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matthias van halst

17 February 1:00 pm

Trois semaines après la reprise, les équipes ont peaufiné leur condition physique, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

TOURNOI WALT DISNEY WORLD (Orlando, 19 février au 1er mars)

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 22 février au 1er mars)

Demain, l’état des lieux des équipes qui participent aux tournois de Tucson, de Portland ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.

14 February 12:31 pm

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin : que vous soyez en couple ou célibataire, adepte ou non du « Faites l’amour, pas les magasins », voilà le moment de déclarer votre flamme… au ballon rond. Le principe est simple :

  • Envoyez votre plus belle carte de Saint-Valentin sur Twitter ou Instagram avant minuit (heure de Montréal / New York)
  • Utilisez le mot-clef #SoccerGrams
  • Suivez @MLS sur Twitter
  • Des prix seront mêmes offerts (samedi, par tirage au sort), à condition cependant d’habiter à moins de 120 km d’un stade de MLS
  • Mais n’oubliez pas que c’est surtout la beauté du geste qui compte !

Si vous manquez d’inspiration, n’hésitez pas à regarder ce que d’autres ont fait sur #SoccerGrams ou lisez toutes ces belles histoires d’amour foot (du tatouage de Beckham aux conjoints célèbres de footballeurs en passant par les joueurs qui ont épousé la fille du président de leur club).

Bonne création !

13 February 2:32 pm

Ces derniers jours, vous êtes nombreux à m’avoir demandé de faire un point sur les arrivées et départs de joueurs depuis la reprise car vous n’aviez pas toujours tout suivi, en dehors de votre club favori. Voilà donc les mouvements importants à noter à quelques jours du début des principaux tournois de préparation (que vous pourrez en grande partie suivre en direct).

La plupart des renforts sont arrivés de l’étranger, le marché restant néanmoins assez calme même si nos clubs n’ont plus leurs homologues européens dans les pattes (la période des transferts a pris fin le 31 janvier sur le Vieux Continent). On a vu débarquer quelques joueurs de qualité qui espèrent marcher sur les traces des Valeri et autre Gonçalves.

Confirmant son ardent désir de rejouer les premiers rôles, DC United a attiré Christian Fernandez, arrière gauche qui a le sens du but et a aidé Almeria à retrouver l’élite espagnole cette saison. Deux ans après Christian Wilhelmsson, le LA Galaxy a fait venir Stefan Ishizaki, un autre extérieur droit international suédois qui entrera en concurrence directe avec Robbie Rogers. Vancouver a fait son marché en Uruguay, où il a été chercher deux jeunes joueurs offensifs : Sebastián Fernández, qui aime évoluer en soutien de l’homme de pointe, et le meneur de jeu Nicolás Mezquida.

Parmi les autres nouveaux visages, celui du Français Vincent Nogueira, qui a quitté Sochaux Philadelphie où il est arrivé peu après la reprise des entraînements et a déjà fait forte impression. Les premières foulées de 2014 sur les terrains ont été aussi synonymes d’action à Toronto, qui a cédé Richard Eckersley à New York, le remplaçant par Bradley Orr, prêté par Blackburn qui ces derniers mois avait prêté cet arrière droit à Blackpool en D2 anglaise.

Pas vraiment inconnu mais très attendu après son passage décevant à Heerenveen, l’international guatémaltèque Marco Pappa a signé à Seattle. Notons aussi que Gabriel Farfan a quitté Chivas USA pour Chiapas en championnat du Mexique, où son frère Michael est également parti cet hiver, lui qui a signé à Cruz Azul. Enfin, Hendry Thomas passe de Colorado à Dallas où il apportera du muscle dans l’entrejeu.

11 February 11:45 am

En cette période olympique, je me suis amusé à associer les 19 clubs de MLS à une discipline présente aux JO d’hiver. Puisqu’il n’y a officiellement que 15 sports, j’en ai subdivisés certains, mais chaque discipline a son club et vice-versa.

