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matthias van halst

05 March 7:22 pm

Après un début de semaine consacré aux individualités, place maintenant à la présentation des équipes pour cette présentation de la saison qui commence samedi. Cela se passe dans l’ordre inverse du classement à l’issue de la dernière saison régulière. Pour les pronostics (sans complaisance), ce sera dans le podcast ce jeudi.

DC UNITED

Il n’est évidemment pas surprenant de constater que l’équipe qui avait battu des records de médiocrité la saison dernière a complètement remodelé son effectif, tant devant que derrière. Exit les Pajoy, De Rosario, Riley, Woolard, Jakovic. Bienvenue à Fernandez, Johnson, Espindola, Franklin et de nombreux autres. En manque d’options offensives en 2013, l’équipe perdait les pédales et la défense, pas plus friable qu’en 2012, s’effondrait. Le recrutement a été effectué pour à nouveau offrir à Ben Olsen une abondance de choix devant et la possibilité de brasser les cartes régulièrement.

DC United a été chercher des joueurs expérimentés de MLS et souvent avides de revanche, au même titre que ceux qui sont restés. Ainsi, le jeune DeLeon n’a pas répondu aux attentes l’an dernier et veut prouver que c’était en raison des déboires collectifs. Mais celui sur qui seront projetés tous les regards, c’est Eddie Johnson, arrivé de Seattle. Derrière, la ligne défensive est toute neuve. La pente à remonter reste toutefois importante et la mayonnaise doit avoir le temps de prendre. Les joueurs pourraient se décourager rapidement en cas d’échecs répétés mais constituer une toute bonne surprise s’ils retrouvent tous la confiance.

CHIVAS USA

Même ceux qui suivent Chivas USA de près ont des points d’interrogation plein les yeux quand on leur parle tant du produit sur le terrain qu’en dehors. Le club vient d’être racheté par la MLS, qui lui trouvera un repreneur cette année… peut-être demain, peut-être après la saison. Si une des rares satisfactions de la saison dernière, Villafaña, a pris la direction de Portland, le club n’a pas lésiné sur le recrutement et a été chercher au moins deux valeurs sûres : Rosales et Jean-Baptiste. Le premier nommé a sûrement apprécié de quitter la pluie et le gazon artificiel de Seattle, qui ont peut-être participé à ses pépins physiques la saison dernière.

Les autres renforts sont méconnus mais tellement nombreux qu’il y aura à coup sûr des bons coups et des échecs. On surveillera également le gardien Kennedy, paradoxe de stabilité dans ce club, et le jeune Torres, qui a maltraité les défenses adverses après son arrivée l’été dernier. Le nouvel entraîneur Wilmer Cabrera a une tâche difficile et devra apprendre à ses hommes à être moins passifs quand l’adversaire a le ballon. Malgré tout, l’équipe semble plus solide que l’an dernier et elle n’a perdu aucune de ses quatre rencontres de préparation contre des adversaires de MLS.

TORONTO

Les Ontariens n’en peuvent plus de la cave du classement, et ils ont allongé les millions pour en sortir… eux qui faisaient déjà partie des clubs les plus dépensiers de la compétition, sans succès. Sauf que là, ils ont frappé fort : Defoe, qui a empilé les buts en Premier League avec Tottenham pendant plusieurs saisons, Bradley, que certains considèrent comme le meilleur joueur américain et doit apporter de la stabilité dans l’entrejeu (qu’il risque toutefois de porter seul sur ses épaules) et Julio Cesar, gardien titulaire en équipe nationale du Brésil, sans oublier un autre joueur désigné, l’attaquant Gilberto. La défense laisse néanmoins beaucoup de signes d’inquiétudes, même si le club a embauché Orr (droite) et Morrow (gauche). Le tournoi d’Orlando a montré que la pente restait ardue à remonter.

Autre problème : Ryan Nelsen manque de solutions de rechange. Qui remplacerait Caldwell dans l’axe de la défense en cas d’indisponibilité, ou Bradley qui ira probablement à la Coupe du monde et n’a déjà pas de partenaire fiable à côté de lui dans l’entrejeu ? Neslen devra aussi supporter la pression de gérer cette abondance de biens, et ceux qui veulent des résultats immédiats devront se montrer patients car il y a un projet de jeu tout nouveau à mettre en place. Question parallèle : le BMO Field va-t-il se remplir comme dans ses premières saisons ?

COLUMBUS

Une ère nouvelle commence dans l’Ohio, avec une nouvelle direction et un nouvel entraîneur. Cependant, il n’y a pas eu de révolution des genres dans les transferts effectués malgré la retraite du charismatique Gaven et le départ de Gruenebaum. Après avoir raté son recrutement dans l’axe défensif l’an dernier, Columbus a cette fois été chercher des valeurs plus sûres : Parkhurst (réputé pour son placement et sa relance) et Gonzalez, respectivement international américain et costaricien. On les dit faibles dans le jeu aérien, ce qui risque d’être problématique sur les phases arrêtées et obligera les arrières latéraux Williams et Francis (autre renfort, lui aussi international pour le Costa Rica) à ne pas laisser centrer.

Offensivement, l’équipe ne manque pas de talent, avec Higuain, un des joueurs les plus créatifs de MLS, Oduro, rapide et qui sait marquer dans de nombreuses configurations de jeu, et Arrieta, lui aussi… en équipe nationale du Costa Rica. L’attaque a eu de bonnes sensations durant la préparation mais manque parfois de régularité : qu’en sera-t-il durant la saison ? Ce n’est pas la seule interrogation. Le flanc gauche, calamiteux l’an dernier, saura-t-il amener le danger ? Trapp va-t-il avoir le niveau devant la défense ? Peut-on réussir en MLS avec des joueurs de petite taille dans tous les secteurs ? Et si tous les internationaux sont convoqués pour la Coupe du monde, qui prendra la relève ?

DALLAS

Une nouvelle ère commence dans ce coin du Texas. Ferreira, patron sur le terrain, est parti. Oscar Pareja, patron sur le banc, arrive. Il y a de nombreux bons joueurs, mais pas de collectif efficace. Les interrogations offensives peuvent se résumer en une question : qui va faire la différence ? Perez, qui effectuera bien moins de voyages que d’habitude pour jouer avec le Panama ? Castillo, ailier doué mais très irrégulier ? Texeira, qui marquait à Groningen face aux faibles défenses néerlandaises ? Escobar, qui ne jouait pas à Evian ? Et si Diaz, arrivé en milieu de saison dernière pour succéder à Ferreira, arrivait à faire jouer tout ce monde-là ensemble ?

