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matthias van halst

05 January 2:23 pm

Vous avez certainement remarqué qu’en 2014, Coup Franc avait pris de l’expansion : alors que pendant deux ans, il s’agissait d’un blog avec de brefs textes d’actualité, la saison dernière, les articles sont devenus plus longs, et les nouvelles fraîches ont reçu la compagnie de sujets dits « magazine ». Parmi eux, plusieurs articles sur l’histoire du soccer, ici et ailleurs, que certains considèrent comme un pan important de la fameuse « culture foot ». Comme toujours, j’ai tenté de les écrire de façon à ce qu’ils soient aussi intéressants pour ceux qui découvrent le soccer que pour les supporters les plus acharnés. Pour cette rentrée, je vous propose de (re)découvrir ceux qui m’ont valu le plus de commentaires.

Bien entendu, la MLS a eu la part belle dans les sujets choisis. Avec quelques graphiques « de base », si je puis me permettre, pour commencer : l’évolution des écussons depuis les débuts du championnat en 1996, ainsi que l’historique des affluences, club par club. Autre donne qui a bien changé en 20 ans : la formation des jeunes, de plus en plus prise en charge par les clubs. Également en forte croissance, le nombre d’entraîneurs qui ont joué en MLS : Coup Franc s’est penché aussi bien sur les premiers pas des précurseurs que sur cette tendance désormais devenue norme.

2014 a été une année de Coupe du monde, compétition qui a servi d’étalon pour mesurer tous les progrès accomplis par notre championnat en quatre ans. Faits et chiffres à l’appui, j’ai par ailleurs tenté de répondre à la question suivante : la Concacaf mérite-t-elle une place de plus à la Coupe du monde ? Parlant de notre confédération, le coefficient permettant de mesurer les performances en Ligue des champions pays par pays, s’il n’a rien d’officiel, est mis à jour après chaque finale.

Pour sa dernière saison chez les pros, Landon Donovan a battu de nombreux records. C’était le prétexte idéal pour dresser le portrait des meilleurs buteurs de l’histoire de la MLS. Et, tant qu’à faire, celui des réalisateurs les plus prolifiques des grands championnats de la planète, d’autant que l’an dernier, Lionel Messi est devenu le goleador numéro un de tous les temps en Espagne. Pour couronner cette galerie prestigieuse, et encore en raison des performances de Donovan, le portrait des meilleurs buteurs de l’histoire de leur équipe nationale.

Toujours sur la scène internationale, les rivalités entre pays voisins ont été le sujet de deux textes : l’un portant sur le continent américain, l’autre sur le reste du monde. Division similaire pour deux articles consacrés à un autre sujet essentiel dans le monde du ballon rond, les coupes nationales : l’un se penchait sur leur organisation et leur histoire en Europe, l’autre parlait des autres continents et principalement des Amériques.

L’article qui m’a valu le plus de commentaires, tant sur les réseaux sociaux qu’en personne, est celui sur le fonctionnement des transferts : histoire, contexte, normes internationales et particularités de la MLS, de quoi débroussailler un sujet parfois compliqué et source de nombreuses questions à tout moment de l’année. Parmi les plus populaires également, cette histoire illustrée des jeux vidéo de soccer.

J’espère qu’ils vous ont plu et que vous les avez trouvés intéressants. N’hésitez pas à réagir et à me faire part d’autres sujets du genre que vous aimeriez que j’approfondisse cette année.

02 January 11:51 am

Pour ce premier texte de l’année 2015 – que je vous souhaite bonne, pleine de réjouissances et de soccer passionnant – on arrive au sommet du classement de ce qu’il y a eu de mieux en 2014. Une fois n’est pas coutume, même s’il ne fut pas le plus régulier tout au long de la saison, le vainqueur de la Coupe MLS a pleinement mérité son titre tant il a souvent joué à un niveau que ses adversaires n’étaient pas capables d’atteindre.

