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matthias van halst

08 December 6:47 pm

En prélude au très attendu Repêchage d’expansion 2014 de la MLS, la Major League Soccer a fait connaître aujourd’hui les listes des joueurs qui y seront disponibles et protégés. La séance lors de laquelle le New York City Football Club et l’Orlando City Soccer Club pourront effectuer du recrutement aura lieu le mercredi 10 décembre à 14h00 (HE). L’évènement sera retransmis en direct sur www.MLSsoccer.com.
 
Au cours d’une séance qui a défini l’ordre de priorité des deux nouveaux clubs pour les divers recrutements, Orlando a obtenu le premier choix pour le Repêchage d’expansion. Chaque club de MLS a reçu la possibilité de protéger 11 joueurs de son effectif 2014, ce qui fait que certains joueurs importants seront disponibles ce mercredi, dont Tim Cahill, milieu de terrain des New York Red Bulls, et Donovan Ricketts, gardien des Portland Timbers et lauréat du trophée Allstate de Gardien de l’année 2013.

Les joueurs Génération adidas (qui n’ont pas changé de statut au terme de la saison 2014) et les Joueurs formés au club ne comptant pas dans le budget salarial du club sont automatiquement protégés et ne doivent pas faire partie de la liste des 11 joueurs protégés d’une équipe. Les joueurs désignés ne doivent pas être protégés à moins d’avoir une clause de non-échange dans leur contrat. Une fois que deux éléments de la liste de joueurs non-protégés d’une équipe ont été sélectionnés, le Repêchage d’expansion prend fin pour cette équipe, qui ne peut perdre aucun joueur supplémentaire. En outre, une fois qu’un joueur non-protégé d’un club a été sélectionné, le club en question peut déplacer sur sa liste de joueurs protégés un joueur qui n’était pas protégé initialement. Consultez le règlement complet ICI.

Liste complète des joueurs disponibles et protégés pour le Repêchage d’expansion 2014
 

CHICAGO FIRE
 
Joueurs disponibles
Ianni, Patrick
Joya, Benji
Kinney, Steven
Nyassi, Sanna
Pongolle, Florent
Reynish, Kyle
Segares, Gonzalo
Soumare, Bakary
Cochrane, Greg
Fondy, Matthew
Franco, Marco
Jumper, Hunter
Kann, Alec
Ward, Grant
 
Joueurs protégés
Amarikwa, Quincy
Anangono, Juan
Cocis, Razvan
Earnshaw, Robert
Johnson, Sean
Larentowicz, Jeff
Magee, Mike
Monteiro de Lima, Alex
Nyarko, Patrick
Palmer, Lovel
Watson, Matt
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Pineda, Victor
Ritter, Chris
Shipp, Harry
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
COLORADO RAPIDS
 
Joueurs disponibles
Agbossoumonde, Gale
Buddle, Edson
Burch, Marc
Cascio, Tony
Castrillon, Geoffrey
Hill, Kamani
Imbongo, Dimitry
Martin, Jose Maria
Mullan, Brian
Mwanga, Danny
Piermayr, Thomas
Wynne, Marvell
Alvarez, Carlos
Berner, John
Eloundou, Charles
Neeskens, John
van de Casteele, Grant
 
Joueurs protégés
Brown, Deshorn
Harrington, Michael
Irwin, Clint
Klute, Chris
Knight, Zat
LaBrocca, Nick
Moor, Drew
Powers, Dillon
Sanchez, Vicente
Torres, Gabriel
Watts, Jared
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Armstrong, Davy
Calvert, Caleb
O'Neill, Shane
Serna, Dillon
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Hairston, Marlon
 
COLUMBUS CREW SC
 
Joueurs disponibles
Arrieta, Jairo
Gehrig, Eric
Paladini, Daniel
Speas, Ben
Sweat, Ben
Viana, Agustin
Wahl, Tyson
Baiden, Kingsley
Bedell, Adam
George, Kevan
Schoenfeld, Aaron
Stuver, Brad
 
Joueurs protégés
Clark, Steven
Finlay, Ethan
Francis, Waylon
Gall, Romain
Higuain, Federico
Jimenez, Hector
Kamara, Kei
Meram, Justin
Parkhurst, Michael
Pogatetz, Emmanuel
Tchani, Tony
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Barson, Chad
Friedman, Ross
Lampson, Matt
Trapp, Wil
Walker, Matt
Wiet, Mattew
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
D.C. UNITED
 
Joueurs disponibles
Arnaud, Davy
Attakora, Nana
Caskey, Alex
Doyle, Conor
Driver, Andrew
Dykstra, Andrew
Estrada, David
Jeffrey, Jared
Johnson, Eddie
Korb, Chris
McNamara, Thomas
Neal, Lewis
Opare, Kofi
Parke, Jeff
Porter, Kyle
 
Joueurs protégés
Boswell, Bobby
DeLeon, Nick
Espindola, Fabian
Franklin, Sean
Hamid, Bill
Kitchen, Perry
Pontius, Chris
Rolfe, Chris
Silva, Luis
Birnbaum, Steven
Kemp, Taylor
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Martin, Collin
Robinson, Jalen
Seaton, Michael
Shanosky, Conner
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
FC DALLAS
 
Joueurs disponibles
Benitez, Jair
Cabrera, Walter
Escobar, Andres
Fernandez, Raul
John, George
Keel, Stephen
Luccin, Peter
Moffat, Adam
Texeira, David
Thomas, Hendry
Span, Brian
Walker, Nicholas
 
Joueurs protégés
Akindele, Tesho
Castillo, Fabian
Diaz, Mauro
Hedges, Matt
Hollingshead, Ryan
Kennedy, Dan
Loyd, Zach
Pereira, Michel
Perez, Blas
Seitz, Chris
Watson, JeVaughn
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Acosta, Kellyn
Craft, Coy
Garcia, Danny
Gonzalez, Jesse
Hernandez, Moises
Top, Jonathan
Ulloa, Victor
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Zimmerman, Walker
 
HOUSTON DYNAMO
 
Joueurs disponibles
Ashe, Corey
Carrasco, Servando
Cummings, Omar
Horst, David
Inkoom, Samuel
Ownby, Brian
Arena, Anthony
Lisch, Michael
Sherrod, Mark
Willis, Joe
 
Joueurs protégés
Barnes, Giles
Beasley, DaMarcus
Boniek Garcia, Oscar
Bruin, Will
Clark, Ricardo
Davis, Brad
Deric, Tyler
Garrido, Luis
Lopez, Alexander
Sarkodie, Kofi
Taylor, Jermaine
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Salazar, Bryan
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Cochran, AJ
Johnson, Jason
 
SPORTING KANSAS CITY
 
Joueurs disponibles
Bieler, Claudio
Claros, Jorge
Gruenebaum, Andy
Kronberg, Eric
Olum, Lawrence
Peterson, Jacob
Rodriguez Dovale, Antonio
Steuble, Martin
Zizzo, Sal
Duke, Christian
Kafari, Michael
Munoz, Victor
Saad, Soony
 
Joueurs protégés
Anor, Bernardo
Besler, Matthew
Dwyer, Dom
Feilhaber, Benny
Juliao, Igor
Myers, Chance
Nagamura, Paulo
Opara, Ike
Sinovic, Seth
Zusi, Graham
Medranda, Jimmy
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Ellis, Kevin
Kempin, Jon
Palmer-Brown, Erik
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Lopez, Mikey
 
