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matthias van halst

03 February 5:52 pm

L’Association canadienne de soccer a annoncé aujourd’hui que, selon ses projections, les retombées pour l’économie canadienne des deux grandes compétitions organisées au pays cette année et l’an prochain seront de 337 millions de dollars, à savoir 267 pour la Coupe du monde féminine 2015, et 70 pour celle des filles de moins de 20 ans cet été.

Ces projections, établies par l’Alliance canadienne du tourisme sportif, tiennent entre autres compte des dépenses des supporters étrangers qui viendront au Canada, des coûts de construction et des dépenses d’activités associées à l’accueil de la compétition. Rick Traer, chef de la direction de l’Alliance canadienne du tourisme sportif, se dit convaincu que ces compétitions « auront une incidence importante sur les secteurs clés de notre économie, particulièrement dans les communautés hôtes à l’échelle canadienne. »

L’ACS insiste sur le fait que l’organisation de ces compétitions au Canada offre « une occasion incroyable pour les villes hôtes officielles d’investir dans la construction et la réfection d’installations sportives et communautaires. Cet investissement dans le soccer créera des possibilités de sport pour la vie tout en engageant la jeunesse et les familles canadiennes. Si l’incidence économique est impressionnante, l’incidence sociale aura un effet positif sur tous les niveaux du soccer à l’échelle nationale et marquera le début d’une nouvelle ère pour le soccer féminin. »

« La Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Canada 2015™ est le premier événement sportif d’envergure présenté au Canada d’un océan à l’autre, de Vancouver en Colombie-Britannique sur la côte Ouest jusqu’à Moncton au Nouveau Brunswick dans les Maritimes, a déclaré Victor Montagliani, président de l’ACS. La tenue réussie de ces compétitions nous permettra de réaliser notre priorité stratégique visant à encourager et à superviser la croissance du sport au pays, en plus de laisser un héritage pour le sport, pour les femmes et pour le Canada qui va au-delà de la compétition. »

31 January 12:24 pm

Soirée faste au nord de la Californie hier, puisque le club de San José a présenté son nouveau logo et son nouveau maillot, 40 ans après la naissance de la première mouture des San José Earthquakes, équipe de feu la NASL.

Tout ça ne vient pas d’une illumination soudaine mais est le fruit de deux ans de travail, de rencontres et de réflexion. Les dirigeants du club expliquent que beaucoup de supporters leur ont fait part de leur attachement au club des années 1970 et 1980 (il a encore joué en WSA jusqu’en 1988), et qu’ils ont dès lors décidé d’y faire référence. L’exemple le plus frappant est le deuxième maillot, totalement rouge, couleur de l’équipe créée entre autres par Milan Mandaric.

Bien plus qu’un renouvellement d’image, on sent la volonté de marquer l’identité du club. Ainsi, « #NEVERSAYDIE » est inscrit derrière le col du maillot. Cela fait référence à la fois aux nombreuses victoires forgées en toute fin de match par l’équipe en 2012, quand elle a remporté le Supporters Shield, mais aussi à la remontée spectaculaire contre Los Angeles lors de la phase finale de la Coupe MLS 2003, gagnée par San José.

Le lien entre le passé et cette nouvelle identité a été souvent évoqué au cours de la soirée par le slogan « Identité, dévouement, héritage », trois piliers que le club a à cœur et qui ont servi de base à la création des éléments du nouveau logo. Ce lien se retrouve aussi dans la lettre du président Dave Kaval, qui fait également référence aux moments difficiles, comme « l’horrible délocalisation à Houston ». Le message est clair : plus jamais ça – désormais San José à une identité forte, bientôt son propre stade et peut envisager l’avenir avec enthousiasme.

30 January 5:36 pm

Ce jeudi soir, les San José Earthquakes changeront d’image : nouveau maillot, nouveau logo, mais surtout nouvelle identité. Un vrai rebranding – excusez l’anglicisme – qui est plus qu’un changement esthétique. Il sera complet l’an prochain, quand le club entrera dans son nouveau stade.

Ce n’est pas la première fois qu’un club de MLS accomplit un tel geste, non dénué de sens. Car si on parle souvent de MLS 1.0, 2.0 ou 3.0, en référence à l’informatique, l’évolution des clubs et de leur image y contribue.

