoup suite à sa non-sélection pour la Coupe du monde (alors qu’il avait été présélectionné) ni au départ de Giancarlo Gonzalez. Et il a même dépanné quelques fois comme arrière droit.

Entraîneur de l’année : Bruce Arena (LA Galaxy). Les candidats sont nombreux, et les débats toujours animés quant à déterminer les mérites de l’entraîneur et ceux des joueurs. Mais quand une équipe offre un jeu aussi abouti que celui déployé par les Californiens, il y a beau y avoir beaucoup de talent, celui qui arrive à harmoniser le tout mérite des éloges. Le LA Galaxy est très complet tant offensivement que défensivement, certains parlant quasiment du plus beau jeu de l’histoire de la MLS. Ça n’enlève pas de mérite à Sigi Schmid, qui a relevé le double défi de mener son équipe à un trophée en MLS et de faire bien jouer Dempsey et Martins ensemble, à Gregg Berhalter, qui a fait accomplir d’énormes progrès à Columbus, ou à Oscar Pareja, qui a permis à Dallas d’obtenir des résultats agréablement surprenants.

Gardien de l’année : Steve Clark (Columbus). Voilà un joueur que pas grand-monde ne connaissait en début de saison, et qui avait en outre la lourde tâche de prendre la succession d’Andy Gruenebaum derrière une défense composée de nombreux nouveaux visages. Après avoir figuré dans le onze de l’année du championnat de Norvège lors de son passage à Honefoss, il mérite sa place dans celui de MLS cette saison : il est sûr, commet peu d’erreurs et a des réflexes étourdissants, ce qui en fait un portier spectaculaire et efficace. Rimando aussi a eu une excellente saison, même s’il en a manqué un tiers en raison de sa présence à la Coupe du monde. J’ai également apprécié les progrès de Robles et de Johnson.

Nouveau venu de l’année : Pedro Morales (Vancouver). Le pied droit du maître à jouer chilien a sans doute permis à son équipe de terminer la saison régulière du bon côté de la ligne rouge. Joueur complet faisant preuve de beaucoup de disponibilité, il a un don pour distiller des passes décisives dans diverses circonstances de jeu, est aussi bien capable de combiner au sol que de centrer pour la tête d’un partenaire. S’il aime jouer près du but adverse, ça ne l’empêche pas de se montrer aussi décisif quand il est plus bas sur le terrain. Il marque aussi de temps à autre, notamment sur penalty. Clark est aussi entré en ligne de compte dans ma réflexion, davantage que Jones arrivé trop tard dans la saison.

Joueur de l’année : Robbie Keane (LA Galaxy). Oh, que le choix a été difficile ! Obafemi Martins a remporté le Supporters Shield avec Seattle et sa plus-value pour son équipe est indéniable. Mais après réflexion, je n’ai pas pu me résoudre à choisir quelqu’un d’autre que Keane tant la saison de celui-ci a été aboutie à tous les niveaux. Aussi décisif près du but qu’à distance, il a l’art de se démarquer mais aussi de servir sur un plateau ses partenaires en embuscade devant le but adverse. Certes, mes deux finalistes peuvent en dire autant, mais l’Irlandais a, à mes yeux, davantage montré à quel point il était incroyablement complet, marquant et donnant des passes décisives dans des circonstances parfois très différentes. Peu importe l'emplacement du ballon sur le terrain, Keane pouvait être une menace une fraction de seconde plus tard.

14 November 1:03 pm

Après les flops hier, j'inaugure aujourd'hui le classement « Pleine lucarne », mon top 10 de la saison.

10. Philadelphie : à l’abordage !

Quelques semaines après son arrivée à Montréal, Jack McInerney se plaignait de voir trop peu de joueurs de son équipe en zone de finition. Si on ne peut pas lui donner tort, il ne doit pas s’attendre non plus à retrouver la situation qu’il a connue à Philadelphie, où la tendance était complètement opposée. En effet, John Hackworth puis Jim Curtin, qui se sont succédé à la tête de l’équipe, ont misé sur un système où, en possession de balle, l’Union tentait de développer son jeu le plus près possible du but adverse.

