blog

Blog

30 October 3:42 pm

Le commissaire de la MLS, Don Garber, a annoncé qu’une nouvelle équipe avait été attribuée à un groupe de propriétaires emmené Henry Nguyen, Peter Guber et Tom Penn. Il est prévu que le nouveau club effectue ses débuts en 2017 dans un nouveau stade de soccer qui sera construit spécialement pour l’équipe dans la communauté urbaine de Los Angeles.

« Nous sommes ravis d’accueillir Henry Nguyen, Peter Guber, Tom Penn et leurs associés propriétaires en Major League Soccer, a déclaré Garber. Ce groupe de propriétaires visionnaire tracera une voie qui va continuer d’amener le soccer à un niveau supérieur dans cette grande ville et, combinée à un nouveau stade ultramoderne, nous permettre de nous rapprocher plus vite de notre but de faire partie des meilleures compétitions de soccer au monde. »

« Los Angeles possède un marché diversifié et dynamique comptant des millions de supporters de soccer, et nous attendons avec impatience la rivalité qui opposera le Galaxy et le Los Angeles Football Club », a ajouté le commissaire par la suite.

Directeur général d’IDG Ventures Viêt-Nam, Nguyen est l’associé directeur du nouveau club de MLS. Né au Viêt-Nam, Nguyen était encore tout petit quand il s’est installé aux États-Unis. Diplômé de l’université Harvard, il est aussi titulaire d’un doctorat en médecine et d’une maîtrise en administration des affaires, décrochés respectivement à l’école de médecine de l’université Northwestern et à la Kellogg School of Management.

« Nous pensons que cette équipe peut devenir un des clubs les plus extraordinaires de Major League Soccer et une marque reconnue à travers le monde », a déclaré Nguyen. « Aujourd’hui, c’est le premier jour et le moment pour nous de nous concentrer sur la mise sur pied d’un stade de classe mondiale où le club pourra jouer et où les supporters pourront s’amuser. »

Faisant partie des entrepreneurs les plus respectés dans l’industrie des sports et des loisirs, Guber est président-directeur général du Mandalay Entertainment Group, propriétaire et co-président du conseil d’administration des Golden State Warriors évoluant en NBA et copropriétaire des Los Angeles Dodgers évoluant en Major League Baseball. Guber sera président du conseil d’administration du nouveau club de MLS.

« Faire des affaires dans les sports et les loisirs, c’est avant tout gagner sur le terrain et offrir un produit passionnant qui engendrera une base de supporters enthousiastes et loyaux, a déclaré Guber. Le marché de Los Angeles compte des millions de supporters de soccer, et nous savons que cette nouvelle équipe peut tenir une promesse de succès sur le terrain et offrir une expérience extraordinaire à ses supporters. »

Aux côtés de Nguyen, Guber et Penn, on retrouve un très grands nombre d’associés au sein du groupe de propriétaires. Parmi les plus connus, Earvin « Magic » Johnson, ancienne vedette de NBA, Vincent Tan, propriétaire de Cardiff City et du FK Sarajevo, ou encore Mia Hamm Garciaparra, figure marquante du soccer féminin aux États-Unis. Pour avoir plus d’informations sur l’équipe, baptisée Los Angeles Football Club (un nom qui pourrait changer, les supporters potentiels seront appelés à se prononcer à ce sujet, comme sur le logo et l’équipement), rendez-vous ici.

Avec l’ajout du nouveau club de Los Angeles, la MLS sera composée de 22 équipes en 2017 puisqu’une nouvelle équipe à Atlanta y effectuera également ses débuts la même année. Deux autres nouvelles équipes s’y joindront d’ici 2020.

30 October 12:21 pm

Comme prévu, le duel entre Dallas et Vancouver (résumé vidéo) fut très serré et guère riche en occasions, ce qui n’a pas empêché le public d’assister à un match de bon niveau. Il a fallu un penalty très généreux, aux yeux de ceux qui l’ont concédé en tout cas mais aussi de beaucoup d’observateurs neutres, pour permettre à Dallas d’émerger en toute fin de match et de s’imposer 2-1.