  • Kansas City : 50 km (ski de fond). Le marathon des Jeux d’hiver, dont les spécialistes sont de véritables héros chez eux, convient bien à un club qui sait ce que le travail de longue haleine veut dire et ne manque pas de vedettes locales.
  • Columbus : ski de fond. Le sport qui exige la plus grande endurance présente des similarités avec ce club présent en MLS depuis ses débuts et qui, sans faire de flammèches, a régulièrement été parmi les meilleurs.
  • Seattle : saut à skis. L’art de ne pas avoir peur et de vouloir toujours aller plus haut et plus loin : voilà comment on peut définir les hommes volants mais aussi ce club hors-norme qui joue devant un public survolté.
  • LA Galaxy : patinage artistique. Les arabesques de Keane et de Donovan donnent le tournis et forcent l’admiration… et la tête de Bruce Arena en bord de terrain vaut parfois bien celle de ses homologues russes.
  • Portland : danse sur glace, avec Caleb Porter en maître chorégraphe, les entrechats de Valeri et Nabge, entre autres, mais aussi quelques glissades de temps à autre… et un tronc d’arbre pour remplacer les fleurs lancées par les admirateurs.
  • New York : hockey sur glace, le sport où l’on retrouve argent, spectacle et célébrités… dont la notoriété fait parfois à elle seule de l’ombre à des sportifs qui n’ont pourtant pas grand-chose à leur envier.
  • Chicago : descente (ski alpin). Tout schuss sur les pentes avec les rois de la vitesse de l’hiver olympique, ou sur le terrain avec les contres expéditifs menés par Oduro dans un passé récent et Magee depuis la saison dernière.
  • Vancouver : slalom (ski alpin). Avec des départs et arrivées de joueurs et d’entraîneurs, tant en fin qu’en cours de saison, le changement de direction permanent a souvent été de mise en Colombie-Britannique.
  • Houston : patinage de vitesse, sport qui a la classe du coup de patte de Davis et où on se lance vers la gauche et la droite plutôt que droit devant, il va donc bien à cette équipe qui aime passer par les côtés. Et puis, l’armada orange y fait fureur.
  • Salt Lake : biathlon. Ce n’est pas parce que tu tires une fois à côté et que tu écopes d’une pénalité que tu as course perdue… Ce n’est pas parce que des joueurs importants puis ton entraîneur fétiche s’en vont que ta saison est foutue.
  • DC United : poursuites. Même si ce n’est pas un sport à proprement parler, cet exercice présent dans plusieurs disciplines comme le patinage de vitesse et le biathlon est l’association évidente pour une équipe à la poursuite de son glorieux passé.
  • Colorado : bobsleigh. Pour ces scènes cocasses où le pousseur (un certain C.P.) accomplit de fantastiques efforts pour lancer l’engin et son équipe à toute vitesse mais, finalement, ne monte pas dedans lors de la troisième manche…
  • Montréal : curling. Le sport qui ne ressemble à aucun autre au programme olympique convient à ce club qui aime et sait se distinguer… et n’hésite pas à se servir du balai avec ses entraîneurs, sans pour autant leur jeter la pierre.
  • San José : ski acrobatique. Ça secoue, ça va dans tous les sens, on ne comprend pas toujours tout, mais on retombe presque à chaque fois sur ses pattes. Lenhart se charge des bosses, Wondolowski de l’efficacité.
  • Dallas : luge. Associer Dallas et la luge, c’est tordu ? A priori, tout autant que la luge d’été, activité qui existe pourtant et semble aussi farfelue que celle de jouer au soccer à Dallas en été en pleine canicule.
  • New England : combiné nordique. Malgré des sportifs de très haut niveau, il manque un truc pour rendre ça vraiment excitant, tout comme l’emballage vieillot du club qui dévalorise un produit qui peut pourtant être intéressant sur le terrain.
  • Philadelphie : skeleton. C’est jeune, c’est moderne, ça doop et on n’hésite pas à foncer la tête la première sur le terrain comme en dehors, ce qui provoque parfois des réactions comme « Mais ils font quoi, là ? »
  • Toronto : snowboard, le surf des neiges… pour l’impossibilité de marcher en mettant un pied devant l’autre, les chutes mais aussi le gros spectacle tape à l’œil, essayé avec le slopestyle à Sotchi, avec Defoe et Bradley en Ontario.
  • Chivas USA : patinage sur piste courte, appelé aussi shorttrack, où, peu après le départ, la désorganisation arrive bien vite, et même quand tout le monde reste en équilibre, les dénouements inattendus ne manquent pas.

Et vous, à quel sport présent aux JO d’hiver associeriez-vous les clubs de MLS ?

10 February 3:25 pm

RDS et TSN, diffuseurs officiels de la Major League Soccer au Canada, ont dévoilé aujourd’hui leur calendrier de télédiffusion pour la saison régulière 2014. TSN offrira une couverture nationale de 90 rencontres, dont 65 impliquant au moins un des clubs canadiens de MLS, et RDS retransmettra 30 rencontres impliquant toutes Montréal, Toronto ou Vancouver.