1. L’ensemble de l’œuvre du LA Galaxy

Oui, il y a en MLS des grands clubs qui briguent chaque saison le haut du classement. Après avoir gagné la Coupe MLS deux années de suite, le LA Galaxy avait plutôt bien réussi ce qui était censé être une saison de transition en 2013. Il y a posé les jalons qui lui ont permis de réussir un championnat de très haut niveau cette année : malgré un départ difficile, il a terminé deuxième du classement général, avec la meilleure attaque et la meilleure défense à l’issue de la saison régulière. Chacune a des arguments de poids.

Dans le cours du jeu, cette équipe sait tout faire : construire calmement dans le camp de l’adversaire (sa grande spécialité), accélérer soudainement ou décocher des contres meurtriers. Elle excelle dans le jeu de tête, ses avants ont beaucoup de présence dans le petit rectangle, et elle peut amener le danger à partir de toute la largeur du terrain. Il y a bien entendu ses vedettes, mais d’autres individualités se sont mises en valeur. Notons entre autres le travail incessant de Juninho, les passes bien senties de Sarvas, et un flanc droit percutant avec Gargan et Ishizaki qui aiment monter très haut.

Mais évidemment, ce sont les grands noms qui font le plus parler d’eux. Robbie Keane s’est le plus mis en valeur, ce qui lui a méritoirement valu le titre de Joueur de l’année. Tantôt à la finition, tantôt à la construction, aussi décisif près du but qu’à distance, il a l’art de se démarquer mais aussi de servir sur un plateau ses partenaires en embuscade devant le but adverse.

Le jeune Gyasi Zardes, quasiment invisible en début de saison, a prouvé qu’il méritait de figurer sur cette liste de vedettes. Il a étalé ses talents de finisseur, étant à la conclusion des actions construites par ses partenaires, qu’elles viennent du sol ou des airs, de derrière lui ou des côtés. Il a par ailleurs permis à Landon Donovan de laisser un peu de côté son sens du but (ce qui ne l’a pas empêché de marquer régulièrement) pour faire parler ses qualités de passeur : aussi vif en début qu’en fin de match, le détenteur de multiples records en MLS a eu une part cruciale dans la construction du jeu de son équipe et a brillé quand il fallait placer un équipier en position de tir sans qu’il n’ait d’adversaire pour l’ennuyer. Quel dommage qu’il prenne sa retraite…

Mais la défense du LA Galaxy a également impressionné. Souvenez-vous, la saison dernière, si elle était solide, elle avait quelques énormes défauts qui ont causé sa perte. Cette année, finis les effondrements en fin de match et les carences dans les airs. Et l’arrière-garde californienne a excellé dans son petit rectangle et pour contenir les phases arrêtées. Penedo a brillé dans les buts, le départ de Franklin a été parfaitement compensé sur le flanc droit, son expérience en équipe nationale a permis à Gonzalez de prendre une dimension supplémentaire. Mais le coup de maître réussi par Bruce Arena a été de replacer Robbie Rogers, peu convaincant dans l’entrejeu depuis son retour à la compétition, au poste d’arrière gauche, où il a été un des meilleurs à son poste cette saison en MLS.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
2. New York attaque en fanfare
3. La valeur ajoutée Obafemi Martins
4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

30 December 12:31 pm

Le choix a été difficile entre les deux équipes canadiennes qui se sont plantées en beauté cette saison. Mais ce sont finalement les rouges qui émergent au sommet de ce classement peu enviable, en raison des sommes faramineuses dépensées, de leurs déclarations tapageuses et du « bloody big deal » qui a surtout été « bloody » et ne fut un « big deal » que pour ceux qui ont été grassement payés.

1. Toronto FC : caramba, encore raté !

Depuis 2007 que Toronto espère se hisser en phase finale, depuis 2007 que ça rate. Et pourtant, ils en ont essayé des formules ! Cette année, le miracle devait arriver grâce à des dépenses astronomiques pour attirer des grands noms : Michael Bradley, le métronome de l’équipe nationale américaine, Julio Cesar, le gardien titulaire de l’équipe nationale du Brésil, Jermaine Defoe, le buteur patenté de Tottenham, sans oublier l’attaquant Gilberto bien moins connu mais qui a quand même obtenu un contrat de joueur désigné.

