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matthias van halst

23 January 12:49 pm

L’Association canadienne de soccer (ACS) a dévoilé ce matin son plan stratégique pour les prochaines années, orienté vers un seul but : que le Canada devienne « un chef de file du soccer ». Il se résume en quatre points : des investissements dans l’expertise technique, de bons résultats des équipes nationales, la croissance du sport au pays et une gestion sérieuse.

Si les trois derniers sont la moindre des choses pour toute fédération qui se respecte, le premier sort du lot : la qualité des entraîneurs doit augmenter, et ils doivent être compétents à tous les niveaux et pour les jeunes de tous âges. Des normes seront établies pour les diplômes, qui seront revus, tout en encourageant le plus de monde possible à tenter de les obtenir. Le tout, en continuant d’appliquer les programmes de développement des joueurs mis en place depuis quelques années et en formant également de meilleurs arbitres et administrateurs.

Afin d’améliorer le niveau des équipes nationales, l’ACS veut commencer par augmenter le nombre d’équipes de bon niveau au pays, et ce en encourageant la création de championnats semi-professionnels régionaux aux normes sérieuses mais aussi l’investissement dans les installations tant extérieures qu’intérieures. L’ACS va aussi fournir des efforts pour arranger des rencontres face à des adversaires de meilleur calibre aux équipes nationales canadiennes.

Car si celles-ci brillent sur la scène internationale, il s’agit de la meilleure inspiration pour les jeunes, ce qui a des incidences positives sur la popularité du sport. Cela passe notamment par la réussite des deux grands événements à venir : la Coupe du monde féminine 2015, et celle des filles de moins de 20 ans cet été. Mais aussi par un travail avec les gouvernements pour « l’élaboration d’une stratégie d’infrastructure nationale afin d’appuyer le développement du sport à l’échelle locale ». Tout ça avec un objectif très ambitieux : présenter la candidature du Canada pour organiser la Coupe du monde 2026.

La partie gestion est en deux temps. Une de prise de responsabilité à l’échelle nationale, en obligeant les structures provinciales et régionales à avoir les mêmes orientations que l’ACS et à développer leurs priorités en ce sens. Il y a aussi la poursuite du travail de révision de la gouvernance, avec une volonté de plus grande transparence. On sent une volonté de mieux s’organiser (enfin !) L’autre volet concerne un renforcement des relations avec les partenaires extérieurs, à savoir les médias, les gouvernements, les partenaires commerciaux mais aussi la Concacaf et la Fifa, ce qui sera d’autant plus facile, dixit l’ACS, si le profil du soccer au Canada est rehaussé par « le fait d’organiser avec succès des compétitions mondiales ».

Si vous voulez en savoir plus, consultez le document complet : il ne fait que 8 pages et se lit très facilement.

22 January 9:40 pm

La reprise des entraînements est proche : dès ce samedi, certains clubs de MLS seront à nouveau à pied d’œuvre. Qui a passé un hiver calme et quels supporters ne reconnaîtront rien de leur équipe ? Je vous propose un état de la situation (qui peut beaucoup changer d’ici début mars) en trois étapes. Aujourd’hui, les clubs qui s’inscrivent, pour le moment, dans la continuité.

Quoi de plus normal pour ceux qui gagnent ? Ainsi, à Kansas City, Peter Vermes a trouvé la bonne formule. Il n’en déroge pas et elle a offert au club la Coupe MLS l’an dernier. Dès lors, pourquoi changer ? À New York non plus, on ne change pas une équipe qui gagne (le Supporters Shield en l’occurrence), surtout 12 mois après avoir tout chamboulé. Il faudra tout de même compenser les départs de Barklage et Espindola, et on sent l’envie de préparer l’arrivée d’un encombrant voisin en attirant une vedette. L’arrivée d’un grand nom, voilà aussi ce qui pourrait changer la donne au LA Galaxy, mais on ne touche pour autant pas aux fondations, ni aux rôles importants occupés par Keane et Donovan.

