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matthias van halst

18 December 5:11 pm

Ce n’est pas encore l’hiver et de toute façon, en MLS, l’hibernation n’existe pas. Si certains clubs sont plus discrets que d’autres, la campagne des transferts est toujours animée, et la semaine écoulée n’a pas fait exception à la règle.

Le summum a été atteint ce mercredi avec la deuxième étape du Processus de repêchage, qui a vu entre autres les passages de Fabian Espindola et Brandon Barklage (New York) respectivement à DC United et San José, ainsi que le retour de Dwayne De Rosario à Toronto.

Plus tôt dans la journée, Montréal a annoncé que le couperet était tombé sur Marco Schällibaum et que Frank Klopas entraînerait désormais le club qui a du même coup procédé à une importante restructuration technique. Lundi dernier, à l’autre bout du pays, Vancouver a également désigné son entraîneur : Carl Robinson.

Le bal des gardiens a aussi été animé : Kansas City a été chercher Andy Gruenebaum, solide portier de Columbus, pour pallier la retraite de Jimmy Nielsen. Les jaune et noir ne sont pas restés longtemps sans dernier rempart, puisqu’ils ont recruté Steve Clark, actif à Honefoss, en D1 norvégienne. Ils ont aussi attiré Daniel Paladini (Chicago).

Le gros transfert de la semaine est néanmoins celui d’Eddie Johnson à DC United. Cela confirme l’importante activité de ce dernier sur le marché et le dégraissage qui se poursuit à Seattle. L’équipe de Sigi Schmid lui a quand même déjà trouvé un remplaçant : Kenny Cooper, qui arrive de Dallas pendant qu’Adam Moffat effectue le trajet dans le sens inverse.

Ça a aussi beaucoup bougé à Toronto, qui a engagé un joueur désigné : Gilberto, attaquant brésilien de 24 ans provenant de Portuguesa. Le club a également renforcé sa défense avec Justin Morrow (San José) et a laissé partir Bobby Convey à New York.

Voilà pour les principaux transferts de la semaine, mais il y a eu beaucoup d’activité ailleurs aussi : rendez-vous ici pour voir la liste complète des arrivées et départs depuis la fin de la saison.

17 December 10:07 pm

Place à la suite des bilans de la saison écoulée club par club effectués par les journalistes de MLSsoccer.com qui les suivent au quotidien : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Voici un bref résumé de ce qui a été écrit.

Vainqueur du Supporters Shield en 2012, San José a connu une saison semée d’embûches. Blessures, suspensions, manque d’efficacité tant derrière que devant et même perte d’identité de l’équipe ont provoqué le départ de Frank Yallop. Malgré un redressement par la suite, ce ne fut pas suffisant pour se qualifier pour la phase finale. Le scénario fut inverse à Montréal, avec un départ en fanfare et même une qualification pour la Ligue des champions, avant de terminer à bout de souffle. Alors qu’on ne sait pas encore qui entraînera l’équipe en 2014, la liste des besoins, elle, s’allonge.

Colorado a sans nul doute été une des agréables surprises de l’année, notamment grâce à ses jeunes joueurs. L’équipe a trouvé son style, et avec des solutions de rechange de meilleure qualité tant devant que derrière, elle a le potentiel pour réussir sa difficile saison de la confirmation. Le bilan est sans doute identique à New England, qui a vécu une véritable renaissance sur le terrain et a déjà la tête à 2014. Le club souhaite cibler très précisément les renforts nécessaires, ce qui lui a bien réussi l’hiver dernier.

La saison de Houston a été en dents de scie et, surtout, ne s’est pas terminée par une place en finale de la Coupe MLS comme les deux précédentes. Pour éviter autant d’inconstance l’année prochaine, le club cherche du renfort devant, sur les ailes et en défense centrale. Atteindre la finale et la jouer à domicile : tel était l’objectif avoué de Seattle en début de championnat, mais un départ laborieux et un crash final l’ont fait partir en fumée. Malgré les très bonnes choses montrées entre temps et le maintien de Sigi Schmid au poste d’entraîneur, l’équipe est révisée de fond en comble en vue de 2014.

