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matthias van halst

23 March 11:22 am

Après trois journées de championnat, seul Dallas compte encore le maximum des points alors que seul Chicago n’en a pas encore pris un seul. Ce week-end, les défenses ont été plus inspirées que les attaques.

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Dallas, seule équipe à avoir tout gagné depuis le début de la compétition. Pourtant, Philadelphie a bien contenu les Texans pendant une mi-temps, jusqu’à l’exclusion de Pfeffer suite à un coup de coude à Diaz – involontaire selon son auteur. Les visiteurs en ont profité pour mettre encore plus de poids offensif et faire rompre leur adversaire.

Victorieux lors de la première journée et au repos lors de la deuxième, DC United n’a pas réussi à confirmer son succès initial. On avait pourtant lu partout leur motivation à s’imposer à New York, mais les hommes de Ben Olsen sont passés à côté de leur sujet, tout profit pour la bande à Bradley Wright-Phillips qui a poursuivi son opération séduction auprès des supporters.

Deux équipes se partagent actuellement la deuxième place du classement. Contre Chicago, San José a confirmé sa victoire à Seattle et surtout inauguré l’Avaya Stadium de la meilleure manière qui soit. Avec, il faut l’avouer, l’aide de l’adversaire puisque deux boulettes de Johnson ont permis aux Californiens de rapidement prendre une avance confortable contre l’actuel dernier de classe. Autre formation comptant six points sur neuf, Vancouver a reproduit un scénario connu : marquer le seul but du match en toute fin de rencontre, grâce à Rivero. La victime de la semaine, Orlando, doit en tirer les leçons et notamment apprendre à jouer plus simple.

Un autre duo suit juste derrière, composé de deux équipes tenues en échec lors de cette troisième journée. Une réelle contre-performance pour le LA Galaxy qui avait rapidement ouvert la marque avant d’encaisser un but stupide contre Houston et de voir ensuite ses principales forces neutralisées par son adversaire. De son côté, New York City a encore compté sur un grand Saunders pour aller chercher un point à Colorado, dernière équipe à ne pas encore avoir encaissé cette saison et où Powers semble avoir retrouvé ses meilleures sensations.

Toujours invaincu, Portland a réalisé un troisième nul en autant de rencontres : un bilan chiffré décevant malgré la satisfaction d’avoir tenu en échec trois très bons adversaires et de ne pas avoir perdu malgré un calendrier difficile. Un partage dont Kansas City retirait également les points positifs. Autre match sans but, celui entre New England et Montréal a permis aux deux équipes de prendre leur premier point de la saison, mais l’équipe locale s’inquiète de ne toujours pas avoir marqué cette année alors que les visiteurs pleurent la grave blessure de Cameron Porter.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - Dallas
New England - Montréal
Colorado - New York City
Orlando - Vancouver
Kansas City - Portland
LA Galaxy - Houston
New York RB - DC United
San José - Chicago

 
0-2
0-0
0-0
0-1
0-0
1-1
2-0
2-1

Classement général
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20 March 1:25 pm

Ce dimanche, San José inaugurera son nouveau stade : une enceinte dont il sera le principal occupant, bâtie en fonction de ses besoins et dédiée au soccer. Ces fameux soccer specific stadiums, comme on les appelle en anglais, ont changé le visage de la MLS et eu de nombreux bienfaits pour leurs clubs. Des vingt clubs actuels, San José est le dixième à déménager en quittant un domicile pas vraiment adapté pour s’installer dans un véritable chez lui. Mais les affluences et les résultats se sont-ils automatiquement améliorés pour tout le monde ? Tour d’horizon.

Houston
Le club a une histoire particulière puisque toute la structure de San José y a déménagé en 2006… sans son palmarès qui a été repris par San José lorsque le club a pour ainsi dire ressuscité deux ans plus tard. Le club texan, lui, a continué de vivre et de jouer au stade Robertson, enceinte multifonctions de 32 000 places. L’année suivante, le club décide d’avoir son propre stade : il ouvre en 2012, et est deux fois moins loin du centre ville (à une vingtaine de minutes de transports en commun) que le précédent. Cette inauguration est un franc succès : les affluences, déjà bonnes, augmentent de 20% et le club y aligne une série de 36 rencontres sans défaite à domicile, record de l’histoire de la MLS.

Kansas City
Le changement d’image de Kansas City est certainement celui à la réussite la plus spectaculaire en MLS. Le club abandonne une dénomination (Wizards), des couleurs et tout un attirail qui lui donnent une image tout sauf adaptée à son sport et à son époque, et déserte du même coup le stade de NFL qu’il occupait et où il remplissait à grand peine 10 000 des 80 000 sièges disponibles. Du coup, en 2011, le club quitte la ville de Kansas City dans le Missouri pour… la ville de Kansas City dans le Kansas, et s’installe au Sporting Park, avec dès la première année une augmentation des affluences de plus de 70%, pour rapidement jouer dans un stade où il n’y a plus un siège de libre. Quant aux résultats, ils sont à l’avenant, avec une Coupe MLS, une Coupe des États-Unis et un siège bien ancré en haut du classement.

New York
En 2006, Red Bull achète les MetroStars et entreprend une refonte complète du club : changement de nom, de couleurs et de logo. Parmi les autres décisions importantes, celle de lui construire son propre stade. Le déménagement a finalement lieu début 2010, année de fermeture du Giants Stadium, stade de NFL de 80 000 places. Le club longe la rivière Hackensack vers le sud et reste dans le New Jersey pour s’installer à la Red Bull Arena, qui n’est ni plus ni moins accessible que son prédécesseur. Mais les supporters se déplacent au stade en plus grand nombre, et malgré des résultats pas toujours conformes aux attentes élevées, l’équipe montre aussi des progrès sportifs constants après le déménagement.

