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29 July 3:02 pm

Un évènement a fait la une en MLS et partout sur la planète ces derniers jours : la signature de Didier Drogba à Montréal. L’émission de cette semaine (également disponible ici), avec le trio Frédéric Lord, Olivier Tremblay et Olivier Brett, est évidemment consacrée à l’arrivée de l’Ivoirien. Comme de coutume, nous abordons le sujet sous forme de questions pertinentes :

  • Quel rôle aura-t-il sur le terrain et dans le collectif ?
  • À quel point va-t-il changer le jeu de l’équipe ?
  • Quel sera son impact dans le vestiaire ?
  • Oui mais, ce n’est pas d’encaisser moins dont Montréal a surtout besoin ?
  • Peut-il avoir autant d’influence que Di Vaio ?
  • Le club peut-il désormais viser plus bas que la victoire en Coupe MLS ?
  • Que faire pour qu’il laisse un plus grand héritage sportif que Di Vaio et Nesta ?
  • Frank Klopas et Richard Legendre ne semblaient pas invités à la fête : malaise ?
  • Avec les arrivées de Drogba et Venegas, des départs sont obligatoires. Lesquels ?

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22 July 8:22 pm

On vient de passer la moitié du championnat, et notre émission de la semaine (également disponible ici) dresse les bilans à la mi-saison. On parle d’abord du championnat dans son ensemble avant de se concentrer sur Montréal. Lisez cet article pour voir le classement après 17 rencontres pour tous et les résultats confrontés aux pronostics de début d’année.

BILANS EN MLS

  • Qui sont les bonnes surprises et les déceptions ?
  • Quelles sont les tendances à venir pour les prochains mois ?
  • Y a-t-il des équipes dont les résultats ne correspondent pas à la qualité du jeu ?
  • Le LA Galaxy a-t-il raté sa première moitié de saison ?
  • Salt Lake : mauvaise passe temporaire ou avenir sombre en perspective ?
  • Quels débuts en MLS pour Orlando et New York City ?

BILANS DE MONTRÉAL

  • Comment qualifier la première moitié de saison de l’équipe ?
  • Les observateurs et les supporters sont-ils trop sévères ?
  • Le recrutement hivernal a-t-il été bon ou raté ?
  • Parmi les nouveaux, qui sont les bons et les mauvais coups ?
  • Quelles différences entre les intentions et la réalité ?
  • Qu’attendre de la deuxième moitié de saison ?

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21 July 11:28 am

Ça y est, tout le monde a joué 17 rencontres et est dès lors arrivé à mi-parcours de la saison régulière. On peut donc dresser un premier bilan. Qui a réussi sa première moitié de saison, qui l’a ratée ? Regarder le classement actuel est doublement trompeur. Premièrement, car tout le monde n’a pas joué autant, et il n’est donc pas simple à lire. Deuxièmement, car les ambitions sont différentes d’un club à l’autre, et que la pente à remonter par rapport à la saison dernière est loin d’être la même pour tout le monde.

En-dessous de ce classement général après 17 duels, voici donc une estimation club par club de la première moitié de la saison 2015, en fonction de leur situation au même stade de la saison dernière, de celle fin 2014 et des pronostics des observateurs en début de saison (dont vous pouvez retrouver une synthèse ici). Bien entendu, il reste une demi-saison pour voir les tendances s’inverser. Ça a déjà commencé pour certains clubs qui virevoltent ou s’effondrent depuis quelques semaines, ce qui se reflète déjà dans le classement « complet » en date d’aujourd’hui.

CLASSEMENT 2015 APRÈS 17 MATCHS
    J Pts Conf.
1. Kansas City 17 30 O1
2. Vancouver 17 29 O2
. Seattle 17 29 O3
4. DC United 17 28 E1
5. Dallas 17 26 O4
6. San José 17 25 O5
. Portland 17 25 O6
8. Toronto 17 24 E2
. New England 17 24 E3
10. New York RB 17 23 E4
. Orlando 17 23 E5
12. LA Galaxy 17 22 O7
13. Montréal 17 21 E6
. Columbus 17 21 E7
. Salt Lake 17 21 O8
16. Houston 17 20 O9
17. Chicago 17 18 E8
18. New York City 17 17 E9
19. Philadelphie 17 15 E10
. Colorado 17 15 O10

San José : Qui pensait que l’équipe serait virtuellement qualifiée pour la phase finale à la mi-saison après une fin 2014 calamiteuse et avec un groupe fragile ? Malgré du sérieux et de l’efficacité, la tâche restera quand même difficile dans une Conférence Ouest très relevée.