Je recommencerai cet exercice une dernière fois lorsque le tour d’horizon de tous les clubs sera terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

16 December 1:20 pm

Retour aujourd'hui sur mes bilans de saison : on atteint le dernier carré du flop 10, avec deux équipes qui avaient de nombreux atouts pour aller jusqu'au bout mais ont vu leur route s'arrêter en raison d'un point faible récurrent tout au long de la saison.

4. Portland n’a peut-être qu’un défaut, mais il est énorme
Portland a émerveillé bien du monde cette saison, et je fais partie de ceux qui sont conquis (vous le verrez plus tard dans la rubrique « Pleine lucarne »). Cette équipe sait tout faire ou presque. On pourrait même dire qu’elle n’a qu’un défaut… Mais quel défaut ! Dès que son adversaire bénéficie d’une phase arrêtée, il faut rester attentif car il y a des chances que ça se termine en but. Corner, coup franc, touche : tout est source de danger pour le but de Ricketts, gardien de MLS qui s’est le plus souvent retourné suite à de telles situations. On peut même dire que ce fut fatal à l’équipe, qui a encaissé deux buts sur corner en finale de Conférence à Salt Lake. Si vous cherchez une explication à cela, on en a discuté dans l’émission Coup Franc qui faisait un gros plan sur Portland.

3. Les tares défensives du LA Galaxy
Le LA Galaxy avait la troisième meilleure défense de la compétition. Et pourtant, celle-ci avait d’immenses travers, qui lui ont coûté très cher. Ainsi, aucune arrière-garde en MLS n’a plus mal défendu son petit rectangle et aucune ne fut plus friable dans le jeu de tête que celle emmenée par Omar Gonzalez. Vous n’avez qu’à penser aux deux buts encaissés lors de son élimination à Salt Lake. Sur les phases arrêtées, ce n’était pas terrible non plus. Et que dire des fins de rencontre, avec près de la moitié des buts encaissés cette saison tombés dans le dernier quart d’heure. Une accumulation de défauts trop importante pour briguer une troisième Coupe MLS consécutive.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2013
5. Des forteresses redevenues petits châteaux
6. À Salt Lake, défendre côté gauche semble facultatif
7. Les agonies défensives de Montréal
8. Seattle incapable de conclure
9. Improductivité sur phases arrêtées = derniers
10. La prudence excessive de Vancouver

13 December 12:01 pm

Depuis quelques jours, les journalistes de MLSsoccer.com dressent le bilan de la saison écoulée club par club : meilleurs et pires moments, citations, besoins pour 2014 etc. Voici un bref résumé de ce qui a déjà été écrit.

La saison de DC United a été la pire de son histoire, avec quelques records négatifs, mais fut sauvée par une victoire en Coupe des États-Unis. Entre les problèmes de finition et les erreurs défensives, les déceptions se sont accumulées et le club doit se renforcer pour être prêt à jouer en Ligue des champions. Chivas USA avait bien commencé avec trois victoires en cinq rencontres puis s’est effondré et a changé d’entraîneur. Pour remonter la pente, il lui faut trouver un homme de confiance et des joueurs d’expérience qui connaissent la MLS.

À Toronto, on parlait de transition et on a eu une (nouvelle) année de turbulences, l’équipe changeant beaucoup en cours de saison. Quelques jeunes pointent le bout du nez mais ça manque d’expérience et de flair devant le but. Pour 2014, on annonce des joueurs désignés de renom. Loin devant ce trio de cancres, Columbus a vécu la fin d’une époque de manière décevante, ayant de rares satisfactions parmi lesquelles Dominic Oduro. Mais les nouveaux dirigeants du club comptent faire table rase du passé récent, dont plus personne ne parle dans l’Ohio.

