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matthias van halst

29 November 6:18 pm

On sent l'adrénaline monter à deux jours de l’apothéose de la saison, la Coupe MLS 2012. Remises de prix, événements communautaires et, évidemment, tout l’aspect sportif précédant le match : les médias présents sur place ont de quoi s’occuper.

Du côté du LA Galaxy, on garde néanmoins la tête froide et on semble volontairement focaliser toute l’attention sur le départ de David Beckham, qui prend les nombreuses questions sur sa future destination avec le sourire.

Si l’avenir du Spice Boy est au centre de l’attention, le passé revient dans de nombreuses discussions. Le fait que l’affiche LA Galaxy - Houston soit la même que l’an dernier n’y est pas étranger. Sauf que le scénario pourrait être bien différent. En cause, un milieu de terrain Texan métamorphosé, mais aussi la présence de Brad Davis, qui avait dû faire l’impasse sur la finale 2011.

De son côté, Marcelo Sarvas en est à sa troisième finale similaire en à peine un an. Bruce Arena remonte encore plus loin et se lance dans le jeu des comparaisons entre le LA Galaxy d’aujourd’hui et l’équipe de DC United des débuts de la MLS, qu’il a menée au titre deux fois d’affilée : une autre époque, certes, mais une chimie similaire.

Mais la seule chose qui comptera samedi, ce sera la réalité du terrain. Pour tout savoir de ce match qui s’annonce passionnant, ne manquez pas l’émission spéciale de Coup Franc.

28 November 12:42 pm

Suite du classement de la série « Pleine lucarne » avec d’autres réussites de la saison qui s’achève samedi. L’une a été couronnée hier lors de l’attribution du trophée de Retour de l’année à Eddie Johnson. Mais je commence avec deux hommes qui abattent du bon boulot sur tout leur flanc.

6. Chris Tierney et Andy Najar, recul sans frein
Le premier est milieu gauche de formation, le second carrément ailier droit. Et pourtant, leurs clubs respectifs, New England et DC United, leur ont assigné d’importantes tâches défensives. Des reconversions pour le moins réussies ! Si leurs formations encaissent peu de buts construits depuis le côté où ils jouent, Tierney et Najar n’y sont pas pour rien. Ils n’en oublient pas pour autant leurs premières amours et délivrent régulièrement l’une ou l’autre passe décisive.

5. Le retour réussi d’Eddie Johnson
Après quatre années guère prolifiques à l’étranger, Eddie Johnson comptait sur un retour au pays pour relancer sa carrière et a réussi son pari. Cela lui a même valu le trophée de Retour de l’année 2012 ! Il a parfaitement choisi sa destination avec Seattle, où sa complicité avec Mauro Rosales fait merveille. Si Johsnon est le meilleur buteur de la tête de la compétition cette année, il le doit aussi à la qualité des centres de son coéquipier. Ah, si les deux avaient été au sommet de leur forme contre le LA Galaxy, l’affiche de la finale de samedi serait peut-être différente…

Pleine lucarne : les tops de la saison 2012
7. Kenny Cooper a assuré sans Thierry Henry, puis confirmé avec lui
8. Direct dedans
9. Patrice Bernier - Felipe, axe des succès montréalais
10. Jaime Castrillon et Brian Mullan sauvent l’honneur de Colorado 

27 November 3:16 pm

En cette semaine de Coupe MLS, nous aurons deux émissions Coup Franc. Celle de ce mardi (à écouter ici) est une mise en bouche avant le match de samedi qui sera évidemment au centre des discussions de notre émission spéciale plus tard cette semaine. Au menu aujourd’hui :
- André Hainault nous parle du parcours de Houston en phase finale, de l’état d’esprit de son équipe à l’approche du match de samedi, des différences avec la finale de la saison dernière, de son passage sur le banc, de l’apport d’Oscar Boniek Garcia et de l’influence du départ de Beckham sur la rencontre.
- Testez avec nous vos connaissances sur la Coupe MLS grâce à l’excellent quiz préparé par Frédéric Lord.
- Autre invité : le préparateur physique de l’équipe de France, Philippe Lambert, nous parle de méthodes scientifiques, de détection des talents, de valeurs éducatives et de l’évolution de sa profession.
- Nouvel opus du « Club de lecture » d’Olivier Tremblay, qui nous a concocté une surprise avec un livre dont le sujet a provoqué plusieurs divorces.
- On revient aussi sur la rumeur voulant qu’Enzo Concina soit courtisé pour devenir le prochain entraîneur de Montréal.