LA GALAXY
 
Joueurs disponibles
Dunivant, Todd
Gargan, Dan
Gordon, Alan
Perk Brian
Riley, James
Walker, Kenney
Garcia, Rafael
Rowe, Brian
Rugg, Charlie
Venter, Kyle
 
Joueurs protégés
Da Silva, Leonardo
DeLaGarza, AJ
Gonzalez, Omar
Husidic, Baggio
Ishizaki, Stefan
Keane, Robbie
Meyer, Tommy
Pereira, Vitor (Juninho)
Penedo, Jaime
Rogers, Robbie
Sarvas, Marcelo
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Jamieson, Bradford
McBean, Jack
Mendiola, Raul
Sorto, Oscar
Villarreal, Jose
Zardes, Gyasi
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Hoffman, Chandler
 
IMPACT DE MONTRÉAL
 
Joueurs disponibles
Bissue, James
Danso, Mamadou
Ferrari, Matteo
Gonzalez, Santiago
Krol, Krzysztof
Lopez Rodriguez, Adrian
Nakajima-Ferran, Issey
Pearce, Heath
Perkins, Troy
Soriola, Gege
Larrea, Gorka
Toia, Donny
 
Joueurs protégés
Bernier, Patrice
Bush, Evan
Camara, Hassoun
Camponholi Martins, Felipe
Duka, Dilly
Mallace, Calum
Mapp, Justin
McInerney, Jack
Piatti, Ignacio
Romero, Andres
Smith, Blake
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Beland-Goyette, Louis
Crepeau, Maxime
Gagnon-Lapare, Jeremy
Jackson-Hamel, Anthony
Lefevre, Wandrille
Messoudi, Zakaria
Ouimette, Karl
Tissot, Maxim
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Miller, Eric
 
NEW ENGLAND REVOLUTION
 
Joueurs disponibles
Barnes, Darrius
Bengston, Jerry
Dorman, Andy
Fagundez, Diego
Knighton, Brad
McCarthy, Stephen
Nasco, Joe
Soares, AJ
Taylor, Tony
Akpan, Andre
Jackson, Larry
Joseph, Shalrie
Mullins, Patrick
Neumann, Steven
Sanchez, Jossimar
Smith, Donne
Soffner, Luis
Sundly, Alec
 
Joueurs protégés
Alston, Kevin
Bunbury, Teal
Davies, Charlie
Farrell, Andrew
Goncalves, Jose Julio
Jones, Jermaine
Kobayashi, Daigo
Nguyen, Lee
Rowe, Kelyn
Shuttleworth, Robert
Tierney, Chris
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Caldwell, Scott
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
NEW YORK RED BULLS
 
Joueurs disponibles
Cahill, Tim
Convey, Bobby
Eckersley, Richard
Henry, Thierry
Kimura, Kosuke
Lozano, Armando
Luyindula, Peguy
Perrinelle, Damien
Sekagya, Ibrahim
Sene, Saer
Bover-Izquerdo, Ruben
Bustamante, Michael
Obekop, Marius
Stevenson, Eric
 
Joueurs protégés
Alexander, Eric
Bitolo, Oyongo
Christianson, Ian
Duvall, Chris
McCarty, Dax
Meara, Ryan
Miller, Roy
Olave, Jamison
Robles, Luis
Sam, Lloyd
Wright-Phillips, Bradley
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Castano, Santiago
Lade, Connor
Miazga, Matt
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
Philadelphia Union
 
Joueurs disponibles
Berry, Austin
Brown, Brian
Bone, Corben
Carreiro, Fred
Carroll, Brian
Casey, Conor
Cruz, Danny
Hoppenot, Antoine
Lahoud, Michael
M'Bohli, Rais
MacMath, Zac
Fernandes, Leo
Marquez, Richard
Ribeiro, Pedro
Wheeler, Aaron
 
Joueurs protégés
Edu, Maurice
Fabinho
Gaddis, Raymon
LeToux, Sebastian
Maidana, Cristian
Nogueira, Vincent
Sapong, CJ
Valdes, Carlos
Wenger, Andrew
Williams, Sheanon
White, Ethan
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Hernandez, Cristhian
McLaughlin, Jimmy
Pfeffer, Zachary
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Blake, Andre
 
Portland Timbers
 
Joueurs disponibles
Alhassan, Kalif
Fernandez, Gaston
Jewsbury, Jack
Kah, Pa Modou
McKenzie, Rauwshan
O'Rourke, Danny
Paparatto, Norberto
Ricketts, Donovan
Villafana, Jorge
Fochive, George
Gallego, Bryan
Gleeson, Jake
Nanchoff, Michael
Peay, Taylor
Weber, Andrew
 
Joueurs protégés
Adi, Fanendo
Borchers, Nat
Chara, Diego
Johnson, Will
Nagbe, Darlington
Powell, Alvas
Ridgewell, Liam
Urruti, Maximiliano
Valeri, Diego
Wallace, Rodney
Zemanski, Ben
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Evans, Steven
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Tshuma, Ntokozo (Schillo)
 
REAL SALT LAKE
 
Joueurs disponibles
Attinella, Jeff
Balchan, Rich
Findley, Robbie
Grabavoy, Ned
Grossman, Cole
Mansally, Abdoulie
Wingert, Chris
Maund, Aaron
Salcedo, Carlos
Sandoval, Devon
Stertzer, John
Velasquez, Sebastian
 
Joueurs protégés
Beckerman, Kyle
Beltran, Tony
Garcia, Olmes
Gil, Luis
Jaime, Sebastian
Morales, Javier
Mulholland, Luke
Plata, Joao
Rimando, Nick
Saborio, Alvaro
Schuler, Chris
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Allen, Jordan
Fernandez, Eduardo
Glad, Justen
Lopez, Benjamin
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
SAN JOSE EARTHQUAKES
 
Joueurs disponibles
Barklage, Brandon
Busch, Jon
Djalo, Yannick
Fucito, Mike
Gorlitz, Andreas
Harris, Atiba
Harden, Ty
Hernandez, Jason
Pierazzi, Jean Baptiste
Pintos, Pablo
Stephenson, Khari
Cato, Cordell
Jahn, Adam
Knutsen, Billy
Meredith, Bryan
Muller, Thomas
Schuler, Billy
Tyrpak, Kristopher
 
Joueurs protégés
Bernardez, Victor
Bingham, David
Cronin, Sam
Francis, Shaun
Goodson, Clarence
Koval, JJ
Lenhart, Steven
Perez Garcia, Matias
Salinas, Shea
Stewart, Jordan
Wondolowski, Chris
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Thompson, Tommy
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
SEATTLE SOUNDERS FC
 
Joueurs disponibles
Anibaba, Jalil
Azira, Michael
Bowen, Tristan
Cooper, Kenny
Ford, Josh
Gonzalez, Leonardo
Long, Aaron
Ockford, Jimmy
Parsemain, Kevin
Remick, Dylan
Scott, Zacharias
Weaver, Cam
 