Ce ne fut pas toujours couronné de succès, et en perte de balle, la défense a passablement souffert. Mais de l’autre côté du terrain, quand Philadelphie arrivait à s’installer, ses supporters étaient enchantés de ses intentions offensives. Il y avait toujours des joueurs disponibles pour les ballons envoyés en zone dangereuse, pas seulement pour y conclure des actions mais également pour en être à la base. Maidana, malheureusement assez inconstant, y était un atout majeur dans ses bons jours : présent sur toute la largeur du terrain, il distillait de très bonnes passes, tant au sol que dans les airs.

9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé

Columbus avait bien commencé sa saison, avec trois victoires consécutives, mais ça s’est rapidement compliqué. L’équipe de Gregg Berhalter n’a gagné qu’une seule de ses 16 rencontres suivantes. Elle éprouvait toutes les peines du monde à construire des actions dangereuses dans le cours du jeu. Et surtout, il manquait cruellement d’un joueur à la conclusion. Encore plus après le départ du rapide Oduro à Toronto.

Mais l’entraîneur a su trouver la parade, et a justement moins basé son jeu sur la vitesse. Des joueurs plus près les uns des autres, davantage de combinaisons, d’implication et de mouvement : la transformation a pris et s’est matérialisée en deuxième moitié de saison, avec un bilan de 32 points sur 51. Des éléments peu connus ont pris de l’importance, comme Meram, spécialiste pour surgir dans le dos des défenses, ou Finlay, roi du tir enroulé.

On a aussi apprécié les montées de l’arrière gauche Francis, qui laissait toutefois de l’espace dans son dos. Une lacune à corriger pour la saison prochaine, tout comme cette propension générale à se faire surprendre en contre-attaque. Un défaut qui a été payé au prix fort en phase finale contre New England. Malgré tout, si le « Nouveau Columbus » avec son nouvel écusson et sa nouvelle image est programmé pour la saison prochaine, on peut légitimement dire que sur le terrain, il est arrivé avec quelques mois d’avance.

13 November 1:06 pm

Comme lors des saisons précédentes, je vous ai préparé mon « top 10 » et mon « flop 10 » de l’année en MLS. Voilà donc le retour des rubriques « Pleine lucarne » et « Droit dans le mur » dont je vous dévoilerai le classement en alternance les jours où l’actualité est plus calme. On commence aujourd’hui avec les n°9 et 10 de « Droit dans le mur ».

10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

Fin août, on pensait légitimement voir quatre clubs de MLS en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui est le maximum possible. Finalement, ils ne seront que deux (un américain, DC United, et un canadien, Montréal) à passer l’hiver au chaud. Mais Portland, Kansas City et même New York (qui serait passé au détriment de Montréal) ont de quoi nourrir des regrets.

La question est toujours de savoir quels efforts supplémentaires l’équipe aurait dû fournir pour passer un tour largement à sa portée, ce que ça lui aurait coûté et ce que ça lui aurait rapporté. Les New-Yorkais ont clairement laissé la plupart de leurs titulaires au repos sur la scène continentale, et en ont surtout payé les pots cassés en étant tenus en échec au Deportivo FAS. Ils auraient aussi dû au moins battre une fois Montréal pour se qualifier. Ils ont choisi de tout miser sur le championnat, et peuvent légitimement espérer gagner la Coupe MLS. Par contre, avec l’arrivée d’un puissant rival la saison prochaine, commencer avec des duels de prestige n’aurait pas fait de tort.

Mais ce sont surtout les deux autres qui semblent avoir misé sur le mauvais cheval et ont tout perdu en l’espace de quelques jours. Portland a réussi une brillante fin de saison en championnat, conclue par une impressionnante victoire à Dallas, mais a échoué aux portes de la phase finale quelques jours après une défaite à Olimpia, où un match nul aurait suffi à sa qualification.

