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matthias van halst

09 January 7:06 pm

Il y a deux ans, Walter Restrepo faisait partie des meilleurs joueurs de NASL. Rien pour devenir une célébrité internationale... ce qu'il est depuis cette semaine en raison de son transfert peu orthodoxe. En effet, Fort Lauderdale l’a vendu à San Antonio en échange d’un voyage en car et de deux nuits d’hôtel pour toute l’équipe. De quoi alimenter les conversations ? Oui. Une première ? Non ! Et Restrepo aimerait certainement avoir la carrière de certains de ses prédécesseurs.

Ainsi, au tout début des années 1980, Tony Cascarino, qui s’apprête à fêter ses 20 ans, passe de Crokerhill, club anglais amateur, à Gillingham, alors pensionnaire de D3. Déjà à cette époque, même à ce niveau, les indemnités de transfert étaient la norme, mais Crokerhill ne souhaitait pas recevoir d’argent. Les Gills leur ont dès lors offert des survêtements et du matériel d’entraînement. Cascarino a ensuite joué entre autres au Celtic, à Marseille et a représenté l’Irlande à 88 reprises, notamment à la Coupe du monde en 1990 et en 1994.

Restons dans la même décennie, et allons en Belgique où le championnat était alors florissant, ses clubs brillant régulièrement en coupes d’Europe. Pensionnaire de D1, le RWD Molenbeek était toutefois dans une situation financière précaire, ayant notamment 35 000 $ de retard dans le payement de son électricité. Pour s’en acquitter, il a transféré Johan Walem, un des membres de l’école de jeunes les plus brillants, chez le voisin d’Anderlecht. L’adolescent y a poursuivi sa formation avant d’éclater en équipe première, de jouer en Serie A italienne et de participer à la Coupe du monde 2002. Aujourd’hui, Walem est sélectionneur de l’équipe nationale espoirs belge.

Moins connu mais plus près de nous, notons le passage l’été dernier de Roger Fallas de Puma, en D2 costaricienne, à UCR (D1) en échange de 50 ballons. Quelque part dans ma mémoire erre aussi le souvenir d’un joueur échangé contre des animaux en Europe de l’Est, mais je ne parviens plus à mettre la main sur la référence. Si vous la retrouvez ou avez d’autres exemples du même genre, n’hésitez pas à les partager ci-dessous.

08 January 5:44 pm

La Major League Soccer a présenté ce mercredi les 7 membres de la promotion Génération adidas 2014. Mais quel est donc ce phénomène particulier à la MLS ?

À l’image de leurs collègues d’autres sports aux États-Unis, de nombreux joueurs de MLS ne sont pas formés dans leur club mais effectuent leurs dernières gammes sur les terrains de l’université avant de passer pros, via le SuperDraft. Certains d’entre eux, toutefois, sont tellement convoités qu’ils se trouvent un club avant la fin de leur parcours académique : le contrat Génération adidas leur offre des allocations d’études afin de poursuivre leur formation universitaire.

La promotion de cette année est pour le moins défensive : un gardien (Andre Blake), quatre défenseurs (Christian Dean, AJ Cochran, Damion Lowe et Eric Miller), un milieu de terrain (Marlon Hairston) et un attaquant (Ntokozo Tshuma). Les deux derniers nommés sont des étudiants de deuxième année, les autres en sont à leur avant-dernière année d’études (le cursus universitaire américain en comprend généralement quatre). Ils connaîtront leur destination lors du SuperDraft 2014, le 16 janvier prochain.

Au cours des deux dernières années, la promotion Génération adidas était à chaque fois composée de cinq joueurs. Parmi eux, Andrew Farrell, devenu titulaire indiscutable à New England dès sa première saison, et son équipier Kelyn Rowe, auteur de sept buts cette année, mais aussi Darren Mattocks, qui alterne le chaud et le froid à Vancouver, ou Andrew Wenger, qui n’a pas encore confirmé les espoirs placés en lui à Montréal.

