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matthias van halst

27 March 9:34 am

Sans jamais y avoir mis les pieds, beaucoup d’enfants se font une image idyllique des États-Unis et rêvent de s’y installer un jour. Lorsqu’il était en culottes courtes, Jean-Baptiste Pierazzi était l’un d’entre eux. Son vœu a été exaucé : l’ancien capitaine d’Ajaccio a quitté sa Corse natale cet hiver et défend aujourd’hui les couleurs de San José.

« Ce qui m’attirait aux États-Unis, c’était toute l’histoire du pays, le plus grand au monde, où beaucoup de choses avaient été inventées. Sur ma petite île, c’était la lune, inaccessible », raconte le médian défensif de 29 ans. Ça, c’était lors de son enfance. Il a grandi et, quand il l’a pu, a franchi l’Atlantique. En touriste, dans un premier temps. « Je suis souvent venu aux États-Unis en vacances, mais je ne pouvais pas en profiter tellement à cause de la langue. Alors, j’ai pris des cours d’anglais. Même si ça m’a servi lors de mon passage en MLS, je ne les avais pas pris spécifiquement pour ça », précise-t-il, démentant une légende urbaine à ce sujet.

Footballeur professionnel et passionné de son sport, il a tôt fait de s’intéresser à la MLS. D’abord de loin, mais la passion l’a vite gagné. « Comme j’appréciais énormément le pays, j’ai rapidement su qu’il y avait un championnat, mais je ne le regardais que d’assez loin au début. Je m’y suis beaucoup plus intéressé avec l’arrivée de Beckham, puis celle d’Henry. Je connaissais les équipes, les joueurs, etc. Et depuis trois ans, je le suivais même beaucoup plus que le championnat de France ! Chaque fois que je voyais des reportages, ça me plaisait : j’aime cette ambiance où les supporters d’équipes adverses peuvent être côte à côte. Et puis, la MLS grandit tellement vite, ça la rend d’autant plus attirante ! »

Tellement attirante que Pierazzi s’est dit que son métier pouvait lui permettre de concrétiser le désir qu’il nourrissait depuis son enfance. C’est ainsi qu’il a pu prendre la direction de San José. « Jérôme Meary, qui travaille pour la MLS, a appris qu’y jouer était mon rêve et ça nous a permis d’entrer en contact. Quand il a su que San José cherchait un milieu défensif, il m’a proposé. Dès lors, tout a été très vite. » Cependant, c’était en plein milieu du championnat de France et son club, Ajaccio, tentait de s’extirper de la dernière place. « Laisser l’équipe derrière moi a été le truc le plus dur, d’autant que j’en étais le capitaine. J’ai livré tellement de batailles avec elle… C’est quand même malheureux que les calendriers ne concordent pas. Cependant, c’était une chance unique de partir jouer en MLS. »

Le défi de la MLS était d’autant plus grand pour le joueur corse qu’il avait passé toute sa vie sur l’île de Beauté et toute sa carrière dans le même club. Soudainement, il s’apprêtait à changer complètement d’univers. « Ça m’a fait peur au début. J’étais toujours resté au même endroit, dans ma petite ville, sur ma petite île. Et là, je pars loin de tout le monde. Dans l’avion, j’étais néanmoins bien plus excité qu’apeuré. Je me disais “Vivement que j’arrive, que je découvre tout ça.” Maintenant, je suis heureux, malgré quelques coups durs. Les gens du club sont super, personne ne me laisse de côté, et c’est un support important. »

À San José, Pierazzi est arrivé dans un environnement qui lui convient. Cela vaut pour le club, mais aussi pour la vie en Californie. « Ça me plaît. Comme dans toutes les grandes villes, il y a toujours quelque chose à faire. Et puis, j’aime me promener alors je profite de la Californie, de ses parcs, de ses lacs. On peut y sortir tranquillement. À Ajaccio, j’étais relativement connu, c’était difficile d’avoir du temps libre. Ce qui me manque, c’est ma famille, mes amis, un endroit où je connaissais tout et tout le monde. »

Les Corses vous le diront : ils restent très attachés à leur île, dont ils sont particulièrement fiers. Alors, même s’il est sur le bord des plages du Pacifique, le Méditerranéen n’hésite pas à parler de son coin de pays. « La Corse est loin, c’est difficile de la faire découvrir. Mais quand je montre des photos, mes coéquipiers sont émerveillés et disent qu’ils aimeraient y aller en vacances. Ça me rend fier ! D’ailleurs, ils ne m’appellent pas le Frenchy mais le Corsy ! »

Et puis, évidemment, il y a la réalité du terrain et les nouvelles responsabilités que lui a confiées son entraîneur, Mark Watson. « À San José, j’ai tendance à avoir un rôle plus offensif que depuis le début de ma carrière. Il faut dire qu’à Ajaccio, j’étais plus défensif car… l’équipe devait défendre, elle était toujours considérée comme une des plus petites de la division dans laquelle elle jouait. Ici, le coach me dit que j’ai des capacités offensives, de donner des passes décisives et même de marquer. Je suis plus libre sur le terrain. »

Le 15 mars dernier, ce fut la plongée dans le grand bain, avec le premier match de San José en championnat cette saison. « Je m’attendais à ce que le niveau soit bon, mais pas à ce que ce soit aussi difficile. Ça joue bien au ballon, il y a beaucoup de rythme, le jeu est direct : on préfère l’attaque / défense alors qu’en France, on prend plus le temps de faire tourner le ballon. Des gens critiquent la MLS mais ils ne se rendent pas compte que, si elle n’atteint pas le niveau des meilleures, elle vaut beaucoup d’équipes de Ligue 1. »

En quelques semaines, Pierazzi a multiplié les découvertes puisqu’il a aussi effectué ses premiers pas en Ligue des champions, avec un quart de finale perdu aux tirs au but face aux Mexicains de Toluca. « Pouvoir jouer en Ligue des champions, ça a aussi contribué à me faire venir. J’avais peu de chances que ça m’arrive en Europe. La différence entre les deux ? C’est un autre continent… Et c’est vrai que ça n’a pas la même saveur qu’en Europe où jouent de tellement grands clubs. N’empêche, ce qui nous est arrivé est dommage, nous avons été malchanceux lors des deux matchs même si tout le monde s’est bien battu. Mais l’équipe a fait preuve d’une super mentalité en ne lâchant rien ! »