Casser davantage sa tirelire que la fameuse oreille du fétiche des aventures de Tintin n’a néanmoins pas porté fruit. La saison avait pourtant bien commencé : Defoe empilait les buts, les points s’accumulaient. Mais toujours ou presque grâce à des contre-attaques subites tirant parti d’erreurs adverses. Ça ne pouvait pas durer, et le soleil a commencé à se coucher sur le temple torontois alors que les doutes se levaient. À peine le colonel Ryan Nelsen avait-il commencé à mettre en place un système offrant un peu plus de diversité qu’il était mis à pied en compagnie de tous ses sous-officiers.

Propulsé au poste d’entraîneur, que le général Tim Leiweke lui aurait volontiers offert avant le coup d’envoi du championnat, Greg Vanney a dû tout recommencer à zéro, et la saison s’est étiolée au gré de déceptions successives. Pour couronner le tout, Defoe pourrait bien rentrer dans son Angleterre natale après une saison à peine. C'est déjà plus que Julio Cesar, que l'on n'a plus revu au Canada depuis la Coupe du monde. Mais les dirigeants Torontois croient en un dénouement heureux en 2015 : il faut cependant bien plus de sept boules de cristal aux observateurs, même les plus chevronnés, pour savoir quand le Toronto FC va enfin finir au-dessus de la ligne rouge.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

29 December 1:09 pm

Non, l’équipe n’a pas terminé tout en haut du classement. Non, elle n’a pas été en finale de la Coupe MLS. Oui, elle a été irrégulière et sa défense ne fut pas exempte de tout reproche. Mais quand les joueurs offensifs de New York étaient dans de bonnes dispositions, ils nous ont offert un jeu de grande qualité, et c’est arrivé assez souvent pour mériter la place de n°2 dans mon top de la saison.

2. New York attaque en fanfare

« Et quand New York se met à jouer, c’est tout le stade qui se met à vibrer » : si les nombreux joueurs maîtrisant la langue de Molière ayant côtoyé les stades français devaient apprendre une chanson aux membres du kop adossé à la rivière Passaic, celle-là serait des plus inspirées. En tout cas, pour les jours où New York veut jouer, car ce ne fut malheureusement pas toujours le cas, notamment en déplacement. Mais lorsque tout l’orchestre est au diapason, quel plaisir… pour les yeux !

Quand l’équipe décidait de prendre le ballon et de s’installer dans le camp adverse, rien ne pouvait l’arrêter. Constructions patientes ou accélérations soudaines, peu importe le tempo, l’attaque new-yorkaise parvenait à faire valser ses adversaires grâce notamment à des centres venus de tous les côtés qui donnaient le tournis.

Parlant de tempo, son unité a changé cette année : le bpm a cédé le relais au BWP, initiales de Bradley Wright-Phillips, meilleur buteur de la compétition avec 27 réalisations en saison régulière, ce qui lui a permis d’égaler un record. Ce renard des surfaces ayant beaucoup de présence dans le petit rectangle est bon de la tête malgré sa petite taille. Il est aussi à l’aise à la réception de centres que de ballons dans les pieds ou dans l’espace, qu’ils viennent d’un joueur près de lui ou d’un coéquipier plus loin de lui. Efficace de la première à la dernière minute, il est capable de prendre le dessus sur son adversaire en attendant calmement le ballon ou grâce à sa vitesse. Et il marque aussi sur penalty…

Thierry Henry est l’autre vedette offensive des taureaux ailés. S’il ne faut plus lui demander de piquer un sprint pour être à la conclusion des actions, il a encore le nez fin pour se placer au bon endroit et trouver le chemin des filets. Mais le Français, qui a souvent sonné la charge en deuxième mi-temps, a surtout des atouts de chef d’orchestre, aussi bien capable de lancer des partenaires dans des espaces que d’en trouver un d’une courte passe subtile. Avoir à la fois ces capacités de buteur et de passeur lui permet aussi de traîner en zone de conclusion sans que ses adversaires sachent s’il va tenter sa chance directement ou servir un coéquipier bien placé. Encore un dont la décision de partir à la retraite n’avait rien à voir avec une baisse de niveau…