Les autres ont vu peu de terrain jusqu’à présent : titularisés à quatre reprises cette saison, Jason Johnson (Houston) et Walker Zimmerman (Dallas) ont été les plus utilisés. Pour leur première année professionnelle, Eriq Zavaleta (Seattle) et Mikey Lopez (Kansas City) ont peu ou pas joué, mais espèrent effectuer plus de progrès lors de leur deuxième saison que Chandler Hoffmann (LA Galaxy) et Sam Garza (San José), deux membres de la promotion 2012 Génération adidas que l’on voit très rarement à l’œuvre. Cependant, tous sont encore très jeunes et ils ont souvent encore une importante marge de progression.

07 January 11:01 am

Nous voilà donc au sommet de mon classement des satisfactions de l’année. Chacun ses goûts, direz-vous, et il a évidemment sa part de subjectivité. N’hésitez pas à nous faire part de ce que vous avez aimé en 2013 ! Voilà ce qui m’a le plus réjoui :

1. Le nouveau Portland
Quelle métamorphose ! Quelle joie de regarder cette équipe jouer (et pas seulement dans son stade, où l’ambiance ajoute une dose de plus au bonheur) ! Portland, version 2013, nous a offert un jeu abouti aussi bien offensivement que défensivement, et ce dans toutes les configurations. Que l’équipe prenne le jeu à son compte ou attende son adversaire, elle trouve toujours le moyen de lui faire mal, aussi bien au sol que dans les airs. Sans oublier de magnifiques coups de patte sur phases arrêtées.

Sa défense, sans réelle vedette, sait aussi bien empêcher l’adversaire de bâtir une action de but que se reconvertir pour parer à une perte de balle. Si cette équipe sait presque tout faire (voyez ici son énorme défaut), elle le doit entre autres à son entraîneur Caleb Porter, qui a fait émerger des vedettes comme Diego Valeri, Darlington Nagbe ou les Johnson (Will et Ryan, sans lien de parenté) au sein d’un collectif bien huilé dont une des grandes réalisations fut la série de 15 rencontres sans défaite de mars à juillet. Pour en savoir plus sur le jeu de Portland, je ne puis que vous conseiller le focus qui y a été consacré dans l’émission Coup Franc.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
2. Un rouleau compresseur qui ne manque pas de sel
3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

06 January 12:22 pm

Plus que n’importe quel autre championnat, la MLS est celui de tous les espoirs où il est possible, d’une saison à l’autre, de passer de l’enfer au paradis. Mais l’inverse est tout aussi vrai et l’équipe la plus séduisante de 2012 n’a vraiment pas répondu aux attentes cette année.

1. Les ailes coupées de San José
Mais où a donc disparu la séduisante équipe de San José qui dominait les débats en 2012 ? Il y a eu tellement de déceptions cette année au nord de la Californie… Bien entendu, on peut pointer les blessures de début de saison, ou celle avec laquelle Chris Wondolowski a joué une partie de l’année (une fracture au pied, quand même). Mais si personne n’a pris le relais, c’est que le noyau était bien trop étriqué. Tout cela a coûté sa place à Frank Yallop, entraîneur de l’année 2012.
Mais ce n’est pas tout. Cette équipe qui marquait comme elle respirait il y a un an à peine avait cette saison la quatrième plus mauvaise attaque (derrière les trois cancres du fond de classement). Dominante dans les airs en 2012, elle n’a marqué son premier but de la tête qu’à son 18e match en 2013 ! Et que dire des flancs, dont la contribution offensive a presque totalement disparu, tout comme la solidité défensive ? Heureusement, San José a sauvé son année décevante en se qualifiant pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
2. Des campagnes de transfert ratées
3. Les tares défensives du LA Galaxy
4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

03 January 4:19 pm

Rares sont les clubs qui peuvent se permettre de laisser filer trois de leurs meilleurs joueurs, de ne pas transférer de gros calibre tout en réussissant à rester performants. Salt Lake y est parvenu de main de maître, à la surprise générale (même son entraîneur ne s’attendait pas à une aussi belle saison) et mérite bien de tutoyer les sommets des satisfactions de l’année.