Plus tôt dans la partie, les Texans avaient une première fois pris l’avance, profitant de la latitude laissée par les visiteurs à l’entrée de leur camp permettant à Diaz d’accélérer et d’offrir le premier but du match à Akindele. Tant son entraîneur que ses coéquipiers se félicitaient de la titularisation du meneur de jeu, malgré les interrogations au sujet de sa condition physique. Du côté de Vancouver, Morales, fatigué, n’a pu faire la différence alors qu’il avait en mains certaines clefs du succès. Cela n’a pas empêché ses équipiers d’égaliser avant que Dallas n’émerge sur le fameux penalty douteux. Mais les Texans avaient aussi pris le dessus dans le jeu.

L’autre rencontre du premier tour opposera New York à Kansas City ce soir sous le coup de 20h00. La saison des deux formations a pris un virage opposé depuis que les deux équipes se sont affrontées début septembre, quand Alexander a été recentré sur le terrain. Sa domination à domicile et la forme du moment font de New York le grand favori, ce qui ne l’empêche pas de respecter son adversaire. Quant aux joueurs européens de Kansas City, ils veulent saisir la chance de pouvoir quand même devenir champion après avoir terminé loin du premier au classement général.

29 October 3:21 pm

Alors que les équipes éliminées font leurs bilans, pas le temps de respirer pour les prétendants à la Coupe MLS, principalement pour ceux qui doivent passer par le premier tour de la phase finale, qui commence aujourd’hui. Dallas accueille Vancouver ce mercredi soir à 21h00, alors que New York recevra Kansas City ce jeudi sous les coups de 20h00.

A priori, les deux équipes à domicile partent favorites : parce qu’elles ont l’avantage du terrain, mais aussi parce qu’elles ont terminé devant leur adversaire au classement. Mais ce n’est pas si simple : ainsi, Dallas reste sur une défaite chez lui contre Portland, alors que Vancouver respire la forme après cinq rencontres consécutives sans défaite. Tout cela grâce à une organisation défensive rigoureuse que les Canadiens comptent encore appliquer pour profiter des trous en défense que laisserait un adversaire qui aime attaquer.

Plusieurs joueurs ont bien grandi depuis l’arrivée d’Oscar Pareja au Texas, ce qui permet à l’entraîneur colombien d’avoir des options variées à ce moment-ci de la saison, et peut-être de semer le doute dans la tête de son vis-à-vis s’il cherche à connaître les titulaires au coup d’envoi. Les visiteurs s’attendent à un duel physique, ce qui est loin de leur déplaire. Avec deux équipes dont les points forts offensifs correspondent aux points forts défensifs de l’adversaire, on pourrait avoir un match plus serré voire plus fermé que prévu.

L’autre duel met aux prises le tenant du titre, Kansas City, et le vainqueur du Supporters Shield 2013, New York. Il est a priori plus déséquilibré : le détenteur de la Coupe MLS connaît un creux depuis plusieurs semaines, déplore plusieurs blessés, et a en outre perdu chez lui son dernier match de saison régulière contre son futur adversaire qui a, en s’imposant, remporté le droit de jouer le 1er tour chez lui.

New York pourra compter sur un Bradley Wright-Phillips archi-motivé, lui qui est quelque peu frustré d’avoir seulement égalé, et non battu, le record de buts en saison régulière. De plus, il récupérera probablement Thierry Henry, qui avait manqué le match du week-end dernier mais a recommencé à s’entraîner. Malgré tout, la défense de Kansas City tient mieux le coup à l’extérieur (elle a encaissé davantage de buts chez elle) et ses joueurs ont en tête leur parcours victorieux de l’an dernier. Peter Vermes parle d’expérience quand il insiste : à ce stade de la saison, tous les compteurs sont remis à zéro.

28 October 3:46 pm

En dressant son propre bilan ce lundi, Montréal a insisté sur son besoin d’encore évaluer la saison. L’équipe de Coup Franc, renforcée par Christian Schaekels de Vision du Jeu, y est allée de ses propres évaluations pour l’émission de la semaine (que vous pouvez aussi écouter ici), afin de comprendre pourquoi et comment l’Impact a terminé dernier du classement, se penchant entre autres sur les sujets suivants :

  • Le bilan fait par le club, sur le fond et sur la forme
  • « Travailler dur », un vrai plus ou un simple devoir professionnel ?
  • Une équipe qui a joué contre-nature et non en fonction des qualités de ses joueurs
  • Aucun but marqué sur phase arrêtée : à quel point est-ce consternant ?
  • Débuts de deuxième mi-temps catastrophiques : que se passe-t-il dans le vestiaire ?
  • La pertinence et les conséquences de l’éviction de Perkins
  • Un manque de leaders ou des leaders mal choisis et mal soutenus ?
  • Des discours remplis de paradoxes et de contradictions
  • Plusieurs impressions que nous vérifions avec des faits et des chiffres
  • Des joueurs qui se sentent perdus sur le terrain
  • Les approximations dans la gestion de l’effectif, et les pépins physiques des joueurs
  • Le jeu du « Qui reste, qui part ? »
  • Les (éternels) problèmes d’évaluation ne sont pas réglés

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).

