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matthias van halst

08 January 6:14 pm

Passion et défi sont les deux mots qui sont revenus le plus souvent lors de la conférence de presse de présentation de Marco Schällibaum, nouvel entraîneur de l’Impact de Montréal.

« Je suis prêt à me battre pour ce club, un club bien organisé et qui a beaucoup de cœur… et ça, c’est comme ma vie privée ». Le principal intéressé a rapidement mis la table, lui qui a aussi déclaré plus tard : « Quand on gagne, on va boire un verre ensemble. Quand on perd, je rentre à la maison tout seul. »

Sa philosophie, sa méthodologie et sa vision du soccer ont convaincu le club de l’engager. Le directeur sportif Nick De Santis a avoué avoir déjà eu des conversations de soccer jusqu’au petit matin avec son nouvel entraîneur.

Ils ont évidemment parlé philosophie de jeu. « Schälli » a déjà fait part de ses intentions offensives avec un « groupe de très bonne qualité ». Cela tombe bien, De Santis ne compte pas y apporter de changements drastiques. « En commençant avec cette équipe-là, on est en bonne position. On veut être assez patient pour voir ce dont on a besoin après quelques semaines voire quelques mois. »

Autre argument qui a plaidé en faveur du Suisse : son passé d’instructeur Fifa. « Le fait qu’il soit un éducateur est une de ses forces, a insisté le président Joey Saputo. Il est important de former nos jeunes joueurs mais aussi nos entraîneurs. »

Ajoutez-y que les trois intéressés soulignent que le contact passe très bien depuis leur première rencontre et vous obtenez la recette d’un mariage aussi harmonieux que celui annoncé lors de chaque présentation d’un nouvel entraîneur. Rendez-vous d’ici quelques mois pour évaluer sa réussite. D'elle dépendra la prolongation du contrat d'un an assorti d'une option signé par Schällibaum.

07 January 4:32 pm

Les États-Unis sont toujours sous le choc de la fusillade qui a eu lieu à Newtown le 14 décembre dernier. Parmi les personnes particulièrement émues par l’évènement, le président du Houston Dynamo, Chris Canetti, qui est né et a grandi à 65 km de là.

Dès lors, il a voulu organiser quelque chose pour la ville. Rapidement, il a appris que le soccer y était très populaire. L’idée était toute trouvée ! Canetti a demandé à certains joueurs de son club d’aller à Newtown et de dispenser une séance d’entraînement ouverte à tous. La nouvelle s’est répandue rapidement et chacun a voulu apporter sa pierre à l’édifice, du commissaire Don Garber à d’anciens joueurs renommés comme Cobi Jones ou Mia Hamm.

Du coup, une cinquantaine de joueurs ont confirmé leur présence. Parmi eux, beaucoup de vedettes de la MLS, comme Landon Donovan, Brad Davis, Matt Reis ou Kenny Cooper. L’évènement a pris le nom de « Soccer Night in Newtown » et son programme s'est enrichi de nombreuses activités. Il a lieu ce lundi 7 janvier. Si des fonds sont récoltés, tant mieux, mais l’objectif est avant tout d’offrir une soirée de bonheur aux 1200 personnes attendues dans le complexe intérieur local et qui feront partie des privilégiés à assister à une des rares manifestations réunissant des joueurs de toute la MLS.

04 January 5:11 pm

Les écoliers ne seront peut-être pas d’accord avec une telle affirmation. Je ne parle évidemment pas des vacances scolaires mais bien de la reprise en MLS. Les supporters l’attendent avec impatience. Les joueurs aussi ont hâte de s’y remettre… ce qui ne déplaira pas aux employés dans les bureaux des clubs. N’est-ce pas, Antoine Hoppenot ?

03 January 1:23 pm

Les nouvelles de ces derniers jours, souvent liées aux transferts, peuvent, comme les épisodes de la série Friends, avoir un titre qui commence par « Celui qui… » Tour d’horizon.