Vancouver : Tout le monde s’attendait à voir l’équipe en milieu de tableau comme la saison dernière, elle fait jeu égal avec les meilleurs. Rivero apporte du poids devant, mais le jeu en vitesse et la contribution offensive diversifiée permettent de jouer le haut du classement malgré des résultats décevants à domicile.

Kansas City : Non seulement les résultats sont meilleurs que la saison dernière, mais en outre avec une kyrielle d’absents, notamment dans la moitié défensive de l’équipe. Depuis le mois de mai, c’est toutefois devenu une forteresse derrière avec des tours devant qui dominent le jeu aérien.

DC United : Après une remontée spectaculaire en 2014, la mission difficile était de confirmer, et ce sans vedette sortant du lot (d’ailleurs, personne n’a été sélectionné pour le Match des étoiles). À domicile, l’équipe s’installe dans le camp adverse, fait le jeu, prend des points et efface les doutes qui pesaient sur elle en début de saison.

Portland : La prudence était de mise, douze mois après un début de saison raté alors que les attentes étaient élevées. En plus, Valeri et Will Johnson étaient blessés. Après des premières semaines compliquées, l’équipe a trouvé son rythme, mais elle ne pourra le conserver qu’avec un buteur régulier.

Montréal : Sept points de plus tant que lors de la première que de la deuxième moitié de la saison 2014, avec une place en finale de la Ligue des champions et un calendrier théoriquement plus facile à venir. Le départ de Di Vaio a été compensé collectivement, l’axe défensif de l’entrejeu prend encore souvent l’eau mais l’équipe déjoue les pronostics qui la voyaient végéter en fond de classement.

Toronto : Cela peut paraître étonnant, mais l’équipe compte moins de points que l’an dernier à la mi-saison… mais surtout beaucoup moins de doutes et beaucoup plus de cordes à son arc. Ça va aussi vite qu’avec Defoe, mais c’est bien plus diversifié. Giovinco régale et la défense, malgré de gros ratés, est en progrès.

Orlando : Les attentes ne sont jamais élevées pour une première saison. Dans les tribunes, c’est une franche réussite. Sur le terrain, on avait peur que les joueurs entourant Kaka manquent de planches. Les Mauves s’en sortent bien et peuvent toujours rêver d’une place en phase finale.

New York : Un bilan mi-figue mi-raisin, entre un superbe départ et une panne sèche par la suite. Mais Jesse Marsch avait la lourde tâche de gérer l’après-Henry et rares sont ceux qui attendaient l’équipe aussi bien placée. Quand elle arrive à faire le jeu, elle est souvent séduisante.

Seattle : Bien entendu, quand on est habitué à jouer les premiers rôles, on se doit de le confirmer. Six défaites en 17 rencontres, c’est trop pour une équipe de ce standing, que tout le monde ou presque voyait archi-dominatrice cette saison. Loin des attentes pour le moment, mais elles étaient très élevées.

Dallas : Après une fin de saison 2014 en trombe, tout le monde disait des Texans que… personne ne croyait en eux, à tort. Sauf qu’en fin de compte, les observateurs en faisaient un favori. Rang qu’ils ont tenu en début de championnat avant un gros passage à vide à la fin du printemps. Leur regain de forme récent est après la mi-saison.

Houston : Ni bien ni mal car les attentes étaient très peu élevées après une saison décevante et une préparation pleine de points d’interrogation. Un des objectifs était de ne pas être largué avant l’arrivée de Torres. Il n’est pas tout à fait atteint, mais l’espoir subsiste. Point encourageant : campée devant son but, la défense semble bien en place.

New England : Sans être exécrable (sauf ces dernières semaines), l’équipe est loin de sa fin 2014 tonitruante. Offensivement, elle veut souvent trop bien faire, sans succès. Défensivement, elle semble manquer de repères. Il reste une demi-saison pour démontrer que les exploits de l’an dernier n’étaient pas un concours de circonstances.

Chicago : Dans la lignée de la saison dernière… Avec moins de partages mais à peu près le même nombre de points, insuffisant. Les nombreux changements et les joueurs désignés ne suscitaient guère d’optimisme, et leur apport au cours des premiers mois fut insuffisant.

Colorado : Dernier de classe, certes, mais bien moins largué qu’au cours de la deuxième moitié de la saison dernière alors que personne ne s’attendait à voir cette équipe compétitive. Elle est dure à battre et solide derrière mais n’arrive pas à gagner. En continuant comme ça, elle peut viser le record de nuls de Chicago en 2014.