Ainsi, en 2004, ce qui s’appelait alors le Dallas Burn a décidé de se défaire d’un nom et d’un logo que le bon goût m’empêche de commenter : le club s’est rebaptisé FC Dallas et son emblème s’est rapprochée des standards habituels du soccer. Après tout, c’est le sport auquel on joue en MLS… Il a aussi déménagé dans un stade conçu pour le soccer et a surtout vu sa moyenne de spectateurs partir à la hausse.

Ambitieux de nature, les ex-MetroStars se sont mariés en 2004 avec une boisson énergétique et le club a adopté le nom officiel de Red Bull New York. Le nouveau propriétaire a tout mis à son image – comme il l’a fait dans d’autres clubs à l’étranger – mais surtout permis la construction d’un des plus beaux stades de MLS. Déjà hautes, les ambitions visaient toujours les sommets avec, enfin, un premier trophée officiel remporté l’automne dernier.

En 2007, le Los Angeles Galaxy (devenu depuis lors LA Galaxy) adoptait de nouvelles couleurs et un nouveau logo. Ceux qui ne suivent pas la MLS de près depuis si longtemps ne s’en rappellent guère car ce qui a surtout marqué les souvenirs cette année-là, c’est l’arrivée de David Beckham. En réalité, tant le club que la Major League Soccer entraient en 2007 dans une nouvelle ère : l’arrivée de l’icône anglaise a aidé, mais était avant tout la manifestation d’idées plus modernes.

L’exemple le plus récent date de 2010 et nous vient de Kansas City, dont le nom (Wizards) et le logo ne reflétaient pas l’image d’un club et d’une compétition de haut niveau qui se respectent. Là encore, on y a été d’un changement drastique, plus conforme avec l’identité du soccer, accompagné de l’arrivée dans un stade idoine. Bilan : celui-ci est toujours plein, l’équipe nationale américaine adore y jouer et le club local a désormais autant de succès sur le terrain qu’en dehors.

Je termine avec une question : selon vous, y a-t-il encore un ou des clubs qui feraient bien de changer d’image et dont l’identité ne vous semble pas en phase avec la MLS moderne ?

29 January 6:32 pm

Chance Myers et Kansas City ont trouvé un terrain d’entente et l’arrière droit prolongera donc son bail chez le vainqueur de la dernière Coupe MLS. Cela veut dire que dix des onze titulaires qui ont commencé le match face à Salt Lake (Nielsen a pris sa retraite) seront de l’effectif cette saison, sauf transfert qui semble improbable. Ce qui m’a amené à me poser la question suivante : les titulaires de la finale restent-ils chez le vainqueur de la Coupe MLS la saison suivante et, le cas échéant, l'équipe confirme-t-elle ses résultats ?

2012 – LA Galaxy. David Beckham a pris sa retraite, le gardien Josh Saunders est parti à Salt Lake où il est devenu réserviste de Nick Rimando, Christian Wilhelmsson n’a pas été conservé et est parti jouer aux Émirats. Ajoutons le départ de Mike Magee pour Chicago quelques semaines après le début de la saison 2013.

2011 – LA Galaxy. Les onze titulaires de la finale étaient tous au club la saison suivante. Adam Cristman a pris sa retraite en juin en raison d’une accumulation de blessures. Le LA Galaxy a conservé son titre en 2012.

2010 – Colorado. Là encore, le onze de départ victorieux de la Coupe MLS était au complet à la reprise en 2011. L’équipe était septième au classement général de la saison régulière lors des deux années (mais avec 18 équipes en 2011 pour 16 en 2010).

2009 – Salt Lake. Yura Movsisyan est le seul titulaire de la finale à avoir quitté le club, prenant la direction de Randers au Danemark. 2010 a été une des meilleures saisons du club, et la victoire de la Coupe MLS 2009 l’a qualifié pour la Ligue des champions 2010-2011 dont il a atteint la finale.

2008 – Columbus. Là encore, un seul départ à signaler, celui de Brad Evans pour Seattle. Dominateur d’un bout à l’autre de la saison 2008, Columbus a encore terminé premier du classement général en 2009 mais a été sorti en phase finale par Salt Lake, futur vainqueur de la Coupe MLS.