La chute la plus spectaculaire fut pour Dallas, leader au début de l’été – notamment grâce aux coups de pieds arrêtés de Michel Garbini – avant de terminer 15e du classement général. De gros changements se produiront au club cet hiver, avec entre autres l’arrivée d’un nouvel entraîneur dont on ne connaît pas encore l’identité. Après une préparation désastreuse, Philadelphie a longtemps agréablement surpris mais était encore trop léger pour tenir sur la longueur. John Hackworth doit trouver les pièces manquantes au puzzle pour faire de son équipe un prétendant plus sérieux à la phase finale en 2014.

Vancouver a raté de peu la victoire en Coupe du Canada et une place en phase finale. Drôle d’équipe, capable du meilleur et d’inscrire de beaux buts, mais souvent craintive et terne. L’entraîneur Martin Rennie n’a pas résisté aux résultats inférieurs aux attentes. À Chicago, tout le monde parle de l’avant et de l’après Mike Magee : en fond de classement à son arrivée, l’équipe a effectué une remontée fantastique mais insuffisante pour terminer en ordre utile. Pour 2014, les attentes sont grandes avec l’arrivée de Franck Yallop qui a déjà annoncé qu’il adaptera le style de jeu aux hommes à sa disposition.

Je recommencerai cet exercice à quelques reprises dans les prochains jours jusqu’à ce que le tour d’horizon de tous les clubs soit terminé. Rendez-vous ici pour retrouver sur la même page un lien vers tous les textes et les dates de parution des prochains bilans.

12 December 5:39 pm

Moins d’une semaine s’est écoulée depuis la finale de la Coupe MLS, mais le marché des transferts est déjà en pleine effervescence. Entraîneurs, gardiens, joueurs de renom, départs, retraites, échanges et j’en passe : voilà un point de la situation.

Deux postes sont susceptibles de provoquer une cascade de dominos au moindre changement important quelque part : ceux de gardien et d’entraîneur. Il y aura pas mal de nouveaux visages la saison prochaine à la tête des clubs, mais personne n’a été « voler » le coach d’un concurrent. Pour 2014 du moins, puisque Jason Kreis a quitté Salt Lake pour prendre la direction de New York City, qui fera son entrée dans la compétition en 2015. L’entraîneur des finalistes malheureux a expliqué que pour une fois dans sa carrière, il ne voulait pas faire le choix de la facilité.

Kansas City, le champion en titre, est touché par la valse des portiers puisque Jimmy Nielsen a annoncé sa retraite. Il y a donc une place à prendre. Ce n’est pas le cas à New England, où Matt Reis raccroche lui aussi les crampons (pour devenir entraîneur des gardiens du LA Galaxy), puisque le club a immédiatement embauché Brad Knighton (Vancouver) qui sera en concurrence avec Bobby Shuttlweorth, longtemps titulaire cette saison. Seattle n’a pour sa part pas levé l’option sur Michael Gspurning, très solide pendant un an avait de connaître une fin de saison 2013 particulièrement difficile. Là aussi, le poste a été rapidement comblé puisque Stefan Frei quitte Toronto pour rejoindre les bords du Pacifique. Parmi les joueurs de champ, Pablo Mastroeni (Colorado) s’est joint à la liste des retraités sur laquelle figuraient déjà Brian Ching (Houston) et Ramiro Corrales (San José).

La campagne des transferts a été lancée par Toronto, qui a été chercher Jackson à Dallas, club qui annonce un grand ménage. À Seattle aussi, il devrait y avoir beaucoup de changement. Le transfert le plus marquant pour le moment est celui de Mauro Rosales à Chivas USA. Tristan Bowen effectue le chemin inverse et Sigi Schmid a aussi attiré l’arrière central Chad Marshall (Columbus). Autre mouvement notable : le passage du capitaine de Montréal, Davy Arnaud, à DC United. Le club de la capitale américaine a continué de se renforcer ce jeudi, profitant de la première étape du Processus de repêchage pour aller chercher Sean Franklin (LA Galaxy) et Bobby Boswell (Houston) pendant que Portland mettait le grappin sur Steve Zakuani (Seattle). Quelques heures plus tôt, l’équipe de Caleb Porter avait effectué un échange Jorge Vallafaña - Andrew Jean-Baptiste avec Chivas USA et avait appris que le Bayern Munich affronterait les vedettes de la MLS lors du Match des étoiles 2014 à Jeld-Wen Field.

