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matthias van halst

30 April 2:31 pm

À 100 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde des filles de moins de 20 ans, qui se jouera au Canada, la Concacaf a émis l’idée d’accorder l’organisation de la Gold Cup à un autre pays que les États-Unis. Quelle place le Canada peut-il trouver dans ce paysage ? C’est le sujet principal de notre émission de la semaine, à écouter ici.

On commence évidemment par se demander si l’idée d’organiser la Gold Cup serait bonne pour le Canada, et on parle ensuite de son prestige, de l’influence du Canada dans la Concacaf, de marketing, de l’intérêt d’un championnat continental pour les dirigeants et les supporters et d’autres compétitions internationales qui pourraient être organisées au Canada comme le Mondial des clubs. Avec en toile de fond cette question lancinante (à laquelle on tente de répondre) : est-ce réaliste de croire que le Canada peut organiser la Coupe du monde 2026 ?

Parmi nos autres sujets de conversation, la première victoire de Montréal cette saison et ses aspects positifs, les recettes gagnantes, les bonnes prestations de Ouimette, mais aussi la situation de Jeb Brovsky qui a mis au jour un discours apparemment contradictoire de Frank Klopas avant le match et après (Olivier Tremblay nous donne des détails très intéressants). On conclut par une entrevue avec Patrick Leduc, qui parle de la sélection baptisée « Les Québécois », des ambitions de celle-ci et du documentaire qui a été réalisé à son sujet.

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28 April 11:45 am

Deux des quatre équipes qui n’avaient pas encore gagné cette saison ont enfin mis fin à leur disette : Montréal, contre Philadelphie, et San José, face à Chivas USA. En haut de tableau, seul Seattle s’est imposé et des cartons rouges ont changé la tournure de certaines rencontres.

Plus rien ne semble pouvoir arrêter la machine verte de Sigi, à la pointe de laquelle Dempsey et Martins sont plus connectés que jamais. 4-1 contre Colorado avec deux buts du premier nommé et un du second, eux qui ont déjà trouvé le fond des filets à onze reprises (sans oublier une myriade de passes décisives) en huit rencontres cette saison.

Cette fois, c’est fait : Seattle s’est emparé de la tête du classement. Une place partagée avec Dallas qui a, comme toujours depuis le début de la saison, marqué et encaissé lors du même match. Sauf que les buts ne sont pas tombés dans le sens souhaité : un 4-1 bien tassé qui n’avait rien de poétique à DC United, le bateau texan coulant à pic après l’exclusion de Loyd en fin de première mi-temps. Autre ténor qui a mordu la poussière après un carton rouge : Kansas City a rompu à New England après l’expulsion d’Aurélien Collin, jugée sévère par Peter Vermes qui a quelques soucis avec son effectif en ce moment.

Le duo de tête aurait, à vrai dire, dû être un trio. Tout le monde en était d’ailleurs persuadé à cinq minutes de la fin du match Salt Lake - Vancouver, alors que l’équipe locale avait deux buts d’avance mais, pour la troisième fois cette saison, elle a bêtement perdu deux points en fin de rencontre. L’entraîneur Jeff Cassar se demande ce qu’il pourrait faire de mieux pour éviter qu’une telle situation se reproduise. Son homologue Carl Robinson se réjouit de constater qu’il a à sa disposition un groupe qui croit en ses moyens.

Dans le match du week-end qui s’apparentait le plus à un sommet, les joueurs de Columbus avaient aussi le sentiment d’avoir perdu deux unités après leur partage contre New York. Une déception, accentuée par l’incapacité de faire le break quand l’équipe menait, plus forte que la satisfaction d’avoir pourtant bien joué et qui, selon leur entraîneur, en dit long sur l’exigence des joueurs envers eux-mêmes. Les visiteurs étaient pour leur part très heureux de ce point, tant pour la manière dont il a été acquis que pour la mentalité de gagneurs qui revient dans l’équipe.

En bas de classement, Montréal a attendu son huitième match pour remporter sa première victoire de la saison, 1-0 après avoir misé sur le contre face à une équipe de Philadelphie très peu inspirée. Pour la première fois de l’année, la défense a tenu bon. « On a travaillé dur et ça paye », insistait Frank Klopas. Ce succès tombe à point nommé, puisque les Québécois seront bye la semaine prochaine. S’il a dû attendre le même jour pour remporter son premier succès, San José n’en était qu’à son sixième match : sa victime fut Chivas USA, son héros Yannick Djalo, ancien joueur de Toulouse dont le gabarit est tout en contrastes avec celui de ses coéquipiers.