Ah, cette fameuse mentalité de San José. Qui vaut à l’équipe le surnom de Goonies et, parfois, une image de sales gamins coutumiers de mauvais coups. Est-ce justifié ? « Cette réputation est fausse. Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’ici les joueurs se battent jusqu’à la dernière seconde. Nos buts en fin de match en sont la preuve. Nos adversaires n’aiment pas jouer ici, car nous sommes des battants hargneux. Ça correspond bien à la mentalité des joueurs corses, alors mon adaptation est d’autant plus facile. »

Titulaire lors des deux premières rencontres de championnat cette saison, le Corsy sait ce dont il a besoin pour considérer sa première année en MLS comme réussie. « Mon objectif est de me donner à fond mais surtout de jouer les play-offs avec San José. » Et si le rêve se poursuit, envisage-t-il de s’installer aux États-Unis au terme de sa carrière ? « Je ne sais pas, ce sera à méditer. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. La Corse, c’est chez moi, mais si une occasion se présente aux États-Unis, pourquoi pas ? »

25 March 11:01 am

L’émission de cette semaine (à écouter ici) est en grande partie consacrée à l’Impact de Montréal, dont nous disséquons le début de saison avec Olivier Tremblay, qui suit l’équipe au quotidien pour MLSsoccer.com. On parle également d’autres rencontres de la dernière journée, du toit du Stade olympique de Montréal, de la Coupe du Canada, de la Ligue des champions et du jeu MLS Fantasy.

Trois rencontres, zéro point pour Montréal. Trois rencontres, aussi, sans Marco Di Vaio qui, disait-on avant la saison, devaient permettre d’effectuer certaines évaluations importantes en son absence. On fait donc le tour de la question, en abordant les sujets qui reviennent le plus souvent après ces premières semaines de compétition :

  • Faut-il s’inquiéter ou ce 0/9 ne reflète-t-il pas la réalité du terrain ?
  • Comment l’entraîneur et les joueurs ont-ils réagi après le match contre Seattle ?
  • Quel est l’état d’esprit dans le vestiaire et aux entraînements ?
  • Le problème est-il plus offensif ou défensif ?
  • Ce que Klopas fait en cours de match change-t-il l’allure de la rencontre ?
  • En l’absence de Di Vaio, Wenger a-t-il saisi la chance de se prouver ?
  • Que penser de l’expérience Warner sur les côtés ?
  • Miller a-t-il réussi ses premiers pas chez les professionnels ?
  • Di Vaio aura-t-il, pour Klopas, le même effet que Magee à Chicago l’an dernier ?
  • Comment le jeu de Felipe et de Mapp va-t-il évoluer avec le retour de Di Vaio ?

En deuxième partie d’émission, on se penche sur les sujets suivants :

  • Toit du Stade olympique de Montréal : comment on en est arrivé là et perspectives d’avenir
  • La victoire de Toronto lors de son premier match à domicile de la saison, contre DC United
  • Le match New England - Vancouver et le retour en grâce de Gonçalves
  • Les frasques des gardiens de Portland à Colorado
  • Modifications au Championnat canadien Amway
  • Les quarts de finale de la Ligue des champions
  • La gestion des blessés au jeu MLS Fantasy

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

24 March 10:45 am

Après trois semaines de compétition, quatre équipes affichent un large sourire : Dallas, qui occupe la tête du classement avec sept points sur neuf, ainsi que les membres du trio Columbus-Houston-Toronto, qui n’ont joué que deux fois, avec autant de succès à la clef.

Pour ses débuts à domicile, Toronto a par moments éprouvé des difficultés à faire le jeu contre DC United, mais Defoe a confirmé toutes les bonnes dispositions montrées la semaine dernière, inscrivant le seul but des siens en guise de remerciement aux supporters. Columbus jouait également son premier match de l’année sur son terrain, et s’est imposé 2-1 contre Philadelphie grâce au premier doublé de la carrière d’Añor, qui a mis en pratique le message de son entraîneur : tirer dès qu’une occasion se présente.

Si après deux victoires sans encaisser, Houston était au repos, Dallas a confirmé le bon début de saison des deux équipes texanes en s’imposant 3-1 contre Chivas USA. Impliqué dans deux buts des siens, le joueur désigné Diaz était au centre des compliments de ses coéquipiers après le match. Bilan : deux victoires en marquant trois buts, et sept points sur neuf. Juste derrière, Seattle tient compagnie aux équipes comptant six unités (mais en trois rencontres dans son cas) grâce à sa victoire à Montréal, où il a pu dicter le scénario du match.

Le duel au sommet opposait, pour la deuxième fois en trois semaines, Salt Lake au LA Galaxy. L’équipe locale n’a pas pu profiter du fait que son adversaire avait joué en Ligue des champions en milieu de semaine et a été tenue en échec 1-1. En fin de rencontre, les deux équipes n’avançaient plus. Les visiteurs étaient heureux de ce point conquis dans des circonstances difficiles, se félicitant d’avoir neutralisé l’entrejeu adverse.

Kansas City a gagné pour la première fois de la saison, 1-0 contre San José, dans un affrontement entre deux adversaires qui ont souffert - pour des raisons différentes - au Mexique quelques jours plus tôt. Un succès étriqué dans les chiffres pour lequel Dwyer signerait chaque semaine, qu’il marque ou non. De son côté, New York court toujours après son premier succès de l’année mais Mike Petke se réjouissait du meilleur état d’esprit de ses joueurs, qui ont partagé l’enjeu 1-1 à Chicago.

Toujours invaincu, Vancouver a pris un point à New England, qui n’a toujours pas marqué en trois rencontres mais où le retour en grâce de Gonçalves fait pousser un sérieux ouf de soulagement. Autre équipe à ne pas encore avoir perdu, Colorado s’est imposé en fin de match 2-0 contre Portland, dont les deux gardiens se sont fait remarquer en provoquant un penalty grossier.