Si la plupart des renforts sont offensifs, l’arrivée de Thomas pour jouer devant la défense comble un besoin criant depuis plusieurs saisons. Derrière lui, pas grand-chose n’a bougé et il y a des problèmes à résoudre sur les flancs et les centres. Qu’adviendra-t-il de Michel Garbini, pas toujours efficace dans le cours du jeu mais dont les coups de pied arrêtés sont incroyablement dangereux ? Des questions et encore des questions. Reconstruction sera sûrement un des maîtres mots de la saison. Pareja va observer : s’il arrive à emboîter toutes les pièces du puzzle, tant mieux. Sinon, il sera patient et attendra le bon moment pour effectuer les retouches nécessaires, comme il l’avait fait à Colorado.

PHILADELPHIE

Bâtir une équipe à son image : John Hackworth s’y attelle depuis qu’il a succédé à Piotr Nowak et à son héritage très lourd en cours de saison 2012. Il a pu enfin dépenser comme il le souhaitait après avoir été soumis à des contraintes en raison de lourds contrats signés sous le règne de son prédécesseur. Avec ces nouveaux joueurs, il va faire évoluer l’équipe en 4-3-3 car pour lui, avoir la main sur l’axe de l’entrejeu, c’est avoir la main sur le match. Il devra aussi veiller à améliorer son équipe en possession de balle et sa défense dans le jeu aérien.

Derrière, le départ de Parke a été compensé par l’arrivée de Berry, qui composera une charnière centrale talentueuse mais inexpérimentée en compagnie d’Okugo, avec un à leur droite un autre jeune, Williams, meilleur offensivement que défensivement. L’entrejeu a changé de visage et sera dirigé par Edu, dans un rôle de box to box épaulé par le médian défensif Nogueira, arrivé de France, et Carroll, lui aussi au profil défensif. Le lien avec les joueurs offensifs n’a pas été simple durant la préparation, malgré les efforts de Le Toux, Maidana (autre nouveau venu, ailier gauche et joueur désigné) ainsi que de McInerney, qui compte marquer 20 buts cette saison. L’ambition est claire : passer de l’autre côté de la ligne rouge, mais la préparation n’a pas été très encourageante… comme l’an dernier, où tout s’est amélioré dès le coup d’envoi de la saison.

VANCOUVER

Le départ de Camilo, meilleur buteur du dernier championnat, a fait couler beaucoup d’encre et certainement occulté les nombreux changements en Colombie-Britannique. Sur le banc, le Gallois Carl Robinson succès à l’Écossais Martin Rennie, souvent décrié par les supporters pour le manque d’audace dans le jeu. Lee Young-Pyo a pris sa retraite, et il faut ajouter le départ de deux autres titulaires, Davidson et Kobayashi. Le départ du Coréen est compensé par l’arrivée de l’international iranien Beitashour qui, à San José, faisait partie des meilleurs arrières droits de la compétition.

Au milieu et devant, Robinson aura le choix : le duo de pare-chocs Laba - Reo-Coker ne manque pas de talent mais doit apprendre à se connaître. Devant eux, il y a quatre places et pléthore de candidats : Teibert, Manneh, Mattocks, Miller ainsi que les nouveaux Fernandez, Mezquida et Morales. Ajoutez à cela une défense centrale DeMerit – O’Brien qui vieillit et il est probable que le jeu sera davantage orienté vers l’avant. Plus de spectacle ? C’est fort probable. Plus de résultats ? Ça reste à voir.

04 March 3:04 pm

La MLS regorge de vedettes. Si la liste de joueurs du championnat qui pourraient aller à la prochaine Coupe du monde est longue, celle des autres talents qui apportent un plus à la compétition ne l’est pas moins.

DÉJÀ TRÈS CÉLÈBRES HORS-FRONTIÈRES

Pour commencer, il y a évidemment ceux dont la renommée internationale n’est plus à faire. Champion du monde et d’Europe avec la France, l’attaquant Therry Henry est aujourd’hui le fer de lance de New York, où il a toujours autant de fraîcheur pour empiler buts et passes décisives. Parfait complice de Landon Donovan au LA Galaxy, l’Irlandais Robbie Keane est favori de bien du monde pour le titre de meilleur buteur cette saison. Parmi ses concurrents, Marco Di Vaio, l’ancien de Bologne qui a trouvé le fond des filets 20 fois pour Montréal lors de la défunte compétition.

Surtout connu pour ses passages à l’Inter et à Newcastle, le Nigérian Obafemi Martins est une des attractions de Seattle, quand il est en état de jouer. À ce sujet, son compatriote encore peu connu Bright Dike (Toronto) se serait retrouvé dans la liste des prétendants à une place en Coupe du monde s’il ne s’était pas grièvement blessé plus tôt cette année. Avant sa retraite internationale l’été dernier, l’attaquant Kenny Miller jouait encore régulièrement pour l’Écosse après son arrivée à Vancouver. Il est toutefois moins célèbre que les joueurs cités précédemment, à l’instar du défenseur gaucher de Seattle Djimi Traore, premier Malien à remporter la Ligue des champions européenne, en 2005 avec Liverpool.

LES JOUEURS DÉSIGNÉS

Quelqu’un qui connaît un peu les règles de la MLS mais pas encore les joueurs aura un réflexe pour savoir rapidement qui sont ses vedettes : éplucher la liste des joueurs désignés, ces joueurs dont seulement une partie du salaire compte dans le budget salarial. Beaucoup ont déjà été cités auparavant, mais ils sont de plus en plus nombreux à hausser le niveau de la compétition sans toutefois être très connus à l’étranger. Ainsi, Federico Higuain, maître à jouer de Columbus, n’est pas aussi célèbre que son frère Gonzalo. Il en va de même pour celui qui est peut-être le plus « pur » meneur de jeu du championnat, l’Argentin Javier Morales, qui défend les couleurs de Salt Lake depuis 2007 déjà. L’an dernier, c’est son compatriote Diego Valeri, expert pour dicter le rythme des échanges avec Portland, qui a suscité l’admiration et a reçu le titre de Nouveau venu de l’année de la MLS. Les bons joueurs n’ont pas forcément le statut de joueur désigné dès leur arrivée, comme le prouve le médian défensif cubain Osvaldo Alonso, qui a obtenu cette récompense en prolongeant son bail à Seattle cet hiver.