Deux équipes sont toujours en quête de leur premier succès : Chicago, qui n’a pas joué cette semaine, et Portland, qui en temps normal se serait satisfait d’un nul à Houston mais voit cette fois davantage ses problèmes récurrents de finition que le bon point ramené du Texas où le retour de Brad Davis a requinqué des oranges toujours en cruel manque de jus.

LES RÉSULTATS
Montréal - Philadelphie
DC United - Dallas
New England - Kansas City
Columbus - New York
Salt Lake - Vancouver
Seattle - Colorado
San José - Chivas USA
Houston - Portland

 
1-0
4-1
2-0
1-1
2-2
4-1
1-0
1-1

Classement général
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24 April 10:41 am

Les mots stades et affluences sont à la mode cette semaine. Que ce soit en raison de l'annonce de New York City de jouer au Yankee Stadium, des débuts de Montréal au stade Saputo ou des délais de construction de la nouvelle enceinte à Orlando. Pour l'occasion, je vous ai préparé ce graphique avec la moyenne de spectateurs de chaque club de MLS à domicile (y compris les rencontres de phase finale) depuis les débuts de la compétition, en 1996.

Les affluences visibles au chargement de la page sont celles des clubs qui n'ont eu ni pic ni creux important et sont en MLS depuis suffisamment longtemps, afin de commencer avec quelque chose de lisible et de se faire une bonne idée de ce qu'est être dans la moyenne (cliquez sur Seattle, vous verrez directement la différence). Cliquez sur le nom d'un club à droite pour faire apparaître ou disparaître ses chiffres. Rendez-vous ici pour les mettre en perspective avec ceux des grands championnats européens.

 

22 April 12:37 pm

La situation à Montréal va de mal en pis, et la claque reçue à Kansas City (4-0) n’arrange rien. À quelques jours du premier match au stade Saputo, on peut difficilement éviter le sujet dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Plus que la débâcle de samedi dernier, dont nous parlons à peine, on tente de traiter en profondeur les points suivants :

  • Doit-on attendre une réaction / une décision radicale au cours des prochains jours ?
  • La tension grandissante entre Frank Klopas et les médias
  • La gestion de l’effectif par l’entraîneur et ses choix
  • La répartition des responsabilités entre le staff technique et la direction sportive du club
  • L’état d’esprit des joueurs, qui semblent avoir le moral à zéro
  • Le découragement des supporters, qui hésitent à aller au stade
  • Lisez aussi la chronique de Patrick Leduc, dont nous parlons à plusieurs reprises

Parmi les autres sujets du jour :

  • New York City fera son entrée en MLS au Yankee Stadium
  • Un bon départ est-il une garantie de bonne saison ? Quelques contre-exemples
  • Nos conseils MLS Fantasy

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21 April 12:14 pm

Beaucoup de séries en cours actuellement en MLS semblent ne pas vouloir s’arrêter. Au grand plaisir de ceux qui en bénéficient, au grand dam de ceux qui en pâtissent. À Dallas, les buts pleuvent semaine après semaine. Dans les deux sens d’ailleurs, puisque les deux équipes ont marqué lors de chaque match des Texans. Mais ces derniers trouvent plus facilement le fond des filets, grâce aux phases arrêtées. Cette semaine encore, un corner et un coup franc leur ont valu la victoire, contre Toronto où les blessures à répétition gâchent un début de saison pourtant prometteur.

Une des séries les plus marquantes de ces premières semaines de championnat est évidemment celle d’invincibilité de Salt Lake, qui en est désormais à 7 rencontres sans défaite après sa courte victoire contre Portland, trois unités acquises de haute lutte et (encore) en partie dues aux exploits de Rimando. Les hommes de Caleb Porter sont les seuls à avoir perdu lors de tous leurs déplacements et s’ils ont plusieurs raisons d’être satisfaits de la manière dont ils ont joué, ils se rendent comptent qu’ils commencent à avoir un criant besoin de points.