27 October 5:45 pm

Être entraîneur de l’équipe qui a terminé à la dernière place de classement et arriver devant les journalistes pour le bilan de la saison n’est pas un exercice simple. Frank Klopas s’y est livré ce lundi, et a, comme à son habitude, tenu un discours très lisse, lors d’une conférence de presse où il était accompagné de Richard Legendre, vice-président en charge des opérations sportives.

Question que se posent généralement tant les supporters que les observateurs d’un club qui finit lanterne rouge : pourquoi maintenir la confiance en l’entraîneur ? Elle a été posée directement à Klopas, qui y a largement répondu en vantant son bilan à Chicago et sa connaissance de la MLS.

« J’ai fait mes preuves en MLS, a-t-il répondu d’emblée. Après 5 bonnes années comme directeur sportif, je suis devenu entraîneur car j’ai senti que c’était le moment pour faire le pas à Chicago. On aurait pu changer tous les joueurs, mais c’était plus facile de mettre en place un entraîneur qui connaissait les joueurs et croyait en eux. J’ai pris une équipe en mauvaise posture et on a pris 50% des points. L’année suivante, nous avons gagné 17 matches et nous sommes qualifiés pour la phase finale. L’année passée, après un mauvais départ, nous avons fait une belle remontée en deuxième moitié de saison et n’avons raté la phase finale qu’à cause de la différence de buts avec Montréal. J’ai l’expérience de travailler dans la compétition, de connaître les contraintes du budget salarial, de connaître les joueurs. Comme entraîneur, en deux ans et demi, j’ai montré de la constance, j’ai montré que je savais gagner. »

Il n’a commencé à parler de son club actuel que dans la deuxième partie de sa réponse, contenant aussi un mea culpa et vantant avant tout la continuité. « Mais vous avez raison, et je ne suis pas du genre à blâmer tout le monde. Je suis l’entraîneur et je suis responsable. C’est très bien pour moi que l’organisation ait montré son engagement, car je crois fermement que la continuité est nécessaire pour avoir du succès. Pas seulement avec les joueurs, mais aussi avec le staff. C’est très difficile de changer chaque année. Mais nous sommes dans un domaine où il faut obtenir des résultats, et ils n’ont pas été au rendez-vous. J’en accepte entièrement la responsabilité. Maintenant que j’ai le soutien du club, j’ai la responsabilité de trouver les solutions et de prendre les bonnes décisions. Mais partout ailleurs dans le monde, vous avez raison : vous perdez cinq rencontres et vous n’avez plus de continuité. Elle est pourtant importante pour construire quelque chose. »

Klopas a aussi dû justifier certains problèmes récurrents de l’équipe cette saison, notamment son incapacité à marquer sur phase arrêtée. « Nous avons travaillé dessus mais parfois il faut la bonne personne pour faire la bonne passe. Nous avons fait des changements. Nous allons continuer de travailler, c’est une partie cruciale du jeu qui peut faire la différence. »

Il a aussi été interrogé sur l’incapacité de son équipe à conserver une avance. « Je ne peux pas blâmer les joueurs car en bout de ligne, c’est moi qui suis responsable de résoudre ces problèmes. Durant la deuxième moitié de saison, cela ne s’est plus produit souvent, nous avons davantage pris des points quand nous les méritions. Les changements que nous avons effectués, la mentalité différente et la continuité ont aidé. Cela reste un problème que nous devons évaluer sérieusement et auquel nous devons trouver des solutions pour qu’il ne se reproduise pas la saison prochaine. »

Avant de répondre aux questions des médias, l’entraîneur avait dressé son propre bilan, parlant évidemment d’une saison difficile, mais soulignant aussi quelques bons moments. Il est parfaitement résumé dans la déclaration suivante : « La victoire en Coupe du Canada et notre parcours en Ligue des champions sont des points très positifs. Mais le plus important est d’être constant, de disputer la phase finale et d’avoir la possibilité de gagner quelque chose. » Klopas a ajouté aussi que c’est dans les moments difficiles qu’on apprend et qu’on devient meilleur.