LES RÉSULTATS
New England - Vancouver
Salt Lake - LA Galaxy
Colorado - Portland
Columbus - Philadelphie
Toronto - DC United
Dallas - Chivas USA
Kansas City - San José
Montréal - Seattle
Chicago - New York

 
0-0
1-1
2-0
2-1
1-0
3-1
1-0
0-2
1-1

Classement général
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

21 March 11:28 am

Il a fallu un peu plus de dix ans pour voir les clubs de MLS confier le poste d’entraîneur à d’anciens joueurs du championnat. La première partie de cette série, consacrée aux précurseurs, vous raconte comment cela est arrivé. La seconde, aujourd’hui, s’intéresse au renforcement de cette tendance, plus forte que jamais puisque désormais, 15 équipes premières sur 19 sont dirigées par un homme qui, plus tôt dans sa carrière, a défendu les couleurs d’un club de Major League Soccer.

En 2007, pour la première fois, plus de la moitié des entraîneurs en poste en début de saison étaient d’anciens joueurs de MLS. Sept sur treize, rejoints par Jason Kreis en milieu de championnat. En 2008, ils seront encore huit à avoir foulé les pelouses de MLS à entamer la compétition sur le banc. L’indéboulonnable Dominic Kinnear (Houston), Preki (Chivas USA), Curt Onalfo (Kansas City) classent leur équipe en ordre utile à l’issue de la saison régulière, tout comme Jason Kreis, confirmé dans ses fonctions à Salt Lake. Premier du classement général un an plus tôt, DC United ne termine que dixième (sur 13) mais Tom Soehn conserve son emploi jusqu’au bout.

C’est plus mouvementé à Dallas où Steve Morrow, en poste l’année précédente, entame la saison mais perd rapidement sa place. Il est remplacé par Schellas Hyndman, qui ne fait pas partie de la confrérie des ex-joueurs, après un bref intérim de Marco Ferruzzi, qui avait porté le maillot de Tampa Bay en 1997. Le retour d’un club à San José marque aussi le retour de Frank Yallop (à qui Ruud Gullit a succédé au LA Galaxy) sur les terres de ses premiers exploits, qu’il ne reproduit pas puisque son équipe termine cette fois dernière. Il faut retirer un nom de la liste : Mo Johnston, remplacé par John Carver à Toronto. Et donc en rajouter un autre : Denis Hamlett, défenseur de Colorado au tout début de la MLS, qui mènera Chicago à la troisième place et en demi-finales. Il y perd contre Columbus, entraîné par le vénérable Sigi Schmid, qui dame le pion à tous ces jeunes loups en offrant le doublé à son équipe et en ravissant le titre d’entraîneur de l’année.

Pas de valse des entraîneurs lors de l’hiver 2008-2009, mais plutôt un slow aux rares changements, avec une exception notable : Sigi Schmid a cédé aux sirènes d’un nouveau club ambitieux, Seattle. La place laissée vacante à Columbus est prise par son ancien adjoint Robert Warzycha, qui y avait déjà assuré un bon intérim en 2005. Cette fois, il est officiellement titulaire du poste, avec succès puisque le club remporte le Supporters Shield. Les sept autres anciens joueurs qui avaient un emploi quelques semaines plus tôt l’ont tous conservé, sans exception. Un seul d’entre eux le perdra en cours de saison : Onalfo, remplacé par son directeur technique Peter Vermes au courant du mois d’août. Ancien joueur du club ayant aussi joué pour les MetroStars et Colorado après avoir milité en Hongrie et aux Pays-Bas, il est toujours en poste actuellement.

Le record est battu fin août, avec 9 anciens joueurs au poste d’entraîneur lorsque Juan Carlos Osorio démissionne à New York et est remplacé jusqu’en fin de saison par Richie Williams, qui assure son deuxième intérim après une première pige en 2006. Pour sa troisième saison à la tête de Salt Lake, Kreis offre la Coupe MLS au club. Kinnear (Houston), Hamlett (Chicago) et Preki (Chivas USA) peuvent aussi s’enorgueillir d’une bonne saison, alors que ce fut plus difficile pour Soehn (DC United) et Yallop (San José).

Le bal des entraîneurs a été bien plus animé à la veille de la saison 2010 où, pour la première fois, ils sont neuf anciens joueurs à entamer la saison sur le banc. Si l’intérim de Williams a pris fin (il est remplacé par le Suédois Hans Backe), on retrouve une vieille connaissance, Piotr Nowak, à la tête d’un nouveau club, Philadelphie, qui termine sa première saison en antépénultième position. Dans le jeu des plus et des moins, il faut aussi retirer Chicago, où Hamlett a laissé sa place à Carlos de los Cobos, et ajouter Toronto, qui a été chercher Preki à Chivas USA, sans succès puisqu’il est remplacé par Nick Dasovic (qui n’a pas joué en MLS) en cours de saison. Le club de Los Angeles s’est rabattu sur Martin Vasquez, non pas l’ancien international espagnol mais un Americano-Mexicain qui a joué à Tampa Bay et San José. C’est un flop et une avant-dernière place.

Seul DC United fait pire, et enchaîne les entraîneurs : Onalfo a succédé à Soehn mais ne termine pas la saison puisque Ben Olsen, adjoint depuis qu’il a pris sa retraite l’automne précédent, enfile le survêtement de T1 début août. Les cinq autres restent en poste toute la saison : elle n’est pas simple pour Kinnear (Houston) et Vermes (Kansas City), se passe mieux pour Warzycha (Columbus), Yallop (San José) et Kreis (Salt Lake). Malgré tout, les prix les plus convoités reviendront tous à des entraîneurs n’ayant pas de passé de joueur en MLS : le Supporters Shield au LA Galaxy (Bruce Arena), la Coupe MLS à Colorado (Gary Smith) et le titre d’entraîneur de l’année à Hyndman (Dallas).

Les changements d’entraîneur ne sont pas la norme en MLS, et les mois précédant le début de la saison 2011 le confirment. Sept des huit ex-joueurs en poste ont conservé leur place : seul Vasquez a perdu la sienne, et est remplacé à Chivas USA par Robin Fraser qui, plus jeune, avait porté les maillots de Los Angeles, Colorado et Columbus. Il ne parvient pas à extirper l’équipe du bas du classement. Il faut ajouter un neuvième nom : John Spencer, ancien joueur de Colorado et premier entraîneur de Portland, qui termine sa première saison 12e sur 18.