Joueurs protégés
Alonso, Osvaldo
Barrett, Chad
Dempsey, Clint
Evans, Brad
Frei, Stefan
Marshall, Chad
Martins, Obafemi
Neagle, Lamar
Pappa, Marco
Pineda, Gonzalo
Rose, Andy
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Kovar, Aaron
Okoli, Sean
Yedlin, DeAndre
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Lowe, Damion
 
TORONTO FC
 
Joueurs disponibles
Bloom, Mark
Caldwell, Steven
DeRosario, Dwayne
Dike, Bright
Goncalves, Jackson
Hall, Jeremy
Konopka, Chris
Oduro, Dominic
Orr, Bradley
Wiedeman, Andrew
Lovitz, Daniel
Richter, Ryan
 
Joueurs protégés
Bekker, Kyle
Bendik, Joe
Bradley, Michael
Creavalle, Warren
Defoe, Jermaine
Hagglund, Nick
Moore, Luke
Morrow, Justin
Oliveira Souza, Gilberto
Osorio, Jonathan
Warner, Collen
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Aparicio, Manuel
Delgado, Marco
Hamilton, Jordan
Henry, Doneil
Manella, Chris
Morgan, Ashtone
Roberts, Quillan
 
Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Aucun
 
VANCOUVER WHITECAPS FC
 
Joueurs disponibles
Ballouchy, Mehdi
Diouf, Mamadou
Fernandez, Sebastian
Mezquida, Gabriel
Mitchell, Carlyle
O'Brien, Andy
Rosales, Mauro
Tornaghi, Paolo
Lewis, Andre
 
Joueurs protégés
Beitashour, Steven
Harvey, Jordan
Hurtado, Erik
Koffie, Gershon
Laba, Matias
Leveron, Johnny
Manneh, Kekuta
Mattocks, Darren
Morales, Pedro
Ousted, David
Waston, Kendall
 
Joueurs formés au club automatiquement protégés
Adekugbe, Samuel
Alderson, Bryce
Carducci, Marco
Clarke, Caleb
Froese, Kianz
Sampson, Ethen
Teibert, Russell

Joueurs Génération adidas automatiquement protégés
Dean, Christian

08 December 11:11 am

Le lever du soleil est particulièrement joyeux ce matin à Los Angeles, et plus particulièrement dans le cœur des supporters du LA Galaxy, qui célèbrent leur troisième Coupe MLS en quatre ans, la cinquième de l'histoire du club.

Relisez le compte-rendu, avec vidéos des faits saillants, de cette rencontre serrée, pas toujours de haut vol, mais riche en suspense et dont le dénouement est tombé après prolongation. À l’analyse, il y a eu beaucoup de déchet technique et peu de risques, les vedettes n’ont pas été dans leur meilleur jour et ce fut donc tout sauf académique. Quels joueurs se sont démarqués à vos yeux ? Voici les notes de la rédaction de MLSsoccer.com.

Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Surtout lors d’une finale. Et les finales gagnées, Landon Donovan connaît ça, lui qui a mis la main sur sa sixième Coupe MLS, ce qui lui permet d’allonger la liste des records dont il est seul détenteur. Si vous êtes féru de statistiques individuelles isolées, voyez les chiffres de sa finale, comparés à ceux des joueurs arrivant en tête de liste hier. Il serait surprenant que le principal intéressé s’y replonge, lui qui a déjà la tête à son avenir.

Si le jeune retraité était évidemment célébré de toutes parts, les éloges allaient surtout du côté de Robbie Keane. Il faut dire que l’Irlandais a marqué le but de la délivrance à moins de 10 minutes d’un coup de sifflet synonyme de loterie des tirs au but. S’il faut souligner sa conclusion, c’est surtout son appel de balle qui fut décisif, mais il n’aurait pas pu surprendre la défense sans la superbe passe de Sarvas. Sarvas et Juninho ont d’ailleurs eu des rôles cruciaux dans cette rencontre : outre la passe décisive précitée, ils ont mis Nguyen et Jones sous l’éteignoir. La journée a aussi été très particulière pour Robbie Rogers, qui mesurait l’évolution de sa vie depuis la Coupe MLS qu’il a remportée en 2008, deux succès entre lesquels il avait pris une brève retraite anticipée et annoncé publiquement son homosexualité.

La joie n’était pas seulement de mise à Los Angeles. La victoire du LA Galaxy arrange aussi les bidons de Salt Lake, qualifié pour la Ligue des champions puisqu’il était le mieux placé au classement général à ne pas avoir encore un billet que le vainqueur de la Coupe MLS avait déjà assuré auparavant. La défaite de ce dimanche est donc double pour New England, où la peine est perceptible et où les joueurs ne cachent pas qu’ils mettront du temps à s’en remettre.

07 December 6:16 pm

Le LA Galaxy a battu le New England Revolution 2-1 après prolongation pour remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire. La délivrance est venue de Robbie Keane à la 111e minute, alors que le marquoir affichait 1-1 après 90 minutes suite à des buts de Gyasi Zardes et Chris Tierney.

Après à peine plus de 60 secondes, un beau slalom de Robbie Rogers lui permettait de se créer la première occasion du match, un tir contré puis repoussé juste devant la ligne par Scott Caldwell. Cela donnait le ton d’un LA Galaxy dominateur, mais rarement dangereux. Keane l’illustra bien après 20 minutes : disposant de tout le temps nécessaire pour contrôler le ballon et frapper, il a envoyé un tir de loin droit sur Bobby Shuttleworth.

Passant le plus clair du temps dans son camp, New England misait sur les contre-attaques, mais les défenseurs du LA Galaxy posaient toujours le geste nécessaire, parfois spectaculaire, pour barrer la route menant à Jaime Penedo. Un tir à côté de Zardes après un beau travail de Landon Donovan n’empêcha pas les deux équipes de regagner les vestiaires sur le score de 0-0.

La donne a rapidement changé en deuxième mi-temps. À la 52e minute, Stefan Ishizaki envoyait un centre de la droite vers Zardes qui, du petit rectangle et malgré les deux adversaires devant lui, a placé un tir croisé au fond des filets (1-0).

Un peu plus d’un quart d’heure après le but d’ouverture, Keane, lancé en contre, aurait pu doubler l’avance des siens mais a hésité au moment de conclure et envoyé le ballon sur Shuttleworth. La réplique des visiteurs n’a pas tardé : quelques instants plus tard, un tir brossé de Kelyn Rowe échouait peu à côté.

Il restait un peu plus de 10 minutes au temps réglementaire quand le remplaçant Patrick Mullins était lancé sur la gauche et glissait un petit ballon en retrait à Tierney qui contrôlait pour effacer Leonardo et enchaînait par un tir qui trompait Penedo (1-1).

Déjà médusé, le stade a failli tomber dans la stupéfaction totale quand Teal Bunbury, sur la gauche du rectangle, a envoyé un ballon piqué qui ressemblait à un centre-tir et s’est écrasé sur la barre transversale. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager après 90 minutes, il a fallu recourir à la prolongation.

Malgré quelques sueurs froides, notamment sur un tir croisé de Mullins repoussé par Penedo, le LA Galaxy a fini par émerger quand Marcelo Sarvas a accéléré le jeu et surpris toute la défense de New England en envoyant un long ballon de la ligne médiane vers Keane qui s’est retrouvé seul face à Shuttleworth et a gagné son face à face pour fixer les chiffres à 2-1. Un but qui a également valu à l’Irlandais de recevoir le trophée de Joueur du match.