Outre le mot continuité, le terme évaluation est revenu très souvent dans son discours. « Il y aura beaucoup de travail durant l’entre-saison pour vraiment réaliser une évaluation de haut en bas : de l’équipe, de nous, du staff, afin de voir ce que nous avons mal fait, ce que nous pouvons apprendre afin d’effectuer les ajustements appropriés. L’important actuellement est d’évaluer toute la saison, les bons et mauvais points, l’effectif, où nous en sommes par rapport au budget salarial. Il n’y a que quatre joueurs en fin de contrat. Il y aura des changements, c’est certain, ils sont nécessaires pour que l’équipe s’améliore. Mais il faut aussi de la continuité. »

Parmi les joueurs en fin de contrat, le capitaine Patrice Bernier, que Klopas veut « évidemment voir encore faire partie de l’organisation » et le gardien Troy Perkins, « un bon gars, un pro, pour qui il faut évaluer la situation, notamment en ce qui concerne les questions de budget salarial, et avec qui il faut parler ». Si Bernier a déclaré qu’il n’avait « jamais eu en tête de ne pas être là l’an prochaine », Perkins, irrité, s’est demandé si le club le voulait vraiment : « Un jour c’est oui, un jour c’est non. Je ne mérite pas le blâme pour le mauvais début de saison, mais il m’est tombé dessus. » Les deux autres joueurs en fin de contrat sont Heath Pearce et Mamadou Danso.

Le seul départ officiellement acté à ce jour est celui du néo-retraité Marco Di Vaio. Klopas s’est évidemment fait interroger sur son remplacement. « Nous avons effectué le changement durant l’année en amenant un jeune attaquant, Jack McInerney, a répondu l’entraîneur qui porte aussi le titre de directeur du personnel des joueurs de l’équipe première. Il a marqué 9 buts sans jouer régulièrement. Les autres joueurs arrivés en cours de saison vont aider. Il ne faut pas concentrer toute l’attention sur un seul joueur, nous en avons quelques-uns capables d’être dangereux en zone de conclusion. Mais nous devons aussi chercher à augmenter nos options. »

De son côté, même s’il a été muté aux opérations sportives cet été, Richard Legendre a répondu aux questions sur l’administration, dont il s’occupait des dossiers depuis de nombreuses années. La grosse déception vient de la baisse de 15% des affluences. « On l’a notamment sentie durant la période estivale, durant les trois mois où, l’année dernière, le stade était quasiment plein à chaque match. »

Si selon lui, les résultats sont partiellement la cause de cette désaffection, il n’a pas caché que le club avait également d’autres responsabilités. Les abonnés seront consultés pour « amener de nouvelles manières de faire ». Agrandir le toit du stade pour mieux protéger les supporters de la pluie ne sera pas une des solutions mises sur pied, en raison du coût de tels travaux.

Si sur le terrain, la saison de l’Impact a rarement volé bien haut, dans les médias, on a eu droit aux montagnes russes, avec certaines périodes de très faible visibilité même si on était en pleine saison. « Il y a actuellement trois clubs professionnels à Montréal. Parfois, quand on vous lit et qu’on vous écoute, on n’a pas l’impression qu’il y en a trois, on a l’impression qu’il y en a un », a insisté Legendre, avant d’ajouter plus tard : « Je suis d’accord que de notre côté, il y a place à amélioration : comment on se comporte comme organisation, pas seulement côté administratif mais aussi technique. On se doit d’être extrêmement accessible. On a encore du développement à faire auprès des amateurs. Bien qu’on ait plus de 20 ans, c’est notre troisième année en MLS et il ne faut pas perdre de vue qu’on est encore tout jeune. Il faut qu’on fasse le maximum pour être irréprochable. On a des mea culpa à faire, des choses à améliorer. On va les améliorer et j’espère que ça va améliorer la couverture. »

Le club montréalais est conscient qu’il a du travail à faire tant sur le terrain qu’en dehors. Ses supporters espèrent de tout cœur qu’il identifiera les bonnes solutions afin de retrouver le chemin du succès au plus vite.

27 October 3:07 pm

Le commissaire de la Major League Soccer, Don Garber, a annoncé aujourd’hui une nouvelle stratégie pour le marché de Los Angeles. Dès à présent, Chivas USA met fin à ses opérations. Le jeudi 30 octobre, la Ligue dévoilera un nouveau club de MLS et un groupe de propriétaires à Los Angeles. Le nouveau club commencera à jouer en 2017.