Je voudrais aussi souligner la toute bonne saison de Lloyd Sam, un milieu impliqué et clairvoyant capable de jouer sur toute la largeur du terrain et d’envoyer des passes bien dosées très près du but et tellement difficiles à négocier pour le gardien et les défenseurs.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
3. La valeur ajoutée Obafemi Martins
4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

26 December 11:42 am

Quand, après une demi-saison médiocre, on prend une décision drastique pour remonter la pente, on a intérêt à ne pas se planter. Et certainement à ne pas être encore plus mauvais – tant dans le jeu que dans les chiffres – pour une période plus longue encore par la suite. C’est pourtant ce qui est arrivé à Montréal, qui mérite de se retrouver tout en haut du classement… des flops de l’année.

2. Montréal, pour l’ensemble de son œuvre

Il y a un an, Montréal terminait la saison en queue de poisson : 18 points sur 51 en deuxième moitié de championnat, une phase finale atteinte de justesse mais au parcours bref et peu glorieux. Marco Schällibaum a été remplacé par Frank Klopas, avec des promesses de repartir dans la bonne direction. L’objectif clairement annoncé était de faire mieux (même à peine) que la saison précédente. Résultat des courses : une dernière place au classement, avec 28 points (divisés en deux parties égales de 14 unités), troisième pire attaque, troisième pire défense, et de la grogne dans des tribunes désertées par une partie du public.

En début de saison, Montréal occupait la dernière place du baromètre de MLSsoccer.com. D’autres médias ne lui prédisaient guère un meilleur sort.  Cela a offusqué bien du monde au Québec. Force est de constater que les spécialistes avaient vu plus juste que les dirigeants du club.

Sur le terrain, l’équipe a joué contre-nature pendant une grande partie de la saison, a cruellement manqué de variété dans son jeu, a réussi l’exploit de ne pas marquer le moindre but sur phase arrêtée (on cherche toujours un exemple identique par le passé, en MLS ou ailleurs), n’est quasiment jamais arrivée à s’installer efficacement dans le camp adverse, se faisait bousculer de toutes parts quand elle se recroquevillait dans le sien, laissait des trous partout ou presque, que ce soit sur la largeur du terrain, devant ou derrière la défense.

On peut pointer aussi l’apathie de l’équipe en début de deuxième mi-temps, période où elle a souvent perdu tous ses moyens, ne marquant pas et encaissant à la pelle, ce qui pousse à se demander ce qu’il se passait dans le vestiaire. Plus déplorable encore, des secteurs de jeu qui avaient donné satisfaction durant les premières saisons du club en MLS sont devenus des points faibles de l’équipe, sans qu’il n’y ait eu d’amélioration inverse efficace.

En dehors du terrain, le directeur sportif a été démis de ses fonctions, le directeur technique a pris la direction d’un autre club à la fin de la saison, les messages contradictoires se sont multipliés et les problèmes flagrants d’évaluation n’ont pas été résolus. Heureusement, la Coupe du Canada et la Ligue des champions ont apporté un peu de baume au cœur de supporters qui se consolent en se disant que la saison prochaine, il sera difficilement possible d’être plus mal classé.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
3. La fin de Chivas USA
4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

23 December 12:24 pm

La présence de joueurs de MLS à la Coupe du monde et le Supporters Shield remporté par Seattle ont été deux faits marquants de l’année écoulée. Ils figurent donc en bonne place dans mon top 10 de 2014, d’autant qu’on peut adjoindre à chacun d’entre eux un petit plus qui leur donne encore un intérêt supplémentaire.