Cette victoire permet au LA Galaxy de remporter la cinquième Coupe MLS de son histoire, après ses victoires en 2002, 2005, 2011 et 2012. Landon Donovan, qui disputait le dernier match de sa carrière professionnelle, a fêté ses adieux en soulevant le trophée pour une sixième fois : il a participé aux quatre derniers succès en date du LA Galaxy, après avoir remporté la Coupe MLS avec San José en 2001 et en 2003.

05 December 1:27 pm

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera le LA Galaxy à New England ce dimanche 7 décembre à partir de 15h00 (HE - 12h00 locales, 21h00 dans la plupart des pays d’Europe occidentale). Une rencontre qui sera diffusée un peu partout sur la planète, notamment sur RDS2, TSN, ESPN, Univision Deportes et UniMas au Canada et aux États-Unis.

Il ne faut pas s’en cacher : le LA Galaxy part avec les faveurs des pronostics. Les spécialistes de MLSsoccer.com ont décortiqué les deux équipes ligne par ligne, et n’ont jamais donné l’avantage aux visiteurs. Même sur le banc, ce sont les Californiens qui émergent. Évidemment, leur trio de vedettes offensives Donovan - Keane - Zardes fait peur, mais New England se dit parfaitement prêt à affronter ce « cauchemar ». Gonçalves et ses coéquipiers pourront prendre exemple sur Seattle, qui les avait bien muselés au tour précédent. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à mettre hors d’état de nuire : impliqués, appliqués et précis dans leurs services, Sarvas et Juninho constituent le moteur de l’entrejeu du LA Galaxy.

Conscients de leur statut, les favoris de cette rencontre n’en prennent pas pour autant la grosse tête et sont loin de sous-estimer leurs adversaires, qu’ils ont pourtant écrasés 5-1 à Carson en juillet dernier. Depuis lors, bien des choses ont cependant changé, et pas seulement parce que les deux formations déploraient de nombreux absents ce jour-là. Ainsi, les Galactiques se méfient d’une équipe très équilibrée et qui a su élever son niveau de jeu pour être, à leurs yeux, la meilleure de la compétition en fin de saison.

Malgré tout, même en grande forme, New England a souvent peiné en déplacement, alors que le LA Galaxy a été maître chez lui où sa seule défaite de l’année en championnat remonte au 8 mars, soit à la première journée de compétition. Si dans l’absolu, la balance penche déjà en sa faveur, l’avantage du terrain la déséquilibre encore beaucoup plus.

Il ne serait pas étonnant de voir un LA Galaxy aussi à l’aise dans le jeu au sol que dans les airs déjà faire le nécessaire pour prendre ses distances avant la mi-temps. L’équipe est difficile à contrer quand elle s’installe entre le rond central et le rectangle adverse, où elle est capable d’être efficace tant en imposant un rythme constant que des accélérations soudaines. Si New England serre les rangs, son adversaire va passer par les côtés. Le bloc défensif visiteur aura intérêt à bien se placer pour ne pas laisser les membres du trio infernal s’approcher trop près du but, sans toutefois trop reculer et laisser de l’espace pour tirer de loin.

Mission difficile, vous dites ? Et ce n’est que celle de la défense ! Certes, Jones et consorts ne manquent pas d’atouts offensifs, mais l’arrière-garde dirigée par Omar Gonzalez a été impériale sur ses terres toute l’année. Elle semble parée pour faire face aux contres et aux tirs de loin dont la bande à Nguyen s’est fait une spécialité cette saison. Seule petite faiblesse, l’attrait des arrières latéraux vers l’avant laisse de la place pour centrer, mais ce n’est pas l’exercice préféré de New England, friand du jeu au sol dans l’axe. Sauf que les deux buts de son dernier match contre New York sont venus des côtés… Il y a donc de l’espoir.

Outre le soccer à l’état pur, de nombreuses histoires gravitent autour de cette finale, à commencer par le scénario hollywoodien qui pourrait couronner la fin de carrière de Landon Donovan, dont ce sera le dernier match. Une fête qui n’occupe absolument pas l’esprit de ses adversaires, qui préfèrent ne pas y penser. Il faut dire que pour certains d’entre eux, l’émotion sera d’un tout autre ordre : Chris Tierney et Scott Caldwell étaient tous les deux au stade lors de la finale qui a opposé les deux équipes à Foxborough en 2002, perdue par leurs favoris. Aujourd’hui, ils représentent sur le terrain ceux qu’ils encourageaient hier. Un rêve se réalise.

La rencontre aura aussi une saveur particulière pour Matt Reis, mythique portier de New England dont il a défendu les filets durant onze saisons, et aujourd’hui entraîneur des gardiens du LA Galaxy. Sur le banc, on aura droit au duel entre un maître et un élève. D’un côté, Bruce Arena qui tentera d’enrichir encore un palmarès qui ne manque pas de lettres de noblesses ; de l’autre, Jay Heaps, qu’a priori tout oppose à celui qui est de 25 ans son aîné.

Ah, la jeunesse de New England, on en a tant et tant parlé… Mais c’est une encore plus prime jeunesse qui tisse les liens dans les rangs du LA Galaxy : 11 joueurs viennent d’être papas ou le seront sous peu ! Des liens qui ont été encore renforcés lors des malheurs vécus par AJ DeLaGarza, dont le fils Luca est décédé à l’âge d’une semaine en raison d’une malformation cardiaque congénitale. Le défenseur a pris le dessus et continué de jouer à un excellent niveau. Une blessure aux ischio-jambiers l’a privé du match à Seattle mais il devrait être rétabli pour la finale. Autre joueur revenu de loin, Kevin Alston a surmonté une forme rare de leucémie en 2013, et devrait participer à l’apothéose comme il a participé aux quatre rencontres précédentes de son équipe durant cette phase finale.

Il ne fait donc aucun doute que sport de haut niveau et émotions fortes seront au rendez-vous de cette Coupe MLS 2014, qui sera arbitrée par Mark Geiger. Pour avoir encore plus de détails au sujet de la rencontre, écoutez l’émission Coup Franc et voyez la couverture exhaustive de MLSsoccer.com. Bon match !

04 December 5:07 pm

Les jours qui précèdent la finale de la Coupe MLS font toujours la part belle aux remises de récompenses individuelles. Vous avez sans doute suivi tout ça de près, mais je voulais toutes les regrouper sur la même page, histoire d’être sûr que les passionnés de manquent rien et que ceux qui suivent ses trophées d’un regard moins intéressé (ce qui peut aussi se comprendre) puissent avoir tous les lauréats en un clin d’œil.

Ces trophées sont décernés suite à un vote des médias, des joueurs de MLS et des dirigeants des clubs de MLS sur base des prestations durant la saison régulière si celles-ci peuvent entrer en ligne de compte (ce n’est par exemple pas le cas pour le prix humanitaire annuel). Quant aux trophées de l’esprit sportif, Ce ils sont décernés par la MLS sur base de critères objectifs comme le plus petit nombre de fautes commises et de cartons reçus, ainsi que d’une évaluation subjective de la sportivité. Le but et l’arrêt de l’année sont, eux, choisis par les supporters.