La décision concernant Chivas USA a été prise à l’unanimité par le conseil de direction de la MLS, après un examen exhaustif de la stratégie de la Ligue pour le marché de Los Angeles. Suite à cette décision, la compétition sera disputée par 20 clubs lors de la saison 2015.

« Au vu de notre nouvelle stratégie pour le sud de la Californie – un important foyer tant de joueurs de soccer que de soutien des supporters – nous pensons que prendre des engagements avec un nouveau groupe de propriétaires ayant les ressources et les liens avec la communauté, ainsi qu’un plan pour un stade dédié au soccer, nous offre les meilleures chances de réussite », a déclaré le commissaire de la MLS, Don Garber.

Avec les arrivées d’Orlando et de New York City en 2015, 20 clubs joueront en MLS pour la 20e saison de la compétition, et la composition des conférences sera modifiée. On notera les passages de Kansas City et Houston dans la Conférence Ouest, ce qui engendrera deux conférences de 10 équipes, réparties comme suit :

Conférence Est Conférence Ouest
Chicago
Columbus
DC United
Montréal
New England
New York City
New York RB
Orlando
Philadelphie
Toronto
Colorado
Dallas
Houston
Kansas City
LA Galaxy
Portland
Salt Lake
San José
Seattle
Vancouver

Lors de la saison 2015, les 20 équipes disputeront 34 rencontres de saison régulière. Elles affronteront chaque équipe de l’autre conférence une fois, ce qui donnera cinq rencontres à domicile et cinq à l’extérieur. Elles affronteront les neuf adversaires de leur conférence au moins deux fois (une à domicile, une à l’extérieur), ce à quoi il faudra ajouter six autres rencontres face à des équipes de leur conférence – trois à domicile et trois à l’extérieur.

La MLS organisera bientôt une séance permettant aux autres clubs de recruter les joueurs de Chivas USA et dont les détails seront annoncés à une date ultérieure.

27 October 10:23 am

Seattle a battu le LA Galaxy pour s’adjuger le premier Supporters Shield de son histoire et Vancouver a réussi à conserver son point d’avance sur Portland lui permettant de se qualifier pour la phase finale. Dallas n’échappera pas au premier tour, alors que Columbus a grillé la politesse à ses concurrents pour en être exempt. Quant à Bradley Wright-Phillips, il a égalé le record de Lassiter et Wondolowski. Dès mercredi, place aux confrontations directes !

Le match que tout le monde attendait opposait évidemment Seattle au LA Galaxy. Forte de l’avantage du terrain contre un adversaire privé d’Omar Gonzalez, l’équipe locale a néanmoins été en état de siège 90 minutes durant. « On pouvait difficilement mieux jouer », déclaraient d’ailleurs les Californiens à l’issue des débats, avec beaucoup d’amertume car ils n’ont pas réussi à marquer, alors que leur adversaire, grâce à une des accélérations dont il a le secret puis à un contre, a trouvé le chemin des filets à deux reprises par l’entremise de Marco Pappa. Le Supporters Shield prend donc la direction de Seattle, où ils étaient plusieurs à souligner l’importance de ce trophée, qui récompense la meilleure équipe d’un bout à l’autre de la saison. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il se pourrait que le club annonce bientôt une prolongation de trois ans du contrat d’Obafemi Martins.

Les cris de joie ont remonté le Pacifique pour se faire entendre quelques heures plus tard à Vancouver, vainqueur sans surprise de Colorado, ce qui lui a permis de valider sa place pour la phase finale à un moment où l’équipe respire la forme. Le sprint final de Portland a été encore plus spectaculaire, et ponctué d’une victoire à Dallas aussi belle qu’inutile, puisque l’équipe est éliminée, mais elle sort néanmoins la tête haute. En perdant, les Texans n’ont pas réussi à dépasser Salt Lake et ne seront donc pas exempts lors du premier tour : ils sont désormais pleinement concentrés sur la venue de Vancouver mercredi.