L'émission Coup Franc est aussi disponible sur Stitcher et iTunes. Vous pouvez nous joindre par courriel (coup.franc@MLSsoccer.com) ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

26 November 12:49 pm

La Major League Soccer annoncera son Onze idéal ce lundi après-midi. En attendant, j’aimerais vous proposer le mien et connaître vos choix pour entrer dans cette équipe de rêve composée des meilleurs joueurs de la compétition. Quelles vedettes sont indispensables ? Qui laisseriez-vous sur le carreau ? Quels joueurs sous-estimés mériteraient d’en faire partie ?

Mon équipe serait la suivante : Gspurning – Beitashour, Collin, Besler, Tierney – Beckerman, Zusi, Donovan, Davis – Henry, Wondolowski.

Je l’ai construite en partant de devant et de Wondolowski que j’estime incontournable. À ses côtés, il fallait un joueur qui lui soit complémentaire. J’ai pris Henry, non seulement pour ses buts mais également pour ses passes décisives. Ce duo offre des qualités tant dans les airs que dans le jeu au sol.

Au milieu aussi, j’ai choisi des joueurs aux atouts différents : Zusi pour les coups de pieds arrêtés, Davis pour son pied gauche magique et Donovan car il sait tout faire et de partout. Ils peuvent aussi lancer leurs attaquants dans le dos de la défense adverse. Ces cinq joueurs offensifs sont très endurants et capables de faire mal à l’adversaire tant à la première qu’à la dernière minute.

Beckerman constitue un excellent pare-chocs : il a permis à Salt Lake d’avoir la troisième défense de la compétition en protégeant bien l’axe central derrière lui, obligeant les adversaires à passer par les côtés.

Mes deux arrières latéraux ont des qualités tant défensives (ça reste leur travail de base) qu’offensives. Tierney et Beitashour ont tous deux bien protégé leur côté cette saison tout en délivrant plusieurs passes décisives. Quant au duo central, je n’ai pu me résoudre à séparer Besler et Collin, qui ont effectué un travail extraordinaire pour Kansas City, la meilleure défense de MLS.

Le choix du gardien a été plus difficile, et si j’ai finalement choisi Gspurning, c’est aussi pour avoir un joueur de Seattle car plusieurs de ses coéquipiers constituaient mon deuxième choix.

Ah, et tant qu’à y être, il leur faut un entraîneur, et je choisirais Frank Yallop.

23 November 12:20 pm

C’est aujourd’hui le « Black Friday » aux États-Unis, traditionnellement le premier jour d’achats des cadeaux de Noël. Je suis sûr que cette série « Droit dans le mur » vous donne des idées de ce que certains clubs devraient s’offrir. Alors, on continue de remonter le classement avec, comme les dernières fois, un club de haut de tableau et un cancre du fond de la classe.

6. Des chèvres sans étable ni percussion
Il fallait être courageux pour être supporter de Chivas USA cette année. Les abonnés qui se sont présentés à chaque match de leurs favoris chez eux n’y ont célébré que trois victoires et trois nuls. Ils ont dû patienter 382 minutes pour voir le premier de 9 malheureux buts à domicile, où leur gardien s’est retourné 30 fois. Il y a eu quelques bons résultats en déplacement, mais ce fut un feu de paille. Ça avait mal commencé, la fin ne fut pas meilleure : Chivas USA n’a pas marqué pendant plus d’un mois, entre le 8 septembre et le 10 octobre. Espérons pour eux que la nouvelle direction puisse leur offrir une saison 2013 plus réjouissante.

5. Les lenteurs défensives de New York dans l'axe du jeu
Deuxième plus mauvaise défense des 10 qualifiés pour la phase finale, New York est particulièrement friable dans l’axe dès que l’adversaire accélère. Il a dû attendre le mois d’août pour enfin bien gérer les pertes de balle. Jusque-là, sa reconversion défensive ressemblait souvent à une foire à la panique. Mais même par la suite, il a laissé beaucoup trop de latitude entre son grand rectangle et le rond central, d’où sont originaires de nombreux buts adverses, dont celui de De Leon qui lui fut fatal en demi-finale de conférence.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2012
7. Les errances de l’axe défensif de DC United
8. Les abonnements de la défense de Dallas
9. Columbus peut se réjouir de ne pas jouer au basket
10. Au LA Galaxy, défendre sur le flanc gauche est optionnel

22 November 11:43 am

En ce jeudi de Thanksgiving pour les Américains, je poursuis la série « Pleine lucarne », mon classement des bons coups de la saison 2012.