Quant à Kansas City, détenteur de la Coupe MLS, mais miné par les blessures et à bout de souffle en fin de saison, il voulait à tout prix défendre son titre. Il a payé très cher les points bêtement perdus à Esteli milieu août et Saprissa lui a assené le coup de grâce lors du dernier match de groupe. Une semaine plus tard, l’équipe tombait au premier tour de la phase finale à New York. Tout ça pour ça…

DC United était dans un groupe beaucoup plus facile ; quant à Montréal, il a évité de commettre certaines erreurs - peut-être aussi en raison de l’envol de tous ses espoirs en championnat - et a bien géré son parcours sur la scène continentale.

9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?

Perdre le même nombre de rencontres que le vainqueur du Supporters Shield mais terminer quatorze places derrière lui avec 28 points de retard : c’est l’exploit peu commun réussi par Chicago qui, s’il était difficile à battre, ne trouvait pas non plus le moyen de gagner et a fini la saison avec 18 nuls en 34 rencontres, un record dans l’histoire de la MLS. Le début de saison avait donné le ton, avec 6 partages consécutifs entre le 16 mars et le 19 avril.

Il faut dire que passer de Frank Klopas à Frank Yallop, dont les conceptions de jeu sont pour le moins différentes, n’a pas semblé facile et que les joueurs ont souvent semblé pris entre deux chaises. Mais il convient toutefois de stigmatiser le manque de concentration, source à la fois de nombreuses erreurs défensives mais aussi de buts concédés alors que les joueurs de Chicago semblaient s’être arrêtés de jouer pendant que les joueurs de l’autre équipe, eux, avaient suivi le mouvement.

12 November 12:57 pm

La FIFA a annoncé aujourd’hui la liste des 10 finalistes du trophée Puskas, récompensant le plus beau but inscrit au cours de l’année écoulée (entre le 3 octobre 2013 et le 26 septembre dernier, pour être précis). La MLS a l’honneur d’y être représentée à deux reprises, par Camilo Sanvezzo et Tim Cahill.

Souvenez-vous : Camilo Sanvezzo, parti sous d’autres cieux l’hiver dernier, avait inscrit ce superbe retourné acrobatique avec Vancouver contre Portland.

Plus près de nous dans le temps, l’international australien de New York Tim Cahill avait effectué cette volée spectaculaire lors du match de Coupe du monde contre les Pays-Bas.

Ils figurent, entre autres, aux côtés de Robin Van Persie, Zlatan Ibrahimovic et James Rodriguez, dont vous pourrez admirer les réalisations, tout comme celles de l’ensemble des finalistes, ici : http://www.fifa.com/ballondor/puskasaward/index.html. C’est également sur ce site que vous pouvez voter pour déterminer le vainqueur.

Le vote a commencé et aura lieu en deux temps. Le 1er décembre, les trois buts ayant recueilli le plus de suffrages seront dévoilés. Dès lors, un second tour de vote aura lieu entre les trois buts restant en lice. Le gagnant sera dévoilé le 12 janvier 2015 à l’occasion de la cérémonie du Ballon d’or. Le vote sera clos durant la cérémonie.

11 November 1:40 pm

Il ne reste plus que quatre prétendants à la Coupe MLS : l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) revient sur les demi-finales de conférence – sans oublier les battus – et préface le prochain tour de la compétition.

En écartant DC United, New York a prouvé une fois de plus qu’il pouvait hausser son niveau de jeu. Henry a porté l’équipe, Luyindula a brillé et Wright-Phillips était encore au bon endroit au bon moment. Par contre, la défense n’a pas été des plus rassurantes. On se demande aussi si, après son élimination, DC United peut être satisfait ou déçu de sa saison.

New England a éliminé Columbus à l’issue de 180 minutes lors desquelles il n’y a guère eu de suspense. L’équipe la plus impressionnante offensivement en contre-attaque n’a fait qu’une bouchée de celle dont il s’agit de la principale carence défensive. On parle aussi des absents à Columbus et du recrutement.

On peut s’attendre à beaucoup de spectacle lors de New York - New England, avec une équipe capable de changements de rythmes soudains grâce à Henry (que tout le monde espère voir jouer sur synthétique) et Wright-Phillips face à la vitesse d’exécution de Nguyen et sa bande qui pourraient mettre à mal une défense fébrile.