Être joueur désigné n’est pas non plus une garantie de succès et nécessite souvent un temps d’adaptation, notamment à ceux qui arrivent en cours de saison. Si l’attaquant de Chivas USA Erick Torres a rapidement empilé les buts, ses débuts prometteurs demandent confirmation. Idem pour son homonyme panaméen Gabriel Torres, qui présentait des statistiques impressionnantes avant de signer à Colorado en août. On attend également de deux médians défensifs argentins arrivés l’été dernier qu’ils expriment la pleine mesure de leur talent cette saison : Hernan Bernardello (Montréal) et Matias Laba (passé de Toronto à Vancouver il y a quelques jours à peine).

Le départ de Laba était dû à un point de règlement qui stipule qu'un club ne peut posséder que trois joueurs désignés. Il était donc surnuméraire à Toronto où il y a déjà Michael Bradley, Jermain Defoe mais aussi l’attaquant Gilberto, jeune Brésilien de 24 ans que l’on a dit convoité par des clubs mexicains et allemands. Bien entendu, la pression sera forte sur ses épaules, comme sur celles de tout transfert qui a ce statut particulier. À ce titre, les deux nouveaux que l’on dit les mieux armés pour réussir leur entrée en MLS sont l’attaquant de Dallas David Texeira, un jeune uruguayen de 23 ans auteur d’une quinzaine de buts en deux saisons et demie à Groningen (Pays-Bas), et Cristian Maidana, ailier argentin de Philadelphie passé par le Spartak Moscou.

LES VALEURS SÛRES

Comme tout championnat, la MLS compte également sur certains joueurs que les supporters de toutes les équipes connaissent et savent qu’il faut surveiller. Ils sont régulièrement candidats aux honneurs individuels ou à une place dans le onze idéal de la saison.

L’un des meilleurs exemples est le Français de Kansas City Aurélien Collin, élu meilleur joueur de la dernière finale de la Coupe MLS, et formant avec Matt Besler l’une des défenses centrales les plus réputées de la compétition. Autre arrière central très apprécié, Jamison Olave a aidé New York à faire le pas en avant qui lui a permis de remporter le dernier Supporters Shield. Il était arrivé de Salt Lake il y a douze mois en compagnie du rapide Fabian Espindola, qui a désormais la tâche de réveiller l’attaque de DC United. Quant à leur ancien coéquipier Will Johnson, il a trouvé l’environnement idéal à Portland pour planter de superbes coups francs et exprimer son plein potentiel, ce dont profite notamment le polyvalent Darlington Nagbe.

Vif comme l’éclair, le Ghanéen Dominic Oduro fait régulièrement parler la poudre pour Columbus. Longtemps valeur sûre à Seattle, et réputé pour la qualité de ses centres et de ses coups de pied arrêtés, le milieu droit Mauro Rosales défendra cette saison les couleurs de Chivas USA. Depuis son retour à Montréal, le milieu central Patrice Bernier en est la figure emblématique. Autre joueur réputé, pas toujours pour les bonnes raisons car il n’a rien d’un enfant de chœur, l’attaquant de San José Steven Lenhart.

S’il fallait énumérer la liste des joueurs bien établis et considérés comme des valeurs sûres de la MLS, ce texte n’en finirait pas. Il faut quand même mentionner la renommée du gardien de Chivas USA Dan Kennedy, du roi des coups de pied arrêtés Michel Garbini (Dallas), de Kenny Cooper, attaquant complet qui vient d’arriver à Seattle, ou encore de Diego Fagundez, emblématique de la jeune garde de New England. Et je vous passe les détails sur les jeunes Deshorn Brown, Dillon Powers, Austin Berry, Kofi Sarkodie, Andrew Farrell ou Amobi Okugo, qui sont appelés à être de plus en plus connus.

Certains joueurs n’ont pas besoin de bien longtemps pour devenir des vedettes en MLS où, il faut l’avouer, peu d’observateurs les connaissaient avant leur arrivée. Débarqué de Suisse il y a un an, le défenseur central de New England José Gonçalves n’a pas eu besoin d’une saison pour déjà être considéré comme le meilleur joueur du championnat à son poste. Le gardien panaméen Jaime Penedo a débarqué au LA Galaxy l’été dernier pour remettre à flots une défense en train de couler et les éloges pleuvent déjà à son sujet. Le portier de Dallas Raul Fernandez, international péruvien, en a reçu moins en fin de saison à cause de l’effondrement de son équipe mais avait été sélectionné pour le Match des étoiles (All-Star Game). Il est arrivé en MLS début 2013, tout comme Nigel Reo-Coker, titulaire plusieurs saisons à Aston Villa et aujourd’hui menace permanente sur le flanc droit de Vancouver.

LES NOUVEAUX QUI REGORGENT D’AMBITION

Les renforts venus de l’étranger ont une fois de plus été nombreux cet hiver, et tous aimeraient évidemment marcher sur les traces de Valeri et Gonçalves. Marco Pappa a un avantage sur les autres : l’ailier guatémaltèque était une vedette à Chicago avant de partir pour Heerenveen où ça ne s’est pas passé comme il le souhaitait. Idem pour le défenseur central international néo-zélandais Tony Lochhead qui avait passé deux saisons à New England avant de partir pour Wellington en 2007. Le choc culturel ne sera pas non plus énorme pour l’attaquant canadien Rob Friend, qui a quitté l’Allemagne pour le LA Galaxy. Sûrement davantage pour son nouveau coéquipier Stefan Ishizaki, ailier droit suédois sélectionné 13 fois en équipe nationale et qui quitte Elfsborg après 7 saisons, ou encore l’avant brésilien Samuel, prêté par Fluminense.

Le voisin de Chivas USA mise sur l’attaquant Adolfo Bautista, un vétéran mexicain de 34 ans qui a déjà porté 38 fois son maillot national, sur le médian défensif argentin Agustín Pelletieri qui compte près de 300 matches en D1 de son pays, ou encore Daniel Fragoso, qui a 31 ans et une carrière dans les divisions inférieures espagnoles. Son compatriote Christian Fernández, nouvel arrière gauche de DC United, a joué quelques années au sein de l’élite espagnole et présente un pedigree supérieur à celui d’un autre Ibère, l’arrière central de New York Armando.