2. Un rouleau compresseur qui ne manque pas de sel
Bien du monde prévoyait qu’après avoir laissé partir Jamison Olave, Will Johnson et Fabian Espindola, Salt Lake vivrait une saison de transition, et le début de championnat allait d’ailleurs en ce sens. Mais sur les bords du Grand Lac Salé, tout le monde a trouvé ses marques rapidement et l’équipe s’est transformée en véritable rouleau compresseur. Sans imposer un rythme fou, cette formation s’installe très haut dans le camp de son adversaire, pose son jeu et frappe. Une fois qu’elle vous prend à la gorge, il est très difficile de s’en sortir : demandez-le à Portland !

Bien protégée par Beckerman, sa défense ne joue ni trop haut ni trop bas mais n’aime pas trop quand l’autre équipe construit patiemment (on l’a notamment vu en finale). Alors, Salt Lake tente dans la mesure du possible de jouer en déplacement comme à domicile, avec les risques que cela comporte. Si Morales et Saborio ont les rôles principaux, Jason Kreis a bien préparé tout le monde à participer : 16 joueurs ont été titulaires au moins 10 fois en saison régulière et l’équipe en a récolté les dividendes.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

01 January 5:32 pm

Alors que la période des transferts bat son plein, voilà un rappel qui semble évident : mal évaluer son effectif, ses besoins ou ses renforts voire, pire, avoir un club où les joueurs entrent et sortent comme dans un moulin est souvent une des causes de déceptions en cours de saison. Plusieurs clubs peuvent en témoigner.

2. Des campagnes de transfert ratées
Même si l’équipe a remporté la Coupe des États-Unis, le titre de plantage en beauté de la saison peut difficilement revenir à un autre club que DC United. Si un tel effondrement était difficilement imaginable, une importante glissade était tout de même prévisible. Les joueurs partis l’hiver dernier étaient bien plus importants que ce que certains ne le croyaient. L’attaque a perdu de sa diversité, le poids du jeu s’est retrouvé sur les épaules d’une défense déjà frêle et l’édifice s’est écroulé. Cela mérite une palme dans la catégorie « mauvaise évaluation de son effectif ».

D’autres évaluations ratées : à San José (qui a mal jugé la richesse de son noyau et payé les absences au prix fort), à Montréal (qui a certes conservé ses joueurs importants mais mal estimé les renforts nécessaires) et à Columbus (où les problèmes avaient été bien ciblés mais où les prétendus renforts ont métamorphosé l’étalon de fin 2012 en cheval de trait).

Et puis, il y a ceux qui ont fait le grand ménage avec peu de succès. Car quand on se lance dans une telle entreprise, il faut savoir où balayer. Bons exemples : New York (malgré l’exception Juninho) et Portland. Par contre, Toronto et Chivas USA ont ressemblé à des moulins où les joueurs entraient et sortaient sans arrêt, sans trop qu’on ne sache si leur passage était bien nécessaire. Et pour 2014, on y repart encore à zéro !

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
3. Les tares défensives du LA Galaxy
4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

27 December 8:56 pm

Voilà le dernier résumé des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Ils concernent le top 5, où figurent de nombreuses agréables surprises.

Rien d’étonnant cependant à y retrouver le LA Galaxy, qui n’a pas remporté la Coupe MLS pour une troisième année de suite notamment en raison de problèmes défensifs sur les phases arrêtées et en fin de match. Rappelons toutefois qu’il y a douze mois, David Beckham prenait sa retraite, alors que Landon Donovan a commencé à préparer sa saison longtemps après tout le monde. L'année a été marquée par l’éclosion de quelques jeunes, et pour retrouver la tête du classement, l’équipe devra gagner en maturité la saison prochaine.

Le mot reconstruction était sur toutes les lèvres à Salt Lake l’hiver dernier et après le départ de pions majeurs, même ses dirigeants les plus ambitieux se seraient satisfaits d’une qualification de justesse pour la phase finale. On connaît la suite : une saison convaincante, avec des places en finale de la Coupe MLS et de la Coupe des États-Unis. L’objectif sera de confirmer en 2014, avec un groupe qui ne devrait guère changer mais à la tête duquel Jeff Cassar relaiera Jason Kreis. La pression sera également plus forte, notamment sur les jeunes qui se sont révélés cette année.