Joueur de l’année : Robbie Keane

Keane a disputé sa saison la plus prolifique sous le maillot du LA Galaxy. En 29 rencontres, il a marqué 19 buts et donné 14 passes décisives, deux sommets de sa carrière en MLS. Cela fait de lui le troisième meilleur buteur de la compétition, le deuxième meilleur pourvoyeur ex-æquo, et le joueur désigné irlandais arrive en tête quand on additionne le total de buts et de passes décisives. Depuis qu’il a signé au Galaxy au cours de la deuxième moitié de la saison 2011, cet attaquant emblématique a inscrit 53 buts et délivré 35 passes décisives en 84 rencontres de saison régulière. Suite à la retraite internationale de Miroslav Klose, Keane est devenu le joueur en activité à avoir inscrit le plus de buts en équipe nationale.

But de l’année : Obafemi Martins

Pas besoin de détailler cette réalisation spectaculaire du Nigerian marquée tôt dans le match du 18 mai de Seattle contre San José, les images parlent d’elles-mêmes.

Nouveau venu de l’année : Pedro Morales

Le milieu de terrain chilien a rallié Vancouver avec le statut de joueur désigné en mars 2014, en provenance du club espagnol de Malaga. Le joueur de 29 ans est immédiatement devenu un rouage primordial de l’attaque vancouvéroise, atteignant des sommets dans son équipe avec 10 buts et 12 passes décisives. Lorsque Morales a marqué ou donné une passe décisive en 2014, Vancouver a un bilan de 10 victoires, une défaite et 4 nuls. Morales a également hérité du brassard de capitaine suite à la retraite du défenseur vétéran Jay DeMerit en juillet, et il a aidé les Whitecaps à atteindre le première tour de la phase finale de la Coupe MLS 2014.

Entraîneur de l’année : Ben Olsen

Entraîneur principal de D.C. United pour une quatrième saison complète, Ben Olsen a permis au club de réaliser le plus grand retournement de situation d’une saison sur l’autre dans l’histoire de la compétition. Ses changements opportuns en cours de match ont permis à D.C. United de terminer invaincu tant lorsque l’équipe marquait le premier but que lorsqu’elle menait à la mi-temps. Le bilan est sans appel : 16 victoires et un nul après avoir ouvert la marque, 14 victoires et un nul après avoir regagné les vestiaires avec un avantage. D.C. United est également l’équipe qui a encaissé le moins de buts à domicile durant la saison régulière (12) et termine meilleure défense ex-æquo.

Défenseur de l’année : Chad Marshall

Chad Marshall, qui en était à sa première saison à Seattle, a prouvé sa valeur inestimable au centre d’une défense qu’il a solidifiée, aidant le club à remporter son premier Supporters Shield et la quatrième Coupe des États-Unis de son histoire. La stature imposante de Marshall, qui mesure 1,96 m, a posé des problèmes aux équipes adverses des deux côtés du terrain, puisque le Californien a inscrit un but et donné trois passes décisives en 31 rencontres – toutes en tant que titulaire – pour le club de l’État de Washington. Sa domination dans le jeu aérien, sa vision et son sang-froid ont contribué aux succès des Sounders en 2014.

Gardien de l’année : Bill Hamid

En 2014, Bill Hamid, qui en était à sa cinquième saison en équipe première du club, a passé un cap entre les perches de D.C. United. Hamid fut l’un des éléments clefs de l’impressionnant retour au sommet de D.C. United. Cette année, Hamid a battu plusieurs records personnels au cours d’une même saison régulière, en jouant 2700 minutes, en préservant ses filets à 10 reprises et en effectuant 110 arrêts. Le natif de l’État de Virginie est le deuxième gardien à avoir terminé le plus de rencontres sans encaisser, trois de moins que le portier de Vancouver David Ousted. Les succès d’Hamid ne sont pas passés inaperçus, puisqu’il a obtenu sa deuxième sélection en équipe nationale américaine.

Arrêt de l’année : Luis Robles

Réaliser un arrêt-réflexe, ce n’est pas toujours simple, en réaliser deux de suite avec peu de temps pour se relever, c’est toujours spectaculaire et généralement très difficile. Le portier de New York en a récolté les fruits le 20 septembre dernier en ayant sa part dans la victoire 4-1 des siens face à Seattle, et en est encore récompensé aujourd’hui par ce trophée.

Recrue de l’année : Tesho Akindele

Chasseur de buts courant à la vitesse de l’éclair, Tesho Akindele a fait sentir sa présence lors de la campagne 2014 du FC Dallas. L’attaquant néo-professionnel a effectué 26 apparitions, dont 18 comme titulaire, ce qui lui a permis de jouer 1748 minutes, et il n’en a pas manqué une seule en phase finale. Le joueur de 22 ans a inscrit sept buts et donné trois passes décisives durant la saison régulière, ce à quoi il faut ajouter un but contre Vancouver en phase finale de la Coupe MLS. Akindele a été nommé Joueur de la semaine de la MLS lors de la 23e semaine de compétition après avoir réussi son premier triplé lors de la victoire des siens 0-5 le 16 août aux San Jose Earthquakes.

Retour de l’année : Rodney Wallace

Rodney Wallace, milieu de terrain de Portland, a réussi un retour remarquable cette année après avoir raté les 16 premières rencontres de la saison 2014 suite à une opération au genou subie durant l’intersaison. Wallace a ensuite inscrit cinq buts et donné une passe décisive en 17 rencontres, dont 12 comme titulaire. Le Costaricien a effectué son retour à la compétition le 27 juin dernier contre Kansas City après avoir été victime d’une blessure au genou le 24 novembre 2013 lors de la finale de la Conférence Ouest contre Salt Lake.

Arbitre de l’année : Mark Geiger – Arbitre assistant de l’année : Paul Scott

Geiger a eu une année remarquable, lors de laquelle il a participé à la Coupe du monde 2014 au Brésil. Geiger y a été arbitre central du premier match du groupe C, entre la Colombie et la Grèce, de même que lors de la rencontre opposant l’Espagne au Chili. Le natif du New Jersey a écrit une page d’histoire en devenant le premier Américain à arbitrer un match à élimination directe, celui opposant la France au Nigeria. Geiger a aussi joué divers seconds rôles, en étant quatrième officiel lors du match de groupe entre l’Italie et l’Uruguay, lors duquel a eu lieu la tristement célèbre morsure de Suarez, et lors de la demi-finale entre le Brésil et l’Allemagne.

Prix individuel de l’Esprit sportif : Michael Parkhurst

Pour son retour en MLS, Parkhurst a étalé ses qualités de gentleman sur le terrain tout en accumulant les prestations défensives pleines de cran pour Columbus. Michael Parkhurst a rallé le club avant le début de la saison 2014, lors de laquelle il n’a commis que onze fautes et n’a eu qu’un carton jaune en disputant pourtant 2806 minutes en 33 rencontres. Durant aucune de ses cinq saisons en MLS, ce joueur natif du Rhode Island n’a commis plus de douze fautes ou été puni de plus de deux cartons jaunes. Parkhurst est le deuxième joueur de l’histoire de la MLS à remporter trois fois cette récompense.