Rendez-vous ici pour avoir la liste complète des transferts déjà effectués en vue de la saison prochaine mais aussi des joueurs que les clubs ne souhaitent pas conserver.

11 December 3:54 pm

Après une semaine occupée en grande partie par l’actualité autour de la Coupe MLS, je continue de remonter le classement de mes tops et flops de la saison. Aujourd’hui, place à ceux qui ont fait le plus souvent trembler les filets adverses.

6. Di Vaio, Magee : un pas en avant
Si leurs buts n’ont pas été aussi spectaculaires que ceux de Camilo, Marco Di Vaio et Mike Magee ont eux aussi trouvé le chemin des filets très facilement. L’Italien a d’autant plus de mérite que, contrairement aux deux autres, il ne tirait pas les penalties de son équipe. Après quelques mois d’adaptation, il s’est parfaitement ajusté à la MLS et à ses coéquipiers. Quant à Magee, même s’il s’était déjà mis en valeur en début de saison avec le LA Galaxy, la manière dont il a permis à Chicago de se redresser a grandement contribué à le faire élire Joueur de l’année.

5. Camilo : un top buts à lui tout seul !
Il est difficile de départager les trois meilleurs buteurs du championnat cette année. Si Camilo a finalement remporté la palme, il a également de nombreux autres mérites qui nous ont tous valu de superbes buts. Ainsi, il nous a gratifié de quelques magnifiques efforts personnels qui ont abouti au fond des filets, il constitue une arme redoutable sur les coups francs directs ainsi que sur les tirs de loin, spécialité vancouvéroise cette saison. Mais la palme revient certainement à la reprise acrobatique en vidéo ci-dessus, que vous avez sans surprise élue But de l’année.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2013
7. La défense de Kansas City, impossible à enfoncer
8. Un nouveau stade pour DC United
9. Fernandez et Michel ont permis à Dallas de rêver… une demi-saison
10. Vent de fraîcheur à Colorado et New England

 

10 December 11:43 am

La saison s’est terminée en apothéose avec une finale riche en suspense, sur laquelle nous revenons longuement dans notre émission de la semaine (à écouter ici). Parmi les sujets qui alimentent le débat :

  • La qualité de la rencontre
  • Le match d’Aurélien Collin
  • Les individualités qui se sont mises en valeur
  • L’arbitre, ses décisions et sa clémence
  • La séance de tirs au but
  • L’influence de la météo
  • La carte de visite que représente une telle finale pour la MLS

Une partie de l’émission est aussi consacrée à l’Impact de Montréal, plus particulièrement à la situation de l’entraîneur et au fait que son équipe -21 ans jouera en PDL la saison prochaine. Pour cette dernière de l’année, chaque animateur dit également ce qu’il a particulièrement aimé en 2013 et fait un vœu pour 2014.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

09 December 12:27 pm

En se réveillant ce lundi matin, joueurs, dirigeants et supporters de Kansas City ont encore le cœur à la fête, après la victoire remportée de haute lutte par leurs favoris en finale de la Coupe MLS. Un trophée dont l’écho international est plus retentissant d’année en année. Cette saison, il est notamment palpable en France, où presque tous les médias parlent d’Aurélien Collin, désigné Joueur du match.

Les héros sont nombreux et chacun joue son rôle particulier. Lawrence Olum était sur le banc avec une fracture au péroné gauche : il a dû monter au jeu après 7 minutes, suite à la blessure d’Oriol Rosell ! Jimmy Nielsen, lui, a joué avec des côtes cassées ! Il est certain que cela fait partie des nombreuses histoires que les supporters racontent aujourd'hui à leurs collègues de bureau, à leurs camarades de classe. Quelle joie de les retrouver le lundi quand le week-end a été aussi joyeux. Et quelle belle promotion pour le club, pour le sport.