Parmi les nouveaux, trois joueurs arrivent de France. Deux d’entre eux sont des médians défensifs français qui étaient restés fidèles au même club depuis le début de leur carrière : Jean-Baptiste Pierazzi, 28 ans, est passé d’Ajaccio à San José alors que Vincent Nogueira, 26 ans, a quitté Sochaux pour Philadelphie. Le soutien d’attaque colombien de Dallas Andrés Escobar appartient au Dynamo Kiev qui l’avait prêté l’an dernier à Évian, où il jouait à peine.

Pour finir, des duos. Le plus attendu, après le recrutement de Valeri l’an dernier : les Argentins de Portland Gastón Fernández, un soutien d’attaque de 30 ans qui vivra sa première expérience hors d’Amérique latine, et Norberto Paparatto, un arrière central du même âge qui a passé l’essentiel de sa carrière à Tigre dans son pays natal. Vancouver a misé sur les Uruguayens : le soutien d’attaque Sebastián Fernández et l’attaquant Nicolás Mezquida qui, à respectivement 24 et 22 ans, ont déjà beaucoup bourlingué mais pas forcément énormément joué. Enfin, les traditionnels anglais : Bradley Orr, arrière droit prêté par Blackburn à Toronto après avoir passé une demi-saison à Blackpool en D2, et Luke Moore, attaquant de Chivas USA venu en droite ligne de Wimbledon, en D4. 

03 March 7:00 pm

Le coup d’envoi de la saison 2014 de MLS sera donné ce samedi. Cette semaine, les articles de Coup Franc (vous allez voir, ils vont souvent s’allonger cette année) seront consacrés à sa présentation. En plus de cinq textes, il y aura le premier épisode de l’année de l’émission Coup Franc, dont vous avez été très nombreux à nous demander le retour (un grand merci).

Le grand évènement de l’année dans le monde du ballon rond sera évidemment la Coupe du monde. La MLS pourrait y être très bien représentée, tant par des internationaux américains qu’étrangers. C’est un signe que la compétition est de plus en plus forte. C’est pourquoi, cette présentation de la saison commence par la liste des joueurs qui brillent en MLS et ont des chances d’aller au Brésil cet été. Accrochez-vous, elle est longue !

LES RETOUR DE VEDETTES AMÉRICAINES

Parmi les 23 joueurs que Jürgen Klinsmann sélectionnera, y en aura-t-il plus ou moins de la moitié évoluant en MLS ? La question est on ne peut plus légitime depuis qu’un fort contingent d’internationaux américains est revenu jouer au pays. Et la tendance n’a fait que s’accentuer cet hiver.

Le transfert dont tout le monde a parlé est celui de Michael Bradley à Toronto : incontournable en équipe nationale, le médian défensif est venu chercher le temps de jeu dont il ne bénéficiait plus à l’AS Rome. Mais il n’est pas le seul à rentrer au bercail. Transféré à Augsburg il y a un an, le défenseur central Michael Parkhurst (24 sélections) y jouait à peine alors qu’il avait passé plusieurs saisons comme titulaire à Nordsjælland. Le voilà désormais à Columbus afin de gagner sa place pour le Brésil. C’est à Philadelphie que Maurice Edu, milieu défensif, tentera d’en faire autant : son départ des Glasgow Rangers pour Stoke en 2012 a coïncidé avec une baisse de sa cote en équipe nationale.

D’autres sont revenus dans un passé récent mais jouaient déjà en MLS la saison dernière. Un nom a fait couler plus d’encre que les autres : l’attaquant Clint Dempsey, dont la demi-saison à Seattle a tourné au vinaigre. Prêté pendant la trêve à Fulham, où cela n’a guère mieux été, il a intérêt à retrouver le même sens du but qu’en équipe nationale. Le retour de l’arrière central Clarence Goodson a été bien plus discret : et pour cause, il n’a joué que 9 rencontres de championnat, mais a contribué à la stabilisation d’une défense de San José très poreuse en première moitié de saison. Il y a deux ans, c’est Eddie Johnson qui avait signé un retour remarqué : après une première saison très réussie, il a surtout fait parler de lui pour ses exigences salariales l’an dernier. Du coup, Seattle l’a laissé partir à DC United.

VALEURS SÛRES DU CHAMPIONNAT

Parallèlement à ces revenants, Jürgen Klinsmann peut aussi compter sur un contingent de fidèles, dont les plus célèbres représentants sont des duos provenant de trois clubs différents. Longtemps considéré comme le meilleur joueur américain évoluant au pays, Landon Donovan retrouve la pleine mesure de ses moyens après une pause en début de saison dernière : buteur et passeur complet, le meilleur buteur de son équipe nationale en est aussi le deuxième joueur le plus sélectionnés (155 capes pour 164 à Cobi Jones). Son coéquipier Omar Gonzalez est à l’autre bout du spectre : parce qu’il est bien plus jeune et évolue de l’autre côté du terrain, en défense centrale. Ce qui ne l’empêche pas de marcher sur les traces de son partenaire, signant l’an dernier un contrat de joueur désigné.

Gonzalez émarge pour le moment à une autre catégorie : les joueurs peu connus sur la scène internationale mais dominants en MLS. Un de leurs plus illustres représentants est le médian défensif de Salt Lake, Kyle Beckerman, pas toujours à l’aise avec les États-Unis contre les meilleures nations mais un des meilleurs joueurs à son poste en championnat : non seulement, il protège parfaitement sa défense, mais il est aussi capable d’orchestrer le jeu devant lui. Son coéquipier Nick Rimando fait partie des gardiens les plus spectaculaires et doté des meilleurs réflexes de la compétition. Quant on parle de talents fidèles, le nom de Matt Besler est incontournable : né non loin de Kansas City, le joueur évolue pour le Sporting local depuis ses débuts professionnels où son duo avec Aurélien Collin constitue une des meilleures paires de défenseurs centraux de MLS. Graham Zusi a éclos sur le tard mais ce milieu offensif qui peut jouer à droite n’est pas étranger aux progrès de Kansas City depuis 2011 et ne manque pas d’impressionner tous ceux qui découvrent la MLS, dont il est une vedette incontournable.