Comme Dallas, Seattle a toujours marqué cette saison. Une force offensive due aux affinités enfin trouvées du duo Dempsey - Martins, artisans de la victoire de leurs couleurs à Chivas USA qui leur permet d’occuper la deuxième place du classement à trois points du leader. À Kansas City, la défense a retrouvé toute sa solidité et, pour la troisième fois de suite, l’équipe n’a pas encaissé à domicile. Mais contre Montréal, c’était tout à l’attaque avec un cinglant 4-0 et Dwyer qui a fait « mal au cul des défenseurs », pour citer Peter Vermes. C’est d’autant plus douloureux pour une équipe incapable de se relever quand, dos au mur, elle doit retourner à son avantage une situation compromise.

Cette victoire permet à la formation d’Aurélien Collin de revenir à la hauteur de deux des clubs en forme en ce début de saison, Columbus et Colorado, tous deux tenus en échec. Les Jaune et Noir ont pris un point in extremis grâce à un superbe effort de Trapp dans les tout derniers instants qui a offert à Jimenez le but de l’égalisation contre DC United. L’équipe des Rocheuses a une fois de plus peiné chez elle contre San José, qui lui réussit décidément bien mal, mais ce point est un peu court pour des Californiens toujours à la recherche de leur première victoire.

Chicago est le quatrième club à ne toujours pas avoir gagné cette saison. Il est aussi un des rois de la loi des séries puisque, outre cette disette, il en est à un sixième nul consécutif (égalant le record de l’histoire de la MLS) et partage avec Dallas l’honneur de marquer et d’encaisser à chaque match depuis le début de la saison. Samedi, il a été tenu en échec par New England, match marqué par l’exclusion très controversée d’Amarikwa.

À Philadelphie - Houston, Sarkodie a aussi écopé d’un carton rouge contesté qui a changé l’allure d’une rencontre sans but. Partage aussi, mais avec bien plus d'action, le 2-2 entre Vancouver et le LA Galaxy, à l’issue duquel Robbie Keane était très mécontent de voir son équipe laisser filer une avance à deux reprises

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Houston
Chicago - New England
Colorado - San José
Vancouver - LA Galaxy
Columbus - DC United
Kansas City - Montréal
Dallas - Toronto
Salt Lake - Portland
Chivas USA - Seattle

 
0-0
1-1
0-0
2-2
1-1
4-0
2-1
1-0
1-2

Classement général
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18 April 10:45 am

Si New York a remporté son premier match de la saison mercredi, cinq équipes n’avaient pas encore connu le succès à l’issue de la sixième semaine de compétition : les équipiers de Thierry Henry étaient accompagnés par Montréal, Portland, Chicago et San José, pour qui il faut relativiser puisque les Californiens ont joué 4 rencontres et non 6. Il n’empêche, cette incapacité collective à vaincre est un fait unique dans l’histoire de notre compétition. Doivent-ils s’alarmer ? En MLS, un mauvais départ est-il à coup sûr annonciateur d’une saison ratée ? Si rien ne garantit évidemment que cette année sera comme les précédentes, j’ai voulu connaître la tendance sur base des résultats depuis 2007 en comparant la situation des équipes après six rencontres et en fin de saison régulière.

Première constatation : 81% des qualifiés pour la phase finale de la compétition avaient engrangé 7 points ou plus des 18 premiers qu’ils pouvaient prendre. Des 34 équipes qui n’avaient pas atteint la barre des 7 unités, dix ont quand même fini du « bon côté de la ligne rouge ». Et des 33 équipes qui avaient 10 points ou plus, seules six ont vu leur saison prendre fin prématurément. Difficile d’évaluer le fait de ne pas gagner, puisqu’au cours des sept dernières saisons, quatre équipes seulement ont connu ce triste sort après six journées. Deux d’entre elles n’ont pas su s’extirper du bas de tableau, mais les deux autres ont spectaculairement redressé la situation. De là à dire que nos cinq mal lotis de cette année ont une chance sur deux de terminer en première moitié de classement, il y a un pas que je ne franchirai certainement pas. Surtout pour ceux qui comptent moins de 4 points sur 18, puisqu’au cours des sept saisons examinées, un tel départ était systématiquement synonyme de classement final parmi les trois derniers.