Quelle récompense aussi pour ces supporters, qui ont pu assister au sacre dans leur stade : « Attribuer la finale au participant le mieux classé est une des meilleures décisions de la ligue », insiste d’ailleurs l’entraîneur des nouveaux champions, Peter Vermes. Ce dernier est désormais devant une tâche difficile : maintenir l’équipe au sommet, avec la motivation supplémentaire qu’apporte la Ligue des champions.

Les visages sont évidemment moins radieux dans le camp des battus, plus particulièrement pour Lovel Palmer, qui n’a pas fini de penser à ce tir repoussé par la transversale. Mais avant lui, trois de ses équipiers avaient raté leur envoi au cours d’une séance qui a vu Salt Lake passer par toutes les émotions. Désormais, il faut songer à l’avenir : Jason Kreis croit que le club sera candidat au titre en 2014, même s’il n’a pas encore pris la décision très difficile d’y rester ou de relever un nouveau défi.

07 December 9:05 pm

Le Sporting Kansas City a remporté la Coupe MLS 2013, battant le Real Salt Lake à l’issue d’une séance de tirs au but épique, à laquelle il a fallu recourir puisque les deux équipes étaient à égalité 1-1 à la fin du temps réglementaire puis après 120 minutes, suite à des buts d’Alvaro Saborio et d’Aurélien Collin.

Dans un Sporting Park plein à craquer malgré la température négative, Kansas City a d’emblée pris la direction des opérations mais, après avoir rapidement perdu Oriol Rosell sur blessure, a dû patienter 25 minutes pour se créer une occasion dangereuse, une reprise de la tête de CJ Sapong détournée par Nick Rimando.

Salt Lake a profité d’erreurs adverses pour rééquilibrer les échanges. Robbie Findley a tiré sur le poteau suite à une mauvaise sortie de Jimmy Nielsen. Une reprise de la tête d’Alvaro Saborio a aussi filé à côté alors qu’Aurélien Collin avait permis à quatre adversaires d’échapper au piège du hors-jeu. Si le score était vierge à la mi-temps, c’était également grâce à Rimando, victorieux d’un face à face avec Dom Dwyer.

Les visiteurs ont ouvert la marque à la 52e minute après un dégagement de Collin droit sur Kyle Beckerman, auteur d’une passe lumineuse à Saborio qui a calmement trompé Nielsen (0-1).

Les pensionnaires de l’Utah ont failli doubler leur avance suite à un tir des 30 mètres de Bekcerman repoussé par le poteau. Même sort pour un envoi bourré d’effet de Javier Morales, ponctuant un contre auquel s’exposait Kansas City qui poussait pour égaliser.

L’équipe locale est arrivée à ses fins à la 76e minute quand un corner de Graham Zusi côté droit était repris de la tête par Collin qui a envoyé le ballon au fond des filets et remis les deux équipes à égalité (1-1). Le défenseur français a également reçu le trophée de Joueur du match.

Le Sporting a dominé la fin du temps réglementaire mais n’a pu trouver le chemin des filets. En début de prolongation, une longue touche était dégagée droit sur Zusi dont la reprise filait sous la transversale mais était écartée par un superbe arrêt de Rimando. Les deux équipes étant toujours à égalité après 120 minutes, il a fallu recourir à une séance de tirs au but pour les départager.

Celle-ci fut épique puisque tous les joueurs de champ ont tiré. Salt Lake a raté ses deux premiers envois mais, cinquième tireur de Kansas City, Zusi a envoyé le ballon au-dessus alors qu’il avait la victoire au bout du pied. La situation était inversée après un tir à côté d’Olum, mais Nielsen a arrêté l’envoi de Velasquez. Dixième frappeur des siens, Collin a trompé Rimando. Obligé de marquer, l’arrière gauche de Salt Lake Lovel Palmer a tiré sur la transversale, mettant fin à une séance remportée 7-6 par l’équipe locale.