Si tous les joueurs cités ci-dessus peuvent sérieusement espérer aller au Brésil cet été, d’autres internationaux Américains ont davantage l’air d’un plan B pour Jürgen Klinsmann, malgré leurs états de service. Ainsi, Mike Magee, élu meilleur joueur de la défunte saison et dont les nombreux buts ont permis à Chicago de réaliser une deuxième moitié de saison régulière tonitruante, devra encore empiler les buts s’il espère être sélectionné. Même chose pour Chris Wondolowski, le buteur opportuniste par excellence qui a fait trembler les filets plus de 50 fois au cours des 3 dernières saisons pour San José et a bien plaidé sa cause en marquant deux fois contre la Corée du Sud il y a un mois. Quant à Brad Davis, il a la plus belle patte gauche du championnat et c’est lui qui a donné la dernière passe sur le plus du buts au cours des trois dernières années. Ça ne lui garantit pas pour autant de quitter la canicule de Houston en juin prochain. Un cran derrière, Brad Evans ne fait pas d’étincelles dans l’entrejeu de Seattle mais convainc Klinsmann de le sélectionner trois ou quatre fois par saison. Comptant 41 sélections, Benny Feilhaber, milieu central de Kansas City, a retrouvé l’équipe nationale en février après 2 ans d’absence.

Ils ne sont pas les seuls joueurs de MLS à avoir été appelés par Klinsmann l’an dernier, et tous les autres sont soit déjà des valeurs sûres de MLS, soit des vedettes en devenir, mais n’ont pas (encore) l’aura de ceux cités plus haut. Il s’agit de Dax McCarty, Sean Johnson, Tony Beltran, Eric Alexander, Will Bruin, Bill Hamid, DeAndre Yedlin, Justin Morrow, Alan Gordon, Tally Hall, Michael Harrington, Chris Klute, Chance Myers, Shane O'Neill, Seth Sinovic, Corey Ashe et Jack McInerney.

BEAUCOUP D’INTERNATIONAUX ÉTRANGERS

S’il pourrait y avoir une douzaine de joueurs américains de MLS à la prochaine Coupe du monde, il est tout à fait envisageable d’en compter tout autant d’étrangers. Parmi eux, le roi du jeu aérien, l’Australien Tim Cahill, un des grands artisans du Supporters Shield remporté par New York l’an dernier. Toronto a engagé deux autres grands noms au cours des dernières semaines : le gardien brésilien Julio Cesar, prêté par QPR mais plus connu pour sa période à l’Inter Milan, et l’attaquant anglais Jermain Defoe arrivé en droite ligne de Tottenham où il faisait régulièrement trembler les filets. Autres seuls internationaux de leurs pays en MLS, l’Iranien Steven Beitashour, qui après avoir fait les beaux jours de San José au poste d’arrière droit a pris la direction de Vancouver cet hiver, et l’attaquant Juan Luis Anangonó, joueur désigné de Chicago qui ne compte toutefois que deux sélections avec l’Équateur.

Après les États-Unis, le Costa Rica pourrait être le pays à sélectionner le plus de joueurs de MLS pour la prochaine Coupe du monde. Il y a déjà quelques valeurs sûres (tant pour leur pays que dans leur club), comme Alvaro Saborio, auteur de 31 buts en 92 sélections et buteur très régulier avec Salt Lake, l’arrière gauche de New York Roy Miller, qui est passé complètement à côté de son début de saison 2013 avant de regagner sa place, et Giancarlo Gonzalez, arrière central arrivé à Columbus cet hiver. Les noir et or ont également transféré l’arrière gauche Waylon Francis et avaient déjà en leurs rangs Jairo Arrieta, mais aucun des deux n’est appelé à chaque match de l’équipe nationale, sort identique à celui du flanc gauche de Portland Rodney Wallace.

Le Honduras est l’autre nation de la Concacaf dont les internationaux sont très prisés en MLS. Les plus connus sont Victor Bernardez, arrière central de San José élu meilleur défenseur du championnat en 2012, et Oscar Boniek Garcia, joueur désigné qui anime le flanc droit à Houston. L’attaquant Jerry Bengtson a le même statut à New England, joue régulièrement pour son pays mais peine à s’illustrer positivement pour son club. Le sélectionneur du Honduras suit également de près Marvin Chavez, qui arpentera l’aile de Colorado cette saison après avoir quitté San José, et l’arrière gauche Johnny Leveron, qui défend les couleurs de Vancouver depuis un an.

La liste des joueurs de MLS qui pourraient aller à la prochaine Coupe du monde est bien plus longue que ce que beaucoup de monde pense… et ces joueurs sont loin d’être les seules vedettes du championnat ! De ces autres, on parlera demain.

28 February 3:47 pm

La valse des entraîneurs a été une des danses à la mode cet hiver en MLS puisque pas moins de 8 clubs ont changé l’homme à la tête de leur équipe.

Leurs choix se sont portés sur des solutions internes, puisque trois nouveaux T1 occupaient le même poste dans un autre club de MLS la saison dernière, que deux autres étaient déjà au club en tant qu’entraîneur adjoint, et il faut encore en ajouter un qui était adjoint dans un autre club.

Le seul vrai nouveau est donc Gregg Berhalter à Columbus. Si vous faites bien le calcul, il en manque un : Pablo Mastroeni n’est pas officiellement entraîneur de Colorado, mais il dirige les entraînements depuis la reprise alors que ses patrons cherchent toujours un titulaire au poste. Il est candidat et ne partira pas dans l’inconnu s’il est retenu puisqu’il a défendu les couleurs du club pendant 12 saisons.

Ces nombreux changements font baisser la moyenne de longévité des entraîneurs avec un même club, qui est de deux saisons et une petite poussière. L’an dernier, on s’approchait des 3 saisons. Ils étaient 9 à en être au moins à leur quatrième saison, contre 6 cette année. Dominic Kinnear reste le plus longtemps en poste de la liste, en haut de laquelle ne figurent plus Jason Kreis, Schellas Hyndman et Frank Yallop.