Il y a aussi ceux qui veulent poursuivre le travail entamé la saison dernière, comme Philadelphie où les troupes de John Hackworth sont convaincues d’être sur les bonnes bases et comptent le confirmer en terminant cette fois du bon côté de la ligne rouge. Pour sa part, la jeune garde de New England, privée d’Agudelo et du retraité Reis, entre dans la difficile saison de la confirmation sans devoir faire face à de grands bouleversements. Et si à San José, Baca, Morrow et Chavez sont certes des joueurs importants à s’en aller, Mark Watson veut continuer le travail effectué depuis qu’il a repris l’équipe en cours de saison passée.

Stabilité aussi à Houston, et ce à long terme. Depuis que Dominic Kinnear dirige l’équipe, elle a un style caractéristique qui convient au club, où l’on ne voit pas de raison d’apporter de gros changements. Enfin, pour conclure cette liste, son seul membre à avoir changé d’entraîneur : Montréal. Le club québécois est cependant le seul à ne pas encore avoir recruté en dehors du SuperDraft, plaidant que son vrai visage était celui du bon début de saison en 2013.

21 January 5:48 pm

Le SuperDraft 2014 a pris fin aujourd’hui, avec les deux derniers tours lors desquels les 19 clubs de Major League Soccer ont sélectionné un total de 38 joueurs. Il est encore trop tôt pour dire qui émergera chez les professionnels et quand, même si certains noms ont déjà été mis de l’avant. Les intéressés tenteront de marcher sur les traces de Joao Plata, Chris Schuler, Sean Johnson ou encore Eric Alexander, tous choisis à un stade tardif de cette séance de recrutement.

Les heureux élus du SuperDraft se battront pour une place dans l’effectif de leur club respectif et le verdict tombera d’ici le début de saison. Si les équipes de MLS n’ont aucune limite quant au nombre de joueurs participant à leur préparation d’avant-saison, chaque club doit en effet être en conformité avec les règlements concernant la liste des joueurs et le budget salarial pour le 1er mars.

Parmi les autres nouvelles du jour, la rumeur d’un changement dans le déroulement de la phase finale qui devrait ravir Jason Kreis, même s’il n’est plus à Salt Lake : au lieu de systématiquement jouer à domicile lors du match retour, le club le mieux classé à l’issue de la saison régulière choisirait s’il commence par se déplacer chez son adversaire ou par le recevoir.

Pour finir cette chronique quotidienne, deux lectures intéressantes au sujet de joueurs français. La première concerne le nouveau médian défensif de San José : Jean-Philippe Pierazzi parle du rêve qu’il réalise en quittant Ajaccio pour la Californie. La seconde est une rumeur, celle du passage de Sidney Govou à New York.

17 January 5:39 pm

Si toute votre attention était focalisée sur les choix des clubs lors du SuperDraft d’hier ou que vous vous êtes éloignés de la planète MLS pendant quelques jours, voici un condensé des rumeurs et nouvelles qui vous ont peut-être échappé.

La saga Camilo a pris fin. Le meilleur buteur du défunt championnat a été transféré de Vancouver à Queratero (Mexique) avec qui il s’entraînait déjà depuis quelque temps au grand dam de son ancien employeur. Un nouveau joueur désigné est arrivé : le médian argentin Cristian Maidana (26 ans) a signé à Philadelphie. Il vient d’Argentinos Juniors mais a aussi joué, entre autres, au Spartak Moscou. Les Argentins sont à la mode cette semaine, puisque Portland en a embrigadé deux : l’arrière central Norberto Paparatto et l’attaquant Gastón Fernández, tous deux âgés de 30 ans. Le premier doit être une solution de plus en défense centrale, le second doit remplacer Ryan Johnson que l’on annonce partant. Jose Valencia a déjà effectué le chemin inverse, puisque l’attaquant a été prêté par Portland aux Argentins d’Olimpo.

En interne, on notera l’échange Seattle - Chicago impliquant trois joueurs : Anibaba s’en va sur les bords du Pacifique alors qu’Hurtado et Ianni troquent le vert pour le rouge. Seattle pourrait voir un autre joueur s’en aller, et pas des moindres : Obafemi Martins semble se chercher un nouveau club, mais Sigi Schmid l’attend pour la reprise des entraînements. Autre rumeur, qui tend à se confirmer : l’arrivée de Maurice Edu à Philadelphie. « On le veut et il veut être ici », insiste-t-on du côté de l’Union.