Columbus : On a parfois dit que c’était l’équipe qui produisait le plus beau jeu de la compétition. Dans ses beaux jours, c’est vrai. Mais il s’agit également de celle qui défend le plus mal et le plus naïvement. Malheureusement, c’est cela qui pèse le plus dans la balance quand on dresse les comptes à la mi-saison. Dommage, Finlay et Kamara nous régalent tellement…

New York City : Villa n’était pas tant la raison des attentes que Jason Kreis, un entraîneur chevronné, et son recrutement de joueurs connaissant la MLS. Ils ont éprouvé énormément de peine à trouver leurs marques et ont commencé le championnat trois mois après tout le monde.

Salt Lake : C’est étrange de voir cet habitué du haut du tableau se battre pour une place en phase finale, dont il est virtuellement écarté. Changement de système, pannes offensives, difficultés derrière quand l’adversaire a le ballon et Beckerman moins brillant que d’habitude : ça fait beaucoup…

Philadelphie : Une des rares formations à passer de « pas terrible » à « encore moins bien ». Par moments, l’équipe produit du beau jeu. Mais elle n’a pas été compétitive tant sa défense manquait de solidité et de discipline face aux adversaires faisant bien circuler le ballon.

LA Galaxy : On est habitué de voir le détenteur de la Coupe MLS partir lentement, mais cette année, tout le monde pensait l’équipe rôdée, avec la place de Gerrard gardée bien au chaud. L’été a sonné un réveil tonitruant, mais avant cela, il y eut de très étonnants moments de passivité. D’ailleurs, si on s’était arrêté à la mi-saison, la phase finale se serait jouée sans le tenant du titre !

20 July 11:40 am

Le classement de la MLS ressemble à un accordéon. Les écarts se creusent puis se resserrent, avec une régularité qui contraste avec les résultats des équipes de tête alternant forme et méforme. Alors qu’il avait une belle avance, DC United vient de se faire souffler la première place par Dallas, son bourreau du week-end revenu en grâce après une période creuse. Seattle n’en finit plus de glisser pendant que le LA Galaxy (où Gerrard a réussi ses débuts) et Kansas City s’approchent du sommet.

Longtemps en tête du classement mais rentré dans le rang suite à un 6/18 entre la mi-mai et la mi-juin, Dallas, qui restait sur trois victoires consécutives, avait l’occasion de retrouver le premier rang en battant DC United, en tête depuis plusieurs semaines. Dominants durant 90 minutes, les Texans ont ouvert la marque mais cru qu’ils seraient tenus en échec après avoir concédé le but égalisateur à un quart d’heure du terme. Castillo leur a offert la victoire dans les arrêts de jeu : une défaite difficile à avaler pour les visiteurs, qui reconnaissaient toutefois que la meilleure équipe avait gagné.

En cas de victoire, Vancouver pouvait revenir à égalité avec les équipes précitées et former un trio de tête à 35 points. La mission était toutefois difficile sur le terrain de Portland, rival en forme qui ne comptait pas se laisser faire. Malgré l’ouverture du score par l’équipe locale, Vancouver s’est ressaisi, a plié mais n’a pas rompu et a réussi à arracher l’égalisation. Un score juste mais une occasion ratée, se morfondait Caleb Porter qui soulignait aussi que les deux équipes avaient marqué à un moment du match où elles ne jouaient pas très bien.

Autre formation qui avait la possibilité de rejoindre la tête du classement, Seattle recevait Colorado et avait surtout une occasion en or de se requinquer le moral après une cascade de mauvais résultats. Mais en l’absence de Dempsey et Martins, l’attaque manque de poids et la défense prend tout le match sur ses épaules. Elle a craqué en fin de rencontre, ravivant les mauvais souvenirs des dernières semaines. D’autres équipes compensent mieux l’absence de leurs joueurs désignés. Si à Toronto, Giovinco est dans une forme étincelante, Delgado a chaussé les souliers de Bradley pour contribuer à une nette victoire contre Philadelphie.

Alors que l’équipe est dans une forme éclatante depuis quelques semaines, le LA Galaxy présentait une autre attraction de la journée, avec les débuts de Steven Gerrard en MLS. Il n’a pas mis longtemps à trouver ses marques et sa complicité avec Keane : après sa victoire 5-2 contre San José, le détenteur de la Coupe MLS fait à nouveau figure d’ogre. Sans tous ces grands noms (et les salaires qui les accompagnent), et avec pas mal de jeunes, Kansas City est encore plus en forme, et se crée ses propres vedettes : d’ailleurs, après la victoire contre Montréal, Dom Dwyer était comparé à Thierry Henry.