Voilà donc la liste classée par longévité dans leur club, avec leur nationalité, leur année de naissance et l’occupation des nouveaux venus en 2013 :

  • Houston : Dominic Kinnear (É-U / 1967 / 11e saison, incluant les deux avant le déménagement de l’équipe de San José à Houston)
  • LA Galaxy : Bruce Arena (É-U / 1951 / 7e saison)
  • Seattle : Sigi Schmid (É-U / 1953 / 6e saison)
  • Kansas City : Peter Vermes (É-U / 1966 / 6e saison)
  • DC United : Ben Olsen (É-U / 1977 / 5e saison)
  • New England : Jay Heaps (É-U / 1976 / 4e saison)
  • Philadelphie : John Hackworth (É-U / 1970 / 3e saison)
  • Portland : Caleb Porter (É-U / 1975 / 2e saison)
  • New York : Mike Petke (É-U / 1976 / 2e saison)
  • Toronto : Ryan Nelsen (N-Z / 1977 / 2e saison)
  • San José : Mark Watson (Can / 1970 / 2e saison)
  • Montréal : Frank Klopas (É-U / 1977 / 1re saison - entraîneur Chicago)
  • Dallas : Oscar Pareja (Col / 1968 / 1re saison - entraîneur Colorado)
  • Chicago : Frank Yallop (Can / 1964 / 1re saison - sans club après son départ de San José en juin)
  • Salt Lake : Jeff Cassar (É-U / 1974 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Vancouver : Carl Robinson (PdG / 1976 / 1re saison - entraîneur adjoint)
  • Chivas USA : Wilmer Cabrera (Col / 1967 / 1re saison - adjoint Colorado)
  • Columbus : Gregg Berhalter (É-U / 1973 / 1re saison - sans club après son renvoi d’Hammarby en juillet)
  • Colorado : Pablo Mastroeni (É-U / 1976 / 1re saison à confirmer - joueur LA Galaxy)

27 February 1:13 pm

Avec une kyrielle de rencontres de préparation, ce mercredi était la journée la plus occupée depuis la reprise puisque seuls Dallas et le LA Galaxy n’ont pas joué. Cela devient d’autant plus important qu’à dix jours du coup d’envoi de la saison, les entraîneurs veulent aligner un onze qui s’approche de leur équipe-type. Vous n’avez pas pu suivre toute l’action sur les terrains ? Ne vous en faites pas, nous l’avons fait pour vous.

Philadelphie - Toronto 0-0. Si les deux gardiens ont sorti l’un ou l’autre bel arrêt, le résultat reflète bien la rencontre. Ce manque de créativité aux yeux de certains était, pour les deux entraîneurs, dû au bon jeu défensif de joueurs dont ils soulignent les progrès. Berry a effectué ses débuts pour Philadelphie tandis que Toronto apprenait avec inquiétude la blessure de Defoe, par ailleurs convoqué en équipe nationale anglaise.

Columbus - Orlando 4-4. Orlando a chaque fois pris l’avance avant que Columbus n’égalise. La fin de match a été complètement folle, puisque les Floridiens menaient 2-1 à un quart d’heure du terme. Gregg Berhalter a davantage vanté le caractère de ses joueurs que leur jeu défensif parfois chancelant, mais son équipe avait gagné ses deux première rencontres et termine en tête du groupe devant Orlando, Philadelphie et Toronto.

New York - Fluminense (-23) 1-0. Les pensionnaires de MLS ont été malmenés dans cette rencontre qui a mis du temps à prendre du rythme et doivent une fière chandelle à leur gardien Meara ainsi qu’à McCarthy qui a dégagé un ballon chaud à même la ligne. À un quart d’heure du terme, Bover inscrivait son deuxième but du tournoi d’un joli coup franc direct pour leur donner la victoire. Le comportement des jeunes et la réaction en deuxième mi-temps sont leurs principales satisfactions du jour.

Kansas City - Montréal 3-2. Malgré un but à la première minute et une avance reprise plus tard dans le match, les Québécois ont encore montré un beau visage en début de chaque mi-temps avant de flancher, contre un adversaire qui avait déjà joué plus tôt dans la journée. Zizzo et le gardien Kempin ont certainement marqué des points aux yeux de Peter Vermes dont l’équipe termine en tête de son groupe devant New York, Montréal et les espoirs de Fluminense.

Chivas USA - Colorado 0-0. Quelques jours après avoir été racheté par la MLS, le club californien a un nouveau président en la personne de Nelson Rodriguez. Sur le terrain, ça se passe bien puisqu’il est toujours invaincu lors de la préparation. Colorado, qui avait jusque-là marqué lors de toutes ses rencontres, n’a pas encaissé pour la quatrième fois en sept sorties.

New England - Chicago 1-0. Malgré la défaite, l’équipe de Frank Yallop prend de plus en plus ses aises avec le 4-1-4-1 de son nouvel entraîneur et termine en tête de la première phase du tournoi, ce qui lui vaut d’affronter les espoirs de Chivas (version mexicaine) en finale. Le but à la dernière minute a soulagé la formation du Massachusetts où il y a beaucoup de nouveaux joueurs offensifs, qui commencent à peine à trouver leurs marques et auront bientôt la compagnie de Daigo Kobayashi, cédé hier par Vancouver.

Salt Lake - Tucson 3-1. Jeff Cassar a profité de ce match contre un adversaire plus faible pour faire tourner son effectif, ce qui n’a pas empêché les titulaires habituels comme Saborio de se mettre en évidence. Le match de classement samedi contre Chivas USA sera plus riche en enseignements. L’autre match de classement de la Desert Diamond Cup opposera New England à Colorado.

Seattle - Houston 1-1. Obafemi Martins a marqué son troisième but de la préparation pour une équipe qui respire la forme en ce moment et est particulièrement menaçante sur phases arrêtées. La première mi-temps a été très intéressante, avec deux équipes alignant ce qui pourrait ressembler à leur onze de base (elles ont remplacé presque tout le monde à la pause). Davis, lui aussi en bonne forme, avait ouvert la marque pour les Texans au quart d’heure.

DC United - Charleston 1-1. Pour l’occasion, Ben Olsen avait laissé au repos ses vétérans et il a fallu une demi-heure à ses jeunes joueurs pour entrer dans le match. À 20 minutes de la fin, il les a tous fait sortir pour les remplacer par les titulaires habituels et il n’a pas fallu longtemps pour voir Davy Arnaud ouvrir la marque. Charleston a cependant égalisé sur corner dans les arrêts de jeu.

Vancouver - San José 2-0. Si tout le monde parlait de Vancouver hier soir, ce n’est pas en raison de cette victoire mais parce que le club est allé chercher le joueur désigné Matias Laba à Toronto pour, apparemment, pas grand-chose. Les deux équipes ont aligné beaucoup de jeunes et San José a dominé une grande partie du match. Cependant, l’efficacité était Vancouvéroise avec un but contre le cours du jeu en première mi-temps et un penalty dans les dernières minutes.