Cette année-là, la barre symbolique des 10 clubs entraînés par un ancien joueur de MLS est franchie pour la première fois. Il ne faut pas attendre longtemps puisque dès la fin mai, l’autre nouveau club, Vancouver, congédie Teitur Thordarsson et le remplace par son patron, Tom Soehn, ce qui ne l’empêche pas de terminer lanterne rouge. Le même jour, Chicago remplace Carlos de los Cobos par l’ancien joueur du club devenu directeur technique, Frank Klopas. Le club termine 11e.

Les plus anciens se font encore une fois damer le pion, par Bruce Arena : l’entraîneur de l’année offre le doublé Coupe MLS - Supporters Shield au LA Galaxy. Kreis, Vermes, Kinnear et Nowak réussissent toutefois une bonne saison à la tête respectivement de Salt Lake, Kansas City, Houston et Philadelphie. Celle de Warzycha à Columbus est en demi-teinte. Olsen, à DC United, et Yallop, à San José, regardent le haut du classement de loin.

L’arrivée de Montréal en 2012 marque le passage du championnat à son total actuel de 19 clubs. Les Québécois embauchent Jesse Marsch, dont la carrière de joueur a pris fin en 2009 à Chivas USA, avec qui ils réussissent une première saison honorable. Il n’est pas le seul nouvel entraîneur à avoir joué en MLS. Deux autres sont embauchés par des clubs en reconstruction qui termineront dans le dernier tiers du classement : après deux saisons dans les médias, Jay Heaps revient à New England où il avait passé l’essentiel de sa carrière, alors qu’Oscar Pareja quitte Dallas, où il avait joué de 1998 à 2005 avant de devenir adjoint, pour Colorado.

De onze entraîneurs à avoir un passé de joueur dans la compétition, on est passé à treize. Dix des onze hommes en poste à la fin de la saison précédente sont toujours là, seul Soehn a repris ses prérogatives de directeur technique à Vancouver et embauché Martin Rennie. Ils seront cependant à nouveau onze à la fin de la compétition. Le courant ne passe plus entre Philadelphie et Nowak, remplacé par John Hackworth qui, malgré ses 44 ans, n’a jamais joué en MLS. Spencer accumule les mauvais résultats à Portland et le Néo-Zélandais Gavin Wilkinson prend sa place.

Si le LA Galaxy d’Arena conserve la Coupe MLS, San José et Yallop reviennent au premier plan, avec à la clef le Supporters Shield et le trophée d’Entraîneur de l’année. La saison est également fructueuse pour Vermes (Kansas City), Olsen (DC United), Kreis (Salt Lake), Klopas (Chicago) et Kinnear (Houston). Elle est plus frustrante pour Warzycha (Columbus) et Fraser (Chivas USA).

Ils passent de onze à douze anciens joueurs de MLS à la tête d’une équipe au début de la saison 2013. Neuf sont les mêmes qu’à la fin de la saison précédente. Chivas USA et Montréal se séparent respectivement de Fraser et Marsch pour faire appel au coloré Chelis et à Marco Schällibaum, venus de l’étranger. Toronto embauche l’ancien international néo-zélandais Ryan Nelsen, qui a joué cinq ans à DC United mais ne peut empêcher les Canadiens de finir en bas de classement. Bien plus fructueuses, les arrivées de Caleb Porter à Portland et de Mike Petke à New York. La réputation du premier tient surtout à ses qualités sur le banc, qu’il a bien connu lors de ses trois saisons de joueur à ce niveau où il n’a été qu’onze fois sur le terrain. Il métamorphose l’équipe et est élu entraîneur de l’année. Quant à Petke (photo), il ne semble qu’un deuxième choix pour diriger la formation pour laquelle il a longtemps joué. Ça ne l’empêche pas de lui permettre de remporter le Supporters Shield, premier trophée officiel de l’histoire du club.

Parmi les neuf ayant conservé leur emploi, deux le perdront en cours de saison. Très décevant sur le terrain, Columbus est en outre racheté par un nouveau propriétaire : Warzycha cède son poste au directeur technique Brian Bliss, qui avait déjà opéré un intérim d’une demi-saison à Kansas City en 2006. San José est méconnaissable, ce qui provoque une séparation à l’amiable avec Yallop, remplacé par son adjoint et compatriote Mark Watson, bourlingueur dont un des nombreux chapitres de la carrière de joueur a été écrit à DC United.

Les ex-joueurs ont fait un carton plein la saison dernière, puisque la Coupe MLS est revenue au Sporting Kansas City de Vermes. Kreis (Salt Lake), Heaps (New England), Pareja (Colorado) et Kinnear (Houston) peuvent également se féliciter d’un championnat réussi. Klopas (Chicago) et Olsen (DC United) ne peuvent pas en dire autant.

Nous voilà donc au début de la saison 2014 avec un total de 15 entraîneurs ayant un passé de joueur en MLS, soit 3 de plus qu’à l’issue du défunt championnat et un nouveau record. Il faut dire que l’hiver a été marqué par une valse à mille temps. Commençons avec les huit qui sont restés en place : l’indéboulonnable Kinnear est toujours à Houston ; forts de leur trophée, Porter, Vermes et Petke comptent encore jouer les premiers rôles avec Portland, Kansas City et New York ; malgré les résultats médiocres en 2013, DC United et Toronto ont renouvelé leur confiance en Olsen et Nelsen ; Heaps doit confirmer les progrès de New England alors que Watson a convaincu San José de le conserver.

Trois clubs changent leur fusil d’épaulent et font à nouveau appel à un ancien joueur de la compétition pour les entraîner. Dallas, où Hyndman est parti, rapatrie - voire débauche - Pareja de Colorado. Vancouver dit à Rennie qu’il n’a plus besoin de ses services et le remplace par son adjoint Carl Robinson, ancien international gallois qui a joué à Toronto et New York. Montréal préfère dire au revoir à Schällibaum et engager Klopas, que Chicago avait prié de s’en aller.