Prix d’équipe de l’Esprit sportif : Philadelphie

L’Union est l’équipe qui a écopé du moins de cartons en MLS en 2014, avec 37 cartons jaunes et 5 rouges tout au long de la saison. En outre, les 413 fautes commises par Philadelphie constituaient le cinquième total le moins élevé de la compétition. C’est la première fois que le club remporte ce prix.

Prix humanitaire annuel MLS W.O.R.K.S. : AJ DeLaGarza

Élément clef des succès du LA Galaxy, l’international guamien n’hésite pas à donner bénévolement de son temps à la collectivité à Los Angeles, participant à des activités de Camps for Kids, visitant l’Hôpital pour enfants de Los Angeles (CHLA) et inaugurant un nouveau terrain de soccer dans South Los Angeles.

Plus tôt cette année, la MLS et le monde du sport ont entouré de leur mieux DeLaGarza et sa famille alors qu’une malformation cardiaque congénitale avait été diagnostiquée à son fils Luca avant même sa naissance. Vaillant, DeLaGarza a immédiatement pensé aux autres familles souffrant du même malheur et a transféré tout le soutien financier qu’il recevait au Centre cardiaque du CHLA, récoltant plus de 25000 $ US.

03 December 2:16 pm

La MLS a annoncé son Onze idéal hier et, comme très souvent, sa composition (détaillée dans la vidéo ci-dessus) est loin de faire l’unanimité. Les vedettes ont été privilégiées et tous les postes ne sont pas forcément comblés, ce qui laisse beaucoup de place à d’autres compositions plus équilibrées, comme celles de mon collègue Matthew Doyle. De mon côté aussi, comme chaque année, je me suis livré à l’exercice, loin d’être facile il faut le reconnaître.

Mon Onze idéal : Clark, Franklin, Gonzalez, Boswell, Rogers, Beckerman, Donovan, Henry, Martins, Keane, Wright-Phillips

J’aimerais évidemment connaître la composition de votre équipe de rêve 2014 : les joueurs que vous considérez indispensables, ceux qui sont surestimés ou sous-estimés. Parmi les miens, vous retrouvez évidemment plusieurs de mes choix pour les trophées de fin de saison.

Sans surprise, Steve Clark est mon gardien titulaire, lui qui est non seulement spectaculaire mais aussi, et surtout, efficace. Incontournable derrière, l’arrière droit Sean Franklin, qui a rendu son flanc aussi étanche qu’un imperméable breton. De l’autre côté, Robbie Rogers a quasiment fait aussi bien : son replacement en défense est une véritable réussite à un poste où il est, en revanche, difficile de confirmer. Le LA Galaxy et DC United ont eu les deux meilleures défenses en saison régulière, et ont chacun deux joueurs dans mon arrière-garde idéale de l’année. Dans l’axe, Omar Gonzalez a pris du galon depuis son retour de la Coupe du monde, qui lui a permis de passer un cap. À ses côtés, j’ai finalement choisi Bobby Boswell, même si ce fut ma décision la plus difficile, Michael Parkhurst et Matt Hedges entrant, entre autres, en ligne de compte.

Devant la défense, les choix sont restreints avec une composition offensive, puisqu’on a souvent des duos qui jouent les balayeurs (je tiens d’ailleurs à souligner les mérites de la paire Koffie - Laba), et qu’il faut se limiter à un nom. Sans surprise, ma préférence pour celui qui arrive à bloquer l’axe à lui tout seul tout en ayant une bonne relance se porte, encore, sur Kyle Beckerman. Il est le seul à figurer dans mon Onze idéal pour une troisième saison consécutive.

Dans la moitié offensive de mon équipe, cinq joueurs à disposer un peu comme vous le souhaitez, ce qui n’est pas toujours évident. Devenu roi de la passe décisive en MLS, Landon Donovan est certainement le mieux placé pour occuper le poste de meneur de jeu. Thierry Henry peut être positionné sur le flanc gauche, vu que c’est celui qu’il a occupé avec beaucoup de bonheur en fin de saison. Notez que je n’ai pas succombé à la mode Lee Nguyen, ce qui ne m’empêche pas de reconnaître son talent et ses mérites comme je reconnaissais ceux de Mike Magee il y a 12 mois.

Autres joueurs aussi bien capables de passer et de marquer, Obafemi Martins et Robbie Keane peuvent jouer soit derrière les attaquants soit à l’attaque, avec peut-être une préférence pour l’Irlandais dans la position la plus avancée des deux. Le premier a une propension incroyable à accélérer le jeu, le second peut faire mal à tout moment, quelle que soit la situation de jeu et la position du ballon sur le terrain. Mais la place à la pointe de l’attaque ne peut revenir à personne d’autre que Bradley Wright-Phillips, qui a montré tout au long de la saison à quel point il aimait jouer très haut et était attiré vers le but dans lequel il parvient à glisser les ballons avec une grande facilité.

Il faut évidemment un entraîneur pour huiler cette machine, et la manière dont il a permis au LA Galaxy d’atteindre un excellent niveau ne laisse planer aucun doute sur mon choix de Bruce Arena, d’autant qu’avec quatre joueurs, son équipe est la mieux représentée dans ce Onze idéal dont les joueurs viennent de six clubs différents.

02 December 4:33 pm

Le LA Galaxy et New England s’affronteront donc en finale de la Coupe MLS : leur duel à venir et leur qualification sont évidemment au cœur de l’émission de cette semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), qui se termine sur une petite note canadienne.

Seattle - LA Galaxy 2-1 (aller 0-1)

  • La pertinence de la règle des buts à l’extérieur
  • Le double duel dans l’axe du milieu de terrain
  • Les changements effectués par les deux entraîneurs
  • La diversité des options du LA Galaxy
  • Sigi Schmid : stop ou encore ?

New England - New York 2-2 (aller 2-1)

  • Deux équipes qui ont trouvé des solutions inhabituelles pour elles
  • Le genre de match devant lequel on reste accroché de bout en bout
  • La retraite de Thierry Henry et sa réaction surréaliste dans le vestiaire
  • Quels lendemains pour New York ?

La finale LA Galaxy - New England

  • L’intérêt de la jouer sur un terrain naturel
  • Le LA Galaxy sera aussi poussé par les adieux de Landon Donovan
  • Le match de trop pour New England ?
  • Le « buzz MVLee »
  • Les pronostics de l’équipe : qui va gagner et pourquoi ?

En fin d’émission, on se penche sur le transfert de Donadel à Montréal et sur les finalistes prétendant au titre de joueur canadien de l’année.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

01 December 11:19 am

La finale de la Coupe MLS 2014 opposera la LA Galaxy au New England Revolution ce dimanche 7 décembre. Vainqueurs 1-0 à l’aller, les Californiens ont réussi à inscrire un but important à Seattle, qui leur permet de se qualifier malgré leur défaite 2-1. Contre un New York très accrocheur, New England est revenu deux fois à la marque, et le partage 2-2 suffit à son bonheur puisqu’il s’était imposé 1-2 à l’aller.

Le duel entre Seattle et le LA Galaxy (résumé vidéo) était une finale avant la lettre. Disputé dans un froid de canard, il a tenu toutes ses promesses en matière de suspense. Il y a quand même eu de longs temps morts, comme la moitié initiale de la première mi-temps : habituée des départs lents et s’attendant à voir un adversaire qui penserait avant tout à défendre, l’équipe locale semblait assoupie mais a surtout endormi son adversaire qui n’arrivait plus à sortir du faux rythme qui lui avait suffi pour dominer jusqu'alors. Le réveil a été pour le moins soudain : deux accélérations et deux buts en 7 minutes. La qualification avait changé de camp.