Portland - Portmore United 1-1. Caleb Porter avait laissé ses gros canons au repos, ce qui n’a pas empêché son équipe de dominer son adversaire jamaïcain, sans toutefois arriver à prendre une avance suffisante pour éviter une mauvaise surprise sur penalty en fin de rencontre. Pour tirer plus d’enseignements, rendez-vous samedi contre Vancouver.

25 February 2:17 pm

L’an dernier, je participais pour la première fois à MLS Fantasy, ce jeu ô combien prenant qui vous permet de vous comparer à tous les entraîneurs en herbe que sont les fervents supporters de MLS. Je dois admettre qu’au départ, je craignais d’abandonner en cours de route au cas où ça me prendrait trop de temps. Finalement, j’y ai pris énormément de plaisir et je m’y remets avec enthousiasme cette saison. Vous êtes nombreux à jouer, voilà donc quelques conseils (de débutant) suite à ma première expérience.

HISTOIRE DE BIEN DÉMARRER

La composition de votre première équipe est très importante, prenez bien le temps d’y réfléchir. Après, vu que les transferts sont limités, de mauvais choix peuvent vous poursuivre pendant des semaines. Méfiez-vous des joueurs qui ont brillé en 2013 mais commencent 2014 blessés ou suspendus. Sélectionnez quelques « incontournables » et regardez dans les effectifs de chaque club les joueurs qui, selon vous, sont méconnus et pourraient éclater cette année. Josh Williams (Columbus) a par exemple été un excellent choix en début de saison dernière.

Le classement par défaut des joueurs est actuellement celui du nombre de points qu’ils ont inscrits la saison dernière, et il est très tentant de s’y fier pour savoir qui est efficace. Si vous procédez de la sorte, n’oubliez surtout pas d’aller en fin de tableau pour trouver les joueurs qui viennent d’effectuer leur entrée en MLS et n’ont – évidemment – marqué aucun point l’an passé. Une fois vos premiers choix effectués, pensez à parcourir les effectifs de tous les clubs afin de trouver des joueurs peu onéreux mais souvent utilisés durant la préparation : ils pourraient avoir un bon rapport points/prix en début de saison.

REJOIGNEZ LA LIGUE COUP FRANC – CODE 344-1893

Soyez prudent avec votre club préféré et résistez à la tentation de choisir « par amour » les joueurs que vous aimez encourager régulièrement au stade. Par contre, suivre un club de près peut vous servir. Inutile de rappeler aux Montréalais, par exemple, que Marco Di Vaio sera suspendu pour trois rencontres, et ceux qui ont vu le début de la préparation peuvent raisonnablement se dire qu’Eric Miller – pas cher dans MLS Fantasy – a des chances de jouer en début de championnat.

Avec les prix des joueurs revus à la hausse, en trouver 18 pour 120 millions peut relever du casse-tête. Il y a, à ce sujet, une théorie qui domine : se concentrer sur son onze de base et prendre des remplaçants qui ne coûtent pas un sou. Même si ceux qui la prônent sont des joueurs plus aguerris que moi, elle ne me met pas à l’aise et je préfère avoir sur mon banc des joueurs susceptibles de marquer des points et de parer à une défection. Pour finir au top lors d’une journée, la prise de risque est cependant préférable. Pour le classement général, il faut voir sur le long terme : viser gros chaque semaine avec le risque de « jouer à dix » ou être plus régulier mais moins souvent au top ? À vous de choisir.

BONS COUPS À FLAIRER

Même s’ils ne jouent pas et ne vous rapportent aucun point, les remplaçants sont importants dans la mesure où la valeur des joueurs fluctue au fil de la saison en fonction de leurs performances. Ainsi, vous pourriez avoir plus de 120 millions pour composer votre équipe en vendant des bonnes surprises et dès lors améliorer votre onze de base.

Le bon coup, c’est de flairer les joueurs répertoriés à un poste trop défensif. L’exemple parfait en 2013 : Rodney Wallace (Portland) était un défenseur dans le jeu, mais souvent un attaquant sur le terrain. Et comme un « défenseur » qui marque des buts rapporte plus de points, c’était un choix intéressant… aussi car les vrais défenseurs de Portland effectuaient du bon travail. À ce sujet, les défenseurs d’équipes qui savent garder le 0 derrière vous offriront des bonus réguliers, même si individuellement, ce sont de vraies passoires.

Davantage de défenseurs, de médians ou d’attaquants dans votre onze de la semaine ? C’est très difficile à dire, même si les défenseurs ont la cote auprès des joueurs aguerris. Mais quand leurs équipes encaissent, ça peut faire mal rapidement. Les attaquants, pour leur part, ont été plutôt décevants l’an dernier à l’exception de ceux qui grèvent solidement votre budget.

ERREURS À ÉVITER

Le nouveau règlement au sujet des remplacements ainsi que la fin des vice-capitaines et des remplacements automatiques me laisse à vrai dire assez circonspect et je n’ai encore aucune idée des conséquences concrètes que ça aura avant d’y avoir été confronté. Pour cela, je vous laisse aux soins des experts, notamment Ben Jata et Andrew Wiebe.

N’oubliez pas de prendre en compte le calendrier au moment d’effectuer des transferts. Cela a l’air basique, dit comme cela, mais les confrontations directes entre vos joueurs peuvent être très douloureuses. Si un de vos attaquants marque mais que deux défenseurs perdent automatiquement le bonus pour ne pas avoir encaissé… aïe, aïe, aïe !

L’an dernier, ma plus grosse bourde de débutant a été ma gestion de l’effectif lors de la période Gold Cup / éliminatoires de la Coupe du monde : non seulement des joueurs sont partis avec leur équipe nationale, mais en outre, ceux qui sont restés ont connu une baisse de forme. J’aurais dû être plus radical dans mes choix et penser à (très) court terme puis, dès le retour de tout le monde, jouer ma « wildcard » (autorisation de réaliser un nombre illimité de transferts une fois par saison) pour rebâtir l’équipe. Je m’y suis pris trop tard, j’ai perdu beaucoup de points.