Celui qui a déjà signé : Carlo Cudicini au LA Galaxy et José Goncalves à New England, les deux nouveaux venus les plus récents, titulaires plus que potentiels.
Celui qui se tâte : Il y a toujours ces joueurs importants pour l’équipe qui ne savent pas trop s’ils vont tenter une nouvelle aventure. Le champion de la catégorie cet hiver s’appelle Landon Donvan, sur qui le LA Galaxy compte cependant déjà pour 2013.
Celui qui se fait attendre : À un peu plus de deux semaines de la reprise, deux équipes n’ont toujours pas d’entraîneur, Montréal et New York. Gary McAllister, souvent cité autour de la Red Bull Arena, n’aurait cependant pas reçu d’offre du club au taureau ailé.
Celui qui envisage l’aller-retour : L’hiver en MLS, c’est aussi l’occasion pour certains joueurs de décrocher un contrat de quelques mois en Europe. Ce ne sera pas le cas de Thierry Henry à Arsenal. « Il n’est pas prêt », estime Arsène Wenger. Tim Cahill, en revanche, pourrait être prêté à Sunderland.
Celui qui viendra peut-être, mais peut-être pas tout de suite : « J’aimerais, un jour, jouer en MLS ». Le refrain est connu, qu’il soit chanté par Kaka ou Olivier Occean. Dernier interprète en date : l’international polonais Ludovic Obraniak.
Celui qui est bien où il est : Pas question de traverser l’Atlantique pour les Canadiens et Américains dont la carrière tourne à plein régime en Europe. Parmi eux, Sacha Kljestan, qui préfère même Anderlecht à l’Espagne ou à la France.
Celui qui ne prend pas encore sa retraite : Il y a de ces joueurs éternels qui déjouent chaque année les pronostics prévoyant la fin de leur carrière. Montréal a eu Eduardo Sebrango, Houston a Brian Ching.
Celui qui est attendu de pied ferme : Cette entrevue de Sepp Blatter, président de la Fifa, date bien d’il y a quelques jours et non d’il y a plus de 6 ans. Le commissaire Don Garber l’a donc invité au Coup d’envoi de la saison pour qu’il constate les progrès de la MLS de ses propres yeux.

02 January 4:05 pm

Bonne année à toutes et tous ! Je vous souhaite le bonheur, la santé, le plein de ballon rond, des bonds de joie dans les stades et des troisièmes mi-temps festives. Vu que c’est la période des vœux, voilà un texte de circonstance : 13 souhaits pour 2013 (désolé pour les plus superstitieux…)

  • Avoir un vainqueur du Supporters Shield aussi brillant que San José l’an dernier, et le voir soulever la Coupe MLS
  • Davantage de jeunes joueurs désignés qui apportent une plus-value à la compétition
  • Que tous les joueurs qui haussent le niveau de leur équipe de plusieurs crans soient à 100% de leurs moyens d’un bout à l’autre de la saison
  • De plus en plus de titulaires formés dans les équipes de jeunes de leur club
  • Davantage de joueurs francophones dans les clubs de MLS
  • L’annonce d’un vrai stade de soccer bien situé pour DC United et New England (et pourquoi pas d’un nouveau nom pour ce dernier)
  • Des supporters adverses qui effectuent les déplacements en grand nombre
  • Des audiences en hausse aux États-Unis et au Canada ainsi qu’une augmentation du nombre de rencontres de MLS télédiffusées à travers le monde
  • Que les États-Unis et la Belgique se qualifient pour la Coupe du monde 2014
  • Un rajeunissement drastique de l’équipe nationale canadienne, assorti d’un vrai plan à long terme
  • Revoir la Ligue des champions à Montréal (désolé pour les autres, c’est quand même là que je vis…)
  • Voir le représentant canadien franchir le premier tour en Ligue des champions
  • Finir l’année avec un club de MLS à la Coupe du monde des clubs

 J’en ai d’autres mais il a fallu choisir… et je n’ai pas mis ce qui me paraissait évident, comme souhaiter que le niveau de la compétition poursuive sa courbe ascendante. Et vous, quels sont vos vœux footballistiques pour l’année qui commence ?

28 December 12:20 pm

Nous voilà donc au sommet du classement de « Pleine lucarne », la crème de la crème de la saison 2012, l’équivalent du coup franc qui déloge la toile d’araignée dans le petit coin du but où personne ne parvient habituellement à placer un ballon.