Le LA Galaxy a donné une leçon à Salt Lake au match retour. La qualité du jeu des Californiens fait l’unanimité. Les vedettes offensives balaient leurs adversaires mais sont bien aidées par une défense qui tient le fort et des joueurs plus effacés qui apportent tous une importante pierre à l’édifice. Si Salt Lake a passé une soirée cauchemardesque, c’est aussi parce que son adversaire a parfaitement exploité ses faiblesses.

Seattle a éliminé Dallas grâce à la règle des buts à l’extérieur, qui a montré son utilité en animant le match retour, un 0-0 (résumé vidéo) qui, sans cela, aurait été encore moins spectaculaire. La défense a tenu le coup, emmenée par un Chad Marshall qui a pu se mettre en valeur face à un adversaire lui convenant parfaitement. Cela met fin à la saison de Dallas, parsemée de nombreuses bonnes surprises.

Le duel LA Galaxy - Seattle sera une finale avant la lettre. Malgré le résultat des deux dernières rencontres de saison régulière entre eux, le vainqueur du Supporters Shield ne part pas favori, surtout si Alonso, sorti sur blessure contre Dallas, n’est pas rétabli. La variété du jeu et des options mises en place par Bruce Arena offre un éventail de possibilités qui suscite l’unanimité dans les pronostics des animateurs de l’émission.

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10 November 12:55 pm

New York, New England et le LA Galaxy sont les trois premiers membres du carré d’as de la phase finale de la Coupe MLS 2014 et seront rejoints ce soir par Dallas ou Seattle. Les équipes en position favorable après le match aller se sont toutes qualifiées, sans énorme difficulté.

En s’imposant 5-0 contre Salt Lake (résumé vidéo), le LA Galaxy a fait très forte impression. Il faut dire que les visiteurs l’ont bien aidé, eux qui ont un incontrôlable désir de s’installer dans le camp adverse. Et quand Donovan a ouvert la marque après 10 minutes, l’obligation d’égaliser a encore fait croître la tentation. Sauf que devant la défense californienne parfaitement organisée, ils n’ont jamais réussi à faire circuler le ballon convenablement, multipliant les pertes de balle et subissant les contre-attaques les unes après les autres.

En outre, en mettant beaucoup de monde haut sur le terrain, ils permettaient au LA Galaxy, quand ce dernier était en possession de balle, de placer des accélérations fulgurantes. Les vedettes locales s’en sont donné à cœur-joie, Donovan (auteur d’un triplé) et Keane étant impliqués, seuls ou ensemble, dans tous les buts. Ce qui conforte la théorie que pour remporter la Coupe MLS, les meilleurs joueurs de l’équipe doivent être bons. Outre son triplé, Donovan a été intenable, ce qui lui a valu les éloges de ses coéquipiers. « Il m’a maltraité », sportivement parlant, se lamentait après la rencontre l’infortuné Beltran, l’arrière droit qui s’est retrouvé dans une zone où le danger revenait par vagues incessantes. Mais c’est toute son équipe qui a été submergée.

Au tour suivant, le LA Galaxy affrontera le vainqueur du duel Seattle - Dallas, qui se jouera ce soir à partir de 22h30 (HE). Après le partage 1-1 à l’aller, les Texans ont l’obligation de marquer pour éviter l’élimination, ce qui renforce la croyance qu’ils pourraient prendre des risques et s’exposer à des contre-attaques. Sigi Schmid a cependant parfaitement prévenu ses hommes du piège que cette idée constitue, et que la meilleure manière de se qualifier sera de jouer comme d’habitude.