À la pause, Bruce Arena a su trouver les mots qu’il fallait pour réorganiser sa formation. L’axe de l’entrejeu, qui s’était fait manger tout cru dès le réveil de Seattle, a dès lors cadenassé le terrain et, moins de 10 minutes après la reprise, Juninho faisait oublier son match très moyen jusque-là en reprenant victorieusement un corner. Avec Sarvas, ils ont ensuite fermé la porte devant la défense, et Seattle n’est jamais parvenu à trouver de solution pour menacer Penedo. Le vainqueur du Supporters Shield est donc éliminé, avec un sentiment de déception au bout d’une saison très réussie. Quant à Landon Donovan, il disputera le dernier match de sa carrière devant ses supporters, avec un trophée à la clef. Il y pensait déjà, et tenait des propos lucides en déclarant : « Nous n’avons encore rien gagné. »

Pour soulever la Coupe MLS, le LA Galaxy devra se défaire d’une tenace équipe de New England qui, contre New York, a été davantage poussée dans ses derniers retranchements que ce que les observateurs prévoyaient (résumé vidéo). Mike Petke était au pied du mur : privé de Wright-Phillips, il avait aligné en pointe un Cahill souvent irrégulier cette saison. L’Australien a toutefois parfaitement suppléé son coéquipier en ponctuant victorieusement une accélération et une sublime passe d’Henry. Mais juste avant la pause, Davies égalisait suite à un corner joué en deux temps.

Dès le retour des vestiaires cependant, New England a plié et a semblé au bord de la rupture lorsque Luyindula a profité d’un centre de Sam mal contrôlé par Farrell pour donner l’avantage à ses couleurs, et rétablir l’égalité parfaite au total des deux rencontres. L’équipe locale n’avait toutefois pas abdiqué, loin de là : un ballon relâché par Robles lui a permis de développer une nouvelle action, lors de laquelle un centre de Tierney trouvait la tête de Davies, qui égalisait. Cinq ans après l’accident qui a failli lui coûter la vie, l’ancien attaquant de Sochaux a retrouvé les sommets. En reprenant l’avance, New York aurait été qualifié : il a tout fait pour gagner, mais n’a pas réussi à trouver le fond des filets. Cette élimination a été suivie des adieux de Thierry Henry, qui a officiellement annoncé son départ du club.

28 November 11:59 am

Vainqueurs respectivement 1-2 à New York et 1-0 contre Seattle, New England et le LA Galaxy ouvriront le match retour des finales de conférence en position avantageuse, mais leurs adversaires ont encore bon espoir de disputer la finale de la Coupe MLS le 7 décembre prochain.

New England semble être l’équipe dont les chances de qualification sont les plus grandes, lors d’un match dont le coup d’envoi sera donné à 15h00 ce samedi. Non seulement elle fait preuve de solidité défensive sur son terrain, mais en outre New York peine en déplacement. Il lui faudra pourtant marquer au moins deux buts, et ce sans Wright-Phillips dont la suspension hante toujours les esprits et a été évoquée sur Twitter par Mike Petke lors d’une séance de questions-réponses improvisée ce jeudi.

New York devra donc prendre des risques. Mais comment ? New England ne s’attend à rien de très original, et pense qu’il lui suffira de contrôler un adversaire qui jettera toutes ses forces à l’attaque. De quoi évidemment réjouir ces amoureux de la reconversion offensive, qui veulent aussi passer par les ailes grâce à Bunbury. Mais New York devrait modifier son système de jeu pour tenter de déstabiliser son adversaire : établir et appliquer un plan de match totalement inhabituel pour eux cette saison, voilà certainement la seule chance de salut pour Mike Petke et ses joueurs.

Seattle aussi doit gagner, mais sera chez lui dans un stade plein à ras-bord certainement bien avant le coup d’envoi prévu pour 21h20 (HE) dimanche. Sa mission n’est cependant pas simple : avec la règle des buts à l’extérieur, s’il encaisse un but, il devra trouver le fond des filets à trois reprises en 90 minutes. Pour tenir le fort derrière, il comptera donc sur Chad Marshall, fraîchement élu Défenseur de l’année et particulièrement touché d’avoir été plébiscité par les joueurs. Devant, le duo Dempsey - Martins devra une fois de plus faire preuve de complicité pour tromper la solide arrière-garde californienne. Si Neagle rentre dans le jeu, il pourrait leur prêter main forte afin d’amorcer des accélérations tranchantes.

Dans l’autre camp, les vedettes offensives seront également observées de près : Zardes, Keane et Donovan ne sont toutefois pas seuls à pouvoir apporter la menace. On l’a vu lors du seul but du match aller, dessiné par DeLaGarza et conclu par Sarvas, mais depuis quelques semaines, Ishizaki a aussi pris une nouvelle dimension dans l’équipe. Avec un adversaire qui doit prendre des risques, le LA Galaxy pourrait miser sur la qualité de passes et la vitesse pour envoyer des ballons dans l’axe et dans le dos de la défense : cela ferait inévitablement penser à la période, pas si lointaine, où David Beckham était dans une équipe qui a pourtant bien évolué depuis le départ de l’Anglais, il y a deux ans à peine.

26 November 6:06 pm

Cette année, deux championnats importants ont vu tomber leur record de buts toutes saisons confondues : la MLS, grâce à Landon Donovan, et, il y a quelques jours à peine, la Liga espagnole, par l’entremise de l’incontournable Lionel Messi. Cela m’a donné l’idée de vous dresser le portrait de certains des meilleurs buteurs perpétuels de grandes compétitions nationales à travers la planète. Des totaux qu’il faut relativiser, puisque les championnats nationaux n’ont pas tous commencé au même moment.

Landon Donovan (MLS / 169 buts  - 144 en saison régulière + 25 en phase finale) : Originaire d’Ontario (pas la province canadienne mais la ville californienne), Donovan a été formé dans un club de sa région et, à 15 ans, est tombé dans l’œil des équipes nationales de jeunes. Il y a empilé les buts et a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde des -17 ans 1999, ce qui lui a valu un contrat à Leverkusen. Il se produisait avec l’équipe réserve, avant d’être prêté à San José en 2001 (quelques mois après sa première sélection en équipe nationale A) où, dès sa première saison, il s’est imposé parmi les grands, marquant notamment en finale de la Coupe MLS. Que ce soit sur la scène nationale ou avec les États-Unis, il n’a jamais baissé de régime par la suite. Il a soulevé cinq fois la Coupe MLS, remporté les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur du championnat, est le meilleur buteur (57 réalisations) et le meilleur passeur de son équipe nationale avec qui il a participé à la Coupe du monde à trois reprises. Ses tentatives de s’épanouir en Europe n’ont pas toujours été fructueuses, puisque ses passages à Leverkusen, au Bayern et à Everton ont été d’assez courte durée. C’est en Californie qu’il se sent le mieux : après San José, c’est le LA Galaxy qui, depuis 2005, bénéficie de sa vista et de son sens du but.