Don Garber a également évoqué des sujets qui intéressent tous ceux qui suivent la MLS de près ou de loin. Ainsi, le commissaire a déclaré qu’une annonce à propos de David Beckham et de sa potentielle équipe à Miami serait effectuée d’ici 30 jours. Par ailleurs, il a précisé que New York City était sur le point d’officialiser le stade dans lequel il jouera en attendant que le sien ne soit construit. Autre rumeur intéressante, rapportée par notre collègue Grant Wahl : la finale de la Coupe MLS pourrait se jouer le troisième week-end de décembre.

Enfin, plus tôt cette semaine, la Fifa a annoncé la liste des arbitres qui officieront lors de la prochaine Coupe du monde. L’arbitre central Mark Geiger, que l’on voit régulièrement sur nos terrains, a été retenu, de même que les assistants Sean Hurd et Joe Fletcher. Tous trois siffleront ensemble. Le dernier nommé est canadien, les deux autres sont américains, tout comme Eric Boria qui sera sur place dans les 8 « duos de soutien ».

16 January 5:34 pm

Après avoir conclu un marché pour obtenir le premier choix, Philadelphie a lancé le SuperDraft 2014 de la MLS, organisé ce jeudi au Pennsylvania Convention Center, en recrutant le gardien Génération adidas Andre Blake.

Blake est ainsi devenu le premier gardien de but à être choisi en tout premier lors de cette séance de recrutement dans l’histoire de la Major League Soccer. International jamaïcain chez les -17 puis les -20 ans, il a impressionné les prospecteurs lors de l’Évaluation annuelle des espoirs qui a eu lieu la semaine dernière et se pose déjà en concurrent direct de Zac MacMath, gardien titulaire de l’Union ces deux dernières saisons.

Philadelphie devait choisir en deuxième mais a échangé sa position avec DC United, qui bénéficiait à l’origine du premier choix et a recruté le défenseur Steven Birnbaum. Ce fut un des six échanges de position (et il y eut aussi des montants d’allocation et des places de joueur étranger impliquées) d’un premier tour marqué par le marchandage mais aussi par l’intérêt pour les joueurs jamaïcains. En effet, outre Blake, Andre Lewis (Vancouver, 7e) et Damion Lowe (Seattle, 8e) ont été recrutés.

Auparavant, Vancouver avait jeté son dévolu sur Chrisitian Dean, détenteur d’un contrat Génération adidas, comme Blake et cinq autres joueurs, tous recrutés après les 17 premiers choix. Cela leur permettra entre autres de ne pas compter dans le budget salarial de leur équipe.

Les joueurs défensifs ont été prisés lors de ce recrutement, puisqu’il y avait un gardien et cinq arrières parmi les dix premiers choix. New England a constitué une exception notable, sélectionnant les attaquants Steve Neumann et Patrick Mullins, considérés comme deux des meilleurs joueurs offensifs disponibles.

Au total, 38 joueurs ont été choisis par les 19 clubs de MLS : consultez en la liste complète afin d’avoir un récapitulatif de cette séance de recrutement.

15 January 12:08 pm

Le SuperDraft 2014 aura lieu ce jeudi midi à Philadelphie. DC United sera le premier club à sélectionner un joueur et aura, évidemment, plus de choix que ses concurrents. Je me suis quand même demandé si cet avantage était bien utilisé et qui, par le passé, avait réalisé le premier gros coup.

2007 : Toronto a été chercher le milieu Maurice Edu, élu Recrue de l’année en fin de saison et transféré aux Glasgow Rangers l’année suivante. Sa carrière va decrescendo depuis et il pourrait revenir en MLS cette saison pour la relancer. Si Bakary Soumaré, Michael Harrington et Chris Seitz ont été recrutés immédiatement après Edu, 2007 n’était cependant pas un grand cru.

2008 : Kansas City a visé juste en attirant Chance Myers : depuis 2011, il y est titulaire indiscutable au poste d’arrière droit. Salt Lake et le LA Galaxy ont aussi recruté des valeurs sûres, respectivement Anthony Beltran (3) et Shaun Franklin (4). Les coups fumants ont été signés par Dallas avec Brek Shea (2) et Kansas City (décidément) avec Roger Espinoza (11).