Salt Lake
Dès que le club a commencé à jouer en 2005, il savait qu’il ne tarderait pas à déménager. Son premier stade, le Rice-Eccles Stadium (45 000 places), était donc considéré comme temporaire quasiment dès le départ, ce qui fait que sa situation est différente des autres. Il l’a quitté à la fin de la saison 2008 pour son stade actuel. Les affluences n’ont pas changé drastiquement au début, mais ont crû de manière régulière, parallèlement aux résultats en progrès d’une équipe qui, au fil des ans, s’est installée en haut de classement.

Colorado
En 2000, le stade de NFL dans lequel joue aussi l’équipe de soccer ferme ses portes, et cette dernière suit le principal tenancier dans sa nouvelle enceinte. Le club de MLS souhaite se doter à terme de son propre stade, et choisit ainsi de quitter le centre de Denver pour s’installer à l’orée d’un parc naturel situé à Commerce City (ne me demandez pas comment les deux notions sont arrivées dans la même phrase). Le nouveau stade ouvre en 2007, et si les affluences sont meilleures que de 2004 à 2006, elles ne parviennent jamais à retrouver le niveau atteint entre 2001 et 2003. Quant aux résultats, hormis une Coupe MLS due à la glorieuse incertitude du système de playoffs en 2010, ils n’ont jamais volé très haut.

Chicago
Longtemps, le club a évolué à Soldier Field, stade de NFL de 61 500 places où certaines rencontres de la Coupe du monde 1994 avaient eu lieu et situé un peu à l’écart du centre. Il souhaite avoir son propre stade, et l’installe à Bridgeview, banlieue à une grosse heure de transports en commun au sud-ouest du centre d’une ville pourtant très bien desservie. Du coup, après l’inauguration en 2006, il n’a jamais atteint à nouveau la moyenne de 17 200 spectateurs qu’il avait eue lors des deux saisons régulières avant son déménagement. Quant aux résultats, ils n’ont pas changé drastiquement au cours des premières saisons qui ont suivi.

Dallas
En 2005, le club entreprend de grands changements. Il délaisse sa dénomination Burn pour devenir FC Dallas et quitte l’énorme Cotton Bowl, enceinte très bien située mais qui avec ses 90 000 places paraît bien vide puisque l’équipe peine à attirer 10 000 spectateurs. Direction Frisco, banlieue éloignée à plus de 40 kilomètres de Dallas, et un stade de 20 000 sièges. S’il est rempli aux trois-quarts pendant deux saisons, grâce aussi aux meilleurs résultats, les moyennes baissent par la suite pour retomber dans les 10 000 en 2010. Il a fallu attendre 2013 pour retrouver les chiffres des premières années.

LA Galaxy
En 2003, le club quitte le fameux Rose Bowl de Pasadena, stade qui avait accueilli la finale de la Coupe du monde 1994. Situé à 3 km d’une station de métro, ce mastodonte qui peut accueillir près de 100 000 personnes paraissait vide avec des moyennes pourtant honorables d’un peu moins de 20 000 spectateurs. Le club franchit cette barre en s’établissant dans l’actuel StubHub Center, à proximité d’un campus universitaire de Carson, loin du métro mais relativement bien desservi en bus. Sur le terrain, le déménagement n’a pas forcément porté chance immédiatement, puisque l’équipe a connu quelques premières saisons difficiles dans son nouveau stade avant de redevenir une puissance. Ce qui n’a pas empêché les affluences d’augmenter d’environ 40%.

Columbus
En 1999, le club fait figure de pionnier en devenant le premier aux États-Unis à jouer dans un stade dédié au soccer. C’était une promesse de longue date et on savait depuis belle lurette que l’Ohio Stadium et ses 90 000 sièges, à une quarantaine de minute du centre-ville en transport en commun, ne seraient qu’un domicile temporaire. Alors que la moyenne de spectateurs était en chute libre, le déménagement au Columbus Crew Stadium, situé un petit peu plus loin du centre que son prédécesseur, relance l’intérêt, même si le public reste quand même très volatil, le club attirant des moyennes oscillant entre 12 000 et 17 000 spectateurs selon les années. Équipe du subtop avant son déménagement, Columbus y est resté dans les saisons qui ont suivi.

San José
C’est donc désormais au tour de San José de changer de domicile, délaissant le stade Buck Shaw pour l’Avaya Stadium. Contrairement à bien d’autres, l’équipe ne quitte pas un stade de NFL trop grand, mais bien un stade de soccer exigu et, surtout, qui ne correspond plus aux normes actuelles de la MLS. Les deux stades sont proches l’un de l’autre même s’il faut un peu plus longtemps (une dizaine de minutes) pour accéder au nouveau si on n’a pas de voiture. Ça ne devrait toutefois pas repousser un grand nombre de supporters. Reste désormais à voir si la magie d’un nouveau stade opérera sur les résultats…

18 March 1:04 pm

Deuxième club canadien de l’histoire à disputer les demi-finales de la Ligue des champions, Montréal souhaite devenir le premier à en atteindre l’apothéose. Sa mission contre Alajuelense, club costaricien qui en est à ce stade de la compétition pour la deuxième saison consécutive, commence ce soir au Québec (20h00 HE).

Tous les espoirs sont évidemment permis pour un club qui a réussi à éliminer une équipe mexicaine, fait ô combien rare depuis la mise en place de cette Ligue des champions. Cependant, si l’adversaire n’a pas une figure d’ogre, il a un style tout en contrastes avec Pachuca, et Montréal devra faire la preuve qu’il est capable de s’en sortir en appliquant un autre plan de match.