4. Les joueurs de MLS sur la scène internationale

La santé d’une compétition peut, entre autres, se mesurer par le nombre de joueurs y évoluant à être régulièrement sélectionnés par leur équipe nationale. Et quoi de mieux qu’une année de Coupe du monde pour utiliser cet étalon ? Cet été, les clubs de MLS ont vu vingt de leurs internationaux les quitter pour prendre la direction du Brésil : la moitié d’entre eux étaient des Américains, l’autre moitié des étrangers, portant les maillots du Honduras, du Costa Rica, mais aussi de l’Australie, de l’Iran et du Brésil.

Un nombre en forte croissance, puisqu’ils n’étaient que six dans le même cas quatre ans plus tôt. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Il y a eu le retour au pays d’internationaux américains chevronnés comme Dempsey ou Bradley. Le nombre de valeurs sûres du championnat convoquées en équipe nationale, à l’image de Beckerman, Gonzalez, Besler ou Zusi, se multiplie. La MLS suscite une attraction croissante aux yeux des vedettes étrangères toujours assez bonnes pour représenter leur pays – on pense par exemple à Cahill, qui était à la Coupe du monde, mais aussi à Keane, qui n’y était pas. Enfin, il y a les clubs qui jettent de plus en plus leur dévolu sur des joueurs d’autres pays de la Concacaf, internationaux ou aux portes de l’équipe nationale, et qui considèrent la MLS comme une progression intéressante dans leur carrière.

Mais ce n’est pas le seul volet de ce point de mon top. Il y a aussi le phénomène Erick Torres, appelé à représenter le Mexique à plusieurs reprises ces derniers mois : voir des internationaux non-américains de pays habitués de la Coupe du monde obtenir leurs premières sélections alors qu’ils jouent en MLS est un autre signe de progrès et de reconnaissance. Torres n’est pas seul, puisque Joao Plata est dans une situation similaire avec l’Équateur.

3. La valeur ajoutée Obafemi Martins

Comme la plupart des équipes occupant le haut du classement en MLS, Seattle sait poser son jeu, s’installer dans le camp de l’adversaire et le contourner pour arriver au but. Si vous êtes de fidèles auditeurs de l’émission Coup Franc, vous aurez déjà entendu Christian Schaekels répéter à plusieurs reprises lors d’émissions analysant une équipe en particulier que c’est important pour briller dans notre championnat. Bien entendu, les équipes du top sont complètes et des joueurs comme Henry ou Keane leur permettent d’avoir plusieurs cordes à leur arc.

Mais personne n’arrive mieux qu’Obafemi Martins à apporter de la diversité de jeu sans déséquilibrer l’équipe ni mettre en péril les principes de base. Extrêmement mobile et présent dans toutes les zones dangereuses, il sait provoquer des accélérations soudaines aussi bien en demandant un ballon dans l’espace qu’en y lançant un coéquipier. Tel un bulldozer, il peut dégager un entonnoir bouché, à nouveau tant dans un rôle de créateur que de finisseur. Du haut de ses 170 cm, il est adroit dans le jeu au sol et combine à merveille avec ses coéquipiers. Tout cela lui a valu une prolongation de contrat de trois ans et en a fait un candidat sérieux au titre de Joueur de l’année (vote dont il a fini deuxième).

Mais seul, il ne pourrait pas mettre ces atouts au service de l’équipe. Il convient donc de souligner les qualités de ses coéquipiers qui se sont mis au diapason : Clint Dempsey, qui après une demi-saison difficile suite à son arrivée l’été dernier est devenu un parfait complice du Nigérian à l’attaque, mais aussi Lamar Neagle, qui n’a pas son pareil dans l’équipe pour servir Martins à l’endroit exact où il attend le ballon, et, dans une moindre mesure, Marco Pappa.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
5. Le renouveau de DC United
6. Salt Lake confirme encore
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

22 December 12:39 pm

Encore beaucoup de contraste entre mes flops du jour. D’un côté, une équipe qui a eu beau finir ses matches et sa saison en force, mais a payé ses mauvais départs au prix fort. L’autre est extra-sportif, avec un club dont l’histoire avait bien commencé mais qui, après plusieurs saisons pénibles, a dû se résigner à mettre la clef sous la porte.