Néanmoins, plusieurs exemples leur apporteront un peu de baume au cœur. Le plus flagrant est celui de Columbus en 2009. Détentrice du Supporters Shield, l’équipe alors entraînée par Robert Warzycha a commencé la défense de son trophée avec deux défaites et quatre partages. Mais par la suite, elle est devenue quasiment invincible et a fini la saison… à la première place ! Il faut dire qu’en 2009, le classement était particulièrement serré (encore plus que l’an dernier, c’est tout dire). Et 49 points ont suffi à Columbus pour terminer en tête à l'issue des 30 journées que comptait la saison régulière à l'époque, soit 1,67 en moyenne par match, ratio le plus faible de l’histoire de la compétition. Parallèlement à ça, l’équipe a également brillé en Ligue des champions. Ce scénario doit sans doute faire rêver à New York cette année…

Houston est l’autre équipe qui, dans un passé récent, s’est qualifiée pour la phase finale de la saison malgré une disette en début de championnat. C’était en 2008 avec, également, quatre partages et deux défaites pour commencer, une surprise aussi grande que celle de l’année suivante à Columbus, puisque les Texans avaient remporté la Coupe MLS quelques mois plus tôt. Autre point commun : un très beau parcours en Ligue des champions pour accompagner leur remontée en deuxième partie d’année. Emmenée par le duo Brian Ching - Brad Davis, l’armada orange était devenue quasiment invincible et a terminé la saison régulière en deuxième position, avec 51 points en 30 rencontres.

La saison 2008 a d’ailleurs été riche en remontées spectaculaires, puisque Salt Lake et Chivas USA avaient également pataugé en début de championnat, avec un 5/18, pour boucler l’exercice en première moitié de classement. Deuxièmes à l’issue de la saison régulière précédente, les Californiens avaient à l’époque un rôle plus en vue qu’actuellement. Leurs valeurs sûres Brad Guzan, Jonathan Bornstein et Sacha Kljestan leur ont permis de redresser la situation. Quant à l’équipe des Rocheuses, elle cherchait encore la stabilité et avait engagé 17 (!) nouveaux joueurs pendant l’hiver. Mais Jason Kreis a jeté les bases d’une formation qui a connu de nombreux succès par la suite, avec Nick Rimando, Jamison Olave, Kyle Beckerman, Javier Morales et Fabian Espindola.

Dans ce passé récent de sept saisons, une seule équipe a disputé la phase finale de la compétition alors qu’elle comptait trois défaites de plus que son nombre de victoires après six rencontres : Kansas City, en 2011, qui avait ouvert la compétition avec un succès, un partage et quatre revers, soit 4 points sur 18… en six déplacements. En effet, le nouveau stade des Ciel et Marine était en construction et l’équipe n’a pas joué chez elle avant le mois de juin. L’avantage du terrain a aidé à retourner la situation, tout comme l’émergence des jeunes Graham Zusi, CJ Sapong et Teal Bunbury ainsi que la solidité du gardien Jimmy Nielsen. Le calendrier exceptionnel fait toutefois que cette situation reste particulière.

Et puis, il y a la saison 2013. L’an dernier, en effet, quatre des dix équipes qui ont franchi l’écueil de la saison régulière ne comptaient que cinq unités après six rencontres : New York, Seattle, New England et Colorado. C’était une surprise pour les deux premiers nommés, ténors de la compétition avec plusieurs vedettes dans leurs rangs. Les débuts de Mike Petke au poste d’entraîneur ont été marqués par de nombreux accrocs, mais une fois les problèmes réglés, Thierry Henry, Jamison Olave et Tim Cahill ont mené leur équipe au Supporters Shield. Seattle a très mal commencé et tout aussi mal fini (3/21), mais a assuré l’essentiel grâce à un excellent milieu de saison que seules les équipes à l’énorme potentiel peuvent réussir. Peu de monde aurait parié sur les remontées de New England et Colorado en revanche, mais toutes deux ont un point commun : la révélation de jeunes joueurs qui ont apporté une bouffée d’oxygène à leur équipe. Sur les bords de l’Atlantique, Fagundez, Agudelo, Rowe, Nguyen et Farrell ont en outre pu compter sur la solidité de Gonçalves derrière. Dans les Rocheuses, Oscar Pareja a permis l’éclosion de Brown, Powers, O’Neill ou encore Klute.

Parmi cette liste d’équipes qui, depuis 2007, ont raté leur début de saison mais quand même terminé en haut de tableau, deux choses reviennent régulièrement : soit elles faisaient déjà partie des valeurs sûres de la compétition, soit l’émergence de jeunes leur a offert un vent de fraîcheur pour remonter au classement. Ajoutez le cas Salt Lake qui a posé les jalons de son équipe pour plusieurs années tout en sauvant un mauvais départ, et vous avez fait le tour des « conditions gagnantes » pour reléguer des débuts ratés en championnat au rayon des mauvais souvenirs anecdotiques.