TSN retransmettra son premier match de la saison le 8 mars, à l’occasion de Vancouver - New York. RDS commencera sa retransmission de rencontres de la saison régulière le 22 mars pour Montréal - Seattle. Le premier match sur RDS 2 sera la visite de Toronto à Seattle, le 15 mars. TSN retransmettra le premier match à domicile du Toronto FC, le 22 mars contre DC United.

La programmation de matchs de MLS sur TSN et RDS comprend quatre duels 100% canadiens : Vancouver - Montréal le 25 juin, Toronto - Vancouver le 16 juillet, le déplacement de Toronto au stade Saputo le 3 août et celui en sens inverse de Montréal à Toronto le 18 octobre.

TSN et RDS offriront également la couverture exclusive des séries éliminatoires de la MLS, de la Coupe MLS 2014 ainsi que du Match des étoiles AT&T de la MLS 2014 le 6 août au JELD-WEN Field de Portland (Oregon). Toutes les rencontres de MLS diffusées sur TSN, TSN2, RDS et RDS2 pourront aussi être regardées en direct sur TSN Mobile TV et Télé Mobile RDS.

Pour le calendrier complet des trois équipes canadiennes, rendez-vous sur les liens suivants : Impact de Montréal, Toronto FC et Vancouver Whitecaps FC.

06 February 5:53 pm

Comme c’est désormais devenu une habitude depuis plusieurs années, vous allez encore pouvoir jouer aux entraîneurs en herbe cette saison et composer votre propre équipe dans le jeu MLS Fantasy.

Mais attention, les règles ont changé. Pas énormément, mais suffisamment pour davantage vous triturer les méninges. La principale modification – en apparence en tout cas – c’est que votre noyau n’est désormais plus composé de 15 joueurs, mais bien de 18. Heureusement, on vous octroie 120 millions au lieu de 100 afin de le composer. Voilà les éléments parmi lesquels vous pouvez piocher, pour le moment.

Oui, mais… Les valeurs des joueurs ont été revues, et le changement qui rend tous les participants fous depuis qu’ils se sont inscrits, c’est le prix des défenseurs qui a fortement augmenté. Dès lors, impossible de reprendre l’équipe qui vous avait réussi la saison dernière en y ajoutant trois éléments qui ne coûtent presque rien. C’eût été bien trop simple…

Pour ne rien vous cacher, j’ai tenté de composer une équipe mais, pris par le temps et le travail (et la complexité de la tâche), je me suis résolu à la faire compléter automatiquement par l’ordinateur à mi-chemin. À l’attaque, je me retrouve avec un certain Calvert de Chivas USA, qui (quand on ne prononce pas son nom à l’espagnole mais bien à la française) résume bien mon état d’esprit au moment de voir mon budget diminuer à la vitesse de l’éclair.

L’autre changement important, c’est la gestion de votre effectif les jours de match. Au lieu que toute votre équipe soit bloquée dès le premier duel du jour, seuls les joueurs le seront, au moment du coup d’envoi de la rencontre de leur équipe. Il faudra bien prévoir son coup, puisque le vice-capitaine (dont les points étaient doublés si le capitaine ne jouait pas) et les changements automatiques (un remplaçant qui recevait des points si un de vos titulaires ne jouait pas) disparaissent.

Quelques modifications apparaissent aussi dans la comptabilisation des points : finie la pénalité pour une occasion ratée, bonjour aux points de bonus pour avoir provoqué un penalty, donné l’avant-dernière passe de but ou avoir provoqué un but contre son camp de l’adversaire.

Petit conseil, choisissez vos 18 joueurs initiaux à tête reposée. Et ne vous en faites pas, l’équipe de MLSsoccer.com est parfaitement consciente de la difficulté : il y a donc une nouvelle section sur la page du jeu avec des astuces, et les articles pour vous donner de bons trucs vont se multiplier. Je peux vous dire – surtout à ceux qui ne l’ont pas encore essayé – qu’une fois que le championnat a commencé, on se prend vraiment au jeu. Alors, bon amusement !

05 February 12:04 pm

La Major League Soccer a annoncé aujourd’hui que David Beckham s’était prévalu de l’option qu’il avait sur une nouvelle équipe de MLS et avait choisi Miami comme ville d’accueil du nouveau club. Le groupe de propriétaires emmené par Beckham va désormais travailler avec la MLS et les autorités locales afin de conclure un accord permettant au club de jouer dans un stade de classe mondiale, condition sine qua non à l’entrée officielle de la nouvelle équipe en MLS.