2009 : Seattle a ouvert le bal en recrutant Steve Zakuani. Un choix judicieux puisque le joueur s’est rapidement imposé, terminant entre autres meilleur buteur de l’équipe en 2010. Mais depuis qu’il a eu la jambe cassée en avril 2011, il peine à retrouver son niveau. Omar Gonzalez (3) est dès lors le premier gros coup de cette édition, où on notera encore le nez fin de Kansas City avec Matt Besler (8) et Graham Zusi (23).

2010 : Philadelphie a sélectionné l’attaquant Danny Mwanga, qui y a joué régulièrement pendant deux ans avant de partir pour Portland puis Colorado où il n’a pas réussi à s’imposer. Aucun joueur du SuperDraft 2010 ne peut encore être qualifié de gros coup. Philadelphie y a encore recruté Amobi Okugo et Jack McInerney (6 et 7), alors que San José y a trouvé les arrières latéraux qui l’ont mené au Supporters Shield 2012, Justin Morrow et Steve Beitashour (28 et 30).

2011 : On a fait grand cas du recrutement du jeune Omar Salgado par Vancouver, premier club à choisir. L’attaquant, toujours au club, a eu sa chance sans s’imposer et n’a pas joué une seule minute en 2013. Portland a eu le nez bien plus fin avec Darlington Nagbe (2). DC United a choisi une valeur sûre en Perry Kitchen (3) et ce fut aussi une bonne année pour Houston, avec Kofi Sarkodie (7) et Will Bruin (11).

J’ai fait l’impasse sur les deux dernières années car les joueurs n’ont pas encore tous eu le temps de se développer ou doivent encore confirmer, mais voilà le bilan de la première saison de la génération 2013. Je me suis aussi focalisé sur les premiers bons choix à être effectués, mais quelques joueurs recrutés parmi les derniers se sont imposés chez les pros. Finalement, si l'ordre de sélection a une certaine importance, il n'est qu'un élément parmi les nombreux autres de l'équation.

14 January 5:54 pm

Si l’arrivée de Michael Bradley à Toronto fait énormément parler d’elle ces jours-ci, elle s’inscrit dans la lignée des mouvements de ce début d’année en MLS : le retour au bercail.

Ainsi, un autre international américain qui évoluait en Europe a traversé l’Atlantique : le défenseur Michael Parkhurst, qui a signé à Columbus. Les canaris de l’Ohio ont aussi été chercher Hector Jimenez au LA Galaxy. Les Californiens ont pour leur part attiré l’international canadien Rob Friend qui jouait en Allemagne depuis sept ans. Mais le gros renfort de ce début d’année pour l’équipe de Bruce Arena n’est autre que l’attaquant brésilien Samuel, prêté par Fluminense.

Même les transferts internes ont des saveurs de retour. En effet, si DC United est allé chercher Jeff Parke à Philadelphie, c’est aussi pour permettre à l’Union de se retrouver au premier rang du classement d’allocation, qui donne le premier choix en cas de retour d’un ancien joueur de MLS. Il se chuchote que ce serait pour attirer Maurice Edu. Philadelphie serait aussi en discussions avec le médian français de Sochaux Vincent Nogueira. Le classement d’allocation pourrait également servir à s’adjuger les services de Marco Pappa, dont le contrat a été rompu à Heerenveen : Seattle serait sur les rangs, et il a été cité à Montréal où il retrouverait son ancien entraîneur Frank Klopas.

De son côté, Chivas USA a embrigadé l'attaquant Adolfo Bautista, un ancien international mexicain, alors que Portland serait sur le point d'attirer deux Argentins, l’attaquant Gaston Fernandez et le défenseur central Norberto Paparatto. La liste des joueurs français en MLS s’est par ailleurs allongée, avec l’arrivée du milieu défensif d’Ajaccio Jean-Baptiste Pierrazzi à San José, qui a également recruté Atiba Harris alors que Marvin Chavez effectuait le chemin inverse et prenait la direction de Colorado.