16 April 5:03 pm

On attendait une annonce importante ce mercredi, et il n’y avait guère de suspense puisqu’elle était intitulée « Atlanta 2017 ». Le commissaire de la Major League Soccer, Don Garber, a ainsi annoncé que la 22e équipe de MLS jouerait dans la capitale de la Géorgie à partir de 2017. Elle se produira dans le même stade que le club de NFL de la ville, une enceinte qui doit être bientôt construite en plein centre d’Atlanta, et en aura le même propriétaire, Arthur Blank.

La dénomination et le logo du club seront dévoilés ultérieurement, de même que son personnel technique et administratif. À voir les couleurs des écharpes au moment de l’annonce, il y a fort à parier que l’équipe sera surnommée les Sang et or. Un appel aux supporters aura lieu plus tard, car ils pourront soumettre leurs suggestions pour son nom officiel.

Si la nouvelle était dans l’air depuis quelque temps et que le nom d’Atlanta circule depuis plusieurs mois, les promoteurs du nouveau club s’affairent depuis 2008. Il y a en effet près de six ans que la Major League Soccer, Arthur Blank, les dirigeants des Falcons et d’AMB Group, société mère du nouveau club de MLS et des Falcons, collaborent pour amener du soccer de haut niveau à Atlanta. Le groupe s’est notamment rendu dans six marchés de MLS pour discuter des activités d’exploitation des clubs et visiter des stades, et a mené des discussions avec six autres équipes de MLS.

« Nous sommes ravis d’accueillir Atlanta en Major League Soccer, notre 22e équipe, a déclaré le commissaire Garber. Atlanta est un des marchés les plus grands et les plus diversifiés d’Amérique du Nord et possède une riche tradition sportive et culturelle. Arthur Blank est extrêmement passionné de soccer et de notre visée de faire partie des meilleures compétitions au monde. Nous nous réjouissons à l’idée de travailler à l’atteinte de cet objectif important avec lui et avec l’ensemble de l’organisation des Falcons. »

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’amener une équipe de Major League Soccer à Atlanta, a déclaré Blank. Nous allons mettre sur pied une organisation de premier plan sur le terrain et en dehors. Elle sera source de fierté pour toute la communauté et nous sommes persuadés que notre stade au centre-ville deviendra une destination pour les supporters du sud-est des États-Unis pour de nombreuses années. »

L’annonce de la nouvelle a également réjoui les joueurs - actuels et anciens - originaires de Géorgie. « Lorsque j’ai grandi, nous n’avions pas vraiment de championnat professionnel de soccer à regarder, et certainement rien de comparable à la MLS. Avoir ce lien direct dans notre ville va donc être quelque chose de bénéfique non seulement pour les supporters qui iront aux matchs mais aussi, et surtout, pour les enfants », soulignait ainsi Ricardo Clark, milieu de terrain de Houston qui a grandi à Jonesboroen. Parmi les autres noms connus du championnat venus de la région, le gardien de Chicago Sean Johnson et l’attaquant de Montréal Jack McInerney.

Au cours des dernières années, des foules de plus de 50 000 supporters ont régulièrement assisté à des rencontres internationales de soccer à Atlanta. Parmi les plus récentes, celle du 5 mars dernier entre le Mexique et le Nigeria a réuni près de 70 000 supporters, alors qu’ils étaient plus de 16 000 pour la victoire de l’équipe nationale américaine féminine face à la Russie le 13 février. Ce jour-là avait une saveur particulière pour l’internationale Kelley O’Hara, originaire de Fayetteville en Géorgie. « La foule à Atlanta a été extraordinaire la dernière fois que nous y avons joué. Elle était enthousiaste, impliquée dans le match et les gens étaient heureux d’être là. Ils sont passionnés de soccer. »

En mars 2017, la nouvelle équipe de MLS à Atlanta devrait organiser le premier évènement sportif dans le stade ultramoderne muni d’un toit rétractable où tant le club de soccer que celui de football américain éliront domicile. Pour les rencontres de MLS, le stade aura une configuration plus intime, avec une capacité de 29 322 places assises. Située au centre-ville, l’enceinte sera facile d’accès en transports en commun.

Les supporters qui souhaitent s’abonner ne doivent pas traîner… ou avoir de bons amis. En effet, dans un premier temps, seuls les cinq mille premiers à verser un dépôt de cinquante dollars américains pourront acheter un abonnement. En fait, ils pourront en acheter huit. Pour davantage d’informations afin de réserver un abonnement pour 2017, rendez-vous sur le site www.MLSAtlanta2017.com.