Archie Stark (États-Unis / 253 buts) : Si Donovan occupe la tête des buteurs de l’histoire de la MLS, il est néanmoins cinquième du classement général comprenant l’ensemble des les championnats américains de D1 qui se sont succédé à travers les ères. Le lauréat toutes catégories se nomme Archibald McPherson Stark, né à Glasgow en 1897 avant d’arriver aux États-Unis à l’âge de 13 ans. Il s’est rapidement illustré sur les terrains avant de servir l’armée américaine durant la Première Guerre mondiale. Il était dans la fleur de l’âge en 1921, lors du lancement du premier championnat reconnu comme une D1, où il a empilé les buts, tour à tour en tant qu’ailier droit avec le New York Field Club, puis comme avant-centre de Bethleem Steel, et enfin Newark en fin de carrière. Son record de 67 buts lors de la saison 1924/25 tient toujours. Pour diverses raisons, il n’a joué que deux fois en équipe nationale américaine, avec laquelle il a inscrit cinq buts. Il a notamment décliné sa sélection pour la Coupe du monde 1930.

Lionel Messi (Espagne / 253 buts) : Le petit prodige né à Rosario n’a joué en Argentine que jusqu’à l’âge de 13 ans. Déjà tout petit, il attire les regards par ses prouesses techniques, ce qui lui vaut de signer dans le célèbre centre de formation de Barcelone. Il a un peu plus de 17 ans quand il effectue ses débuts en équipe première. En fin de saison, il inscrit son premier but chez les pros et fête sa première apparition sous son maillot national. Après avoir permis à l’Argentine de remporter la Coupe du monde des -20 ans 2005, Messi a de plus en plus de temps de jeu à partir de l’automne pour rapidement devenir un cadre du Barça. Entouré tour à tour par de grandes vedettes internationales, puis par de plus en plus de joueurs formés au club, c’est avec eux, à partir de 2008, qu’il commence à affoler les statistiques. Il bat les records les uns après les autres. Parmi eux, celui du nombre de buts en une saison, toutes compétitions confondues, avec 73 réalisations en 2011/12, ce qui lui permet de devancer… Archie Stark. Messi a également remporté le Ballon d’or à quatre reprises, fini trois fois meilleur buteur du championnat d’Espagne dont il a été élu cinq fois meilleur joueur, et remporté une kyrielle de trophées avec Barcelone.

Gerd Müller (Allemagne / 365 buts) : C’est dans sa ville natale de Nördlingen que Müller développe son talent de buteur et dispute ses premières rencontres en équipe première. Mais après avoir marqué 51 buts en une saison dans une division inférieure bavaroise, il attire inévitablement le regard du grand Bayern voisin. Pas aussi grand qu’aujourd’hui, puisqu’en 1964/65, les Munichois étaient en D2 allemande. Les 33 buts de Müller à sa première saison contribuent largement à leur montée en Bundesliga. Il reste au Bayern 14 autres saisons, lors desquelles il termine sept fois meilleur buteur du championnat, et mène le Bayern à quatre titres de champion d’Allemagne, quatre coupes d’Allemagne, une Coupe des Coupes et trois Coupes des Champions. Surnommé Der Bomber, Müller brille tout autant en équipe nationale, avec laquelle il termine meilleur buteur de la Coupe du monde 1970, devient champion d’Europe en 1972 (tournoi dont il est aussi le meilleur réalisateur) et champion du monde en 1974. C’est lui qui inscrit le but décisif de la finale contre les Pays-Bas, rendant légendaire son maillot blanc floqué du numéro 13 accompagné d’un short noir. À 34 ans, il répond aux sirènes de la NASL et joue trois saisons pour Fort Lauderdale.

Jimmy Greaves (Angleterre / 357 buts) : Il signe à Chelsea à l’âge de 15 ans et y effectue ses débuts en équipe première deux ans plus tard. En quatre saisons, il a déjà inscrit la bagatelle de 124 buts en championnat, soit une moyenne de 31 par saison, dont 41 lors de la quatrième, en 1960/61. Mais la défense de Chelsea est aussi perméable que Greaves est prolifique et le club a besoin d’argent : il vend son prodige à l’AC Milan où, malgré ses buts, il est malheureux et ne supporte pas l’entraîneur. Il n’y reste même pas une demi-saison, et part à Tottenham, où il retrouve la joie de jouer… et de marquer. Il y reste 9 ans, et inscrit 220 buts en 321 rencontres de championnat. Sur l’ensemble de sa carrière, Greaves a terminé six fois meilleur buteur du championnat d’Angleterre. Il marque aussi régulièrement en équipe nationale, y réussissant entre autres six triplés (ce qu’aucun autre Anglais n’a encore réussi). Il est toutefois sur le banc lors de la victoire de l’Angleterre à la Coupe du monde 1966. Après son départ de Tottenham, Greaves dispute la saison 1970/71, la dernière de sa carrière parmi l’élite, à West Ham. La suite de sa vie est moins rose, marquée par de graves problèmes d’alcoolisme.

Silvio Piola (Italie / 274 buts) : Piola a effectué ses débuts à 16 ans à Pro Vercelli, grand club italien du premier quart du XXe siècle, qui était déjà sur le déclin en 1930, avant de longtemps tomber dans l’oubli puis de remonter jusqu’en Serie B aujourd’hui. Piola est toutefois le meilleur buteur de l’histoire du club parmi l’élite, même si après avoir battu certains records de précocité, il le quitte au bout de quatre ans pour la Lazio. Il y trouve régulièrement le chemin des filets pendant neuf saisons, termine deux fois meilleur buteur du championnat, mais quitte Rome pour Turin pendant la Seconde Guerre mondiale. Le conflit fausse les compétitions durant trois ans, durant lesquelles elles n’ont pas de reconnaissance officielle. Quand elles sont relancées, Piola joue encore une saison à la Juventus, avant de partir pour Novare, où il se produit de 1947 à 1954, mettant alors fin à sa carrière à près de 41 ans et après 25 ans au plus haut niveau. Piola a aussi inscrit 30 buts en 34 sélections pour l’Italie, dont deux lors de la finale victorieuse de la Coupe du monde 1938.

Delio Onnis (France / 299 buts) : Né en Italie, il grandit en Argentine où ses parents ont déménagé alors qu’il avait deux ans. Formé à Almagro, il y effectue ses débuts en D2 avant d’être transféré au niveau supérieur, au Gimnasia y Esgrima La Plata où il est repéré par le club français de Reims. Malgré une petite quarantaine de buts en deux saisons, la lune de miel est brève et Onnis prend la direction de Monaco, où il devient une légende du club. Non seulement parce qu’il y empile les buts, mais en plus parce que, malgré son statut, il reste au club quand celui-ci est relégué en D2 : il contribue à la faire remonter immédiatement puis à lui offrir le titre de champion de France dès son retour en D1 ! En raison d’une mésentente avec les dirigeants monégasques, il signe à Tours à l’âge de 32 ans : Onnis est au sommet du classement des buteurs deux saisons de suite, aidant un petit club à se maintenir parmi l’élite. L’année suivante, il est blessé et le club chute en D2. Onnis ne l’y accompagne pas mais signe à Toulon où, malgré le poids des années, il devient meilleur buteur du championnat de France pour cinquième et dernière fois.