« Du début de ma carrière en Angleterre à aujourd’hui à Miami, mon parcours a toujours été guidé par mon incroyable passion du jeu, a dit Beckham. Miami est une communauté vive et diversifiée qui prospère grâce au même type d’énergie que celle qui alimente l’attrait international pour le soccer, et je me réjouis à l’idée de ce partenariat solide et à long terme avec cette ville dynamique et la Major League Soccer. Mon expérience avec le Galaxy est ce qui m’a convaincu de vouloir posséder une équipe de MLS un jour. Voir aujourd’hui ce rêve devenir réalité est vraiment enthousiasmant. »

Si son passage à Los Angeles a fini de le convaincre, l’intention existait déjà avant l’arrivée de Beckham à MLS, comme le confirme son ami et partenaire dans le projet, Simon Fuller : « Je me souviens très bien des mes discussions avec David en 2007. La vision était que David joue aux États-Unis et participe à la croissance de popularité du sport qu’il aime. Voir David posséder un jour sa propre équipe était au cœur de nos plans. Février 2014 à Miami : nous y sommes, le rêve est désormais devenu réalité et l’engagement de faire grandir le sport qu’il aime se poursuit. »

Beckham est devenu le premier joueur désigné de Major League Soccer en 2007 et a mené le LA Galaxy à deux victoires en Coupe MLS au cours de ses six saisons dans la compétition. Au cours de ses 20 ans de carrière, terminée en 2013 au PSG, Beckham a brillé pour Manchester United, le Real Madrid et l’AC Milan ainsi que pour l’équipe nationale anglaise. Beckham va devenir le premier ancien joueur de MLS à détenir une équipe dans la ligue.

« Nous apprécions tout ce que David a fait en tant que joueur, ambassadeur et icône mondiale pour aider la Major League Soccer à grandir, a déclaré le commissaire de la MLS, Don Garber. Nous sommes ravis qu’il devienne propriétaire et nous nous réjouissons à l’idée de le voir nous aider à atteindre notre but de faire partie des meilleures compétitions au monde. »

L’équipe n’a pas encore de nom et son entrée en MLS n’est pas non plus encore officielle. Beckham et ses représentants prévoient la construction d’un stade pour la nouvelle équipe et poursuivent des discussions productives avec les représentants du comté de Miami-Dade à cette fin. En raison de l’importance du stade, un accord pour un nouveau stade doit être finalisé afin que la MLS vienne à Miami.

Beckham, qui a assuré qu’il ne chercherait pas à obtenir des fonds publics du comté ou de la ville pour la construction du stade, et ses partenaires ont déjà visité de nombreux sites pour bâtir la nouvelle enceinte. La réflexion est donc bien avancée et tout est mis en œuvre pour que les parties concernées se retrouvent à nouveau devant les médias et les supporters de Miami pour annoncer une bonne nouvelle.

03 February 5:52 pm

L’Association canadienne de soccer a annoncé aujourd’hui que, selon ses projections, les retombées pour l’économie canadienne des deux grandes compétitions organisées au pays cette année et l’an prochain seront de 337 millions de dollars, à savoir 267 pour la Coupe du monde féminine 2015, et 70 pour celle des filles de moins de 20 ans cet été.

Ces projections, établies par l’Alliance canadienne du tourisme sportif, tiennent entre autres compte des dépenses des supporters étrangers qui viendront au Canada, des coûts de construction et des dépenses d’activités associées à l’accueil de la compétition. Rick Traer, chef de la direction de l’Alliance canadienne du tourisme sportif, se dit convaincu que ces compétitions « auront une incidence importante sur les secteurs clés de notre économie, particulièrement dans les communautés hôtes à l’échelle canadienne. »

L’ACS insiste sur le fait que l’organisation de ces compétitions au Canada offre « une occasion incroyable pour les villes hôtes officielles d’investir dans la construction et la réfection d’installations sportives et communautaires. Cet investissement dans le soccer créera des possibilités de sport pour la vie tout en engageant la jeunesse et les familles canadiennes. Si l’incidence économique est impressionnante, l’incidence sociale aura un effet positif sur tous les niveaux du soccer à l’échelle nationale et marquera le début d’une nouvelle ère pour le soccer féminin. »

« La Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015™ est le premier événement sportif d’envergure présenté au Canada d’un océan à l’autre, de Vancouver en Colombie-Britannique sur la côte Ouest jusqu’à Moncton au Nouveau Brunswick dans les Maritimes, a déclaré Victor Montagliani, président de l’ACS. La tenue réussie de ces compétitions nous permettra de réaliser notre priorité stratégique visant à encourager et à superviser la croissance du sport au pays, en plus de laisser un héritage pour le sport, pour les femmes et pour le Canada qui va au-delà de la compétition. »

31 January 12:24 pm

Soirée faste au nord de la Californie hier, puisque le club de San José a présenté son nouveau logo et son nouveau maillot, 40 ans après la naissance de la première mouture des San José Earthquakes, équipe de feu la NASL.