D’ailleurs, n’allez pas dire à Frank Klopas que l’obstacle actuel est plus facile à franchir que le précédent. L’entraîneur pense au contraire qu’Alajuelense offrira une opposition encore plus redoutable, grâce à ses qualités en possession de balle et à son intelligence de jeu. Il faudra aussi composer avec un milieu de terrain très chargé et qui pourrait profiter de l’avantage du nombre.

Ajoutez à cela que, cette fois, il n’y a pas de favori évident et que Montréal doit jouer le match aller à domicile pour comprendre que le détenteur de la Coupe du Canada ne pourra pas se contenter de laisser toutes les responsabilités offensives à son adversaire. Il compte au contraire profiter de l’avantage du terrain pour chercher à se mettre à l’abri. Cependant, le tombeur de DC United ne changera pas ses habitudes et sera très offensif, avec l’intention de marquer le fameux but à l’extérieur.

Pas question non plus de se dire qu’en secouant un peu les joueurs d’Alajuelense, il y aura moyen de les impressionner et de calmer leurs ardeurs : le jeu physique ne fait pas peur aux Costariciens. Et par physique, on parle autant de duels musclés que d’endurance. Ceux qui ont vu l’équipe nationale à la Coupe du monde s’en souviennent certainement… et ils devraient reconnaître Johnny Acosta, titulaire au Brésil pour les Ticos, qui avaient atteint les quarts de finale.

S’il ne fait aucun doute que le dernier représentant de la MLS dans la compétition conservera son 4-2-3-1 habituel, la composition de l’équipe est loin d’être sûre. Il faudra remplacer Mapp, blessé, mais ce n’est pas la seule incertitude quant aux onze joueurs qui seront sur le terrain au moment du coup d’envoi. Certains aimeraient y voir Patrice Bernier, mais l’entraîneur ne compte pas se laisser influencer.

En finale, le vainqueur de ce duel affrontera soit Herediano soit l’America Mexico. Les supporters Costariciens rêvent d’un match entre deux de leurs clubs, et le premier en lice a réussi un véritable exploit en s’imposant 3-0 ce mardi contre un adversaire redoutable, mais qui a rapidement été réduit à dix et s’est ensuite écroulé sous les coups de boutoir.

17 March 12:18 pm

Une fois n’est pas coutume, Frédéric Lord et Olivier Tremblay sont en duo pour cette émission en deux volets (que vous pouvez également écouter ici) : la présentation de la demi-finale aller de Ligue des champions entre Montréal et Alajuelense, et un retour sur quelques-unes des rencontres de la deuxième journée de championnat.

LIGUE DES CHAMPIONS

  • Alajuelense, un adversaire tout en contrastes par rapport à Pachuca ?
  • Les milieux axiaux, joueurs clefs du match ? Donadel et Reo-Coker joueront-ils ?
  • Qui pour remplacer Mapp sur le flanc droit ?
  • Quelle solution en pointe ? Porter peut-il revendiquer une place de titulaire ?
  • Camara est-il en train de perdre son poste d’arrière droit ?
  • Que penser des exclusions à répétition de Frank Klopas ?
  • L’entraîneur de Montréal est-il susceptible ou a-t-il raison de s’offusquer de certaines questions à répétition ?

2e JOURNÉE DE CHAMPIONNAT

  • Deric de héros à zéro ?
  • Vancouver, une des équipes les plus agréables à regarder ?
  • L’exclusion de Morrow, sévère en elle-même ou à cause des hésitations de l’arbitre ?
  • Philadelphie est-il largement sous-estimé ?
  • David Villa, le nouveau roi de New York ?
  • En l’absence de Johnson et Valeri, Nagbe prend-il l’équipe de Portland en mains ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

16 March 11:20 am

La compétition n’est vieille que de deux semaines, et il n’y a déjà plus que deux équipes au parcours sans faute : DC United, qui ne jouait pas ce week-end, et Dallas, dès lors seul auteur d’un six sur six jusqu’à présent. En bas de classement, Chicago et New England sont les deux seules formations à avoir perdu deux fois de suite.

Depuis quelques années, les débuts de saison sont enchanteurs à Dallas, et 2015 ne fait pas exception à la règle. Les Texans ont remporté leur second succès consécutif grâce à un doublé de Perez qui fêtait de belle manière son 34e anniversaire. Le deuxième but de cette victoire 3-1 contre Kansas City était toutefois entaché d’un hors-jeu immanquable qui rend la défaite dure à avaler pour les visiteurs.

L’autre évènement de cette deuxième journée fut le premier match à domicile de New York City : dans un Yankee Stadium métamorphosé, Villa a réussi ses débuts devant son nouveau public, avec un but et une passe décisive pour offrir à ses couleurs une victoire 2-0 contre New England, qui peine décidément à trouver le fond des filets en début de saison. Ce succès était aussi une réponse à distance à Orlando qui, vendredi, avait savouré le premier succès de son histoire en MLS, à Houston qui a encaissé un but gag mais a surtout pris de mauvaises décisions en zone de finition.

De justesse, le LA Galaxy fait encore partie de la liste des clubs invaincus grâce à une réplique immédiate au but de Portland dans les arrêts de jeu : plus que la déception d’avoir perdu deux points in extremis, Caleb Porter se réjouissait d’avoir vu son équipe faire jeu égal avec le champion en titre lors d’une des meilleures rencontres depuis le début de la saison. Beaucoup de buts et de suspense aussi à Salt Lake - Philadelphie, deux équipes qui restent sur deux partages consécutifs : la première se réjouit de ne pas avoir baissé les bras, la seconde déplore le penalty concédé en fin de match.

Impressionnant par moments la semaine dernière, Toronto s’est incliné à Columbus et maudit un carton rouge sur lequel l’équipe en veut autant à l’arbitre d’avoir exclu Morrow qu’à elle-même pour avoir laissé filer Finlay. Alors que Meram plaidait sa cause dans une équipe où la concurrence est forte en inscrivant le premier but, Kamara a célébré de façon théâtrale après avoir marqué le second.