Quatre autre clubs sont toujours entraînés par un ancien joueur de MLS, mais plus le même qu’il y a quelques mois. Chicago a remplacé Klopas par Yallop, qui n’a donc pas tardé à retrouver de l’embauche. Salt Lake a vu son entraîneur fétiche Kreis relever le défi de New York City, qui commencera à jouer en 2015, et l’a remplacé par son adjoint Jeff Cassar, qui a joué une trentaine de rencontres pour Dallas entre 2003 et 2006. Columbus a voulu marquer son renouveau en allant chercher Gregg Berhalter, en quête d’un club après une expérience en Suède qu’il avait rejointe quelques mois après sa retraite de joueur au LA Galaxy. Et donc, le dernier en date, Pablo Mastroeni, emblématique joueur de Colorado qui y dirigeait les entraînements depuis la reprise mais n’a obtenu officiellement le poste qu’à quelques heures du début de la saison.

Chaque année ou presque, un record du nombre d’entraîneurs ayant joué en MLS est battu, soit en début de saison, soit en cours de compétition. Ils sont aujourd’hui 15 sur 19, mais à moyen terme, le championnat sera composé de 24 clubs. Si la tendance se maintient, on peut donc imaginer que le record va encore tomber au cours des années à venir.

19 March 1:39 pm

Avec la nomination de Pablo Mastroeni juste avant le début de saison, 15 des 19 entraîneurs de MLS en sont également d’anciens joueurs. Wilmer Cabrera (Chivas USA), Bruce Arena (LA Galaxy), John Hackworth (Philadelphie) et Sigi Schmid (Seattle) font figure d’exception. Depuis plusieurs années, c’est la norme, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Cette semaine, Coup Franc vous propose de revivre chronologiquement, en deux parties, l’évolution de la confiance accordée par les clubs aux anciens joueurs de MLS pour leur accorder le poste d’entraîneur.

Au début de la première saison de MLS, en 1996, aucun ancien joueur ne pouvait évidemment être entraîneur. Néanmoins, dès cette année-là, l’un d’entre eux a déjà reçu, très brièvement, sa chance. À Colorado, l’attaquant Roy Wegerle, qui joue régulièrement, se voit confier cette responsabilité pour le dernier match de la saison régulière après la démission de Bob Houghton. Cela se solde par une défaite 3-1 de la lanterne rouge à DC United et met fin à l’expérience.

Il faut attendre 1998 pour que celle-ci soit tentée à nouveau, avec un joueur bien plus renommé. Fin août, Thomas Rongen démissionne à New England. Walter Zenga, qui y a joué la saison précédente mais a pris sa retraite et est retourné en Italie, est appelé à lui succéder. La saison suivante, il devient le premier ancien joueur de MLS à commencer le championnat comme entraîneur. Comme joueur-entraîneur plus précisément, puisque le gardien a rechaussé les crampons. New England termine 10e sur 12 mais Zenga doit céder son poste à deux rencontres de la fin de la saison.

Les choses sérieuses commencent réellement à San José, en 2001. Après avoir arrêté sa carrière à Tampa Bay en 1998 (photo), Frank Yallop y a fait ses premières armes comme adjoint, avant d’occuper le même poste à DC United. San José décide d’aller plus loin, lui donnant sa chance en tant qu’entraîneur principal. La confiance est manifeste car le club est ambitieux et recrute en conséquence. Il ne le regrettera pas : le Canadien offre à San José sa première Coupe MLS, suite à une victoire 2-1 contre Los Angeles, avec des buts de Donovan et De Rosario, toujours actifs aujourd’hui. Yallop est également récompensé par le trophée d’Entraîneur de l’année.

Cela ne donne pas d’idées aux autres clubs. À vrai dire, en 2002, tous les entraîneurs (même ceux arrivés en cours de saison) ont déjà entraîné en MLS par le passé, mais Yallop reste le seul à y avoir joué. San José termine deuxième du classement général mais sa course vers la Coupe MLS s’arrête contre Columbus dès les quarts de finale. Encore deuxièmes du classement en 2003, les Californiens remportent cette fois leur deuxième Coupe MLS, 4-2 contre Chicago, avec entre autres un doublé de Donovan.

En 2004, Yallop répond à l’appel du Canada et prend la tête de l’équipe nationale. San José mise sur la continuité et donne sa chance à Dominic Kinnear, adjoint de Yallop et autre ancien joueur de MLS (Colorado, San José, Tampa Bay). L’Écossais n’a, techniquement, pas quitté le club depuis lors puisque ce dernier a été déménagé à Houston en 2006 et qu’il y entraîne toujours, alors que San José a relancé un club en 2008 en lui donnant la même identité qu’à son prédécesseur. Pour leur première saison sous Kinnear, les Californiens terminent septièmes (sur 10) et sont éliminés en quart de finale.

Pour la première fois en 2004, deux clubs de MLS sont entraînés par un ancien joueur du championnat. DC United décide en effet de donner les rênes de son équipe à Piotr Nowak, qui a terminé sa carrière deux ans plus tôt à Chicago. Et bis repetita : trois ans après Yallop, l’ancien international polonais décroche la Coupe MLS pour sa première année comme entraîneur, une victoire 3-2 contre Kansas City. Il devient ainsi le premier entraîneur à soulever le trophée après l’avoir gagné comme joueur (avec Chicago en 1998).

2005. N’ayant pu devenir, après Yallop, le deuxième ex-joueur du championnat à remporter la Coupe MLS en tant qu’entraîneur, Kinnear trouve le moyen d’écrire l’histoire à sa façon, puisqu’il devient le premier de cette catégorie à mener son équipe au Supporters Shield. San José tombe ensuite en quart de finale, ce qui n’empêche pas Kinnear de suivre les traces de son prédécesseur en devenant à son tour entraîneur de l’année. À DC United, Nowak, toujours en poste, vit une bonne saison, sans titre toutefois.

Les deux hommes reçoivent également de la compagnie en cours d’année. Columbus limoge Greg Andrulis à la mi-juillet et le remplace par Robert Warzycha, qui doit terminer la saison en tant qu’intérimaire. Après un 14/57, les noir et or prennent 24 points sur 39 sous sa direction, terminant dixièmes (sur douze) du classement général. Fidèle serviteur du club où il a joué de 1996 à 2002, l’ancien international polonais reprendra le rôle d’adjoint la saison suivante, avec l’arrivée de Sigi Schmid.