Portland est sûrement le club qui a reçu le plus d’éloges cette saison. Même s’il a raté de peu tant le Supporters Shield qu’une place en finale de la Coupe MLS, son recrutement, sa manière de jouer et sa série de rencontres sans défaite ont marqué les esprits, valant entre autres le titre d’entraîneur de l’année à Caleb Porter. Si l’équipe compte plusieurs vedettes, on y a aussi retrouvé de nombreux titulaires qui ne font pas partie des tout meilleurs de la MLS. Sans casser le collectif, Portland pourrait donc être plus performant la saison prochaine s’il va chercher des renforts aux bonnes positions.

Après avoir été toujours placé mais jamais gagnant durant plusieurs années, Kansas City a remporté la Coupe MLS en battant entre autres Houston, son bourreau habituel sur le chemin de la gloire. Le Sporting a réussi à conserver intacte la défense la plus solide du championnat mais a quand même dû procéder à de nombreux essais pour trouver la bonne formule offensive. Les attentes sont élevées pour la saison prochaine, mais on peut s'attendre à voir la politique de stabilité se poursuivre, accompagnée de retouches aux postes nécessaires, comme celui de gardien de but.

En remportant le Supporters Shield, New York a enfin garni sa vitrine de trophées : s'il est difficile de considérer la saison comme négative, ceux qui suivent le club de près rappellent qu'elle a été faite de hauts et de bas, avec par exemple le transfert raté de Juninho. Mais il y a aussi, et surtout, eu un Olave qui a consolidé la défense, un Cahill qui a pris une nouvelle dimension grâce à ses buts et à son travail, ainsi que les débuts réussis de l'entraîneur Mike Petke. L'objectf est désormais de construire un noyau avec plus de solutions de rechange tout en tenant compte des contraintes salariales.

Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

22 December 6:12 am

Nous voilà dans le carré d’as de mes réjouissances de la saison, où s’accumulent les bonnes surprises, à commencer aujourd’hui par des défenseurs qui méritent plus de visibilité et la force offensive du vainqueur du Supporters Shield.

4. Sarkodie, Yedlin, Klute et Sinovic : des arrières latéraux modernes
On parle moins d’eux que des attaquants, mais ils ont eu un apport essentiel à leur équipe cette saison : des arrières latéraux modernes, à la fois solides défensivement mais aussi productifs offensivement. En plus de rendre leur flanc difficile à passer, ils ont quelques passes décisives à leur actif. À droite, DeAndre Yedlin (Seattle), qui a été au Match des étoiles, et Kofi Sarkodie (Houston), qui met l’adversaire à terre les rares fois où il est battu. À gauche, Chris Klute (Colorado), qui a franchi sans mal le pas depuis la D2, et Seth Sinovic (Kansas City), qui avait déjà été très solide la saison dernière au sein de la meilleure défense de la compétition. Ces joueurs ont de l’avenir : le dernier nommé a 26 ans, les trois autres 23 ans ou moins.

3. Enfin un trophée – mérité – pour New York !
De tous les clubs évoluant en MLS depuis la saison inaugurale de la compétition en 1996, New York était le seul à ne pas avoir remporté de trophée officiel. Il a mis fin à cette disette en s’adjugeant le Supporters Shield grâce à une saison qui, sans être étincelante, a été plus que probante. Le tout sous la direction de Mike Petke, qui effectuait ses débuts d’entraîneur. C’est notamment son attaque qui a brillé : très complète, elle était certainement la seule de la compétition à n’avoir aucune faiblesse. Parmi ses forces, la domination sur les flancs mais surtout dans les airs, grâce à un majestueux Tim Cahill, auteur de 12 buts, dont 9 de la tête. La défense n’a pas toujours été aussi convaincante, notamment quand elle se repliait dans ses 20 derniers mètres, où Houston lui a assené le coup de grâce en phase finale.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

19 December 10:48 am

Montréal a fait coup double hier, puisqu’il a annoncé l’embauche de Frank Klopas au poste d’entraîneur et l’a présenté aux médias mais également à quelque 600 abonnés réunis en assemblée.