Ce sont cependant des départs dont on parle le plus dans les montagnes en ce moment, puisque l’équipe surprise de la saison dernière a perdu à la fois son entraîneur principal Oscar Pareja, qui entraînera Dallas cette saison (un autre retour au bercail, puisque Pareja y a disputé les huit dernières saisons de sa carrière de joueur), que son adjoint Wilmer Cabrera, nommé à la barre de Chivas USA, et est désormais le seul club à encore se chercher un entraîneur pour 2014 : la direction a dit qu’elle ne se presserait pas et qu’un intérimaire pourrait assurer la reprise.

S’il y a eu beaucoup de retours de joueurs en MLS, il y a eu aussi quelques départs à l’étranger, bien moins nombreux cependant. Notons le passage du défenseur central international canadien Dejan Jakovic de DC United à Shimizo S-Pulse (Japon) et la fin du feuilleton Juan Agudelo, qui a annoncé lui-même avoir signé à Stoke City - transfert qui avait achoppé dans un premier temps - qui le prêtera pour les six prochains mois (en Espagne, aux Pays-Bas ou en Belgique, où Anderlecht et le Standard seraient intéressés).

10 January 1:10 pm

Jean de La Fontaine serait très certainement inspiré devant le comportement des trois clubs canadiens cet hiver. Trois situations pour le moins différentes, qui pourraient donner lieu à une fable dont je vous laisse le soin de choisir les animaux qui en composeraient le titre.

Le club le plus actif est sans nul doute Toronto. Las de porter le bonnet d’âne depuis leur entrée dans la compétition,  les Ontariens ont frappé deux grands coups cette semaine. Le plus attendu – la rumeur était perceptible depuis longtemps – concerne l’arrivée de Jermain Defoe, qui a signé un contrat de quatre ans. Le 28 février, l’attaquant de 31 ans quittera Tottenham où il a joué 10 ans et marqué près de 150 buts.

L’autre est plus surprenant : l’AS Rome a annoncé avoir vendu son milieu défensif Michael Bradley à la MLS pour 10 millions de dollars. Il devient le deuxième joueur américain le plus cher de l’histoire derrière Jozy Altidore. Considéré comme un pilier de son équipe nationale, il souhaitait avoir plus de temps de jeu avant la Coupe du monde. Sa destination n’est pas encore officielle, mais tout indique qu’il jouera à Toronto.

Le TFC a préalablement aussi rapatrié Dwayne De Rosario, embauché l’attaquant brésilien Gilberto en lui donnant le statut de joueur désigné, également porté par Matias Laba, et attiré Jackson ainsi que Justin Morrow. Alors, chers auteurs, a-t-on là un animal frénétique à la limite de l’hyperactivité ou un pachyderme qui pourrait tout écraser sur son passage... ou s’effrayer à la vue d’une petite souris ?

Parlant de souris, Montréal reste pour le moment dans son trou, pour le moins très tranquille. Si le club québécois a changé d’entraîneur, il est le seul à ne pas encore avoir officiellement annoncé d’arrivée. Son directeur sportif Nick De Santis porte une grande confiance au groupe de la saison dernière, arguant que celui-ci est resté en tête pendant 25 semaines. Il estime donc que le vrai visage de l’équipe est celui qu’elle a montré début 2013. Les supporters pessimistes pensent que le club joue à l’autruche suite à sa fin d’année difficile, mais il serait très surprenant de ne pas voir l’un ou l’autre renfort important arriver d’ici le début du championnat.

À Vancouver, la tentation de se mettre la tête dans le sable est forte à chaque fois qu’une photo de Camilo sous le maillot de Queretaro est publiée sur un réseau social. Le meilleur buteur du défunt championnat est pourtant, selon son dernier employeur, toujours sous contrat en Colombie-Britannique. Le nouvel entraîneur du club, Carl Robinson, trouve la situation inacceptable et ne veut dans son groupe que des joueurs qui ont envie de jouer pour le club. Si le Brésilien devait partir, ce serait un pion important de plus à remplacer pour une équipe tantôt lièvre tantôt tortue.

09 January 7:06 pm

Il y a deux ans, Walter Restrepo faisait partie des meilleurs joueurs de NASL. Rien pour devenir une célébrité internationale... ce qu'il est depuis cette semaine en raison de son transfert peu orthodoxe. En effet, Fort Lauderdale l’a vendu à San Antonio en échange d’un voyage en car et de deux nuits d’hôtel pour toute l’équipe. De quoi alimenter les conversations ? Oui. Une première ? Non ! Et Restrepo aimerait certainement avoir la carrière de certains de ses prédécesseurs.