Les ambitieux MetroStars, où joue alors Youri Djorkaeff, n’ont pas de résultats à la hauteur de leurs espérances et, à trois rencontres de la fin de la saison régulière, remplacent Bob Bradley par son adjoint Mo Johnston. L’Écossais, qui a défendu les couleurs de Kansas City de 1996 à 2001, termine par un 7/9 en déplacement, ce qui lui garantit le poste pour 2006 même si le club est éliminé de la course à la Coupe MLS en quart de finale par New England.

2006 est la première saison à s’ouvrir avec trois ex-joueurs au poste d’entraîneur. Deux d’entre mèneront leur équipe aux prix les plus convoités. DC United, avec Nowak, occupe la tête du classement à l’issue de la saison régulière et remporte le Supporters Shield, avant de tomber en demi-finale contre New England. Les rouge et noir sont vengés en finale par Houston, qui vient de déménager de San José et est donc entraîné par Kinnear. Les Texans s’imposent aux tirs au but et ne font pas regretter à leur nouvelle ville d’adoption l’envie d’attirer une franchise de MLS.

Cela ne se passe pas aussi bien pour Johnston à New York, qui vient d’être totalement redessiné aux couleurs de Red Bull. Il est congédié fin juin, Bruce Arena lui succède trois semaines plus tard. Entre temps, Richie Williams, ex-joueur du club et de DC United, assure l’intérim. Néanmoins, comme en 2005, quatre anciens joueurs de MLS occupent un poste d’entraîneur à la fin de la saison. À Kansas City, Bob Gansler démissionne à la mi-juillet et est remplacé par Brian Bliss, qui y a joué en 1998 après des passages aux MetroStars et à Columbus. L’équipe ne perd que 3 de ses 13 dernières rencontres mais termine avant-dernière. À Los Angeles, Steve Sampson est limogé début juin et remplacé par Frank Yallop, de retour de son périple canadien. Il ne peut cependant pas redresser suffisamment la situation pour éviter que la saison de l’équipe s’arrête dès la fin de la saison régulière, une première dans l’histoire du club.

À de nombreux égards, 2007 est une année charnière dans l’histoire de la MLS. Un des innombrables changements notables cette année-là concerne ses ex-joueurs devenus entraîneurs : pour la première fois, ils sont en majorité sur les bancs lors du début de la saison. Sept sur treize ! Kinnear est bien entendu toujours à Houston, avec qui il remporte une deuxième Coupe MLS consécutive. DC United a perdu Nowak, devenu entraîneur adjoint de l’équipe nationale américaine, et a nommé Tom Soehn (ex-Dallas et Chicago) pour lui succéder : le résultat est le même, le club conserve le Supporters Shield. À Kansas City, l’arrivée d’une nouvelle direction amène des changements importants, et Bliss est remplacé par Curt Onalfo, qui a joué une trentaine de rencontres de MLS entre 1996 et 1999 : l’équipe termine en milieu de classement et atteint les demi-finales. Le LA Galaxy adopte son nouveau nom, engage David Beckham et maintient sa confiance en Frank Yallop, mais les résultats ne s’améliorent pas.

C’est peut-être dur à croire aujourd’hui, mais cette année-là, Chivas USA est le club phare du sud de la Californie. Preki, qui a joué 10 ans en MLS, y entame sa carrière d’entraîneur et mène l’équipe à la deuxième place en plus d’obtenir le titre d’entraîneur de l’année, mais la route vers la Coupe MLS s'arrête en quart de finale. Après y avoir terminé sa carrière de joueur en 2003, le Nord-Irlandais Steve Morrow devient entraîneur de Dallas, où il restera trois ans. De son côté, Johnston tente de rebondir à Toronto, qui vient d’entrer en MLS, mais ne peut éviter la lanterne rouge. Un huitième larron les rejoint rapidement : en mai, Jason Kreis raccroche les crampons et succède sur le champ à John Ellinger au poste d’entraîneur de Salt Lake, qui terminera avant-dernier. Il se rattrapera par la suite…

Dès lors, la tendance ne s’inversera plus : les clubs de MLS continueront de faire confiance à d’anciens joueurs du championnat pour le poste d’entraîneur. Une évolution continue qui sera le sujet du deuxième article de cette série, plus tard cette semaine.

18 March 11:32 am

Entre les débuts aussi réussis qu’attendus de Toronto, la prestation en demi-teinte de Vancouver, le match de Montréal à Dallas et les perspectives pour le premier match à domicile des Québécois cette saison, les clubs canadiens sont au centre de l’émission de cette semaine (à écouter ici), mais les autres ne sont pas oubliés.

Toronto a remporté son premier match de la saison 1-2 à Seattle, avec deux buts de Jermain Defoe. Peut-on déjà dire que la sauce a pris ? Peut-on tirer certaines conclusions au sujet des deux formations ? Quelles sont les autres raisons d’être optimistes pour les supporters ontariens ? Quels ajustements doit apporter Sigi Schmid pour améliorer son équipe ?

On parle également de la défaite de Montréal à Dallas, et du choix purement défensif des médians latéraux effectué par Frank Klopas, des difficultés offensives de Portland tenu en échec chez lui pour la deuxième fois consécutive, et de la bonne prestation de Chivas USA, en progrès, contre une équipe de Vancouver méconnaissable par rapport à la semaine dernière.

Le premier match à domicile de Montréal cette saison est prévu pour ce samedi au Stade olympique. Une enceinte munie d’un toit… qui pourrait causer le report de la rencontre en cas de neige. On vous donne toutes les explications.
Note : le lendemain de l'émission, les responsables du stade ont expliqué que leur meilleure connaissance de la toile a permis d'assouplir le règlement : la tolérance est désormais de 3 cm de neige, alors qu'auparavant, toute accumulation forçait le report d'un évènement.

Et, comme de coutume désormais, nos conseils pour briller au jeu MLS Fantasy.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

17 March 10:10 am

Très attendu, le match entre Seattle et Toronto a tourné à l’avantage des visiteurs, emmenés par un Defoe qui n’aurait pas pu rêver meilleurs débuts en MLS, avec deux buts en moins de 25 minutes. Deux cadeaux, déplorait Sigi Schmid, dont l’équipe a réduit le score en deuxième mi-temps pour finalement s’incliner 1-2.