2007 – Houston. Trois des onze titulaires des Texans en Coupe MLS manquaient à l’appel la saison suivante. Le défenseur Ryan Cochrane avait pris la direction de San José, qui venait de ressusciter après le déménagement du club à Houston en 2006. Le duo d’attaque est parti lui aussi : Nate Jaqua a tenté sa chance en Autriche, à Altach, mais est revenu à Houston durant l’été, alors que Joseph Ngwenya a lui aussi effectué un bref passage en Autriche, à Kärnten, avant de rejoindre les Turcs d’Antalyaspor.

28 January 1:51 pm

Ça y est, les 19 clubs de MLS ont repris le collier. Supporters et médias ont pu constater l’état des troupes et les journalistes ont pu parler avec joueurs et entraîneurs. Souvent, un sujet de conversation sortait du lot. Tour d’horizon :

27 January 5:20 pm

Frank Klopas a dispensé ce lundi matin son premier entraînement à Montréal. Une reprise en douceur, avec 28 joueurs : 21 des 22 sous contrat (Lopez est blessé; tous étaient déjà en équipe première l’an dernier), 3 jeunes du club et les 4 sélectionnés lors du SuperDraft.

Rien de révolutionnaire à souligner pour cette prise de contact même si, de l’aveu des joueurs, Klopas est « moins bruyant » que son prédécesseur, Marco Schällibaum. Le but de ces premiers jours de travail est de donner de bonnes bases physiques à tout le monde, la tactique viendra après. L’ancien mentor de Chicago se contente pour le moment de visées très générales (« remporter la Coupe du Canada, se qualifier pour la phase finale de la saison ») mais définira d'autres buts au sein de l’équipe dans quelque temps « pour que chacun se concentre sur des tâches précises à accomplir et que tout le monde regarde dans la même direction ». Un des objectifs qui devrait revenir dans de nombreux discours est celui exprimé par Marco Di Vaio, à savoir « faire mieux que l’an dernier, comme 2013 était une amélioration par rapport à 2012 ».

Le recrutement a été l’un des sujets les plus abordés par les nombreux médias sur place, et pour cause : Montréal est le seul club de MLS à reprendre les entraînements sans renfort acquis en dehors du SuperDraft. Klopas a une fois de plus insisté sur le fait qu’il aimait beaucoup la manière dont l’effectif avait été construit, et qu’il composerait avec les qualités des joueurs qui en font partie. Cela n’exclut pas l’une ou l’autre signature d’ici le début de la saison, et probablement pas seulement des jeunes. « La base de l’équipe est très bonne, mais il faut ajouter un ou deux éléments qui s’y intègrent bien et sont complémentaires aux joueurs déjà là. »

L’ancien mentor de Chicago a souligné que l’équipe devait s’améliorer collectivement en défense. Selon lui, elle est bien parée offensivement – tant pour se créer des occasions que pour marquer. Il a d’ailleurs rétorqué que s’il avait inscrit plus de 20 buts la saison dernière, Marco Di Vaio devait être mieux épaulé que certains ne le prétendent, et que si on veut l’aider davantage, il faudra procéder à quelques ajustements en milieu de terrain.

Certains joueurs insistaient sur l’aspect positif d’un groupe qui n’a pas changé. Jeb Brovsky disait par exemple que l’équipe avait prouvé l’an dernier qu’elle avait de bonnes bases. Marco Di Vaio souhaiterait quand même un ou deux renforts pour l’améliorer et Patrice Bernier pense que parmi eux, il faudrait quelqu’un capable de trouver le fond des filets quand le buteur italien connaît une basse de régime, car en 2013, la production offensive dépendait trop de son rendement. Les deux ont déjà eu l’occasion de s’entretenir longuement avec leur nouvel entraîneur – dont le Québécois a dit qu’il connaissait très bien les forces et faiblesses de Montréal pour avoir préparé des duels entre Chicago et sa nouvelle équipe.

Sur le terrain, les joueurs ont paru à la fois frais… et un peu rouillés. Il faut dire que leur dernière sortie officielle remonte à début novembre. Et deux mois et demi de vacances, c’est beaucoup… « En Italie, déjà un mois et demi, je trouve que c’est bien trop », a d’ailleurs insisté Di Vaio qui, pour y remédier, s’entraîne déjà depuis début décembre. Même Bernier, davantage sollicité que ses équipiers pendant la trêve et qui a eu besoin de se remettre d’une blessure et d’une opération, a dit ne jamais s’être senti aussi frais à la reprise. Les vacances ont également paru longues aux supporters et le centre où s’entraîne l’équipe durant l’hiver était copieusement garni pour cette reprise.