À l’image de Dallas, New York avait commencé en fanfare avant de connaître un creux mais a retrouvé la forme depuis quelques semaines. L’instruction donnée à Sacha Kljestan d’être plus offensif à payé, puisque l’ancien Anderlechtois a marqué et tracé la route du succès des siens à Orlando, qui a écopé d’un carton rouge pour la troisième fois consécutive et commence à se questionner sur l’arbitrage. Avec deux victoires en deux rencontres cette semaine, chaque fois face à Chicago (une en déplacement, l’autre à domicile), Columbus a réalisé une bonne opération mais ne fait pas pour autant preuve de suffisance. Enfin, New England a retrouvé le chemin de la victoire contre New York City et Salt Lake a séduit pour une rare fois cette saison en s’imposant contre Houston.

LES RÉSULTATS
LA Galaxy - San José
Toronto - Philadelphie
Orlando - New York RB
New England - New York City
Kansas City - Montréal
Dallas - DC United
Salt Lake - Houston
Seattle - Colorado
Portland - Vancouver
Columbus - Chicago

 
5-2
2-1
0-2
1-0
2-1
2-1
2-0
0-1
1-1
3-1

Classement général
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16 July 3:15 pm

Kansas City est une des équipes en forme du moment. Comptant actuellement la meilleure moyenne de points par match de toute la MLS, elle tourne à un rythme surprenant tant elle déplore d’absences de joueurs importants. Mais la relève est on ne peut plus prête ! Parmi les découvertes de ces dernières semaines, l’international haïtien Soni Mustivar.

Il est particulièrement tombé dans l’œil de certains collègues de MLSsoccer.com cette semaine. Alors que son équipe est en tête du baromètre hebdomadaire, on y souligne que depuis qu’il est titulaire, le Sporting a pris 20 points sur 27. Quand à Matthew Doyle, il le qualifie carrément de « monstre » en récupération de balle, chiffres impressionnants à l’appui (voir le point 3).

Interrogé sur ce que lui demande l’entraîneur, le principal intéressé ne fait pas de cachotteries, mais répond en toute modestie : « Ma mission est de stabiliser l’entrejeu, de couvrir les espaces dès qu’il y a un trou pour assurer une bonne cohésion. C’est le rôle de tout milieu défensif. »

Avant de boucher les trous sur le terrain, encore fallait-il qu’il y trouve sa place. Transféré alors que la préparation battait déjà son plein, Mustivar a dû rattraper un retard de condition physique et s’habituer au jeu de son nouveau club. Jusqu’au jour où Servando Carrasco a été suspendu, début mai. C’était l’occasion de se montrer… mais il n’était pas considéré comme un bouche-trou. « Avant le match, l’entraîneur m’a dit que même sans ça, il comptait me donner ma chance rapidement. »

Parfois, les circonstances font bien les choses. Peter Vermes ne regrette pas d’avoir offert sa première titularisation à Mustivar puisque depuis lors, il a commencé chaque match. « Il me dit qu’il est satisfait de mes prestations, et particulièrement impressionné par la manière dont je couvre le terrain et récupère le ballon. Mais c’est un perfectionniste, et il trouve toujours des points que je dois améliorer ! Je dois travailler mon positionnement pour l’utilisation du ballon, pour le recevoir et mes choix de passes. »

Cela faisait toutefois un bail que l’entraîneur de Kansas City savait de quoi son joueur était capable. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Mustivar a quitté Ploiesti, club roumain où il jouait depuis trois ans, et traversé l’Atlantique quand son agent lui a fait part de l’intérêt des Ciel et Marine. « Quand je lui ai dit que ça pourrait me plaire, il m’a mis en contact avec Peter Vermes. En parlant avec ce dernier, j’ai compris qu’il me voulait vraiment. Il me connaissait et avait vu plusieurs de mes matchs. Ça m’a fait prendre ma décision. Il m’a aussi dit : “Si tu viens, ce n’est pas pour te la couler douce aux États-Unis, mais pour travailler ! Notre club est ambitieux, nous voulons gagner.” »

Cela a permis à Mustivar de savoir, un peu, à quoi s’attendre. Mais il n’en savait guère plus et a effectué un grand plongeon dans l’inconnu. « Je ne connaissais rien de la MLS avant de venir, sauf les noms des équipes et de certains grands joueurs. Le style est agressif, il n’y a pas beaucoup de temps morts. Chaque équipe a de bonnes individualités et toutes sont plus ou moins du même niveau. Il n’y a pas de gros écarts entre les meilleures et les moins bonnes. Par rapport à l’image qu’on en a en Europe, le niveau est très élevé. Et il y a beaucoup d’engouement du public. Ce n’est pas “le sport que personne ne veut voir” : les Américains aiment le foot ! »