4. Portland : rien ne sert de courir, il faut défendre à point

Bien du monde avait été séduit par le jeu de l’équipe de Caleb Porter l’an dernier – avec raison. Cette année, de nombreux observateurs l’avaient placée parmi les favoris. La déception a été lourde. Principalement à cause d’une défense méconnaissable : de deuxième plus solide de la série la saison dernière, elle est devenue la sixième la plus perméable cette année.

Alors que l’an dernier, l’adversaire éprouvait toute les peines du monde à construire calmement des actions qui allaient à terme, cette saison, il suffisait quasiment de s’installer dans le camp de Portland pour faire mouche. La maîtrise du petit rectangle a complètement disparu. Ce qui est demeuré intact, en revanche, c’est la haute fébrilité sur phases arrêtées de Ricketts et sa bande.

Portland a eu beau courir tel le lièvre, en marquant but sur but en fin de match et en réalisant une dernière partie de saison au galop, il n’est jamais arrivé à résorber son retard.

3. La fin de Chivas USA

Bien entendu, une nouvelle ère s’ouvrira en 2017 pour la MLS à Los Angeles, et il est plus que probable qu’elle apportera davantage de réjouissances à long terme que le désormais défunt chevreau californien. Mais je place cet évènement haut dans mon flop car on ne peut jamais, au grand jamais se réjouir de la disparition d’un club qui avait, malgré tout, certaines assises à ce niveau. Que ce soit pour les supporters, les joueurs, les dirigeants ou les bénévoles qui, tous à leur manière, y ont mis du temps, du talent et du cœur.

Cette fin était néanmoins annoncée : les affluences faméliques et les résultats désastreux qui se succédaient depuis quelques saisons, sans possibilité de relégation à un étage inférieur pour y retrouver le goût de la victoire, forçaient à prendre des mesures drastiques. La MLS a cherché un repreneur, elle a opté pour la solution la plus bénéfique à long terme.

On n’oubliera cependant pas que Chivas USA, c’est 10 saisons en MLS, un club qui pendant la première moitié de son histoire a rivalisé avec le LA Galaxy, celui qui a mis le pied à l’étrier de Sacha Kljestan pour un départ en Europe, qui a révélé Erick Torres lui permettant de devenir international mexicain, ou nous a offert quelques passades folkloriques toujours appréciables comme lors du passage du truculent entraîneur Chelis.

Droit dans le mur : les flops de la saison 2014
5. Fin de cycle à Houston
6. Avalanches au Colorado
7. Dis, Seattle, ça ne te dit pas de commencer à jouer tout de suite ?
8. San José perd la tête
9. Chicago en recul, comment veux-tu le point du nul ?
10. Coups d’arrêt en Ligue des champions

19 December 4:43 pm

Pour cette dernière émission de l’année (que vous pouvez également écouter ici), l’équipe de Coup Franc est en compagnie de Patrick Leduc et de Sidney Fowo pour revenir sur la saison écoulée et parler des perspectives d’avenir à court terme de la MLS. Parmi nos sujets de discussion :

  • La présence des joueurs de MLS à la Coupe du monde et l’apport de celle-ci à la MLS
  • Le titre et le jeu du LA Galaxy
  • Le « Bloody big deal » de Toronto
  • La visite du Bayern en milieu de saison – La MLS dérange-t-elle ?
  • Les conséquences sportives et extra-sportives des arrivées de Jermaine Jones et Michael Bradley
  • L’héritage que laissent Landon Donovan et Thierry Henry
  • Quels visages pour que le Canada s’affirme en MLS ?
  • Un nouveau contrat TV au potentiel énorme à de nombreux égards
  • Comment susciter davantage d’attention médiatique pour la MLS
  • Convention collective, transparence et effets de l’augmentation des bas salaires

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

17 December 10:56 am

Certes, on pouvait légitimement s’attendre à voir Salt Lake réaliser une saison plus qu'honorable et DC United se retrouver en meilleure position que l’année dernière. N’empêche, ces deux clubs ont fait bien davantage que répondre aux attentes, ce qui leur vaut de figurer en bonne place dans mon top 10 de la saison.