La surprise du jour est venue de Seattle, où Evans a passé une soirée très difficile dans l’axe de la défense face à San José et particulièrement Wondolowski, heureux de retrouver la confiance en offrant aux siens la victoire sur le terrain d’un des grands favoris. Auteur du seul but du match, Rivero a montré qu’il était bien plus qu’un simple buteur lors de la victoire de Vancouver à Chicago, satisfait des progrès accomplis malgré la défaite.

LES RÉSULTATS
Houston - Orlando
Chicago - Vancouver
Columbus - Toronto
Dallas - Kansas City
Salt Lake - Philadelphie
Seattle - San José
New York City - New England
Portland - LA Galaxy

 
0-1
0-1
2-0
3-1
3-3
2-3
2-0
2-2

Classement général
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13 March 10:12 am

Samedi dernier à Kansas City, Damien Perrinelle a fêté sa première titularisation en MLS. Arrivé à New York durant le dernier mercato estival, il avait certes commencé plusieurs duels de Ligue des champions en 2014 mais avait dû se contenter de miettes en championnat. Cette fois, l’aventure est lancée pour de bon.

Une aventure qui se passe en partie en français : en défense centrale, il a évolué aux côtés de son compatriote Ronald Zubar, qui a disputé une petite centaine de rencontres sous le maillot de Marseille. La langue de Molière leur est venue naturellement au moment de communiquer sur le terrain. « Les situations de jeu l’imposent, explique Perrinelle. Nous avons des codes dans la langue qui rendent ça plus simple, nous avons un même langage footballistique dans le jeu mais aussi dans les mots. Les décisions qui doivent se prendre le plus rapidement se prennent en français. Mais dans les moments plus collectifs, on parle anglais pour que tout le monde puisse comprendre. »

Au bord du terrain, leur entraîneur, Jesse Marsch, n’est pas complètement perdu. Les supporters de Montréal se souviennent de sa dernière entrevue télévisée, lors de laquelle il maniait plutôt bien le français. « Quand on le parle avec Ronald Zubar et Karl Ouimette, il tend l’oreille pour savoir s’il le comprend encore bien », s’amuse l’arrière né à Suresnes, en région parisienne.

Il faut dire que la venue de Marsch lui donne le sourire puisque depuis son arrivée, il a progressé dans la hiérarchie à son poste. Alors que sous Mike Petke, il se demandait parfois ce qu’il faisait là. « Nous étions cinq défenseurs centraux en tout ! Ce n’est pas simple, quand on est autant, de faire une rotation à ce poste. L’ancien entraîneur, qui avait pourtant validé mon transfert, avait déjà ses deux titulaires et son numéro trois : il allait plus difficilement faire confiance à quelqu’un arrivé en cours de saison alors que d’autres savaient davantage comment il voulait jouer. »

Cela n’a pas facilité sa tâche au moment de discuter de sa situation pour 2015. « En fin de saison, j’ai eu un entretien avec Andy Roxborough : il souhaiter me garder, mais pas lever l’option au tarif prévu par celle-ci. Je lui ai dit que j’étais d’accord de revoir mon salaire à la baisse et de faire mes preuves. Ma priorité était de rester en MLS, si possible à New York. »

Le changement d’entraîneur et les nombreux transferts lui permettent pour ainsi dire de repartir à zéro. « Je ne parlerai pas du passé, ça ne va pas apporter grand-chose. Jesse Marsch a une approche et une gestion du groupe différentes. Il est ouvert et il parle beaucoup avec les joueurs. Il y a eu beaucoup de mouvements dans l’effectif. C’est un nouveau projet dont je suis fier de faire partie. »

Quand on lui dit que ça lui a donné une demi-saison pour s’adapter à la MLS, Perrinelle répond que c’est un championnat taillé sur mesure pour lui. « Il y a beaucoup de rythme et beaucoup de duels. Ça ne me change pas beaucoup de ce que j’ai vécu lors de mon passage en Ligue 1 avec Boulogne, où on essayait d’imposer ça à l’adversaire… ce que j’aimais bien. En plus, en MLS, tout est fait pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Moi, j’étais le même il y a six mois. La seule différence, c’est le choix du coach. J’avais la même rigueur et la même envie aux entraînements. Je ne me suis pas transformé en six mois ! Surtout à 31 ans. »

Il a quand même profité de ces six mois pour côtoyer Thierry Henry au quotidien. « J’ai vu devant ma télévision son penalty en 1998 contre l’Italie. Seize ans plus tard, je partageais un vestiaire avec lui. Si vous me demandez le conseil que je retiens de lui, je ne pourrais pas n’en citer qu’un. Et puis, ce n’est pas quelqu’un qui a besoin d’en donner : il suffisait de regarder sa rigueur à l’entraînement ou de parler foot avec lui, et cela valait bien une séance complète ! »

Perrinelle a passé l’essentiel de sa carrière en D2 française (appelée Ligue 2), notamment à Clermont et à Boulogne. À ses yeux, les contrastes avec la MLS sont nombreux. « Ici, il n’y a aucune relâche aux entraînements, tout le monde se donne toujours à 10 000 %. En match, il n’y a pas un instant de répit. Impossible de se dire : “Je vais gérer tranquille.” Même fatigué, un adversaire va quand même tout donner jusqu’au bout. C’est la mentalité anglo-saxonne. Je suis aussi agréablement surpris par la qualité technique et la philosophie de jeu de certaines équipes. Columbus m’a entre autres fait très bonne impression l’an dernier. »