« C’est en Géorgie que vivent certains supporters parmi les plus passionnés au pays, a déclaré le gouverneur Nathan Deal. Aucun autre sport que le soccer n’a eu une telle croissance de popularité au cours des deux dernières décennies. Je m’attends à ce que les jours de match de notre nouvelle équipe à Atlanta soient colorés et festifs et à ce que les gens de tout l’État effectuent le voyage jusque dans la capitale de l’État pour supporter l’équipe. »

« Une franchise de Major League Soccer dans la ville d’Atlanta est un autre bon exemple de l’attraction continue de notre ville et de notre région pour des équipes professionnelles, des attractions culturelles, des évènements sportifs et de nouvelles entreprises de classe mondiale qui créent des emplois, attirent davantage de visiteurs dans notre ville et font d’Atlanta le centre des activités commerciales du sud-est des États-Unis, s’est réjoui le maire d’Atlanta, Kasim Reed. Il ne pourrait pas y avoir d’ajout plus approprié et bienvenu qu’une équipe de MLS jouant dans nos installations ultramodernes, alors que nous poursuivons notre route afin de devenir l’une des principales villes du monde. »

L’ajout d’Atlanta en 2017 portera le nombre de clubs en MLS à 22 et s’inscrit dans la stratégie d’en compter 24 d’ici 2020. Ils sont actuellement 19 et seront 21 dès l’an prochain, avec les arrivées de New York City et Orlando. Il y a fort à parier que le 23e sera Miami, avec David Beckham à sa tête : l’officialisation de la nouvelle est attendue pour plus tard cette année, et il pourrait, lui aussi, commencer à jouer en 2017.

15 April 12:52 pm

L’émission de cette semaine (à écouter ici) a des airs de voyage à l’hôpital : passage à l’étage des grands malades avec cinq équipes qui n’ont toujours pas gagné, mais aussi réjouissances avec le retour en forme de Clint Dempsey et détour par la maternité avec l’arrivée d’Atlanta en MLS prévue pour 2017.

Cinq équipes n’ont pas encore gagné depuis le début du championnat. Lesquelles ont le plus de raisons de s’inquiéter, de craindre de rater leur saison, que ce soit en restant coincé en fond de classement ou en n’atteignant pas leurs objectifs ? On tente de poser des diagnostics : les casse-tête de Montréal avec le jeu des vases communicants, les individualités de Chicago qui peinent à sublimer l’équipe (on revient sur la confrontation de ce week-end entre les deux), les bobos de New York, les problèmes récurrents de Portland depuis le début de l’année et San José qui a du mal à imposer son rythme.

Grande annonce attendue ce mercredi, avec un intitulé qui en dit long : « Atlanta 2017 ». La ville de Géorgie devrait donc avoir son équipe en MLS dans trois ans. On parle des implications de cette arrivée, du propriétaire qui possède aussi une équipe de NFL (comme à Seattle et New England), du soccer à Atlanta dans le passé récent, du nouveau stade avec un terrain artificiel ou encore de la stratégie de croissance de la MLS.

Joueur le mieux payé de la compétition, Clint Dempsey occupe actuellement la tête du classement des buteurs et a été excellent ces deux dernières semaines. Un contraste avec son retour difficile la saison dernière. Une bonne nouvelle pour la MLS et l’équipe nationale américaine, dont nous tentons d’expliquer les tenants et les aboutissants.

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14 April 11:20 am

Un club qui concède sa première défaite mais reste en tête, son bourreau qui se rapproche mais n’est pas encore ravi de son jeu, un battu heureux de la manière, une dernière équipe invaincue mais qui a du mal à gagner, et cinq équipes qui courent toujours derrière leur premier succès : pas grand-monde ne semble pleinement satisfait du déroulement des évènements ce week-end.

Toujours en tête du classement, Dallas a perdu son premier match de la saison, 2-3 contre Seattle. Menant 2-1 à la pause, les Texans ont ensuite été acculés à leur but par des visiteurs emmenés par un Clint Dempsey qui trouve enfin sa forme optimale depuis son retour en MLS. Auteur de deux buts et à l’origine du troisième, il était d’autant plus inspiré qu’il jouait dans la région où il a grandi. Les vainqueurs admettaient toutefois qu’il y a encore place à amélioration et estiment que la deuxième mi-temps n’est que le début des progrès de leur équipe, qui s’est toutefois rapprochée à trois points du leader.