Et Mustivar aime les États-Unis, qu’il découvre aussi. « J’y étais déjà venu une fois, en vacances à Las Vegas… ce qui ne reflète pas vraiment les États-Unis. Après quelques mois ici, je trouve ça génial. J’adore la mentalité, les gens sont sympas et relax. Notamment les supporters. Et puis, pour ce genre d’ambiance détendue, je suis bien tombé dans une ville comme Kansas City. »

Il est aussi bien tombé dans un groupe de joueurs qui l’a vite adopté. « Rapidement, je me suis rendu compte que mes coéquipiers m’avaient intégré dans le groupe. Il n’y a pas eu d’effort particulier à effectuer, tout s’est passé très naturellement : ils sont tous sympas, et ne m’ont pas laissé dans mon coin parce que j’étais nouveau, mais se sont comportés avec moi comme si j’étais là depuis longtemps. »

Il s’y sent tellement bien qu’il ne regrette pas plus que cela de ne pas être de la belle aventure haïtienne à la Gold Cup en ce moment. « À choisir entre être ici ou avec eux, à vrai dire, je ne peux pas dire que j’ai une préférence… Je félicite Haïti, qui a bien joué et que je continue de suivre. Mais en ce moment, je suis bien à Kansas City. »

Ses propos laissent transparaître son bonheur et sa plénitude dans son nouvel environnement. « On travaille bien à l’entraînement, l’ambiance est au top et tout le monde poursuit les mêmes objectifs. Je me sens épanoui dans cette équipe, je prends beaucoup de plaisir à jouer chaque match. Ma saison sera réussie si on gagne un trophée et si mes prestations sont bonnes… mais aussi si celles de l’équipe le sont. Je suis quelqu’un qui valorise beaucoup le collectif : si l’équipe va bien, je vais bien. »

Ce samedi lui offrira peut-être un clin d’œil du destin. Formé dans la région parisienne, Mustivar a joué ses premières minutes chez les grands à Bastia, en D2 française, où il était le coéquipier d’Hassoun Camara, défenseur de Montréal, qui se déplace à Kansas City lors de la prochaine journée. « Je lui ai déjà parlé du match. Il revient de blessure et ce n’est pas sûr qu’il soit du voyage. On s’entendait super bien, c’est un mec génial. Mais l’anecdote à retenir, c’est que pour mon premier match chez les pros, je suis monté au jeu car il s’était blessé après une demi-heure. »

Âgé de 25 ans, Mustivar a déjà connu beaucoup d’aléas dans sa carrière. International avec l’équipe de France des -20 ans, il a vécu des moments difficiles qui ont mis fin à ses rêves de jouer pour les Bleus et lui ont fait prendre la direction de la Roumanie. « J’ai toujours le même agent depuis mes débuts, c’est quelqu’un que je connais depuis que j’ai 12 ou 13 ans. Je ne jouais pas dans mon club en France, et je ne me sentais pas bien. Il m’a proposé d’aller ailleurs. Mais la Roumanie ? J’étais sceptique mais aventurier. Il m’a conseillé d’essayer six mois, j’y suis resté trois ans ! »

Il y a connu plusieurs entraîneurs et a tapé dans l’œil de certains d’entre eux au point de recevoir le brassard de capitaine, malgré son âge et malgré le fait qu’il soit étranger. À cause d’un charisme hors du commun et d’une âme de leader ? « Pas vraiment ! Je ne suis pas une grande gueule dans le vestiaire, mais davantage quelqu’un qui montre l’exemple à suivre en raison de mon attitude et de mon professionnalisme sur le terrain. Mais si tu es respecté pour ça, tu seras forcément aussi davantage écouté dans le vestiaire. »

Nul doute que dans un groupe qui bouge peu et composé de nombreux joueurs établis comme celui de Kansas City, avec les Zusi, Feilhaber et autre Besler, un jeune venu d’ailleurs qui veut gagner le respect ne doit pas commencer par parler fort mais bien par montrer qu’il est un vrai plus pour l’équipe. Avec ses prestations de ces dernières semaines, Mustivar est sur la bonne voie.