L’ambiance générale de la MLS le motive particulièrement. On pourrait presque dire qu’elle lui a rendu le plaisir de jouer. « Quand je joue, je m’éclate vraiment. Le professionnalisme autour de l’équipe et les infrastructures permettent de s’épanouir. Lors du premier match cette saison à Kansas City, on a vu du monde et de l’ambiance au stade. Ça donne envie de se donner à 100%. Il ne faut pas chercher une motivation tout au fond de soi-même, comme c’était devenu mon cas quand je jouais en Ligue 2 en France. »

Dans l’absolu, le salaire peut constituer le point négatif de la comparaison… si on ne s’intéresse qu’au montant déboursé par le club. « Avant impôts, financièrement, on est nettement perdant aux États-Unis, explique le défenseur central. Mais c’est compensé par le confort, les infrastructures, les conditions des déplacements. Et l’imposition est plus lourde en France. Donc, oui, on s’y retrouve même s’il y a des sacrifices à faire. J’ai moins gagné que si j’étais resté en France mais je joue dans des stades pleins, pour une équipe de renommée mondiale et je m’entraîne avec le sourire dans des infrastructures exceptionnelles. Ça compense largement ! »

Perrinelle aime vivre aux États-Unis, et il veut en ouvrir les portes à des jeunes grâce à son sport. « En France, je suis actionnaire du club du Touquet qui dispose d’excellentes infrastructures. Avec un ami, nous voulions monter un projet social pour les jeunes du Nord et leur permettre de découvrir l’université aux États-Unis grâce à des bourses d’études. Nous avons, avec l’aide de Jérôme Meary, mis sur pied un système de prospection où des entraîneurs viennent des États-Unis pour détecter des jeunes. L’an dernier, une vingtaine d’entre eux a pu bénéficier du système scolaire américain. » Le projet est avant tout académique : le soccer n’est pas une fin mais bien un moyen d’intégrer une université américaine. « L’objectif est de former des hommes au-delà du foot. Et s’il vient en plus par la suite, c’est tout bénéfice. » D’ailleurs, pour pouvoir traverser l’Atlantique, les jeunes doivent remplir des critères académiques et réussir un test standardisé d’anglais dans un contexte universitaire (connu sous le nom de Toefl).

Un esprit sain dans un corps sain… et esthétique : la version enrichie de cette célèbre formule convient à Perrinelle qui a troqué à quelques reprises les terrains de soccer pour les parades de mode. De quoi donner envie à Aurélien Collin de le débaucher ? « Mannequin, j’ai fait ça pour une fois ou deux pour rendre service à des amis, rigole le principal intéressé. Je connais Aurélien Collin depuis très longtemps, mais il ne m’a pas appelé pour ça. »

Pour le moment, sa carrière sur le terrain est sa préoccupation première. S’il ne fait pas le moindre doute que Perrinelle est très heureux de s’y retrouver, certains supporters ont pu grincer des dents quand ils ont vu qu’un joueur qui n’avait quasiment pas droit au chapitre l’an dernier était titulaire. « Dans beaucoup de clubs, des remplaçants se révèlent après un changement d’entraîneur. Je ne dis pas que ce sera facile et que tout est devenu rose pour moi ! Mais c’est le début du projet d’un nouveau staff, avec un nouvel entraîneur qui pose un regard neuf sur moi. Il a fait ses choix, tant à mon poste qu’aux autres, et ce qu’on a montré au premier match laisse penser qu’ils sont bons. »

10 March 12:03 pm

Enfin ! Le championnat a repris ses droits et notre émission de la semaine (également disponible ici) est non seulement consacrée à la première journée de compétition, mais aussi à nos pronostics pour la saison 2015, et elle se termine par la chronique littéraire d’Olivier Tremblay.

  • Quel a été le match le plus intéressant de la 1re journée ? Quel bilan en tirer ?
  • Qui d’Orlando ou de New York City a fait la meilleure première impression ?
  • Orlando a-t-il gagné le marché très difficile de la Floride ?
  • Seattle est-il en avance sur ses concurrents ?
  • Toronto : une grosse machine qui va faire des ravages ou un casting déficient ?
  • Le LA Galaxy a-t-il été très bon ou Chicago très mauvais ?
  • Le jeu sur les flancs de Montréal relève-t-il du mystère ?
  • Nogueira, l’arme secrète de Philadelphie ?
  • DC United va-t-il dégringoler ?
  • Qui finira le mieux classé : Toronto ou Montréal ?
  • Kansas City : un ex-ténor en recul ?
  • Dans quelle ville joueront les deux nouveaux clubs de MLS annoncés prochainement ?
  • Le livre Pep Confidential : quels sont les secrets de Guardiola ?

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

09 March 11:54 am

Les grands noms se sont déjà mis en valeur pour la première journée de championnat. Certains nouveaux n’ont pas mis longtemps à trouver leurs marques : Altidore a permis à Toronto de s’imposer à Vancouver, alors que Kaka a offert un point in extremis à Orlando contre New York City qui avait ouvert la marque par Diskerud. Mais les anciens n’ont pas été en reste : Keane a marqué lors du premier match de la saison – une victoire du LA Galaxy contre Chicago – et la journée a pris fin avec la victoire de Seattle contre New England grâce à des buts de Martins et Dempsey.

Qui dit reprise du championnat, dit moments très attendus. À commencer, évidemment, par le premier match après une longue trêve hivernale. Le LA Galaxy, détenteur de la Coupe MLS, a entamé la défense de son titre par une victoire 2-0 contre Chicago sans problème, mais avec encore quelques imperfections en zone de finition. Les visiteurs aimeraient n’avoir que cette préoccupation mais savent qu’il leur reste beaucoup de travail.