8. Direct dedans
Je voulais souligner quelques beaux coups francs tirés cette saison en MLS, et notamment le coup de patte de David Beckham, toujours fidèle à sa réputation dans ce domaine. C’est un incontournable qu’on ne verra malheureusement plus en 2013, mais on a encore eu mieux cette année : deux corners directs ! On a beaucoup parlé de celui de Thierry Henry contre Columbus, mais Marco Pappa a aussi marqué de la sorte pour Chicago contre Seattle. C’est d’ailleurs ce but-là que j’ai choisi pour illustrer notre « pleine lucarne » du jour.

7. Kenny Cooper a assuré sans Thierry Henry, puis confirmé avec lui
Quand New York a été privé de plusieurs forces offensives à la fin du printemps, ils étaient peu nombreux à croire que Kenny Cooper pourrait porter l’attaque d’une équipe aussi ambitieuse. Il s’y est attelé avec brio, et a ensuite constitué un duo de choc avec Thierry Henry. Cooper marque dans toutes les situations, est aussi efficace en début qu’en fin de match, est bon tant du pied que de la tête. Quant au Français, il peut délivrer des passes décisives d’à peu près n’importe où sur le terrain et n’a pas perdu son sens du but.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2012
9. Patrice Bernier - Felipe, axe des succès montréalais
10. Jaime Castrillon et Brian Mullan sauvent l’honneur de Colorado 

21 November 12:12 pm

Retour à mes bilans de saison aujourd’hui, avec la suite de « Droit dans le mur », mon classement des déceptions de l’année.

8. Les abonnements de la défense de Dallas
Même si Brek Shea ne fut pas aussi étincelant que l’an dernier et que cela a nui aux Texans, ce n’est pas offensivement que Dallas a pâli, puisque l’équipe a marqué 42 buts en saison régulière tant en 2011 qu’en 2012. C’est la défense qui est à blâmer. Jamais Dallas n’a été capable de ne pas encaisser durant deux rencontres consécutives. Et ne parlons pas des fins de match catastrophiques : avec 30 buts encaissés durant la dernière demi-heure, Dallas y présente le plus mauvais bilan.

7. Les errances de l’axe défensif de DC United
Une des forces de DC United cette saison a été sa capacité à marquer dans toutes les situations de jeu. Mais l’équipe a trop rarement donné l’impression de maîtriser cet aspect et d’adapter son jeu défensif en conséquence de ses choix offensifs. L’organisation derrière a rarement été à la hauteur de l’inspiration devant. Particulièrement dans l’axe du jeu, où les adversaires ont bénéficié de beaucoup de latitude pour accélérer et servir un équipier en position de marquer.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2012
10. Au LA Galaxy, défendre sur le flanc gauche est optionnel
9. Columbus peut se réjouir de ne pas jouer au basket

 

20 November 1:01 pm

Finales et trophées sont au menu de notre émission hebdomadaire (à écouter ici) :
- Retour sur les matchs retour des finales de conférence. Deux matchs, deux approches et deux scénarios très différents… pour un même résultat : l’élimination de DC United et de Seattle qui n’ont pu résorber leur retard respectif sur Houston et le LA Galaxy.
- Débat : y avait-il une faute de main de Johansson dans le rectangle ? Forgez-vous votre opinion en revoyant l’action et en lisant les lois du jeu (rendez-vous page 116).
- Les animateurs de l’équipe de Coup Franc vous proposent leur Onze idéal de la MLS. Regardez-les à tête reposée sur le blog de Frédéric Lord, réagissez et proposez-nous les vôtres.
- Tour d’horizon des différents trophées de fin de saison remis par la MLS. Qui sont les favoris… et les oubliés ?
- On reçoit l’auteur d’un des dix plus beaux buts inscrits sur la planète en 2012 : Eric Hassli. Il nous parle évidemment de son but, de la manière surprenante dont il a appris la nouvelle, de son plaisir à réaliser de belles reprises de volée et du superbe but d’Ibrahimovic. Voyez les dix candidats au Prix Puskás et votez !

L'émission Coup Franc est aussi disponible sur Stitcher et iTunes. Vous pouvez nous joindre par courriel (coup.franc@MLSsoccer.com) ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

19 November 1:08 pm

 

L’affiche de la finale de la Coupe MLS sera la même que celle de l’an dernier : LA Galaxy - Houston. En match retour des finales de conférence, les deux équipes ont su conserver l’avance qu’elles avaient forgée à l’aller.