Il ne reste donc plus qu’une seule formation invaincue cette saison : Salt Lake, qui a partagé l’enjeu à Philadelphie. Un verre qui n’est toutefois qu’à moitié plein car pour la deuxième fois en quelques semaines, les hommes de Jeff Cassar ont laissé filer deux unités dans les tout derniers instants. Ils ne perdent pas mais n’ont gagné que le tiers de leurs rencontres. Ce qui fait que certains clubs qui ont moins joué comptent autant de points.

Parmi eux, Columbus, qui a confirmé son bon comportement à l’extérieur en partageant l’enjeu à San José. Pour en savoir plus sur les jaune et noir, écoutez notre émission Coup Franc du 8 avril. Dernier membre du quatuor à dix points, Colorado, qui semble avoir trouvé cette année la recette de la réussite en déplacement, s’est imposé à Toronto, fier de son match malgré le résultat et l’accumulation de blessures.

En milieu de peloton, le LA Galaxy est à tenir à l’œil car il a joué deux rencontres de moins que la plupart de ses adversaires. Il a dû batailler ferme pour venir à bout de Vancouver - qui à défaut du résultat se réjouissait de la manière - et a émergé grâce à certains de ses fers de lance : le gardien Penedo, le buteur Keane mais aussi Ishizaki, un nouveau qui n’a pas mis beaucoup de temps à se faire apprécier.

Après deux victoires pour commencer la saison, Houston vient d’enchaîner trois défaites et sa défense est retombée dans ses travers à New England. Auteur d’un des deux buts, Kevin Alston trouvait le fond des filets pour la première fois de sa carrière en MLS, un an après avoir été traité pour une leucémie. Si une seule équipe est invaincue, elles sont encore cinq à ne pas avoir gagné : San José, mais aussi Montréal et Chicago, qui ont partagé l’enjeu au Québec, Portland, tenu en échec chez lui par Chivas USA, et New York, battu à DC United et où l’inquiétude est de plus en plus perceptible.

LES RÉSULTATS
Montréal - Chicago
Philadelphie - Salt Lake
DC United - New York
New England - Houston
Toronto - Colorado
Dallas - Seattle
Portland - Chivas USA
Los Angeles - Vancouver
San José - Columbus

 
1-1
2-2
1-0
2-0
0-1
2-3
1-1
1-0
1-1

Classement général
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10 April 3:17 pm

La finale de la Ligue des champions opposera Cruz Azul à Toluca (aller le 15 avril, retour le 23 avril). Une finale 100% mexicaine, la cinquième en six ans. Cette domination est évidente et connue de tous. Le portrait, derrière, est souvent plus flou. C’est pourquoi je tiens à jour chaque année un « coefficient Concacaf », à l’image du coefficient UEFA qui détermine le nombre de places par pays dans les différentes coupes d’Europe. On peut déjà calculer celui à l’issue de cette saison, vu que deux clubs du même pays sont en finale. Il figure dans le tableau ci-dessous.

Mes calculs ont été effectués avec les mêmes méthodes et avec un barème très proche de ce qui se fait en Europe. Une victoire vaut deux points, un match nul un point (la moitié pour feu le tour préliminaire), une participation à la phase de groupes rapporte un point. Il y a aussi des bonus : deux points en cas de sortie du groupe, un point pour une qualification lors des tours suivants et en cas de victoire en finale. Le total annuel des points d’un pays est divisé par le nombre de ses clubs en lice et le coefficient porte sur les cinq dernières saisons.

Le classement est clair : la domination du Mexique est sans partage. Logique : depuis que la compétition a été rebaptisée et réorganisée en 2008, les clubs étrangers sont rarement capables de bouter leurs adversaires mexicains hors de la Ligue des champions. En six éditions, avec donc 24 équipes à éliminer, ce n’est arrivé que trois fois. L’an dernier, les Guatémaltèques de Xelajù ont sorti Guadalajara lors de la phase de groupes, devenant les premiers à réaliser l’exploit. Il a été répété en quart de finale par Seattle, qui a éliminé Tigres UANL. Cette saison, les Costariciens d’Alajuelense ont émergé de leur groupe au détriment de l’America Mexico. Bonne nouvelle pour leurs adversaires : après avoir été intouchables pendant quatre ans, les clubs mexicains ne sont plus invincibles.