Une attention particulière sera portée à Mauro Diaz, absent lors du match aller, mais à chaque coup de sifflet de l’arbitre en faveur de Dallas dans la moitié de terrain adverse, tous les regards se tourneront vers Michel Garbini, menace permanente sur les phases arrêtées. Toutefois, pour son entraîneur Oscar Pareja, une des clefs du match sera son efficacité dans le cours du jeu. En ajoutant aux noms précités ceux, entre autres, de Dempsey, Martins, Yedlin ou Castillo, ces deux équipes ont leur pléthore de vedettes. Mais si le héros du match était un joueur davantage dans l’ombre ? Comme le gardien Stefan Frei, qui a réalisé un arrêt crucial au match aller et n’a pas encore manqué la moindre minute en championnat cette saison ?

Seule équipe qualifiée à avoir perdu une de ses rencontres, New York s’est certes incliné 2-1 à DC United (résumé vidéo) mais n’a pas tremblé longtemps. Quelques jours après avoir gagné son premier (puis son deuxième) match de phase finale à la Red Bull Arena, New York a donc vaincu un autre signe indien, en éliminant DC United, sa bête noire à ce stade de la compétition. À vrai dire, la rencontre a longtemps été très stérile en occasions, jusqu’à ce que DeLeon n’ouvre la marque de la tête en fin de première mi-temps.

Si l’ouverture du score a relancé le suspense, il s’est arrêté peu avant l’heure de jeu, quand un centre d’Henry côté gauche était repris victorieusement par Luyindula. Un buteur dont Mike Petke s’était privé l’an dernier au même stade de la compétition : « Ma plus grande erreur », reconnaît aujourd’hui l’entraîneur. DC United devait donc marquer trois buts pour se qualifier, mais n’a trouvé le fond des filets qu’une fois en fin de match, par Franklin qui lui permettait de remporter une victoire pour l’honneur, ce qui a à peine atténué d’immenses regrets. Un but sans conséquence pour New York, contrairement à l’exclusion de Miller, qui manquera les deux rencontres du tour suivant.

Un tour suivant que New York jouera contre New England, qui a confirmé sa victoire du match aller en battant Columbus 3-1 (résumé vidéo). Obligés d’ouvrir la machine à marquer, les visiteurs avaient la tâche d’autant plus difficile qu’ils étaient privés de trois éléments offensifs. Le match pouvait partir dans tous les sens, mais a pris une tournure définitive quand l’inévitable Nguyen a ouvert la marque juste avant la mi-temps. Il prolongeait au fond des filets un centre de Bunbury : lui et Rowe avaient permuté de flanc quelques minutes plus tôt, un changement tactique dont Jay Heaps est particulièrement fier.

Par la suite, New England a marqué deux buts supplémentaires grâce à son arme favorite, la contre-attaque. Entre temps, Tchani avait prolongé victorieusement un coup franc plein axe pour atténuer la lourdeur des chiffres. Un résultat cependant sans appel, qui couronne une prestation impeccable de toute une équipe, dont un membre a eu une récompense particulière et attendue ce lundi matin, puisque Lee Nguyen a été convoqué en équipe nationale, sept ans après sa dernière sélection.

07 November 12:27 pm

Les membres du carré d’as de la phase finale de la saison 2014 seront dévoilés au compte-gouttes, avec un match retour des demi-finales de conférence samedi, deux autres dimanche, et Seattle - Dallas lundi. Quatre duels où les équipes sont toutes dans des positions assez différentes.

DC United - New York ouvrira le bal samedi à 14h30 (HE). Les joueurs locaux auront la lourde mission de remonter leur défaite 2-0 du match aller. Un but de New York, et ils devront en marquer quatre ! Mais ça ne les empêche pas de faire preuve de confiance et de ne pas être inquiets outre mesure. « On peut difficilement être plus mauvais que lors du match aller, et on les imagine mal mieux jouer que ce jour-là », clame-t-on à l’unisson à l’ombre de la Maison Blanche.

À la recherche du bon équilibre entre l’attaque et la défense, les hommes de Mike Petke se préparent à un affronter un adversaire qui amènera du monde à l’attaque. Ils devront résoudre les problèmes d’espace et de communication qui leur ont causé des soucis plus tôt dans la saison. New York pourra compter sur le soutien d’un millier de supporters qui effectueront le déplacement dans un stade qui, espère-t-on, sera bientôt remplacé par une enceinte davantage aux normes actuelles de la MLS. Le projet a récemment reçu des signes encourageants des élus du District de Columbia.