1. Le projet de jeu offensif de San José

C’est vrai, elle n’a pas soulevé la Coupe MLS, mais vous ne m’ôterez pas de la tête que San José a été la meilleure équipe de la saison 2012. Elle doit une fière chandelle à Frank Yallop : il a constaté les forces de ses joueurs dans les airs l’an dernier et a bâti autour de ça une redoutable armada. Des buts de la tête à profusion, beaucoup de présence dans le petit rectangle adverse, du danger permanent sur les phases arrêtées ou venant des flancs dans le cours du jeu, et j’en passe.

Bilan : 72 buts au total en saison régulière (personne n’avait fait aussi bien depuis 1998) et jamais deux rencontres de suite sans trouver le fond des filets. S’il faut en sortir des individualités, je pointerais Wondolowski, qui marque dans de nombreuses situations et a été particulièrement redoutable sur corner, et Chavez, un des meilleurs centreurs de la compétition tant de la gauche que de la droite. Et je n’ai même pas parlé des nombreux buts inscrits par San José en fin de match…

Pleine lucarne : les tops de la saison 2012
1. Le projet de jeu offensif de San José
2. Landon Donovan, le passeur le plus complet
3. Kansas City, dans les airs et dans les coins
4. Métamorphoses à Houston

5. Le retour réussi d’Eddie Johnson
6. Chris Tierney et Andy Najar, recul sans frein
7. Kenny Cooper a assuré sans Thierry Henry, puis confirmé avec lui
8. Direct dedans
9. Patrice Bernier - Felipe, axe des succès montréalais
10. Jaime Castrillon et Brian Mullan sauvent l’honneur de Colorado

27 December 12:42 pm

On s’approche de la fin de l’année, et nous voilà arrivés au sommet des classements de « Droit dans le mur » et « Pleine lucarne », respectivement mon flop 10 et mon top 10 de 2012. Aujourd’hui, des décisions qui, cette saison, valaient bien ce coup franc anglais.

1. Les changements de mi-saison à Toronto et Vancouver

Après un départ raté en championnat, Toronto s’est séparé d’Aron Winter qui, malgré les mauvais résultats, avait un projet en construction. Un énième nouveau départ de zéro pour ce club qui éprouve bien du mal à travailler sur le long terme. Illustration des décisions douteuses qui ont suivi : alors que les buts de la tête de Koevermans sauvaient l’équipe, quand le Néerlandais s’est blessé, Toronto a transféré Eric Hassli, dont aucun des 15 buts qu'il a inscrits depuis son arrivée en MLS n’a été marqué de la tête.

Hassli venait en droite ligne de Vancouver, qui s’est aussi séparé de Le Toux et Chiumiento en cours de saison pour attirer les Miller et Robson. L’équipe a délaissé un style qui fonctionnait bien pour intégrer des éléments qui ne correspondaient pas à l’ADN de son jeu. Le bilan destructeur : 14 points sur 51 en deuxième moitié de compétition (seuls 4 clubs ont fait pire), contre 29 sur 51 durant la première. Sans compter qu’il faut tout rebâtir pour 2013…

Droit dans le mur : les flops de la saison 2012
1. Les changements de mi-saison à Toronto et Vancouver
2. C’est l’Union qui ne sourit pas
3. Montréal, sans ailes ni tête
4. L’effondrement de Portland
5. Les lenteurs défensives de New York dans l'axe du jeu
6. Des chèvres sans étable ni percussion
7. Les errances de l’axe défensif de DC United
8. Les abonnements de la défense de Dallas
9. Columbus peut se réjouir de ne pas jouer au basket
10. Au LA Galaxy, défendre sur le flanc gauche est optionnel

26 December 3:44 pm

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël, que le père Noël a été généreux avec vous (je suis sûr que vous avez été très sages) et que vous vous êtes régalés avec vos proches. Aujourd’hui, je boucle le résumé en français des bilans de saison club par club. N’oubliez pas que vous pouvez retrouver ici tous les textes qui ont été écrits en anglais.

À tout seigneur tout honneur : San José a dominé la saison régulière et n’a plus quitté la tête du classement à partir de la mi-juin. Malgré une élimination douloureuse par le LA Galaxy en phase finale, ce fut la saison de tous les records pour l’équipe. En conservant l’essence de son jeu de 2011 pour se renforcer de manière stratégique, San José a accompli des progrès immenses mais guère surprenants. Frank Yallop ne s’y trompe pas quand il parle de saison réussie, mais terminée prématurément à cause de circonstances défavorables.