Le duel que les (télé)spectateurs neutres avaient le plus à l’œil opposait Orlando à New York City, les deux nouveaux clubs de MLS, avec leur vedette respective Villa et Kaka. Dans un Citrus Bowl plein à craquer, l’équipe locale s’est créé les meilleures occasions mais a buté sur un Saunders des grands soirs. Tant et si bien que Diskerud a offert l’avance aux visiteurs, dédiant ce but à ses supporters noyés dans la marée mauve. Mais en toute fin de rencontre, Kaka a permis aux 60 000 supporters locaux de célébrer et à son équipe d’éviter un résultat travestissant la réalité du match.

Le sommet sportif de la journée était le tout dernier rendez-vous du week-end, entre Seattle et New England, deux équipes pointées parmi les grands favoris par les observateurs. Ce fut néanmoins le match qui s’est soldé par l’écart le plus net, une victoire 3-0 de l’équipe locale. Si Martins et Dempsey ont animé un festival offensif, leur entraîneur se réjouissait surtout de la solidité défensive des siens. Dans le camp d’en face, on se désolait d’avoir offert les clefs du match aux deux attaquants vedettes de Seattle.

Ces buts étaient peut-être aussi une forme de réplique des anciens aux nouveaux qui voulaient voler la vedette. Outre Kaka pour Orlando, Giovinco et Altidore se sont illustrés pour Toronto, le deuxième nommé sortant une toute grande prestation, dixit son entraîneur, pour offrir à ses nouvelles couleurs une victoire 1-3 à Vancouver. La seule équipe battue à domicile lors de cette journée d’ouverture peut regretter d’avoir galvaudé de nombreuses possibilités.

Et elle n’est pas la seule ! L’équipe qui se mort le plus les doigts est Columbus : si les nombre d’occasions et les chiffres de possession de balle montrent sa domination, elle s’est toutefois inclinée 1-0 à Houston où le gardien Deric a justifié la confiance placée en lui. Portland se lamentait également de ne pas avoir trouvé le chemin des filets malgré une suprématie quasi-totale contre Salt Lake : si Caleb Porter voyait en Rimando une bête noire, les visiteurs saluaient le grand match de toute leur défense, qui a tenu le nul blanc dans une configuration nouvelle pour l’équipe.

Vous en voulez encore ? Philadelphie a aussi chanté le refrain des occasions ratées après son partage 0-0 contre Colorado, qui vantait évidemment sa combativité valant bien le point du partage. L’air des regrets, des regrets… était entonné dans les deux camps après Kansas City - New York. Dwyer s’en voulait particulièrement d’avoir raté une occasion que sa femme aurait mise dedans, alors que les visiteurs se désolaient de n’avoir pas profité de leur supériorité numérique dans les 20 dernières minutes pour s’emparer des trois points. Verdict : 1-1.

Le duel des équipes de MLS qui avaient passé l’hiver au chaud en Ligue des champions s’est soldé par la défaite 1-0 du demi-finaliste sur la scène internationale, Montréal, encore plus embêté par la blessure de Mapp (une luxation du coude) que par la perte des trois points, sur le terrain en piteux état du quart de finaliste malheureux, DC United, qui se félicite d’avoir attiré Arrieta. Enfin, San José a bien tenu le coup pendant 90 minutes mais s’est emmêlé les pinceaux dans les arrêts de jeu sur le terrain de la jeune équipe de Dallas qui a marqué le seul but du match grâce à son plus vieux joueur.

LES RÉSULTATS
LA Galaxy - Chicago
DC United - Montréal
Philadelphie - Colorado
Vancouver - Toronto
Dallas - San José
Houston - Columbus
Portland - Salt Lake
Orlando - New York City
Kansas City - New York RB
Seattle - New England

 
2-0
1-0
0-0
1-3
1-0
1-0
0-0
1-1
1-1
3-0

Classement général
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06 March 2:32 pm

Le coup d’envoi de la saison sera donné ce soir, et c’est donc la période des présentations et des pronostics. Alors que tous les médias qui suivent la MLS de près parlent en long et en large des 20 équipes en lice, certains se mouillent davantage et osent donner leur classement de fin de saison, ou à tout le moins un ordre qui représente, à leurs yeux, la forme actuelle des équipes. Parmi eux, le traditionnel baromètre de la MLS. J’ai fait le tour de toutes ces présentations et regroupé les pronostics pour vous offrir un classement compilé et ce qui ressort au sujet de chacune des équipes (ces avis ne sont pas forcément les miens, mais bien ceux qui reviennent le plus souvent sur les sites spécialisés) :

1. Seattle
L’équipe semble un peu plus solide derrière (gardien et défense), ce qui était nécessaire, et elle peut toujours compter sur le duo Dempsey - Martins devant. Dans l’ensemble, elle a peu changé, après une excellente saison. Les pertes ont été bien compensées et il y a des solutions de rechange en cas d’absences. Cependant, elle sera privée d’Alonso en début de saison, et la moitié de la défense est nouvelle : un mauvais départ n’est pas à exclure, mais sur la distance, Seattle finira par émerger.

2. New England
L’équipe est en progression constante depuis trois ans sous Jay Heaps et les observateurs s’attendent tous à la voir confirmer sa saison 2014. Devant, New England compte encore sur des jeunes talentueux, mais le onze de base ne manque pas de leaders expérimentés tels Jones et Gonçalves. L’effectif, quasiment intact par rapport à 2014, est renforcé par Agudelo. Certains joueurs pourraient cependant manquer de fraîcheur en raison d’un calendrier chargé au début de l’été.

3. LA Galaxy
On le sent dans les commentaires pas toujours enthousiastes : le LA Galaxy jouit des faveurs des pronostics parce qu’il est tenant du titre et parce que le club et Bruce Arena ont montré qu’ils pouvaient combiner reconstruction et évolution sur une saison. Reste que l’équipe est prétendante aux premières places, et le sera encore plus avec l’arrivée de Gerrard cet été. Elle devra compenser la perte de Donovan, mais reste dangereuse offensivement avec Keane et Zardes. À première vue, elle manque d’options de rechange en cas de nombreuses indisponibilités.