Si dans l’Est, on connaissait les cinq qualifiés, plusieurs équipes avaient coché cette liste dans cet ordre de priorité : ne pas jouer en milieu de semaine ou, au pire, y avoir un match à domicile. Columbus est celui qui a tiré son épingle du jeu en faisant preuve de jusqu’au-boutisme pour s’imposer sur le fil à Philadelphie. Quelques heures plus tard, New York effectuait à son tour sa bonne opération, en allant gagner à Kansas City grâce à deux buts de Wright-Phillips, meilleur buteur du championnat avec 27 réalisations et codétenteur du record de buts en une saison régulière, une performance individuelle qui ne doit pas faire d'ombre à la prestation très aboutie de toute l'équipe. Le Sporting, tenant de la Coupe MLS, devra donc commencer par s'imposer à New York jeudi pour espérer réaliser le doublé. Ce sera d'autant plus compliqué que les Ciel et Marine déplorent fatigue et blessures.

En plus de s’assurer de l’avantage du terrain pour sa demi-finale de conférence, en battant Toronto, New England s’est rassuré défensivement en n’encaissant pas pour la première fois depuis deux mois. Sans paraître sous son meilleur jour, DC United a bataillé jusque dans les dernières minutes pour arracher un point à Montréal, qui n’avait d’yeux et d’applaudissements que pour les adieux de Marco Di Vaio.

La phase finale commencera mercredi, avec le déplacement de Vancouver à Dallas. Le vainqueur de ce duel aura la lourde tâche de se mesurer à Seattle au tour suivant, alors que l’autre match mettra aux prises Salt Lake et le LA Galaxy. Dans la Conférence Est, le premier tour verra New York accueillir Kansas City jeudi soir. Le gagnant jouera contre DC United au tour suivant, pendant que New England fera face à Columbus.

LES RÉSULTATS
Chicago - Houston
Seattle - Los Angeles
Montréal - DC United
Dallas - Portland
New England - Toronto
Vancouver - Colorado
Chivas USA - San José
Columbus - Philadelphie
Kansas City - New York

 
2-1
2-0
1-1
0-2
1-0
1-0
1-0
2-1
0-2

Classement général final
Cliquez sur un résultat pour voir le résumé vidéo

 

24 October 10:19 am

La saison régulière qui s’achève ce week-end aura été pour le moins clémente pour les entraîneurs. En effet, il n’y a eu qu’un seul limogeage en cours d’année, celui de Ryan Nelsen, remplacé par Greg Vanney fin août. L’objectif des Torontois en réalisant cette manœuvre était clair : voir leur équipe donner le coup de rein nécessaire pour une qualification en phase finale. Sans succès.

L’ancien international néo-zélandais était le 19e entraîneur sacrifié en cours d’année depuis 2007 – donc en 8 saisons. Cela confirme la réputation de magnanimité en MLS. Ou alors… le bon sens des clubs ? Car certaines études internationales ont montré que le fameux choc psychologique fonctionnait rarement. J’ai voulu voir de quoi il en retournait sous nos latitudes.

Le tableau ci-dessous regorge de données intéressantes. L’une d’entre elles est le seuil en-dessous duquel un entraîneur est en danger. Il apparaît clairement qu’en-dessous de 40% des points (donc 1,2 point par match), son siège devient instable. Seuls deux entraîneurs ayant un meilleur bilan ont perdu leur place au cours des 8 dernières saisons : Ryan Nelsen cette année, et John Carver, en 2009, à… Toronto.

Onze de leurs dix-neuf successeurs n’ont pas réussi à engranger 40% des points à partir de leur prise de pouvoir. Ce qui peut laisser croire que s’ils avaient commencé la saison… ils ne l’auraient pas forcément terminée. L’objectif d’un changement d’entraîneur est, généralement, d’obtenir de meilleurs résultats dans un premier temps. C’est le cas environ deux fois sur trois, puisque 12 des 19 entraîneurs arrivés en cours d’année ont fait mieux que leur prédécesseur, ce qui n’était parfois pas bien difficile.

Était-ce suffisant ? Parce que faire mieux que ne pas répondre aux attentes, ce n’est pas assez : il faut que la marche de l’équipe accélère suffisamment pour lui permettre de terminer la saison régulière en ayant atteint son objectif qui, en MLS, est souvent une place en phase finale. Pour y arriver, il y a évidemment un retard à rattraper, et donc le rythme de l’équipe doit considérablement accélérer.