Kansas City a également tutoyé les sommets, notamment grâce à un départ en trombe (7 victoires consécutives), une victoire en Coupe des États-Unis et une flopée de récompenses individuelles. Une défense de fer et un passage systématique par les flancs ont été les clefs de sa réussite. Kerry Zavagnin, entraîneur adjoint et serviteur de longue date du club, l’explique par une bonne gestion qui se préoccupe tant des problèmes du moment que du long terme. Pour faire mieux en 2013, il faudra être plus efficace devant le but adverse.

Par moments, New York a eu des allures de prétendant au titre. À d’autres, des errements majeurs l’ont rendu méconnaissable. Comme lors de l’élimination en phase finale contre DC United : l’actuel entraîneur par intérim Mike Petke s’est rarement senti aussi mal. Même si les joueurs ont souvent réservé de bonnes surprises dans des circonstances difficiles, l’équipe aurait été bien meilleure si elle n’avait pas été chamboulée aussi souvent. Elle le sera encore en vue de 2013, où commencera une nouvelle quête de stabilité.

21 December 1:44 pm

Pour le dernier Coup Franc de 2012 (à écouter ici), nous vous avons préparé une émission spéciale de fin d’année (ou fin du monde, c’est selon). Plusieurs intervenants récurrents sont au rendez-vous : Frédéric Lord, Matthias Van Halst, Olivier Tremblay, Olivier Brett, Patrick Leduc et Patrice Bernier. Au programme :
- Quel avenir pour l’Impact de Montréal ? L’effectif actuel est-il suffisamment armé pour mieux se classer en 2013 ? Sinon, quels renforts recruter et à quels postes effectuer des changements ? Y a-t-il assez de joueurs de premier plan dans le noyau ? Quelle place pour les jeunes du club dans le groupe en 2013 ?
- On discute du futur entraîneur de Montréal. Martin Andermatt est-il un candidat sérieux ? Qu’ont à gagner des entraîneurs ayant son profil en venant en MLS ?
- Petit détour outre-Atlantique pour parler du club de l’année : le FC Barcelone. Faut-il l’imiter, et comment ? Est-ce possible avec moins d’argent ? Que vaut vraiment son école de jeunes ? Un entrejeu surpeuplé sans attaquant de pointe : une nouvelle norme ? Qu’est-ce qui est le plus impressionnant dans son jeu ? Combien de temps son hégémonie va-t-elle se poursuivre ?
- Nouvel opus du club de lecture. Olivier Tremblay a épluché « Nobody Ever Says Thank You », une biographie du très coloré Brian Clough signée Jonathan Wilson… et plus précise que l’autobiographie du principal intéressé.

L'émission Coup Franc est aussi disponible sur Stitcher et iTunes. Vous pouvez nous joindre par courriel (coup.franc@MLSsoccer.com) ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

20 December 4:53 pm

Moins animée que les précédentes, cette semaine a vu la scène des transferts s'activer sur trois fronts : les arrivées d’Amérique du Sud, les loteries pondérées et les signatures de jeunes joueurs.

Beckham parti, la MLS pourrait avoir trouvé son nouveau roi des coups francs : l’ancien Lyonnais Juninho, qui a signé à New York. Âgé de 37 ans, il évoluait ces dernières saisons à Vasco De Gama, où se produisait aussi Pipico, nouvel avant du FC Dallas. Autre recrue dont on attend beaucoup : le nouveau joueur désigné du Sporting Kansas City, l’attaquant argentin Claudio Bieler, finaliste de la Coupe du monde des clubs 2009.

Deux jeunes espoirs américains qui ont tenté leur chance à l’étranger sont revenus au bercail. Ex-internationaux en équipes de jeunes, ils ont trouvé acquéreur via le système de loterie pondérée (voir point I ici pour le règlement). Ainsi, le défenseur Mobi Fehr a pris la direction de Portland alors que l’arrière central Gale Agbossoumonde défendra les couleurs du Toronto FC.

Par ailleurs, plusieurs clubs offrent une promotion à leurs propres jeunes. Cette semaine, Bradlee Baladez (Dallas) et Gyasi Zardes (LA Galaxy) ont ainsi obtenu une place dans l’effectif de MLS de leur club respectif.