Après quelques mésaventures, en fin de saison, je me suis imposé de choisir mon capitaine dans une équipe jouant à domicile. Ça n’a pas toujours été payant, mais il n’y a jamais eu non plus de très mauvaise surprise. Attention aussi aux semaines où certains clubs jouent deux fois. J’espère que ma malédiction de 2013 prendra fin, avec un capitaine qui avait le chic pour se blesser, se faire exclure voire marquer contre son camp lors du premier match…

N’oubliez pas non plus ce point de règlement très important : chaque joueur ne peut avoir qu’une seule équipe. Ceux qui en créent plusieurs seront exclus du jeu et ne pourront remporter aucun des prix attribués aux meilleurs.

Deux choses sont sûres si vous jouez à MLS Fantasy : vous allez passer beaucoup de bon temps et vous connaîtrez bien mieux la MLS car vous suivrez de près ce qu’il s’y passe. Une autre peut arriver – inconsciemment – ne pas trop pester quand votre club favori encaisse parce que, bon, le buteur et l’auteur de la passe décisive sont dans votre équipe de MLS Fantasy…

J’espère que ces conseils vous seront utiles et que vous allez prendre bien du plaisir à jouer cette année. Bon amusement !

21 February 12:20 pm

C’est assez amusant de se promener sur les forums de discussion et les réseaux sociaux et de lire les discussions au sujet des maillots de chaque équipe. Les supporters veulent de la stabilité mais… supputent régulièrement sur le nouveau look que pourraient voire devraient adopter leurs favoris.

Les curieux et adeptes des nouveautés seront servis cette année, puisque les 19 clubs de MLS changeront tous au moins un de leurs trois maillots officiels. Ces nouvelles tenues seront présentées, comme l’an dernier, lors de la « Semaine des maillots », qui aura lieu du 3 au 7 mars. Vous pouvez déjà en avoir un avant-goût et les précommander dès aujourd’hui sur MLSgear.com et MLSGearCanada.ca.

Cette année, le thème de l’évènement annuel est « Le soccer, fabriqué en Amérique du Nord ». Ces dévoilements sont aussi l’occasion pour les équipementiers (adidas en l’occurrence pour tous les clubs de MLS) de présenter leurs dernières innovations. Il en sera de même avec les maillots des 32 participants à la prochaine Coupe du monde, qui suscitent eux aussi toujours beaucoup d’engouement. Mais en MLS, il y a un plus : un évènement (privé, en ligne, mais bien souvent public) lors duquel les clubs dévoilent leur nouveau maillot et célèbrent le début de la saison avec leurs supporters.

Voilà le programme
3 mars : Chivas USA, Houston, LA Galaxy, Portland, Seattle
4 mars : Chicago, Colorado, Columbus, Kansas City, Montréal, New England, New York, Philadelphie, Salt Lake
5 mars : Vancouver
6 mars : Dallas, Toronto
Déjà organisé : DC United, San José

20 February 4:16 pm

Pour la quatrième année de suite, MLSsoccer.com part aux nouvelles d’anciens joueurs du championnat qui faisaient la une de l’actualité il y a plus ou moins longtemps. Grands espoirs de la compétition ou footballeurs déjà renommés, leurs noms sont très familiers pour certains, peut-être tombés dans l’oubli pour d’autres. Voilà donc des nouvelles de joueurs qui ont marqué leur époque dans nos contrées, de quoi aussi nous rafraîchir la mémoire.

Si la règle du joueur désigné date de 2007, cela n’a pas empêché des vedettes mondiales de se produire en MLS auparavant. Ainsi, Hristo Stoichkov, vedette de Barcelone et demi-finaliste de la Coupe du monde avec la Bulgarie, a joué à Chicago puis à DC United de 2000 à 2003. Le revoilà aux États-Unis, comme consultant TV… et entraîneur un jour ?

Véritable vedette dans son pays, Hong Myung-Bo a aussi atteint les demi-finales de la Coupe du monde. Alors qu’il avait toujours évolué en Asie, il a rejoint le LA Galaxy quelques mois après l’exploit sud-coréen. Aujourd’hui, il occupe le poste de sélectionneur de son équipe nationale, qu’il dirigera lors de la Coupe du monde au Brésil (voyez aussi son entrevue en français sur le site de la Fifa).

Cette série nous permet également d’avoir des nouvelles de joueurs bien connus au Québec et au Canada. Ali Gerba, qui a porté à plusieurs reprises le maillot de l’Impact de Montréal au cours de sa carrière et brillé en équipe nationale, estime ne pas toujours avoir reçu le respect qu’il méritait et a ouvert son propre centre de développement dans une région rurale du Québec.

Américain, Roger Levesque a un nom qui sonne « Belle province », où il a eu son moment de célébrité lors de la finale des USL 2004 entre Montréal et Seattle, son club qu’il a accompagné plus tard en MLS. Après sa carrière, il a… repris ses études. International canadien au grand potentiel, Tam Nsaliwa n’a pas toujours effectué les choix les plus judicieux, perdant entre autres le droit de représenter le Canada. Actuellement joueur en D2 turque, il prépare sa reconversion avec une carrière parallèle dans le monde du rap.

Vous retrouverez bien d’autres histoires passionnantes en parcourant la liste complète des textes rédigés par l’équipe de MLSsoccer.com au cours de ces quatre années. N’hésitez pas à demander si vous souhaitez que l’an prochain, on vous donne des nouvelles de l’un ou l’autre joueur en particulier.

18 February 2:23 pm

Trois semaines après la reprise, les équipes ont peaufiné leur condition physique, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

DESERT DIAMOND CUP (Tucson, 19 février au 1er mars)

ROSE CITY (Portland, 23 février au 1er mars)

LES AUTRES

Pour l’état des lieux des équipes qui participent au tournoi Walt Disney World et à la Carolina Challenge Cup, rendez-vous ici.

17 February 1:00 pm

Trois semaines après la reprise, les équipes ont peaufiné leur condition physique, ont déjà disputé quelques duels amicaux et s’apprêtent à entrer dans une nouvelle phase importante qui leur permettra de mieux se situer : les tournois de préparation. Moment idéal pour faire un petit état des lieux. J’ai regroupé les équipes par tournoi, voyez ici leur programme complet.

TOURNOI WALT DISNEY WORLD (Orlando, 19 février au 1er mars)

CAROLINA CHALLENGE CUP (Charleston, 22 février au 1er mars)

Demain, l’état des lieux des équipes qui participent aux tournois de Tucson, de Portland ainsi que de celles qui se préparent à l’écart des autres.