Parmi les clubs qui ont joué deux rencontres, seul Houston compte le maximum des points. Toronto (exempt la semaine dernière) et Columbus (qui ne jouait pas ce week-end) sont les deux seuls autres « sans faute ». Les Texans vêtus d’orange ont été moins impressionnants que lors de leur premier duel, mais ont réussi à fermer la porte après avoir marqué, avec l’aide d’un peu de chance, le seul but du match contre Montréal. Même s’ils ont apprécié leurs progrès défensifs, les Québécois se retrouvent avec un 0/6. Un triste honneur qu’ils partagent avec New England, où la polémique gronde après la défaite à Philadelphie : Gonçalves n’était même pas sur le banc. « Les meilleurs joueurs sont sur le terrain », justifiait Jay Heaps.

Ces deux moins bons élèves sont aussi les seuls à avoir perdu en déplacement ce week-end. Et pourtant, plusieurs ténors jouaient chez eux, où ils ont été accrochés. Contre Dallas, Kansas City a encaissé dans les arrêts de jeu pour la deuxième semaine de suite, ce qui l’a contraint au partage et a provoqué la colère de Peter Vermes. New York a pris son premier point de la saison contre Colorado et déplorait davantage son manque de créativité que le penalty octroyé aux visiteurs. À Portland, on a également revu un scénario connu : un but en fin de match de Fernandez a sauvé un point pour ses couleurs, cette fois contre Chicago.

La seule rencontre opposant deux vainqueurs de la première journée s’est soldée par un nul. Malgré les deux points perdus à la maison, Chivas USA est très heureux de sa prestation contre Vancouver, qui reconnaît avoir reçu une leçon de jeu collectif. Salt Lake pensait revenir avec une deuxième victoire consécutive en autant de déplacements difficiles consécutifs en Californie mais Bernardez a fait parler ses qualités offensives pour permettre à San José de revenir de 1-3 à 3-3.

LES RÉSULTATS
Philadelphie - New England
New York - Colorado
Houston - Montréal
Kansas City - Dallas
Seattle - Toronto
Portland - Chicago
Chivas USA - Vancouver
San José - Salt Lake

 
1-0
1-1
1-0
1-1
1-2
1-1
1-1
3-3

Classement général
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14 March 10:31 am

Le français est parlé de plus en plus couramment dans le vestiaire de Philadelphie. Sébastien Le Toux et Antoine Hoppenot ont été rejoints par le milieu de terrain Vincent Nogueira qui, en pleine force de l’âge, a décidé de donner un nouveau cap à sa carrière.

Titulaire à Sochaux depuis 2011, il ne voulait pas tant quitter son ancien club que franchir l’Atlantique. « J’étais attiré par le football aux États-Unis, explique Nogueira. J’ai donc effectué les démarches nécessaires en demandant à mon agent de prospecter pour moi. La MLS était une possibilité et Philadelphie a fait part de son intérêt. » Celui-ci s’est matérialisé par un contrat officialisé en janvier dernier, un beau cadeau d’anniversaire pour le joueur qui fêtait ses 26 ans.

Arrivé à temps pour effectuer l’essentiel de la préparation à Philadelphie, il a quitté en pleine saison une équipe en lutte pour son maintien en D1 française, et qui aurait peut-être eu besoin de lui. « C’est ce qui m’a gêné le plus. Mais la direction était au courant : ça faisait un an que je voulais partir en MLS, ce qui aurait d’ailleurs pu arriver avant le début de la saison en France. Mais c’était en plein milieu du championnat ici, ce qui compliquait le transfert en raison des règlements liés aux salaires. J’ai même un peu prolongé mon séjour à Sochaux en raison de la situation du club, il n’y a donc eu aucun souci. »

Lui qui a toujours vécu dans un rayon de 100 km de Sochaux, où se trouve aussi toute sa famille, et a toujours joué dans cette région de l’est de la France, le voilà désormais dans un tout nouvel environnement. Et il ne demande pas mieux. « Ah oui, c’est dépaysant… et c’est bien le but ! Je n’ai pas fait un tel pas pour rien : c’est ça que je cherchais. Et pourtant, je n’ai pas encore vraiment vécu ici, car depuis mon arrivée, je séjourne à l’hôtel et on a eu deux stages. Je n’ai donc pas eu le temps d’avoir des surprises. »

S’il n’a pas encore été surpris, c’est aussi parce qu’il s’est préparé à sa nouvelle situation. « On ne parle pas beaucoup de la MLS en France, alors je me suis renseigné auprès de joueurs qui y évoluent, d’entraîneurs qui ont vécu aux États-Unis, j’ai communiqué avec beaucoup de monde du milieu du football et j’ai regardé des matchs. »

À la télévision c’est une chose, sur le terrain, c’en est une autre. Après la première journée de championnat et un gros mois de préparation, Nogueira a déjà pu se faire une idée du jeu en MLS. « Sur le terrain, ce qui m’a marqué, c’est le niveau similaire entre toutes les équipes. Que ce soit notre premier match de championnat ou durant la préparation, ça a toujours été le même genre de match contre des adversaires qui se ressemblent. Le style est direct, avec une pression constante sur le porteur du ballon. On veut toujours jouer vers l’avant, c’est très porté vers le but. En Europe, il y a davantage de phases de préparation. » Hors du terrain, il voit plus de similitudes entre les deux continents. « On est chez les pros, tant ici qu’en Europe, alors tout est très professionnel. Il est quand même vrai qu’ici, le marketing et la communication sont très développés. »

Pour ses débuts officiels en championnat, il a eu droit à un beau baptême : un déplacement à Portland, révélation de la saison dernière sur le terrain et toujours parmi les meilleurs dans les tribunes. « Je savais qu’il y avait des stades comme Portland, et c’est bien dommage d’y avoir joué en début de championnat car maintenant je vais espérer voir pareil ailleurs. C’est dans le top 10 des ambiances que j’ai connues dans ma carrière. Si je devais comparer avec la France, je dirais que c’est comme Valenciennes ou Lens : les spectateurs ne sont pas aussi nombreux qu’au PSG ou à Marseille, mais ils font beaucoup de bruit. Si je pouvais, je jouerais tous les week-ends dans une telle ambiance. Les tifos étaient vraiment chouettes et beaux, les supporters très bruyants. C’est un des meilleurs publics de MLS et j’espère que dans tous les stades, ça va prendre une telle direction. J’ai hâte de jouer à Philadelphie et je souhaite que ce soit comme ça à chaque match. »