14 July 6:37 pm

Le débat est à la mode en ce moment, et encore accentué par les récentes prestations de Giovinco sous le maillot de Toronto : peut-on gagner en MLS avec peu de joueurs désignés, voire aucun ? C’est donc le principal sujet de notre émission de cette semaine (également disponible ici), abordé sous les angles suivants :

  • Joueur désigné : une étiquette qui veut tout dire sur le talent du joueur ?
  • Les joueurs désignés du LA Galaxy sont-ils la seule raison de ses succès ?
  • Peut-on “s’acheter” une Coupe MLS avec trois joueurs désignés ?
  • Doivent-ils forcément être des éléments offensifs capables de faire la différence à eux seuls ?
  • Quelles alternatives pour les équipes au plus petit budget ?
  • Où trouver des joueurs qui ont le niveau d’un joueur désigné mais pas le salaire ?
  • Comment des clubs comme Salt Lake, Columbus ou Kansas City ont attiré et intégré d’excellents joueurs ?
  • Lisez la chronique de Fred pour alimeter la discussion.
  • Le débat dévie aussi sur le recrutement de Montréal en MLS cet hiver et la philosophie de club.

On parle également des 13 premiers joueurs sélectionnés pour le Match des étoiles.

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13 July 12:49 pm

Alors que cinq des sept premiers n’ont pas pris de point (soit parce qu’ils ont perdu, soit parce qu’ils ne jouaient pas), Dallas et Kansas City ont intégré le peloton de tête à l’issue d’un week-end marqué par le festival de buts entre New York City et Toronto.

Le Yankee Stadium a vécu un véritable feu d’artifice, et les absences de Lampard, Pirlo, Bradley et Altidore n’ont pas empêché un grand spectacle qui s’est soldé sur le score de 4-4. Les retournements de situation n’ont pas manqué, les deux équipes ont mené à la marque pour finalement se quitter dos-à-dos. À l’issue des débats, les éloges étaient pour Giovinco, premier joueur à réussir un triplé dans l’histoire du Toronto FC, un « hat trick parfait » qui plus est (c’est-à-dire trois buts consécutifs dans la même mi-temps, sans être interrompu ni par un partenaire, ni par un adversaire). « C’est un joueur fantastique, mais lui offrir de tels espaces est incompréhensible », relativisait-on dans le camp local.

Le véritable sommet, au regard du classement, opposait toutefois Vancouver, deuxième, à Kansas City, leader virtuel en considérant les rencontres de retard et le nombre de points par match. Un véritable exploit quand on voit la liste des joueurs indisponibles chez les Ciel et Marine depuis plusieurs semaines. Mais Dia, Ellis, Mustivar et consorts ont apporté la preuve qu’ils pouvaient être performants lors des grands rendez-vous en jouant un rôle important dans la victoire 0-1 de leur équipe en Colombie-Britannique. De quoi susciter l’ire des supporters locaux, mécontents de voir leur équipe bien moins performante à domicile qu’en déplacement.

DC United n’en a pas profité pour prendre ses distances, puisqu’il ne jouait pas ce week-end, tout comme le LA Galaxy (qui disputait, lui, un match amical). Seattle fait du surplace et se demande comment gagner sans ses vedettes, après une défaite dans les derniers instants à Chicago qui voit un énième espoir d’enfin lancer sa saison. En pleine forme depuis quelques semaines, Portland s’est écrasé après avoir encaissé le premier but à Philadelphie.

Du coup, en plus de Kansas City, Dallas réalise la bonne opération du week-end en s’imposant à Orlando : ces deux équipes sont les deux seules à avoir gagné parmi les sept premiers du classement, alors qu’aucune des autres n’a pris le moindre point. Une victoire d’autant plus savoureuse pour les Texans qu’ils n’avaient plus gagné à l’extérieur depuis le 1er mai. Un succès incontestable pour les Floridiens, dont l’entraîneur déclarait : « Nous avons eu ce que nous méritions : rien ».

Dans une conférence Est toujours aussi serrée, et au classement illisible en raison du nombre très inégal de rencontres disputées par chacune des équipes, Montréal a réalisé une excellente opération en battant Columbus 3-0 : la réjouissance d’avoir gardé pour une rare fois le zéro derrière passait au second rang tant tout le monde n’avait d’yeux que pour le but supersonique de Donadel. Sentiments opposés à New England (pourtant la seule équipe à ne pas avoir de joueur absent en raison de la Gold Cup), qui a explosé à New York et concédé une cinquième défaite consécutive.

Dans la conférence Ouest, un trou commence à se former entre les six premiers et les quatre derniers, qui s’affrontaient tous ce week-end. Les résultats ont contribué à accentuer cet écart, avec la défaite de San José chez lui contre Houston, et la victoire de Colorado face à Salt Lake.

LES RÉSULTATS
San José - Houston
Philadelphie - Portland
New York RB - New England
Orlando - Dallas
Montréal - Columbus
Chicago - Seattle
Colorado - Salt Lake
New York City - Toronto
Vancouver - Kansas City

 
0-2
3-0
4-1
0-2
3-0
1-0
3-1
4-4
0-1

Classement général
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10 July 3:05 pm

En 2000, le Canada gagnait la Gold Cup. À quoi ressemblait son effectif à l’époque et, surtout, dans quelles compétitions se produisaient ses joueurs ? On sait qu’aujourd’hui, ils sont nombreux en MLS. Et entre temps, comment cela a-t-il évolué ?