Le duel qui opposera New England à Columbus dimanche dès 17h (HE) sera a priori le plus déséquilibré, suite à la victoire 2-4 de Nguyen, Jones et compagnie au match aller dans l’Ohio. Un succès plantureux qui pousse certains à se demander si New England ne serait pas le grand favori de la Coupe MLS. Conscient que son équipe est passée à côté de son premier match, Gregg Berhalter tentera de lui faire retrouver ses sensations sans lui imposer de changements drastiques.

Une partie de l’aspect mental du discours à l’entraînement des deux équipes a été identique cette semaine : le match aller n’a jamais eu lieu ! À New England, on veut jouer comme s’il fallait repartir à zéro, afin d’éviter de s’asseoir sur ses lauriers. Du côté de Columbus, il sera quand même difficile de ne pas songer au résultat à obtenir pour passer au tour suivant, mais Meram et ses partenaires jurent qu’ils vont prendre tous les risques pour retourner la situation. Spectacle garanti !

Une fois ce duel terminé, il ne faudra pas attendre longtemps avant d’en voir un autre peut-être aussi riche en spectacle, et sûrement davantage en suspense : le coup d’envoi de LA Galaxy - Salt Lake sera donné à 19h30 (HE) et rien n’est dit après le 0-0 du match aller. Favoris chez eux, les Californiens ? C’est ce que voudrait la logique. Mais leur adversaire tente de semer le doute dans les esprits, et pas seulement en raison de la règle des buts à l’extérieur. Et Omar Gonzalez doit se défendre : « Non, nous ne sommes pas en méforme », après quatre rencontres sans victoire.

Alors que Jeff Cassar met en garde ses hommes de ne pas viser le nul avec buts, synonyme de qualification, ceux-ci sont partagés quand on leur demande sur qui est la pression. « Sur tout le monde », pense Grabavoy. « Sur leurs épaules », estime Luis Gil. Deux joueurs qui devront par ailleurs être départagés pour une place dans le onze de départ dimanche. Et pendant ce temps, à Los Angeles, on évoque les plans pour contrer Plata et éviter de commettre des fautes stupides. Peut-être pour mieux faire oublier à Salt Lake qu’il aura fort à faire pour défendre face au trio Donovan - Zardes - Keane ? Si le match n’a pas encore commencé, le duel psychologique, lui, est déjà bien entamé.

06 November 3:53 pm

On est au plein cœur de la phase finale de la saison actuelle, mais les premières couleurs de la saison prochaine pointent déjà à l’horizon. Tout d’abord sous la forme de la présentation des maillots des deux nouvelles équipes. Orlando a ouvert le bal, avec un maillot tout mauve, couleur assez rarement portée par des clubs professionnels mais qui a quand même ses lettres de noblesse. Jeudi prochain, ce sera au tour de New York City, qui devrait sans surprise arborer le bleu ciel de son grand frère de Manchester. Ces deux maillots sont aussi les premiers à arborer le nouvel écusson de la MLS.

La ligue a par ailleurs confirmé les dates clefs menant à la reprise des entraînements en janvier prochain, notamment en matière de transferts, de recrutement et d’échanges, où il y aura encore plus d’animation qu’à l’accoutumée en raison de la fin des activités de Chivas USA et de l’arrivée des deux nouveaux clubs.

Pas le temps de prendre de vacances après la finale de la Coupe MLS le 7 décembre, puisque dès le lendemain, les clubs disposeront de quatre heures (entre 9h et 13h – toutes les heures ici sont HE, soit l’heure de New York et Montréal) afin d’effectuer des échanges et de prolonger les contrats de leurs propres joueurs. Avant cela (peut-être même avant la finale de la Coupe MLS), il y aura aussi eu le « repêchage de dissolution », une séance permettant aux autres clubs de recruter les joueurs de Chivas USA.