Soyons justes : trois entraîneurs ont été limogés en fin de saison alors que leur équipe n’avait plus aucune chance de terminer en ordre utile au classement (Osorio à New York en 2009, Preki à Toronto en 2010 et Warzycha à Columbus il y a un an). Ils étaient donc 16 à pouvoir emmener leur équipe en phase finale : seuls deux d’entre eux y sont parvenus ! Il s’agit d’Osorio à Chicago en 2007 et de Watson à San José l’an dernier. Ce dernier est d’ailleurs, et de très loin, l’entraîneur à présenter le meilleur bilan lors de la saison au cours de laquelle il est arrivé, devant Brian Bliss… la même année. Ils sont les deux seuls à avoir pris au moins 50% des points mis en jeu !

Pour être honnête, ils sont en fait 5 (sur 19) à avoir fait évoluer leur équipe à un rythme qui, appliqué sur une saison complète, leur aurait vraisemblablement permis de finir du bon côté de la ligne rouge. Mais généralement, l’objectif du limogeage était bien d’aller plus vite pour rattraper le retard accumulé…

À court terme, donc, changer d’entraîneur en cours de saison est pour le moins inefficace. Et ça reste une nomination à risques, puisqu’ils n’étaient que 8 sur 18 (Vanney n’entre évidemment pas en compte) à toujours entraîner l’équipe lors de la première journée de la saison suivante. Il convient de relativiser, car certains ont eu le poste par intérim… ce qui ne veut pas forcément dire grand-chose, comme en témoigne la situation de John Hackworth à Philadelphie.

À moyen terme et à long terme, il y a d’autres constatations intéressantes. La première est que seuls 3 des 18 entraîneurs engagés en cours de saison ont mené leur équipe en phase finale l’année suivante : Bruce Arena, Jason Kreis et Frank Klopas (qui était cependant déjà directeur technique de Chicago avant de prendre la fonction d’entraîneur). Pour certains néanmoins, si le succès n’a pas été immédiat, le club ne s’est pas mordu les doigts de sa décision. Le meilleur exemple est Peter Vermes à Kansas City, mais on peut aussi noter les liens de confiance qui se sont renforcés entre Dallas et Schellas Hyndman ainsi qu’entre DC United et Ben Olsen. Il faut évidemment y ajouter les cas d’Arena au LA Galaxy et de Kreis à Salt Lake.

Les supporters de Toronto peuvent donc amèrement regretter le remplacement en cours de saison de Ryan Nelsen par Greg Vanney : les chances de succès étaient très limitées. Par contre, qu’ils se consolent : cela n’exclut pas qu’à l’avenir, Vanney parvienne à mettre l’équipe sur les bons rails pour une longue période. Quant à ceux qui doutent de la pertinence de commencer la saison avec un entraîneur mais préfèrent courir le risque en se disant qu’ils pourra toujours être remplacé en cours d’année, les chiffres présentés ici ont de quoi les refroidir, et ils doivent admettre qu’un mauvais choix mettrait toute la saison en péril.

CHANGEMENTS D’ENTRAÎNEUR EN COURS DE SAISON DEPUIS 2007
Saison Club 1er entraîneur Points Remplaçant Points
2007 Salt Lake John Ellinger 2/12 Jason Kreis 25/78
2007 Chicago Dave Sarachan 14/36 Juan Carlos Osorio 26/54
2008 Dallas Steve Morrow 9/24 Schellas Hyndman* 27/66
2008 LA Galaxy Ruud Gullit 22/57 Bruce Arena 11/33
2008 Colorado Fernando Clavijo 24/60 Gary Smith 14/30
2009 Toronto John Carver 8/18 Chris Cummins 31/72
2009 Kansas City Curt Onalfo 21/54 Peter Vermes 12/36
2009 New York Juan Carlos Osorio 10/66 Richie Williams 11/24
2010 DC United Curt Onalfo 12/54 Ben Olsen 10/36
2010 Toronto Preki 28/72 Nick Dasovic 7/18
2011 Chicago Carlos de los Cobos 9/33 Frank Klopas 34/69
2011 Vancouver Teitur Thordarson 9/36 Tom Soehn 19/66
2012 Toronto Aron Winter 3/30 Paul Mariner 20/72
2012 Philadelphie Piotr Nowak 8/33 John Hackworth 28/69
2012 Portland John Spencer 19/51 Gavin Wilkinson 15/51
2013 Chivas USA Chelis 11/36 José Luis Real 15/66
2013 San José Frank Yallop 14/45 Mark Watson 37/57
2013 Columbus Robert Warzycha 29/78 Brian Bliss 12/24
2014 Toronto Ryan Nelsen 33/72 Greg Vanney 8/27

* Inclut l’intérim de Marco Ferruzzi
Gras = équipe en phase finale

22 October 10:35 am

La MLS et la Fédération américaine de soccer (U.S. Soccer) se sont associées à IMG, chef de file international dans les domaines des sports et des loisirs, pour la commercialisation et la distribution de leurs droits médiatiques internationaux de 2015 à 2022.