4. Columbus
Ils sont nombreux à pointer Columbus comme la révélation de la saison 2015. Malgré le départ de quelques éléments qui ont joué régulièrement, l’essentiel de l’effectif a été conservé et les joueurs oscillant entre le terrain et le banc en 2014 ont montré leur valeur. Columbus a réalisé des transferts de qualité, notamment devant avec Kei Kamara. Le groupe est jeune, a appris de ses erreurs de l’an dernier et est prêt à effectuer un pas en avant. Continuité et talent sont les maîtres mots.

5. DC United
La question centrale est : DC United va-t-il confirmer sa saison 2014 ? Certains y croient, d’autres moins. D’un côté, il y a les preuves montrées l’an dernier, des jeunes qui ont gagné en expérience et une défense qui a été très solide. Mais Hamid a aussi souvent dû faire des miracles. De l’autre, de nombreuses incertitudes devant, notamment en début de saison avec la suspension d’Espindola et la blessure de Johnson, et les absences durant la Gold Cup qui pourraient coûter des points très précieux.

6. Toronto
Comme l’an dernier, le club a beaucoup dépensé, notamment pour attirer Altidore et Giovinco, mais cette fois l’équipe semble plus équilibrée qu’il y a un an, notamment grâce à Perquis et Cheyrou. Les vedettes sont mieux entourées, il y a de la qualité et des solutions tant devant qu’au milieu. Les joueurs recrutés en MLS inspirent moins confiance, tout comme la défense qui pose question. La conclusion est presque unanime : ça devrait (enfin) être la bonne année… mais avec Toronto, on ne sait jamais !

7. Kansas City
Une valeur sûre et régulière. Si 2014 a mal fini, c’est en raison de la fatigue, qui n’est plus là. Il y a aussi davantage de solutions sur le banc, mais n'empêchera pas l’équipe de souffrir de l’absence de ses internationaux durant la Gold Cup. L’arrivée d’Espinoza dynamise l’entrejeu, l’attaque sera parmi les meilleures de la compétition, mais la défense aura besoin de beaucoup de temps pour trouver ses marques en début de saison. Des joueurs d’expérience ont été transférés : s’ils s’intègrent vite et bien, Kansas City sera très fort.

8. Dallas
« Ils sont nombreux à ne pas y croire, et pourtant ils ont tort » : voilà une phrase qui revient souvent dans les analyses des observateurs au sujet de Dallas. Notamment en raison du duo Castillo - Diaz, très bien coté et base d’une attaque solide. L’équipe est un mélange de jeunesse et d’expérience guidée par Oscar Pareja, dont le discours passe bien. Il reste cependant des questions en milieu de terrain, et surtout en défense où plusieurs s’attendent à voir des retouches en cours de saison.

9. Salt Lake
Les pronostiqueurs sont avares de commentaires au sujet de Salt Lake, et ne semblent pas savoir quoi penser. Il y a toujours beaucoup de talent devant, et l’axe de l’entrejeu est efficace. Mais le groupe vieillit, les jeunes doivent prendre plus de responsabilités, les habitudes changent (notamment en raison des départs de Grabavoy, Wingert et Borchers), tout comme le système de jeu.

10. Vancouver
Le buteur qui manquait tant l’an dernier est arrivé en la personne de Rivero. Cependant, s’il ne confirme pas une préparation très encourageante, les problèmes de 2014 vont se représenter. Carl Robinson a des volontés offensives mais encore du travail avec sa défense. D’Ousted à Morales, Vancouver possède une équipe complète composée de valeurs sûres, mais il manque un grand nom capable de faire la différence pour passer un palier supplémentaire.

LA LISTE COMPLÈTE DES TRANSFERTS EFFECTUÉS CET HIVER

11. New York City
Un classement honorable malgré des commentaires plutôt négatifs au sujet d’une équipe autour de laquelle planent encore de nombreux mystères et qui ne semble pas prête pour le coup d’envoi de la saison. Le niveau de l’entrejeu sera la clef, mais ce secteur sera métamorphosé par l’arrivée de Lampard cet été. D’ici-là, Villa et Diskerud devront apprendre à connaître la MLS. Les vedettes seront le moteur d’une équipe dont l’effectif pourrait encore beaucoup changer au cours des prochains mois.

12. Portland
Le talent est là, mais personne parmi les observateurs ne montre le même enthousiasme qu’il y a douze mois. Le début de saison commencera sans de nombreux titulaires blessés, et il faut espérer que les plus forts d’entre eux retrouveront vite leur meilleur niveau. Ridgewell et Nagbe doivent répondre à des attentes élevées. Derrière, tout est nouveau, tant la défense que le gardien : certains parlent d’un handicap, d’autres d’une équipe plus solide défensivement que l’an dernier.

13. Orlando
Emmené par Kaka, Orlando a un groupe jeune qui a beaucoup à apprendre et connaît peu la MLS. La défense suscite les plus grandes inquiétudes, surtout dans le chef d’une équipe qui veut développer un jeu rapide, ouvert et offensif. Certains trouvent néanmoins que le travail effectué par le club rappelle la recette à succès de Seattle en 2009 : garder beaucoup de joueurs qui évoluaient avec le club en USL et renforcer l’équipe avec des joueurs très talentueux.

14. New York RB
L’équipe a beaucoup changé et devra compenser de nombreux départs : celui de Thierry Henry, bien sûr, mais aussi plusieurs pertes défensives. Kljestan est une valeur sûre, et les résultats seront liés à l’utilisation que Jesse Marsch fera des autres nouveaux. La pression est forte sur les épaules de Wright-Phillips, dont on attend une production similaire à celle de l’an dernier mais qui devra composer avec de nombreux nouveaux visages autour de lui.