Dès 13h le lundi 8 décembre, commencera une période dite de black-out, durant laquelle il ne sera pas possible d’échanger de joueurs ni de prolonger de contrats. Elle se prolongera jusqu’au repêchage d’expansion, le 10 décembre. Celui-ci permettra aux deux nouvelles équipes, Orlando et New York City, de recruter des joueurs des autres équipes de MLS. Les détails n’ont pas encore été officialisés, mais si l’on se réfère à son organisation en 2011, elles pourront protéger 11 joueurs de leur effectif. S’y ajouteront les joueurs formés au club, les joueurs Génération adidas bénéficiant toujours de ce statut la saison prochaine et les joueurs désignés ayant dans leur contrat une clause de non-échange. Les joueurs arrivés en fin de contrat sont toujours considérés comme des joueurs du club, sauf s’ils ont annoncé leur retraite.

Dès la fin du repêchage d’expansion, les échanges seront à nouveau autorisés jusqu’au lendemain soir, soit le 11 décembre à 17h. Entre temps, le 10 décembre, aura lieu une séance de recrutement des éléments que les clubs ne souhaitent pas conserver et auront placés sur la liste des joueurs disponibles.

On passera ensuite aux deux phases du processus de repêchage, autre type de séance de recrutement, permettant cette fois aux joueurs ayant plusieurs années d’expérience en MLS, dont le contrat au club est arrivé à échéance et n’a pas été prolongé (avec certaines autres particularités, je vous passe les détails) d’être repêchés par un autre club de MLS et de ne pas rester à l’eau. La première étape aura lieu le 12 décembre, la seconde le 18. Entre temps, les échanges et négociations seront à nouveau possibles. Idem après la deuxième étape du repêchage.

Certains profiteront certainement de cette période pour prendre des vacances bien méritées, puisque dès début janvier, les prospecteurs auront beaucoup de travail de visionnage à effectuer. Du 2 au 5 janvier, aura lieu l’évaluation de joueurs des Caraïbes. Ensuite, du 9 au 13, ce sera l’Évaluation annuelle des espoirs. Tout cela culminera le 15 janvier avec le SuperDraft de la MLS, lors duquel les clubs recruteront des joueurs qu’ils auront vu à l’œuvre plus tôt dans le mois, généralement venus des rangs universitaires, dont les talents précoces ayant reçu un contrat Génération adidas leur permettant d’être recrutés avant la fin de leur études.

Il sera alors temps de reprendre les entraînements, avec des effectifs qui auront déjà pas mal évolué après les processus précités, sans oublier les transferts plus traditionnels, et seront encore appelés à le faire avec entre autres l’ouverture de la période des transferts internationaux en février.

04 November 2:16 pm

Trois sujets sont au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici) : le début de la phase finale qui n’a pas manqué de spectacle, un retour sur les débats concernant le leadership et la communication à Montréal, ainsi que la fin de Chivas USA et l’annonce de l’arrivée d’un nouveau club à Los Angeles.

La phase finale nous a déjà offert quelques rencontres de haut vol. En quoi la victoire de New York contre DC United est-elle surprenante : son résultat ou la prestation d’un des deux clubs ? Après le 0-0 au match aller, qui est en meilleure position entre Salt Lake et le LA Galaxy ? New England était-il trop fort ou Columbus est-il passé à côté de son match ? Ceux qui sont restés sur leur faim lors de Dallas - Seattle ont-ils raté quelque chose ?

Chivas USA a mis la clef sous la porte et sera remplacé sur le terrain par un autre club à Los Angeles en 2017. On parle de la manière dont ce dossier difficile a été géré et on se demande quelles sont les conditions de la réussite d’une rivalité fructueuse entre deux clubs dans la plus grande ville de Californie.

On revient sur la situation de Montréal, en abordant des aspects extra-sportifs : la communication, particulièrement celle venant des responsables techniques, les contradictions, ce que les joueurs ont voulu dire en parlant de problèmes de leadership et la manière dont ce dernier est géré, notamment par l’attribution des rôles. Sans oublier la conférence de presse de Matteo Ferrari.

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