Pour couronner le tout, la rencontre s’est soldée par un partage 1-1, excellent résultat pour Philadelphie, surtout après une préparation qui a été cahin-caha. « Certaines de nos prestations n’étaient pas récompensées mais souvent, nous n’avions pas été à la hauteur de ce qu’on pouvait montrer. On commence à jouer ensemble, à se connaître. Il faut dire qu’en milieu de terrain, qui est le cœur du jeu, il y a beaucoup de nouveaux. Le match à Portland était vraiment un cran au-dessus de ceux que nous avons joués durant la préparation, c’était le plus abouti depuis le début de l’année. J'aimerais qu’il ne reste pas un cas isolé et qu’il y ait des suites positives. »

Nogueira commence aussi à connaître son rôle sur le terrain, lui dont la mission est de revigorer l’entrejeu de son équipe en compagnie de Maurice Edu, également arrivé cet hiver. « J’ai toujours évolué comme milieu de terrain axial, tantôt plus offensif, tantôt plus défensif. Relayeur est le mot qui convient le mieux s’il faut en choisir un. Il m’est aussi arrivé de dépanner sur le côté. Ici, l’entraîneur me fait jouer haut, avec un rôle plus offensif que celui que j’occupais dernièrement. Mais ça va, j’ai connu ça plus tôt dans ma carrière. Et il me donne la possibilité d’être assez libre, ça me plaît bien. »

Le joueur qui porte le numéro 5 apprécie sa nouvelle vie et son nouvel environnement. Il sait comment entamer du bon pied cette nouvelle étape de sa carrière, mais ne va pas se limiter à mesurer son succès en fonction d’objectifs chiffrés. « Je ne suis pas quelqu’un de quantitatif, même si je sais que les Américains sont très portés sur les statistiques. Si l’équipe gagne et que je peux y contribuer, c’est cool. Si à la fin de l’année, je me suis éclaté sur le terrain en livrant de bonnes prestations, je considérerai ma saison comme réussie. »

11 March 11:10 am

Enfin, ils ont joué ! Ça fait un moment qu’on attendait ça, et on peut parler de ce qu’on a vu sur le terrain. Les rencontres de la première journée sont donc au centre des conversations de l’émission Coup Franc de cette semaine (à écouter ici). Au sommaire, entre autres :

  • Seattle - Kansas City, premier match et premier sommet de l’année, entre deux équipes qui semblaient en rodage aidées par des « remplaçants fiables ».
  • La défaite de Montréal à Dallas, avec deux défenses inquiétantes (et surprenante dans sa composition chez les Québécois) mais quelques points encourageants chez les joueurs offensifs.
  • Les débuts réussis de Chivas USA contre Chicago, la popularité et l’avenir du club que les anglophones appellent avec humour CSKA (Club Still Known As) Chivas.
  • La victoire impressionnante de Vancouver contre New York, avec des nouveaux joueurs déjà bien intégrés.
  • Portland tenu en échec par Philadelphie, avec de la nonchalance coûteuse et une sauce qui a pris soudainement à l’Union.
  • Le niveau des arbitres de substitution qui étaient sur le terrain suite au lock-out de la PRO.

On ne parle pas que de la première journée de championnat, mais également des sujets suivants :

  • Les quarts de finale de la Ligue des champions, avec trois clubs de MLS encore en lice.
  • Le sondage qui place la MLS et la MLB (base-ball) à égalité dans leur popularité auprès des 12-17 ans.
  • L’appel du pied effectué par Olivier Occean à Montréal.
  • Nos conseils pour le jeu MLS Fantasy.

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10 March 10:44 am

La première journée de la saison 2014 a déjà été riche en émotions, en surprises, en suspense et en duels au sommet. Deux rencontres opposant des favoris étaient au programme et le verdict n’y est tombé que dans les dernières minutes. Salt Lake s’est imposé 0-1 au LA Galaxy, Rimando jouant les héros, et pas seulement en arrêtant un penalty, face à des Californiens qui ont dominé de bout en bout mais ont été incapables de concrétiser. Samedi après-midi, le tout premier match de l’année n’a pas fait honneur aux qualités des deux équipes en présence mais a permis à Barrett de découvrir l’émotion de marquer à Seattle, face à Kansas City qui a commencé la défense de sa Coupe MLS par une défaite trahissant un manque de discipline défensive.

Le détenteur du Supporters Shield, New York, a également ouvert sa saison avec un revers, une claque même : 4-1 à Vancouver. Mike Petke reconnaît avoir eu tout faux lors de sa préparation du match, alors que son vis-à-vis Carl Robinson tempérait l’enthousiasme autour de la victoire des siens. Même discours dans la bouche de Gregg Berhalter après la victoire 0-3 de Columbus à DC United, encore plus savoureuse pour l’entraîneur visiteur qui admettait ne pas être sûr de bien connaître son adversaire. Autre équipe à s’imposer largement, Houston a planté quatre buts à New England, dont deux de Bruin qui a retrouvé ses excellentes sensations de 2012.

De l'aveu de ses joueurs, Portland devra apprendre à marquer des buts laids, mais aussi moins encaisser sur phases arrêtées, pour éviter de devoir sauver un point in extremis comme samedi contre Philadelphie. Enfin, Chivas USA a entamé sa dernière année sous cette dénomination par un succès 3-2 contre Chicago, même score que celui de la victoire de Dallas contre Montréal dans un match aux défenses fébriles.

LES RÉSULTATS
Seattle - Kansas City
DC United - Columbus
Vancouver - New York
Houston - New England
Dallas - Montréal
LA Galaxy - Salt Lake
Portland - Philadelphie
Chivas USA - Chicago

 
1-0
0-3
4-1
4-0
3-2
0-1
1-1
3-2

Classement général
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