Cette victoire permet à Kansas City de soulever la Coupe MLS pour la deuxième fois de son histoire, après un premier titre acquis en 2000 sous la dénomination Wizards. En 2010, le club a changé d’image, de nom – adoptant celui de Sporting Kansas City – et a intégré un an plus tard le Sporting Park, où a eu lieu la finale de la Coupe MLS 2013.

06 December 4:19 pm

La finale de la Coupe MLS 2013 opposera Kansas City à Salt Lake ce samedi à partir de 16h00 (HE - 15h00 locales). Une rencontre qui sera diffusée aux quatre coins du monde, notamment sur RDS, TSN2, ESPN et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Le duel est alléchant, puisqu’il oppose la meilleure défense à la meilleure attaque de la compétition. Contrairement aux dernières finales, où l’attention était focalisée sur les grands noms du LA Galaxy, celle-ci permettra à des joueurs aux profils très différents de se mettre en valeur.

Véritable vedette en MLS mais méconnu dans son pays, Aurélien Collin pourrait devenir le deuxième Français à soulever la Coupe MLS. Davantage prophète en son pays (mais aussi au Mexique…), son coéquipier Graham Zusi verrait son statut encore plus glorifié s’il offrait la victoire à ses couleurs. Il en irait de même pour l’enfant de la ville, Matt Besler.

Salt Lake a aussi ses idoles : l’une des plus emblématiques, l’attaquant Alvario Saborio, sera apte à disputer le match, lui qui était incertain, au même titre que l’arrière gauche Chris Wingert. Le buteur costaricien est l’élément le plus avancé de la colonne vertébrale qui commence par le gardien Nick Rimando et est prolongée par Kyle Beckerman et Javier Morales.

Chaque équipe a aussi un ancien grand espoir du soccer américain qui n’a pas percé au niveau international tout en devenant une valeur sûre en MLS : en ce jour de tirage au sort, Benny Feilhaber et Robbie Findley ont sûrement eu un pincement au cœur en pensant à leur présence au Mondial 2010 en Afrique du Sud. Ils ne seront probablement pas au Brésil l’été prochain mais comptent sur cette expérience pour réaliser un grand match ce samedi.

Aussi prometteuse soit-elle, une carrière ne comporte aucune garantie. Les vétérans de Salt Lake n’ont pas manqué de transmettre ce message à leurs jeunes coéquipiers. Le rendez-vous est important pour ceux dont le rôle a pris de l’importance en cours de saison. En face, le vétéran Paulo Nagamura est dans une situation similaire : son retour a requinqué l’entrejeu de Kansas City mais l’a surtout stabilisé défensivement. Sa confrontation directe avec Morales vaudra le coup d’œil.

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Et puis, il y les éléments inattendus voire extérieurs. Si le match est serré, chaque entraîneur pourrait sortir une carte cachée, comme Sonny Saad pour l’équipe locale ou Joao Plata pour les visiteurs. La météo fera aussi beaucoup parler d’elle : il fera très froid, mais le terrain ne sera pas gelé, assure Peter Vermes. Son vis-à-vis Jason Kreis a d’autres préoccupations : très convoité, il a admis du bout des lèvres que ce match pourrait être son dernier à la tête de Salt Lake, même si l'homme fort du club espère le conserver. Comment cet élément joue-t-il dans la tête des joueurs ?

Sur le terrain, je vous conseillerais de surveiller certaines faiblesses criantes de chaque équipe, car c’est là que pourrait se faire la différence. Salt Lake devra boucher son flanc gauche, ne pas trop laisser centrer et être bon défensivement dans les airs. Kansas City devra surtout éviter les pertes de balle et quand ça arrivera, bien se reconvertir défensivement, surtout dans l’axe.

Pour avoir encore plus de détails au sujet de la finale, écoutez l’émission Coup Franc, consultez les statistiques des deux équipes et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Vous aurez dès lors la plupart des éléments en mains pour la regarder d’un œil avisé. Alors, selon vous, qui va gagner ? Faites vos jeux et, surtout, bon match !