Voici le portrait global de la sélection canadienne et son résultat lors de chaque championnat des nations de la Concacaf depuis sa seule victoire dans la compétition il y a 15 ans. Je vous laisse le soin de faire les liens entre tout ça. Une chose est sûre : la stabilité n’est pas la marque de fabrique de la carrière des internationaux canadiens.

2000 (victoire) : D1 écossaise (3 joueurs), D2 écossaise (3), D1 anglaise (2), D2 anglaise (2), D3 anglaise (2), D4 anglaise (1), MLS (1), D2 américaine (1), D1 belge (1), D1 brésilienne (1), D3 allemande (1), CPSL (1), sans club (2)

2002 (demi-finale) : D1 écossaise (3 joueurs), D2 allemande (2), D3 anglaise (2), D2 américaine (2 ; 1 dans un club américain, 1 dans un club canadien), MLS (1), D1 allemande (1), D1 suédoise (1), D1 suisse (1), D2 anglaise (1), D4 anglaise (1), D2 écossaise (1), D2 grecque (1), D2 chinoise (1)

2003 (1er tour) : Clubs canadiens de D2 américaine (3), D1 écossaise (3), D3 anglaise (3), D1 suédoise (2), MLS (1), D1 anglaise (1), D1 allemande (1), D3 allemande (1), D1 suisse (1), D1 autrichienne (1), sans club (1)

2005 (1er tour) : Clubs canadiens de D2 américaine (7), D2 anglaise (3), D1 norvégienne (2), D3 norvégienne (1), MLS (1), D1 anglaise (1), D3 anglaise (1), D1 écossaise (1), D1 suédoise (1), D2 allemande (1)

2007 (demi-finale) : MLS (8 ; 4 dans un club canadien, 4 dans des clubs américains), clubs canadiens de D2 américaine (3), D1 danoise (3), D2 allemande (2), D1 espagnole (1), D1 anglaise (1), D2 anglaise (1), D1 néerlandaise (1), D1 belge (1), D1 écossaise (1), D1 tchèque (1)

2009 (quart de finale) : MLS (5 ; 4 dans des clubs américains, 1 dans un club canadien), D1 danoise (4), D1 allemande (2), D2 allemande (1), club canadien de D2 américaine (1), D1 espagnole (1), D1 néerlandaise (1), D1 belge (1), D1 écossaise (1), D1 norvégienne (1), D2 anglaise (1), D3 anglaise (1), D4 anglaise (1), sans club (2)

2011 (1er tour) : MLS (5 ; 3 dans des clubs américains, 2 dans des clubs canadiens), D2 anglaise (3), D1 turque (2), D2 allemande (2), D1 allemande (1), D3 allemande (1), D4 allemande (1), club canadien de D2 américaine (1), D1 néerlandaise (1), D1 norvégienne (1), D1 serbe (1), D1 danoise (1), D1 roumaine (1), D2 française (1), D2 portugaise (1)

2013 (1er tour) : MLS (8 ; 6 dans des clubs canadiens, 2 dans des clubs américains), D1 norvégienne (2), D1 allemande (1), D2 allemande (1), D4 allemande (1), D1 turque (1), D1 chypriote (1), D2 anglaise (1), D3 anglaise (1), D2 suédoise (1), D2 portugaise (1), équipe de jeunes D1 espagnole (1), sans club (3)

2015 (en cours) : MLS (10 ; 5 dans des clubs canadiens, 5 dans des clubs américains), D3 anglaise (2), D2 anglaise (1), club canadien de D2 américaine (1), D1 japonaise (1), D1 suédoise (1), D1 israélienne (1), D1 norvégienne (1), D2 norvégienne (1), D2 allemande (1), D3 allemande (1), D2 portugaise (1), D4 espagnole (1)

Note : Évidemment, le niveau des clubs n’est pas le seul critère, il faut également voir si les joueurs sont titulaires ou même pas sur le banc, et à quel stade de leur carrière ils en sont. Une recherche qui prendrait beaucoup de temps pour cette liste de près de 200 noms.

08 July 2:42 pm

Les nouveautés de la convention collective signée en début d’année entrent petit à petit en vigueur. Aujourd’hui, c’est au tour d’une mesure permettant à chaque club de MLS de recevoir un montant additionnel de 100 000 $ par an au cours des cinq prochaines années (total de 500 000 $) à investir dans leur effectif.