Chez lui, DC United n’a jamais été capable de mettre les Texans en danger. Déplorant trop de blessés, la formation de la capitale américaine a monopolisé le ballon sans être capable d’en faire bon usage. Hall n’a dû effectuer que deux arrêts en 90 minutes… Et après une demi-heure, Davis s’infiltrait dans l’axe de la défense locale comme dans du beurre avant de servir Garcia qui a une fois de plus justifié son statut de joueur désigné en faisant 0-1.

L’égalisation de Boskovic suite à un bel effort individuel à relancé le suspense en fin de rencontre mais rien n’y fit, le marquoir est resté bloqué à 1-1 (résumé vidéo). Fort de sa victoire 3-1 au match aller, Houston a composté son billet pour la finale, sa quatrième en sept ans. Pas mal pour une formation qui n’est pas considérée comme un ténor de la compétition… Malgré la déception, DC United est conscient de rester sur une belle saison et d’avoir construit de bonnes bases pour l’avenir.

Le suspense a été bien plus haletant à Seattle où dès le coup d’envoi, Zakuani et ses équipiers ont étouffé le LA Galaxy. Johnson a marqué un premier but injustement annulé pour hors-jeu avant de faire 1-0. Peu avant l’heure de jeu, Scott doublait l’avance des siens qui, battus 3-0 à l’aller, n’avaient plus qu’un but à rattraper. Mais à la 67e, Keane centrait sur le bras tendu de Johansson. M. Geiger accorda un penalty très contesté. L’Irlandais, qui a déclaré ne pas avoir visé le bras de son adversaire, a converti le coup de réparation (2-1). L’élan de Seattle était brisé, le score n’a plus bougé (résumé vidéo).

Il y avait des larmes dans le vestiaire local, où on avait pourtant le sentiment d’avoir tout donné. C’est au match aller que les champions en titre ont fait la différence. En conférence de presse d’après-match, Bruce Arena ne s’est pas gêné pour remettre à leur place ceux qui avaient enterré son équipe à la mi-saison. On verra s’il jubilera autant à l’issue de la finale, qui se jouera à 16h30 (HE) le samedi 1er décembre sur le terrain du LA Galaxy.

17 November 12:58 pm

Houston et le LA Galaxy sont bien partis pour se disputer la Coupe MLS le 1er décembre mais avant cela, ils devront résister aux assauts de DC United et de Seattle lors des matchs retour des finales de conférence qui se joueront dimanche.

Le premier verdict tombera à l’issue de DC United - Houston (aller 1-3 – coup d’envoi 16h00 HE – NBCSN, Univision). Chez eux, les joueurs de la capitale américaine sont persuadés de marquer plusieurs buts, notamment grâce à la largeur du terrain. Les Texans savent exactement à quoi s’attendre : un adversaire qui se rue à l’attaque, un peu comme l’avait fait Kansas City au tour précédent avec cependant quelques différence dans l'exécution.

L’inconnue est en réalité constituée par les nombreux joueurs incertains et aux dernières nouvelles, la tendance sera favorable aux visiteurs. De Rosario, Pontius, McDonald et Saragosa constituent autant de points d’interrogation pour DC United et Ben Olsen pourrait prendre le risque d’en faire jouer l’un ou l’autre, même blessé. Privé de Najar, suspendu, il récupérera son gardien Hamid. À Houston, Clark et Moffat ont repris l’entraînement et pourraient être disponibles dimanche.

L’état des troupes sera aussi une des questions centrales lors de Seattle - LA Galaxy (aller 0-3 – 21h00 HE – RDS2, TSN2, ESPN). Ainsi, malgré les trois buts d’avance, l’optimisme de Landon Donovan est tempéré par quelques (petites) douleurs. C’est cependant surtout à Seattle qu’on a besoin de toutes ses forces vives pour renverser la situation. Rosales et Gonzalez sont aptes à jouer, mais sont-ils suffisamment en forme pour un match de cette importance ? Quant à Martinez, il est éprouvé après de nombreux voyages.

Le douzième homme aura aussi son influence sur l’équipe de Sigi Schmid. Moins sur les Californiens, à en croire Robbie Keane selon qui on n'entend plus une foule hostile une fois le match commencé. Si l’ambiance jouera peut-être un rôle, la vérité viendra du terrain : Seattle poussera mais devra se méfier des contres sur lesquels il est difficile de défendre tant le LA Galaxy a d’options dès la récupération de balle.