24 January 12:36 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, la dernière : les clubs qui offrent un nouveau visage.

Tout changer tout le temps, à Chivas USA, a plus des allures de normes que de révolution. Malheureusement, c’est rarement suivi de résultats probants. À côté d’une colonne des départs toujours aussi interminable, des arrivées comme celles de Rosales ou Jean-Baptiste suscitent néanmoins de nouveaux espoirs. Les attentes y sont cependant largement moins élevées qu’à Toronto où, ces dernières saisons, il y a eu de la régularité… dans les chamboulements annuels. Cet hiver, le club est un deux ceux qui a fait le plus parler de lui, en attirant notamment Defoe et Bradley : il lui est interdit de décevoir !

Troisième membre du trio de cancres de 2013 (malgré une victoire en Coupe des États-Unis), DC United a aussi fortement secoué le cocotier. Quand on termine dernier, on ne prône pas la continuité. Si Ben Olsen a conservé son poste d’entraîneur, le club a été parmi les plus actifs sur le marché des transferts en attirant entre autres Eddie Johnson et Espindola.

À Columbus, la mutation est d’un autre ordre : de nouveaux dirigeants, un nouvel entraîneur et de nouvelles idées ont investi la paisible cité de l’Ohio. Sur le terrain, le départ de Gruenebaum et l’arrivée de Parkhurst en sont les signes les plus notables, mais il n’y a pas encore eu d’autres changements marquants et la mission s’annonce difficile pour 2014.

S’il est plus facile de tout changer quand on a été très mauvais, un club du haut du tableau peut aussi prendre les grands moyens pour assouvir ses ambitions. Entre les départs de Rosales, Johnson et Gspurning et une impatience que presque plus personne n’arrive à contenir, les secousses sismiques se multiplient à Seattle où couve la révolution. La pression est forte sur les épaules de Sigi Schmid.

EN ATTENDANT LA REPRISE
1. Les clubs discrets cet hiver
2. Ceux qui changent, mais pas trop

23 January 5:41 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, les clubs qui ne sont plus tout à fait dans la continuité de 2013 mais où on ne peut pas non plus parler de révolution.

À Colorado, en réalité, on aurait même dû parler de stabilité avec la poursuite du travail accompli depuis deux ans par Oscar Pareja. Mais son départ et celui de son adjoint apportent un élément déstabilisateur et ouvrent la porte aux questions. Pareja est aujourd’hui à Dallas qui, hormis le départ de Ferreira, n’a pas réalisé de transfert fumant dans un sens ni dans l’autre mais où on ne veut clairement pas continuer sur la lancée de la fin calamiteuse de 2013. Le nouvel entraîneur devrait y être vecteur de changements importants. Les désirs sont similaires à Chicago, qui n’a pas conservé quelques valeurs sûres et attiré Frank Yallop pour donner une nouvelle dynamique à l’équipe.

À Vancouver, entre le départ fracassant de Camilo et le remplacement de Martin Rennie par Carl Robinson, on peut difficilement dire que l’hiver fut calme. Mais il est malvenu d’appeler ça une importante métamorphose alors que par le passé, le club a longtemps changé une demi-équipe tous les six mois. À Salt Lake, un seul départ a eu l’effet d’un tremblement de terre : celui de l’entraîneur Jason Kreis, qui suffit à changer la donne alors qu’il n’y a pas de bouleversements dans le groupe de joueurs qui a vu 2013 ressembler davantage à un conte de fées qu’à une année de transition.

Enfin, certains seront étonnés de me voir placer Portland dans ce lot d’équipes. Certes, les bases de l’an dernier seront conservées et le fond de jeu ne devrait pas changer. Mais le club n’a pas été parmi les plus calmes sur le marché ces dernières semaines : alors que son attaque devrait être remodelée, il a aussi attiré quelques renforts importants et Caleb Porter est promis à une nouvelle fonction, celle de gestionnaire en abondance de biens.

23 January 12:49 pm

L’Association canadienne de soccer (ACS) a dévoilé ce matin son plan stratégique pour les prochaines années, orienté vers un seul but : que le Canada devienne « un chef de file du soccer ». Il se résume en quatre points : des investissements dans l’expertise technique, de bons résultats des équipes nationales, la croissance du sport au pays et une gestion sérieuse.