Ce montant est appelé « allocation monétaire ciblée ». Il s’ajoute à l’allocation monétaire préalablement disponible pour les clubs. Pour une description de l’allocation monétaire, veuillez consulter le Règlement 2015 de la MLS relatif aux joueurs.

Comme l’allocation monétaire de base, l’allocation monétaire ciblée peut être utilisée pour engager de nouveaux joueurs ou prolonger le contrat de joueurs déjà au club. En outre, l’allocation monétaire ciblée peut être échangée.

En revanche, contrairement à l’allocation monétaire de base, qui peut-être utilisée pour les signatures de contrats de n’importe quel montant, l’allocation monétaire ciblée ne peut servir qu’aux signatures de contrats dépassant la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur (mais qui ne sont pas des contrats de Joueur désigné). En 2015, la part maximale du budget salarial consacrée à un joueur est de 436 250 $.

Il est important de noter que tous les clubs recevront le même montant d’allocation monétaire ciblée, pris dans le budget de la ligue. C’est une différence important avec la règle du Joueur désigné, pour qui la responsabilité de payer tout ce qui dépasse la part maximale du budget salarial consacrée à un joueur incombe aux clubs. Par conséquent, tous les clubs auront la même possibilité de bénéficier de ce nouveau montant.

Les clubs de MLS peuvent utiliser tout ou partie de leur allocation monétaire ciblée, jusqu’à 500 000 $, lors d’une seule saison et pour jusqu’à trois joueurs en même temps. Par exemple, si un club souhaite faire signer un joueur cette saison en dépassant la part maximale du budget salarial qu’il peut lui consacrer, ce club peut utiliser dès cette année jusqu’à 500 000 $ de son allocation monétaire ciblée pour l’engager.

En outre, un club peut utiliser tout ou partie de son allocation monétaire ciblée pour changer le statut d’un Joueur désigné en faisant diminuer, au prorata, le montant qu’il lui consacre dans son budget salarial pour arriver à un montant égal ou inférieur à la part maximale du budget salarial qu’un club peut consacrer à un joueur, auquel cas le joueur ne sera plus Joueur désigné. Si l’allocation monétaire ciblée est utilisée pour libérer une place de Joueur désigné, le club doit en même temps engager un nouveau Joueur désigné, avec un investissement égal ou supérieur à celui consacré au joueur qu’il remplace.

L’allocation monétaire ciblée et l’allocation monétaire de base ne peuvent pas être utilisées ensemble lors de l’engagement d’un joueur, d’une prolongation de contrat, ou de la réduction du montant consacré à un Joueur désigné dans le budget salarial. Lors d’une même saison, un club peut utiliser soit l’allocation monétaire ciblée, soit l’allocation monétaire de base pour un joueur, mais pas les deux.

Si les clubs de MLS ne sont pas obligés d’utiliser leurs 100 000 $ chaque saison, ils sont obligés d’utiliser le reste du montant disponible la saison suivante. Par exemple, si un club n’utilise pas les 100 000 $ dont il dispose en 2015, ce club doit utiliser ou échanger au moins ces 100 000 $ d’allocation monétaire ciblée en 2016.

07 July 11:30 am

Le championnat des nations de la zone Concacaf commence ce mardi et l’émission de la semaine (également disponible ici) met la table avant la Gold Cup, en s’intéressant plus particulièrement aux trois favoris (États-Unis, Mexique, Costa Rica) et au Canada.

  • Qui est le favori de la compétition ?
  • Le Canada est-il l’équipe la plus faible, comme le laisse entendre le classement Fifa ?
  • Quelles sont les chances du Canada et quel est son réel niveau ?
  • Les absences de Borjan, Johnson et Hutchinson sont-elles préjudiciables ?
  • Des internationaux qui jouent peu en club : quelqu’un se trompe-t-il quelque part ?
  • La sélection des États-Unis a-t-elle évolué depuis la Coupe du monde 2014 ?
  • Y a-t-il une obligation de gagner et beaucoup de pression sur les épaules de Klinsmann ?
  • Le Mexique est-il dans les meilleures dispositions pour le tournoi ?
  • Le Costa Rica peut-il confirmer sa belle Coupe du monde ?
  • Qui sont les joueurs à surveiller ?

Olivier vous offre également un club de lecture particulier, à l’issue duquel vous ne lirez plus jamais une (auto)biographie de la même manière, en on vous annonce le nom du Franco du mois de juin.

L'émission Coup Franc est disponible sur Stitcher et iTunes. N'hésitez pas à réagir ci-dessous, par courriel, sur Facebook ou sur Twitter (@CoupFrancMLS).