Le verdict est donc tombé, Marco Schällibaum n’entraîne plus le club québécois. « Dans les moments difficiles, nous n’avons pas été capables de nous en sortir », a déclaré le directeur sportif Nick De Santis pour expliquer ce qui avait coûté sa place au technicien suisse. Le club a également décidé de procéder à une importante restructuration technique.

Il ne se lance pas totalement dans l’inconnu avec Klopas, puisque De Santis a expliqué que les deux hommes se connaissaient déjà avant le passage de Montréal en MLS et avaient eu de nombreuses discussions ces dernières années. Il trouve que l’ancien entraîneur de Chicago allie « le meilleur des deux mondes » : il correspond à la philosophie du club (dévouement pour son succès, caractère, la victoire comme objectif premier) tout en ayant un bagage d’expérience en MLS.

De son côté, Klopas, qui a signé un contrat de trois ans, n’a pas été avare d'éloges sur le groupe à sa disposition : « Une très bonne équipe en possession de balle, capable de garder le ballon au sol, d’utiliser la largeur et la profondeur du terrain. Elle a été construite pour jouer d’une certaine manière, qui correspond au soccer que je veux jouer. » Il souhaite en priorité renforcer la défense, qui a encaissé trop de buts en 2013. Il a également promis de s’adapter à la ville et d’essayer d’apprendre le français.

Après la conférence de presse, les hommes forts du club ont rencontré environ 600 supporters, réunis dans un grand hôtel de Montréal, pour une assemblée prévue de longue date lors de laquelle ils ont expliqué la restructuration technique (qui ne se limite pas à l’équipe première puisque le club va désormais accueillir les joueurs dès l’âge de 7 ans), passé de nombreux remerciements, présenté les résultats d’un sondage effectué auprès des abonnés et répondu à leurs questions.

18 December 5:11 pm

Ce n’est pas encore l’hiver et de toute façon, en MLS, l’hibernation n’existe pas. Si certains clubs sont plus discrets que d’autres, la campagne des transferts est toujours animée, et la semaine écoulée n’a pas fait exception à la règle.

Le summum a été atteint ce mercredi avec la deuxième étape du Processus de repêchage, qui a vu entre autres les passages de Fabian Espindola et Brandon Barklage (New York) respectivement à DC United et San José, ainsi que le retour de Dwayne De Rosario à Toronto.

Plus tôt dans la journée, Montréal a annoncé que le couperet était tombé sur Marco Schällibaum et que Frank Klopas entraînerait désormais le club qui a du même coup procédé à une importante restructuration technique. Lundi dernier, à l’autre bout du pays, Vancouver a également désigné son entraîneur : Carl Robinson.

Le bal des gardiens a aussi été animé : Kansas City a été chercher Andy Gruenebaum, solide portier de Columbus, pour pallier la retraite de Jimmy Nielsen. Les jaune et noir ne sont pas restés longtemps sans dernier rempart, puisqu’ils ont recruté Steve Clark, actif à Honefoss, en D1 norvégienne. Ils ont aussi attiré Daniel Paladini (Chicago).

Le gros transfert de la semaine est néanmoins celui d’Eddie Johnson à DC United. Cela confirme l’importante activité de ce dernier sur le marché et le dégraissage qui se poursuit à Seattle. L’équipe de Sigi Schmid lui a quand même déjà trouvé un remplaçant : Kenny Cooper, qui arrive de Dallas pendant qu’Adam Moffat effectue le trajet dans le sens inverse.

Ça a aussi beaucoup bougé à Toronto, qui a engagé un joueur désigné : Gilberto, attaquant brésilien de 24 ans provenant de Portuguesa. Le club a également renforcé sa défense avec Justin Morrow (San José) et a laissé partir Bobby Convey à New York.

Voilà pour les principaux transferts de la semaine, mais il y a eu beaucoup d’activité ailleurs aussi : rendez-vous ici pour voir la liste complète des arrivées et départs depuis la fin de la saison.