Si les trois derniers sont la moindre des choses pour toute fédération qui se respecte, le premier sort du lot : la qualité des entraîneurs doit augmenter, et ils doivent être compétents à tous les niveaux et pour les jeunes de tous âges. Des normes seront établies pour les diplômes, qui seront revus, tout en encourageant le plus de monde possible à tenter de les obtenir. Le tout, en continuant d’appliquer les programmes de développement des joueurs mis en place depuis quelques années et en formant également de meilleurs arbitres et administrateurs.

Afin d’améliorer le niveau des équipes nationales, l’ACS veut commencer par augmenter le nombre d’équipes de bon niveau au pays, et ce en encourageant la création de championnats semi-professionnels régionaux aux normes sérieuses mais aussi l’investissement dans les installations tant extérieures qu’intérieures. L’ACS va aussi fournir des efforts pour arranger des rencontres face à des adversaires de meilleur calibre aux équipes nationales canadiennes.

Car si celles-ci brillent sur la scène internationale, il s’agit de la meilleure inspiration pour les jeunes, ce qui a des incidences positives sur la popularité du sport. Cela passe notamment par la réussite des deux grands événements à venir : la Coupe du monde féminine 2015, et celle des filles de moins de 20 ans cet été. Mais aussi par un travail avec les gouvernements pour « l’élaboration d’une stratégie d’infrastructure nationale afin d’appuyer le développement du sport à l’échelle locale ». Tout ça avec un objectif très ambitieux : présenter la candidature du Canada pour organiser la Coupe du monde 2026.

La partie gestion est en deux temps. Une de prise de responsabilité à l’échelle nationale, en obligeant les structures provinciales et régionales à avoir les mêmes orientations que l’ACS et à développer leurs priorités en ce sens. Il y a aussi la poursuite du travail de révision de la gouvernance, avec une volonté de plus grande transparence. On sent une volonté de mieux s’organiser (enfin !) L’autre volet concerne un renforcement des relations avec les partenaires extérieurs, à savoir les médias, les gouvernements, les partenaires commerciaux mais aussi la Concacaf et la Fifa, ce qui sera d’autant plus facile, dixit l’ACS, si le profil du soccer au Canada est rehaussé par « le fait d’organiser avec succès des compétitions mondiales ».

Si vous voulez en savoir plus, consultez le document complet : il ne fait que 8 pages et se lit très facilement.

22 January 9:40 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, les clubs qui s’inscrivent, pour le moment, dans la continuité.

Quoi de plus normal pour ceux qui gagnent ? Ainsi, à Kansas City, Peter Vermes a trouvé la bonne formule. Il n’en déroge pas et elle a offert au club la Coupe MLS l’an dernier. Dès lors, pourquoi changer ? À New York non plus, on ne change pas une équipe qui gagne (le Supporters Shield en l’occurrence), surtout 12 mois après avoir tout chamboulé. Il faudra tout de même compenser les départs de Barklage et Espindola, et on sent l’envie de préparer l’arrivée d’un encombrant voisin en attirant une vedette. L’arrivée d’un grand nom, voilà aussi ce qui pourrait changer la donne au LA Galaxy, mais on ne touche pour autant pas aux fondations, ni aux rôles importants occupés par Keane et Donovan.

Il y a aussi ceux qui veulent poursuivre le travail entamé la saison dernière, comme Philadelphie où les troupes de John Hackworth sont convaincues d’être sur les bonnes bases et comptent le confirmer en terminant cette fois du bon côté de la ligne rouge. Pour sa part, la jeune garde de New England, privée d’Agudelo et du retraité Reis, entre dans la difficile saison de la confirmation sans devoir faire face à de grands bouleversements. Et si à San José, Baca, Morrow et Chavez sont certes des joueurs importants à s’en aller, Mark Watson veut continuer le travail effectué depuis qu’il a repris l’équipe en cours de saison passée.

Stabilité aussi à Houston, et ce à long terme. Depuis que Dominic Kinnear dirige l’équipe, elle a un style caractéristique qui convient au club, où l’on ne voit pas de raison d’apporter de gros changements. Enfin, pour conclure cette liste, son seul membre à avoir changé d’entraîneur : Montréal. Le club québécois est cependant le seul à ne pas encore avoir recruté en dehors du SuperDraft, plaidant que son vrai visage était celui du bon début de saison en 2013.