Tout ça ne vient pas d’une illumination soudaine mais est le fruit de deux ans de travail, de rencontres et de réflexion. Les dirigeants du club expliquent que beaucoup de supporters leur ont fait part de leur attachement au club des années 1970 et 1980 (il a encore joué en WSA jusqu’en 1988), et qu’ils ont dès lors décidé d’y faire référence. L’exemple le plus frappant est le deuxième maillot, totalement rouge, couleur de l’équipe créée entre autres par Milan Mandaric.

Bien plus qu’un renouvellement d’image, on sent la volonté de marquer l’identité du club. Ainsi, « #NEVERSAYDIE » est inscrit derrière le col du maillot. Cela fait référence à la fois aux nombreuses victoires forgées en toute fin de match par l’équipe en 2012, quand elle a remporté le Supporters Shield, mais aussi à la remontée spectaculaire contre Los Angeles lors de la phase finale de la Coupe MLS 2003, gagnée par San José.

Le lien entre le passé et cette nouvelle identité a été souvent évoqué au cours de la soirée par le slogan « Identité, dévouement, héritage », trois piliers que le club a à cœur et qui ont servi de base à la création des éléments du nouveau logo. Ce lien se retrouve aussi dans la lettre du président Dave Kaval, qui fait également référence aux moments difficiles, comme « l’horrible délocalisation à Houston ». Le message est clair : plus jamais ça – désormais San José à une identité forte, bientôt son propre stade et peut envisager l’avenir avec enthousiasme.

30 January 5:36 pm

Ce jeudi soir, les San José Earthquakes changeront d’image : nouveau maillot, nouveau logo, mais surtout nouvelle identité. Un vrai rebranding – excusez l’anglicisme – qui est plus qu’un changement esthétique. Il sera complet l’an prochain, quand le club entrera dans son nouveau stade.

Ce n’est pas la première fois qu’un club de MLS accomplit un tel geste, non dénué de sens. Car si on parle souvent de MLS 1.0, 2.0 ou 3.0, en référence à l’informatique, l’évolution des clubs et de leur image y contribue.

Ainsi, en 2004, ce qui s’appelait alors le Dallas Burn a décidé de se défaire d’un nom et d’un logo que le bon goût m’empêche de commenter : le club s’est rebaptisé FC Dallas et son emblème s’est rapprochée des standards habituels du soccer. Après tout, c’est le sport auquel on joue en MLS… Il a aussi déménagé dans un stade conçu pour le soccer et a surtout vu sa moyenne de spectateurs partir à la hausse.

Ambitieux de nature, les ex-MetroStars se sont mariés en 2004 avec une boisson énergétique et le club a adopté le nom officiel de Red Bull New York. Le nouveau propriétaire a tout mis à son image – comme il l’a fait dans d’autres clubs à l’étranger – mais surtout permis la construction d’un des plus beaux stades de MLS. Déjà hautes, les ambitions visaient toujours les sommets avec, enfin, un premier trophée officiel remporté l’automne dernier.

En 2007, le Los Angeles Galaxy (devenu depuis lors LA Galaxy) adoptait de nouvelles couleurs et un nouveau logo. Ceux qui ne suivent pas la MLS de près depuis si longtemps ne s’en rappellent guère car ce qui a surtout marqué les souvenirs cette année-là, c’est l’arrivée de David Beckham. En réalité, tant le club que la Major League Soccer entraient en 2007 dans une nouvelle ère : l’arrivée de l’icône anglaise a aidé, mais était avant tout la manifestation d’idées plus modernes.

L’exemple le plus récent date de 2010 et nous vient de Kansas City, dont le nom (Wizards) et le logo ne reflétaient pas l’image d’un club et d’une compétition de haut niveau qui se respectent. Là encore, on y a été d’un changement drastique, plus conforme avec l’identité du soccer, accompagné de l’arrivée dans un stade idoine. Bilan : celui-ci est toujours plein, l’équipe nationale américaine adore y jouer et le club local a désormais autant de succès sur le terrain qu’en dehors.

Je termine avec une question : selon vous, y a-t-il encore un ou des clubs qui feraient bien de changer d’image et dont l’identité ne vous semble pas en phase avec la MLS moderne ?