6. Salt Lake confirme encore

Perdre plusieurs vedettes de l’équipe début 2013 ? Bah, ça n’empêche pas de réaliser une bonne saison par la suite. Perdre au début de cette année l’entraîneur qui avait mis tout le système en place ? La relève est tout aussi prête sur le banc que sur le terrain ! Et Salt Lake, que bien du monde attendait au tournant, confirme son statut d’équipe de haut de classement.

On avait vanté par le passé cette formation au jeu offensif construit dans le camp de l’adversaire. Cette année, l’arme fatale est venue des corners, avec de nombreux joueurs à la conclusion et, souvent, Morales à la source. Le meneur de jeu argentin a même combiné les deux en nous gratifiant d’un superbe corner direct.

S’installer dans la moitié de terrain adverse aide évidemment l’équipe à ne pas subir le même sort dans son camp. Mais même quand cela arrive, la défense bien organisée de Salt Lake ne se laisse pas démonter dans le cours du jeu : il vaut quasiment mieux chercher la faute pour la surprendre sur un coup de pied arrêté que de tenter de construire une action pour tromper Rimando.

5. Le renouveau de DC United

Lamentable dernier il y a un an, DC United a bouclé cette saison à la troisième place du classement général, ce qui en a fait le meilleur membre de la Conférence Est. Ce renouveau a eu plusieurs visages, arrivés lors d’une campagne de transferts pour le moins animée. En effet, parmi les joueurs régulièrement utilisés en 2013, seuls Kitchen, Hamid, DeLeon, Silva et à la limite Kemp (qui commençait seulement à s’affirmer) étaient encore des valeurs sûres cette année. Pour remonter la pente, le club a fait appel à beaucoup d’expérience et un peu de jeunesse.

La défense, qui par le passé n’avait de salut que quand elle n’avait pas de travail, a quasiment été redessinée au complet. Les jeunes Birnbaum (23 ans) et Kemp (24 ans) ont tenu le fort en compagnie de Boswell, titulaire en MLS depuis 10 ans, et de l’ancien arrière droit du LA Galaxy, Sean Franklin. Ce dernier peut être crédité d’une saison exceptionnelle, tant il était difficile de passer sur son flanc.

Avec Espindola, Johnson, Silva et Rolfe, Ben Olsen possédait un arsenal offensif diversifié comme il les aime. Le premier nommé s’est particulièrement mis en valeur, non seulement grâce à son sens du but, tant sur des tirs de loin que sur des actions construites près du but adverse, mais aussi à ses bons services, notamment quand il se déportait sur le flanc gauche.

Pleine lucarne : les tops de la saison 2014
7. New England confirme, Nguyen s’affirme
8. Pause. Dallas. Boum !
9. Le Columbus nouveau est déjà arrivé
10. Philadelphie : à l’abordage !

16 December 12:30 pm

Ce matin, Thierry Henry a donc annoncé sa retraite. Un peu partout, vous lirez des éloges de toutes parts à son sujet et verrez les plus beaux buts qu’il a inscrits tout au long de sa carrière. Ici, j’ai voulu me focaliser sur ceux qu’il a marqués depuis son arrivée en MLS, au milieu de la saison 2010. Ils sont par ordre chronologique (et il y en a au moins un par saison), à vous de juger lesquels vous enthousiasment le plus.

New York - Colorado, 11 septembre 2010

New York - Dallas, 24 juillet 2011

New York - Chicago, 18 juillet 2012

New York - Columbus, 15 septembre 2012

New York - Toronto, 29 septembre 2012

New York - Montréal, 8 mai 2013

New York - Chicago, 27 octobre 2013

New York - Kansas City, 6 septembre 2014