15. Houston
Le nouvel entraîneur est déjà apprécié, mais on n’a pas encore discerné ses principes de jeu. Il y a énormément de travail en défense, et elle n’a pas été assez renforcée. L’entrejeu ne semble pas inspirer confiance aux observateurs. Quant à l’attaque, elle bénéficiera de l’apport de Torres cet été… à un moment où la saison pourrait déjà être mal embarquée. Même le club évite de viser trop haut.

16. Philadelphie
Il ne manquait pas grand-chose à l’équipe pour être compétitive à la fin de la saison 2014, et les dirigeants pensent avoir été chercher les renforts nécessaires pour qu'elle le devienne. Il y a de l’amélioration et de la qualité devant ; en défense aussi pour certains, mais l’arrière-garde inquiète d’autres observateurs. Ce qui suscite néanmoins le plus leur attention, c’est le feuilleton du gardien de but.

17. Montréal
Oui, le demi-finaliste de la Ligue des champions est mal classé dans les pronostics de début de saison, mais personne n’exclut une année bien meilleure que prévu après l’élimination de Pachuca. Ciman est considéré comme un excellent renfort, le fait que Piatti entame sa première saison complète est un plus, alors que les joueurs arrivés de MLS ont déjà montré de grandes qualités mais aussi des jours sans. Après le départ de Di Vaio, les observateurs se demandent qui va marquer les buts pour une équipe qui avait déjà du mal à trouver le fond des filets l’an dernier.

18. Chicago
Tout a changé ou presque, il y a une pléthore de nouveaux joueurs, et l’indisponibilité de Magee est une des rares constantes. L’équipe semble plus forte que l’an dernier sur papier, mais aura besoin de temps. Beaucoup dépendra des nouveaux joueurs désignés, sur qui pèse déjà une forte pression, tout comme sur le dos des vétérans. Si les pièces du puzzle s’emboîtent et que l’équipe parvient à transformer ses nuls de l’an dernier en victoires, elle pourrait cependant effectuer une impressionnante remontée.

19. San José
Malgré l’arrivée de Dominic Kinnear, un retournement de situation est hautement improbable pour une équipe en piteux état qui a très mal fini la saison 2014. La tâche est non seulement gigantesque à accomplir, mais il faut en outre s’y atteler avec un groupe qui a peu changé (même si une certaine variété a été apportée à l’attaque), dans lequel des joueurs de plus en plus âgés côtoient des jeunes encore trop inexpérimentés.

20. Colorado
L’équipe est mieux armée que lors de sa deuxième moitié de saison 2014 calamiteuse (et c’est peu dire), mais c’est largement insuffisant pour être compétitif et il reste encore beaucoup de travail. L’effectif a énormément changé : quelques valeurs sûres sont restées, et un important travail de recrutement a été fait au sein de la MLS. Il ne faut cependant pas oublier qu’il y a douze mois, de gros espoirs étaient placés dans des jeunes prometteurs qui sont encore là : et s’ils y répondaient cette année ?

05 March 3:46 pm

Pour sa vingtième saison, la MLS effectue une percée sur le marché télévisuel international, suite à la signature d’un contrat de télédiffusion de quatre ans avec Eurosport. Les premières rencontres seront retransmises dès le début du championnat, ce week-end. L’accord porte jusqu’à la fin de la saison 2018 et comprend l’exclusivité des droits télévisés et numériques sur toutes les rencontres de la saison : saison régulière, phase finale et, bien sûr, Coupe MLS.

« Nous sommes heureux d’annoncer un partenariat avec Eurosport au cours de cette saison charnière pour la MLS, qui va nous permettre d’élargir considérablement notre empreinte internationale, s’est réjoui Gary Stevenson, président et administrateur délégué de MLS Business Ventures. Eurosport a bâti sa réputation grâce à un contenu haut de gamme pour les téléspectateurs à travers l’Europe. »

En général, quatre rencontres seront retransmises lors de chaque journée de championnat, dont le match au sommet du dimanche soir (17h00, heure de New York et Montréal, 23h00 heure de Paris). Pour la première journée de championnat, les téléspectateurs pourront ainsi découvrir les premiers pas de Laurent Ciman, David Villa, Kaka et Ronald Zubar en MLS, faire (plus ample) connaissance avec des valeurs sûres de la compétition comme Bakary Soumare et Aurélien Collin, retrouver avec plaisir Péguy Luyindula mais aussi les internationaux américains qu’ils ont vu à la dernière Coupe du monde, ou encore voir à l’œuvre Robbie Keane avec le LA Galaxy, détenteur de la Coupe MLS.

Le programme est le suivant (heures de Paris) :

  • LA Galaxy - Chicago (samedi 4h00)
  • DC United - Montréal (samedi 21h00)
  • Orlando - New York City (dimanche 22h00)
  • Kansas City - New York RB (lundi 0h00)

« C’est un plaisir d’annoncer notre partenariat avec la MLS sur le long terme. Ce nouvel accord avec la MLS est une étape importante pour augmenter notre offre de football en direct. C’est également une preuve de confiance envers la ligue et son potentiel de développement », a déclaré Peter Hutton, directeur général d’Eurosport, qui également vanté la volonté de la ligue d’investir dans des joueurs reconnus comme Steven Gerrard et Frank Lampard.

L’accord porte sur tout le territoire de couverture d’Eurosport, à l’exception du Royaume-Uni. La chaîne est diffusée dans 20 langues et 54 pays différents, dépassant largement les frontières de l’Europe puisqu’on la capte jusqu’en Chine et en Nouvelle-Zélande. Il est donc désormais possible de regarder un grand nombre de rencontres de MLS en français en France, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et dans les pays du Maghreb.