Ainsi, au tout début des années 1980, Tony Cascarino, qui s’apprête à fêter ses 20 ans, passe de Crokerhill, club anglais amateur, à Gillingham, alors pensionnaire de D3. Déjà à cette époque, même à ce niveau, les indemnités de transfert étaient la norme, mais Crokerhill ne souhaitait pas recevoir d’argent. Les Gills leur ont dès lors offert des survêtements et du matériel d’entraînement. Cascarino a ensuite joué entre autres au Celtic, à Marseille et a représenté l’Irlande à 88 reprises, notamment à la Coupe du monde en 1990 et en 1994.

Restons dans la même décennie, et allons en Belgique où le championnat était alors florissant, ses clubs brillant régulièrement en coupes d’Europe. Pensionnaire de D1, le RWD Molenbeek était toutefois dans une situation financière précaire, ayant notamment 35 000 $ de retard dans le payement de son électricité. Pour s’en acquitter, il a transféré Johan Walem, un des membres de l’école de jeunes les plus brillants, chez le voisin d’Anderlecht. L’adolescent y a poursuivi sa formation avant d’éclater en équipe première, de jouer en Serie A italienne et de participer à la Coupe du monde 2002. Aujourd’hui, Walem est sélectionneur de l’équipe nationale espoirs belge.

Moins connu mais plus près de nous, notons le passage l’été dernier de Roger Fallas de Puma, en D2 costaricienne, à UCR (D1) en échange de 50 ballons. Quelque part dans ma mémoire erre aussi le souvenir d’un joueur échangé contre des animaux en Europe de l’Est, mais je ne parviens plus à mettre la main sur la référence. Si vous la retrouvez ou avez d’autres exemples du même genre, n’hésitez pas à les partager ci-dessous.

08 January 5:44 pm

La Major League Soccer a présenté ce mercredi les 7 membres de la promotion Génération adidas 2014. Mais quel est donc ce phénomène particulier à la MLS ?

À l’image de leurs collègues d’autres sports aux États-Unis, de nombreux joueurs de MLS ne sont pas formés dans leur club mais effectuent leurs dernières gammes sur les terrains de l’université avant de passer pros, via le SuperDraft. Certains d’entre eux, toutefois, sont tellement convoités qu’ils se trouvent un club avant la fin de leur parcours académique : le contrat Génération adidas leur offre des allocations d’études afin de poursuivre leur formation universitaire.

La promotion de cette année est pour le moins défensive : un gardien (Andre Blake), quatre défenseurs (Christian Dean, AJ Cochran, Damion Lowe et Eric Miller), un milieu de terrain (Marlon Hairston) et un attaquant (Ntokozo Tshuma). Les deux derniers nommés sont des étudiants de deuxième année, les autres en sont à leur avant-dernière année d’études (le cursus universitaire américain en comprend généralement quatre). Ils connaîtront leur destination lors du SuperDraft 2014, le 16 janvier prochain.

Au cours des deux dernières années, la promotion Génération adidas était à chaque fois composée de cinq joueurs. Parmi eux, Andrew Farrell, devenu titulaire indiscutable à New England dès sa première saison, et son équipier Kelyn Rowe, auteur de sept buts cette année, mais aussi Darren Mattocks, qui alterne le chaud et le froid à Vancouver, ou Andrew Wenger, qui n’a pas encore confirmé les espoirs placés en lui à Montréal.

Les autres ont vu peu de terrain jusqu’à présent : titularisés à quatre reprises cette saison, Jason Johnson (Houston) et Walker Zimmerman (Dallas) ont été les plus utilisés. Pour leur première année professionnelle, Eriq Zavaleta (Seattle) et Mikey Lopez (Kansas City) ont peu ou pas joué, mais espèrent effectuer plus de progrès lors de leur deuxième saison que Chandler Hoffmann (LA Galaxy) et Sam Garza (San José), deux membres de la promotion 2012 Génération adidas que l’on voit très rarement à l’œuvre. Cependant, tous sont encore très jeunes et ils ont souvent encore une importante marge de progression.