Les États-Unis sont deuxièmes. Ce n’est pas une surprise et pourtant, ce n’est que la deuxième fois en six ans que je fais ce tableau que ça se produit, la saison 10/11 étant la première. La faute, entre autres, au Canada. J’y reviendrai. Bien plus important pour les Américains : jamais n’ont-ils compté autant de points à ce coefficient fictif, ce qui traduit une constante (et nette) progression. Il faut dire que les résultats de cette année (trois clubs en quarts de finale, et le quatrième qui s’est battu jusqu’au bout pour la qualification) ont remplacé ceux calamiteux de la saison 08/09 (un quart de finaliste, un dernier de groupe et deux éliminés au tour préliminaire). Autre point intéressant : la régularité des Américains depuis quatre ans est très encourageante. Il est évident que désormais, ils pensent davantage à se rapprocher de la première place qu’à regarder derrière eux.

Le Canada, donc, est troisième. Le calcul, pour lui, est quelque peu faussé par le fait qu’il n’a qu’un seul représentant. En cas d’excellent parcours, il fait un important plein de points pour le pays. La place de demi-finaliste du Toronto FC lors de la saison 11/12 lui vaut d’ailleurs près de la moitié des points qu’il a accumulés sur cinq saisons. Il perd cette année les bénéfices semblables du quart de finale de Montréal il y a 5 ans, alors que les Québécois, qui représentaient à nouveau le Canada cette année, ont réalisé un bien moins bon parcours que lors de leur première participation. Si on devait calculer un coefficient pour la MLS, il tournerait autour de 44.

Si la situation derrière est parfois plus floue, surtout lorsqu’on regarde le reste de la Concacaf de loin (ou de haut, c’est selon…), elle est pourtant très intéressante à plusieurs égards. Elle permet notamment aux « grands » de connaître les nations dont il faut davantage se méfier afin d’éviter toute mauvaise surprise. Et aux supporters de savoir si le tirage au sort est bon ou semé d’embûches.

Sans surprise, le Costa Rica mène la danse derrière les puissances actuelles de la région. Ses clubs ont mis deux saisons à digérer le changement de formule de la compétition, mais depuis quatre ans, ont retrouvé un certain niveau et de la régularité. Ils ne rivalisent certes plus avec les Américains, mais devancent chaque saison les autres pays d’Amérique centrale. Les résultats de l’équipe nationale témoignent également d’un soccer en relativement bonne santé.

La surprise vient juste derrière. Alors qu’il a longtemps été à la même hauteur que le Costa Rica et que son équipe nationale brille, le Honduras est en net recul quand on parle de clubs. À un point tel que cette année, il vient d’être dépassé par le Guatemala dans mon classement fictif. Un championnat à la baisse n’est pas toujours le reflet d’une catastrophe imminente (il peut par exemple avoir été soudainement pillé de ses talents et être en transition) mais est quand même un signe qui oblige à la vigilance. À l’inverse, les représentants guatémaltèques sont des adversaires qu’il ne faut désormais plus prendre à la légère.

Suivent, assez loin, le Panama et le Salvador, capables d’un exploit de temps à autre mais dont les clubs ne peuvent rivaliser dans le durée. En chute libre, les représentants des Caraïbes avaient donné du fil à retordre à leurs adversaires lors de leur entrée dans la compétition (Cruz Azul n’avait éliminé Puerto Rico qu’aux tirs au but en demi-finales en 2009) mais ont de plus en plus souvent un rôle de faire-valoir. C’est toujours le cas du représentant du Nicaragua, alors que le Belize, bien que théoriquement accepté, n’envoie aucun club en Ligue des champions.

  2009/10 2010/11 2011/12 2012/13 2013/14 TOTAL
Mexique 21,375 17,250 18,250 14,750 15,250 86,875
États-Unis 6,375 9,375 9,750 11,750 9,250 46,500
Canada 0,500 8,500 17,000 5,000 5,000 36,000
Costa Rica 2,166 7,750 7,750 8,500 7,333 33,499
Guatemala 5,000 3,750 3,500 7,000 5,000 24,250
Honduras 6,666 6,166 2,666 4,500 3,500 23,498
Panama 6,000 1,333 3,000 1,000 6,500 17,833
Salvador 2,000 2,500 6,000 2,333 5,000 17,833
Caraïbes 5,000 3,833 0,500 3,000 1,333 13,666
Nicaragua 0,000 0,000 0,000 1,000 2,000 3,000
Belize 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000