L’accord porte sur les rencontres de MLS ainsi que sur celles des équipes nationales américaines (tant les messieurs que les dames) disputées en sol américain, de même que sur les éliminatoires de la Coupe du monde pour les deux prochains cycles. Il vaut pour les droits médiatiques à l’extérieur des territoires des États-Unis et du Canada. IMG commercialisera les droits sur toutes les plateformes, y compris les secteurs numériques et du jeu. L’entente a été conclue entre IMG et Soccer United Marketing (SUM), représentant de la MLS et de la Fédération américaine en matière de droits commerciaux.

« À l’approche de la 20e saison de Major League Soccer, l’intérêt pour la compétition à travers le monde est à un sommet historique et connaît une croissance sensationnelle, a déclaré Gary Stevenson, président et administrateur délégué de MLS Business Ventures. Avec deux nouvelles équipes, à New York et Orlando, des vedettes mondiales comme David Villa, Frank Lampard et Kaka qui effectueront leurs débuts dans la compétition, et des joueurs représentant près de 60 pays, 2015 sera une année passionnante pour la MLS. De par son expertise et sa position unique sur le marché mondial, IMG est le partenaire qu’il nous faut et, ensemble, nous ferons augmenter la place occupée par la ligue à travers le monde. »

« Nous avons un grand nombre de supporters vivant à l’extérieur des États-Unis, et les résultats de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2014 ont amené leur lot de nouveaux supporters, a déclaré Dan Flynn, chef de la direction et secrétaire général d’U.S. Soccer. Il est important pour nous de leur permettre de voir nos matchs. Nous sommes ravis de travailler avec IMG pour assurer notre contact avec les supporters à travers le monde au cours des prochaines années. » 

De son côté, Ioris Francini, président d’IMG Events & Media, a déclaré : « Le football aux États-Unis est dans une courbe très ascendante suite aux excellentes prestations de l’équipe nationale américaine masculine lors de la Coupe du monde au Brésil ainsi qu’à l’expansion continue et au développement de la MLS. Il y a, en MLS, une croissance considérable des affluences, des investissements, des infrastructures, des audiences télévisuelles et des transferts de joueurs locaux et étrangers. De nos jours, aucune autre compétition n’en fait autant. Plus de 20 joueurs ont été sélectionnés par leur équipe nationale pour la Coupe du monde et de plus en plus de grands joueurs de clubs européens traversent l’Atlantique. Nous voyons un grand potentiel de croissance dans la couverture et la notoriété tant de la MLS que des équipes nationales américaines. »

21 October 12:02 pm

L’émission de la semaine (que vous pouvez écouter ici) est bicéphale, avec d’un côté des sujets sur lesquels bien du monde aimerait ne plus jamais revenir, et de l’autres certains qui resteront encore pour un moment à la une de l’actualité footballistique.

À une semaine de la fin de la saison régulière, il ne reste qu’une place à attribuer en phase finale et on connaît déjà presque tous les éliminés. On se penche donc sur les grandes déceptions de la saison : outre l’évidence à cent millions, il y en entre autres Colorado, cher à Olivier Tremblay, San José, qui n’a pas confirmé sa bonne deuxième moitié de saison 2013, voire Portland qui n’est pas éliminé à ce jour mais que bien du monde attendait en haut de classement.

Retour sur le sommet LA Galaxy - Seattle : un match agréable à regarder lors duquel les Californiens ont semblé s’endormir et ont laissé filer une situation pourtant bien à leur avantage. Qui émergera lors de leur affrontement en fin de semaine ? On parle aussi de la victoire de Columbus à New York et des progrès de l’équipe de Gregg Berhalter depuis le début de la saison, ainsi que du dernier match de Dominic Kinnear à Houston.

Don Garber a réagi fortement à certaines déclarations maladroites de Jürgen Klinsmann : un gros malentendu ou un problème plus profond ?

On met la table pour l’émission de la semaine prochaine, un bilan de la saison de Montréal. Pour vous y préparer, réécoutez l’émission qui a suivi la réorganisation de la direction sportive du club.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).